Chargement...
Chargement...
Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
Êtes-vous en capacité de maintenir l'autorité légale de l'État et d'empêcher un effondrement généralisé en attendant qu'une nouvelle présidente remette la France en ordre ? Quand une Marianne est brisée à Marseille, monsieur le Premier ministre, ce sont les Français qui sont humiliés. Quand une mairie est brûlée, c'est la République qui part en fumée.
Il y a eu évidemment dans... Le travail de renseignement que nous avons effectué, de prévision d'anticipation, il y a eu un certain nombre de manques d'anticipation sur deux choses principalement.
Le ministre de l'Intérieur reconnaît des manques d'anticipation. Mais face aux violences du 17 octobre, cette admission répond-elle vraiment à la question centrale ? L'État pouvait-il mieux protéger les Français ? Abonnez-vous pour suivre nos analyses des débats sur la sécurité, l'autorité de l'État et les réponses du gouvernement. À l'Assemblée nationale, la députée du Rassemblement national Laure Lavalette interpelle Laurent Nouniez, ministre de l'Intérieur, après les violences qui ont marqué le 17 octobre. Elle met en cause la capacité du gouvernement à maintenir l'autorité de l'État et rappelle ses critiques précédentes sur la réponse aux violences. Nunez, lui, doit expliquer ce qui a manqué dans la préparation et annoncer comment le dispositif va évoluer.
Monsieur le Premier ministre, il y a quatre mois, je vous interrogeais sur le chaos qui embrasait 71 villes à la suite de la finale de la Ligue des champions. Je vous alertais sur les conséquences de la lâcheté pénale, de l'accoutumance à la violence et de la désintégration de l'autorité. Je vous demandais pourquoi messieurs Nunez et Darmanin étaient encore là, tant ils incarnent la faillite de l'État depuis dix ans. Comme vos prédécesseurs après le Stade de France, comme après les émeutes de juillet 2023, comme à chaque fois, vous n'avez pas répondu.
Lavalette choisit d'attaquer sur la continuité. Selon elle, les alertes précédentes n'ont pas obtenu de réponse. C'est une accusation politique, pas un bilan détaillé des mesures prises. Mais elle place le gouvernement devant une exigence concrète. Après plusieurs épisodes de violence évoqués dans l'hémicycle, qu'est-ce qui a changé dans la préparation de l'État ? Et le récit de la soirée du 17 octobre rend cette question encore plus pressante.
Samedi 17 octobre, le monde entier a découvert effaré une France emploi au saccage, au pillage et à une rage incendiaire. Des milliers d'entreprises et des commerces pris pour cibles, des dizaines de commerçants et des salariés malmenés, des bâtiments publics, des mairies et des commissariats attaqués. Cette haine n'est pas seulement physique, elle est politique. Elle ne s'en prend plus seulement au mur, mais bien à ce que nous sommes. Quand une Marianne est brisée à Marseille, monsieur le Premier ministre, ce sont les Français qui sont humiliés. Quand une mairie est brûlée, c'est la République qui part en fumée.
La députée ne parle pas seulement de dégâts matériels. Elle insiste sur les commerces, les bâtiments publics et les mairies. Autrement dit, sur des lieux où se joue la vie quotidienne et la présence de l'État. C'est ce déplacement qui donne du poids à son intervention. Quand l'ordre public vacille, ce sont aussi les habitants et les salariés qui en subissent les conséquences. Mais le ministre va devoir préciser ce qui a failli dans la réponse.
nom de Marine Le Pen et du RN, j'adresse aux forces de sécurité intérieure un hommage appuyé et notre soutien le plus vif. L'histoire ne retiendra rien de la décennie qui s'achève, sinon la lente agonie d'une nation livrée à la sauvagerie. Rien de ce président aux incantations insupportables et qui reste que sourd aux appels de son propre peuple. Nous payons aujourd'hui des décennies de renoncements culturels, de mensonges d'Etat, de laxisme judiciaire et d'immigration anarchique perfusée à l'argent public. Alors en attendant la fin de ce mandat interminable, mon interrogation est simple et je la pose à l'homme. Êtes-vous en capacité de maintenir l'autorité légale de l'État et d'empêcher un effondrement généralisé en attendant qu'une nouvelle présidente remette la France en ordre ?
question finale oblige le ministre à sortir des formules générales. La valette lui demande s'il peut maintenir l'autorité de l'État. Pour le gouvernement, l'enjeu est maintenant opérationnel. Anticiper le nombre de manifestants, protéger les lieux visés et déplacer les forces avec assez de réactivité. La réponse de Nunez va reconnaître un défaut précis. Reste à savoir s'il se limite à un constat ou s'il débouche sur une méthode différente.
avez entendu le Premier ministre qui a décrit la situation que nous avons vécue le 17 octobre. Je l'ai dit, je le redis, le Premier ministre l'a dit. Il y a eu évidemment dans le travail de renseignement que nous avons effectué, de prévision d'anticipation, il y a eu un certain nombre de manques d'anticipation sur deux choses principalement. Le volume de manifestants d'une part, d'autre part la présence quasi systématique. partout, dans toutes les villes, de casseurs et de pilleurs qui sont venus se greffer à ces cortèges, à ces mouvements pour piller, casser. Et ils l'ont fait comme l'a dit Monsieur le Premier ministre, de manière extrêmement éclatée pour disperser les forces, pour éclater le dispositif policier et faire en sorte qu'il soit plus difficile à appréhender.
