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Là, si on parle technique, il n'y a plus personne. Non, c'est pas ça. Donc au lieu de faire des déclarations, vous pouvez vous poser une question. Non, vous payez pas, je suis pas là.
Charles Consigny et Jean-Philippe Tanguy s'affrontent sur le plateau. Entre accusations d'escroquerie politique et leçon sur le système des retraites, le député RN ne lâche rien face aux chroniqueurs. Un échange tendu où la technique finit par coincer l'expert.
Moi, je rejoindrai ce qu'a dit le comte Emmanuel de Villiers au marquis Jean de Philippe Tanguy. Je pense qu'effectivement, le RN est un parti de gauche. Et je pense d'ailleurs que les difficultés qu'on a dans ce début de campagne où tout est très poussif, où il y a 45 candidats, etc. Alors que je pense qu'il y a une majorité de Français qui veut à peu près la même chose, c'est-à-dire en gros... une alternance de droite, ces difficultés sont dues au fait que c'est Marine Le Pen finalement la candidate du RN et que Marine Le Pen porte un programme d'inspiration socialiste. Les
électeurs de droite, visiblement, veulent voter pour elle.
Encore une fois, je rejoins ce qu'a dit Emmanuel Devilliers. Je pense que si ça avait été bardé là le candidat et qu'il avait imposé sa ligne, on aurait déjà une présidentielle, à mon avis, beaucoup plus claire. J'ai écouté Marine Le Pen lors de son premier discours de campagne ce week-end. J'ai entendu qu'elle parlait de la droite inhumaine. C'est peut-être vous qui avez... Non, moi je m'en fous complètement. C'est quoi la droite inhumaine ? C'est Charles Consigny, la droite inhumaine. Quand on lui dit qu'il faut réduire le nombre de fonctionnaires, elle dit non, non, ça c'est des trucs de droite, ça ne m'intéresse pas. Elle fait son discours, elle dit la droite inhumaine, vous parlez là. Vous faites la leçon, et vous avez raison d'ailleurs, au gouverneur de la Banque de France. Vous avez parlé peut-être 20 minutes tout à l'heure. Si je ne peux pas poser de questions, je m'en vais. Vous n'allez pas partir toutes les semaines. Chaque semaine, vous dites que vous
partez maintenant.
Vous êtes de
plus en plus susceptible.
Je constate simplement, je n'ai pas encore votre âge, cher Jean-Philippe Tanguy, je constate simplement que vous avez... Cette ligne-là, elle se vérifie sur la retraite, sur des éléments essentiels. Et pourtant, vous faites la leçon à tout le monde, ce qui est effectivement votre spécialité, c'est tout. Et je pense que cette remarque d'Emmanuel Devillé, la question c'est comment... Vous voyez, moi je ne prends pas ça la bouffonnerie, contrairement à vous. Parce que c'est toujours la même remarque que M. Consigny. Je ne sais pas si vous êtes
payé...
Pour moi, ce n'est pas de la bouffonnerie. Moi qui paye pour vos conneries, je ne prends pas la bouffonnerie. Moi je paye cette non-réduction du nombre de fonctionnaires. Cette ligne sociale bidon, c'est la ligne du RN, de la droite. Tout ça, c'est bidon. Et donc, pardon de vous dire, voilà ma question. Est-ce que votre programme, il n'est pas bidon ? Et est-ce qu'il n'y a pas une escroquerie totale sur la marchandise ? C'est tout. C'est zéro
alternance. Toujours la même chronique, quel que soit l'invité du Rassemblement National, y compris quand c'est Jordan Bardella d'ailleurs, y compris quand c'est Jordan Bardella, quand vous disiez, il n'a pas la statue, il n'a pas le niveau, tatati, tatata, donc quand c'était Jordan Bardella qui était privilégié candidat à cause... de l'empêchement temporaire de Marine Le Pen. Vous trouviez que ce n'était pas un bon candidat. Maintenant que c'est Marine Le Pen, vous dites l'inverse. Tout ça, c'est juste pour dire du mal du Rassemblement national. Vous n'avez jamais dit ça, vous n'avez absolument jamais dit ça. Vous n'aurez jamais, vous avez toujours critiqué Jordan Bardella de manière très désagréable. Vous n'êtes pas beaucoup plus vieux, comme vous l'avez dit vous-même. Ça ne vous empêche pas de tout juger, de donner votre avis sur tout. Je ne suis pas candidat à la présidente. Non, mais c'est encore pire, c'est que vous donnez votre avis sur tout sans être candidat au suffrage des Français qui pourraient alors dire s'ils estiment que vous avez raison ou pas. Et quand vous êtes présent... Les Français, ils ont estimé que vous avez tort. C'est peut-être vos collègues qui font l'audience et peut-être que vous les plombez sans le savoir. À l'insulte, votre plein gré. Figurez-vous, je m'inquiète tous les jours de savoir les audiences qu'on fait à la télévision. Je regarde si ça marche ou pas. Vous n'avez fait aucune critique de fond sur ce qu'a dit Marine Le Pen lors de ce discours d'Ena Beaumont. Qu'est-ce que vous ne trouvez pas bien dans son programme Logement ? Ah non, mais moi je ne vous parle pas de son programme legement. D'accord, c'était le discours de lundi, de dimanche, c'est un peu dommage. Non, non, mais moi je vous parle de l'année. Là, vous avez
parlé vous-même de la retraite à 60-62 ans. Non, c'est celui qui a parlé, mais j'assume.