Nunez concède des manques dans le renseignement et l'anticipation, notamment sur le volume des manifestants et la présence de casseurs dans plusieurs villes. C'est un aveu important sur la préparation du dispositif. Le ministre décrit aussi une stratégie de dispersion des forces, puis promet davantage de moyens et de mobilité pour la prochaine mobilisation. L'opposition peut donc demander des comptes sur un point précis. Pourquoi ces risques n'ont-ils pas été suffisamment anticipés ?
je veux saluer à mon tour évidemment le travail des forces de sécurité intérieure qui ont fait un travail remarquable, qui ont évité de nombreuses exactions. Il n'en demeure pas moins, et vous l'avez dit, que des centaines de commerces ont été pillés, vandalisés, que des bâtiments publics ont été ciblés, des commissariats, les forces de sécurité intérieure, des mairies, ce qui est généralement la signature de l'ultra-gauche et de l'extrême-gauche radical. Nous allons évidemment monter en gamme dans le dispositif pour le 17 octobre, où la doctrine, comme l'a dit le Premier ministre, sera revue en termes de moyens. en volume bien sûr, en termes de forces engagées et en termes de réactivité, de mobilité, pour aller percuter, impacter ces groupes qui dispersent les forces de l'ordre de manière, comme l'a dit le Premier ministre, extrêmement planifiée, extrêmement stratégique. Et nous allons poursuivre ce combat. Évidemment, je regrette profondément ce qui s'est passé, j'assume ma part de responsabilité, mais je ne voudrais pas que l'on oublie... qu'il y a une responsabilité forte d'un certain camp politique qui n'hésite pas, et je l'ai dit tout à l'heure, à jeter de l'huile sur le feu, ni la responsabilité des casseurs.
Après avoir salué les forces de sécurité, le ministre assume une part de responsabilité, puis met aussi en cause un camp politique et les casseurs. Cette double réponse ne doit pas faire disparaître le premier constat. Il reconnaît des lacunes de prévision. L'annonce d'un dispositif renforcé peut rassurer, mais elle ne répond pas à elle seule à la question de la responsabilité. C'est là que l'interpellation de Lavalette conserve toute sa portée. Après la séance, le débat ne s'est pas arrêté à cet échange. Selon le journal du Net, les députés ont validé le 21 octobre la création d'une commission d'enquête sur les violences du 17 octobre. Le même média rapporte que les chiffres communiqués faisaient état de 1200 interpellations ce jour-là. Ces éléments donnent une autre dimension à la question de la valette. Il ne s'agit plus seulement d'une passe d'armes à l'Assemblée, mais d'un examen politique de la gestion des événements. La Commission ouvre un espace pour interroger les décisions et la préparation du maintien de l'ordre. Elle ne constitue pas à elle seule une preuve de faute. Mais l'aveu de Nunez sur les manques d'anticipation devient désormais un point de départ concret. Quels renseignements ont été disponibles ? Comment le dispositif a-t-il été conçu et quelles adaptations le gouvernement compte-t-il apporter ? Les Français ont intérêt à obtenir des réponses précises, pas seulement des promesses de moyens supplémentaires. Pour le gouvernement, le risque est clair. Annoncer un dispositif plus massif ne suffira pas si les mêmes failles se reproduisent. Pour les élus qui réclament davantage d'autorité, l'enjeu est de maintenir la pression et d'obtenir des explications vérifiables. Et pour les citoyens, les conséquences sont immédiates. Commerce et services publics doivent pouvoir fonctionner sans craindre de nouveaux débordements. Lavalette marque un point en obligeant le ministre à reconnaître les limites de l'anticipation. Mais la suite comptera davantage que la formule. La réponse devra se mesurer au choix concret, moyens engagés, mobilité des forces et capacité à protéger les lieux ciblés. Nunez affirme que la doctrine sera revue. Le gouvernement devra maintenant montrer que cette annonce change réellement la préparation. plutôt que de simplement répondre à la polémique du jour. Le verdict est donc net, mais pas définitif. Le ministre reconnaît des manques, et cette reconnaissance renforce la demande de comptes portée par Laure Lavalette. Elle ne prouve pas à elle seule que toutes les critiques de la députée sont établies. En revanche, elle impose au gouvernement de démontrer que les enseignements seront tirés et que la protection des Français ne reposera pas uniquement sur des annonces après les faits. La commission d'enquête annoncée par le journal du Net pourra prolonger ce débat. À l'Assemblée comme sur le terrain, les promesses devront maintenant se traduire en résultats. Selon vous, le gouvernement a-t-il suffisamment répondu aux violences du 17 octobre ?
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.