Mais je ne sais pas pourquoi vous avez un désaccord de fond. Je pense que Marine Le Pen ne passera pas en
2027 et que c'est Bardella qui passera en 2032.
Pourquoi vous estimez, excusez-moi madame, pourquoi vous estimez que quelqu'un qui a commencé à travailler avant 20 ans devrait partir en même temps que quelqu'un qui a fait 5 ans d'études et qui commence à travailler à 24 ans ? Parce qu'on n'en
peut plus de payer pour tout ça.
D'accord.
Alors vous ne
connaissez pas en fait le système des retraites français. Quel est en moyenne le nombre de trimestres que fait quelqu'un qui a travaillé avant 20 ans ? Là, si on parle technique, il n'y a plus personne. Non, c'est pas ça. Donc au lieu de faire des déclarations, je vais vous poser une pièce. Moi, je paye ce système. Non, vous ne payez
pas. Je ne suis pas là pour répondre aux questions de cours d'un député qui est arrivé avec sa batterie de questions. Je vous dis juste que je paye pour ça, pour vos postures politiciennes. C'est ça que je dis, c
'est que vous êtes dans des postures politiciennes. Donc M. Consili ne connaît pas le système des retraites français. Je le connais très bien, je le paye tous les mois, beaucoup plus que vous. Non, mais pas du tout. Vous ne connaissez pas, vous êtes dans la posture et l'arrogance de classe. Non, pas du tout, je ne suis pas dans l'arrogance de classe. Je suis un modeste indépendant qui casse pour payer vos postures politiques. J'invite les gens à regarder le reportage de cet été, tant mieux pour vous, mais vous n'êtes pas très modeste. Vous avez un espèce de palais d'été, c'est très bien pour vous, tant mieux pour vous. Vous êtes victime de votre propre palais. Je ne suis pas du tout jaloux, je n'en ai rien à faire. En Bretagne, vous savez, ce n'est pas non plus... Ce n'est pas la Bretagne le problème, c'est votre palais d'été. Vous viendrez voir la location. Vous avez besoin de vacances de temps en temps. Alors, s'il vous plaît, on était sur les retraites. Donc aujourd'hui, les personnes qui ont commencé à travailler avant 20 ans cotisent plus de trimestres que ceux qui ont commencé à travailler plus tard. Donc en fait, ce que vous appelez un système sous-disant juste que vous payez, ce sont entre guillemets les pauvres, les gens modestes, qui paient pour les gens les plus favorisés. Le système des retraites français est complètement... par-dessus-tête, donc vous ne payez pas, vous pensez le payer. Mais il faut pouvoir le financer quand même, monsieur. C'est totalement vrai, tout le monde peut vérifier, tout le monde peut vérifier.
Cet échange tendu révèle la difficulté du Rassemblement National à convaincre au-delà de son socle électoral. tout en montrant la violence des débats internes sur la ligne sociale du parti. La question des retraites et du pouvoir d'achat reste un champ de mine pour les candidats d'opposition. Comment le RN compte-il désormais unifier son message face à ces fractures ? Abonnez-vous pour ne rien manquer et liker la vidéo.
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