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On arrête quand d'être dirigé par Sandrine Rousseau et Agnès Pannier-Runacher ? Madame la Présidente. Monsieur le Premier ministre, ma première question est extrêmement simple. Est-ce que le Parlement vous dérange ? A quatre reprises ces derniers mois, le Parlement a trouvé une majorité pour simplifier la vie économique et supprimer les zones à faibles émissions grâce à l'amendement du Rassemblement National. Or... Vous avez arbitrairement désinscrit le vote final sur ce texte très attendu et c'est une forfaiture démocratique, une dérive illibérale de ce macronisme autoritariste. C'est tout de même curieux cette lâcheté politique structurelle du macronisme car la réalité c'est que vous refusez d'assumer votre vote sur ce texte devenu symboliquement très fort. Supprimer les ZFE c'est soulager 15 millions d'automobilistes que vous stigmatisez comme de vulgaires pollueurs alors qu'ils représentent la France du travail. la France qui s'arrête au feu rouge alors que vous êtes incapable de lutter contre le phénomène des rodeo urbains par exemple. Supprimer les ZFE c'est aussi soulager la France du C15 et je salue tous les artisans notamment du bâtiment et des travaux publics à qui les ZFE interdisent les chantiers en ville. Alors ma question est la suivante monsieur le ministre, allez-vous respecter le parlement et le peuple qui vous demande simplement de le laisser vivre, de le laisser travailler ? Dans le cas contraire, et puisque vous semblez inaccessible à la moindre grandeur politique, les Français peuvent compter sur les candidats du Rassemblement National pour supprimer les ZFE au niveau municipal en mars prochain. Votre écologie punitive cancérigène va même jusqu'à nommer à la tête de l'Office français de la biodiversité une militante d'extinction-rébellion qui ne manquera pas, je cite, qui ne manquera pas d'en avoir rien à péter de la rentabilité des agriculteurs. Bref, ma question est la suivante. On arrête quand d'être dirigé par Sandrine Rousseau et Indies Pannier-Runacher ? monsieur le député. La parole est à Mathieu Lefebvre, ministre en charge de la transition écologique.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député Merin, à mon tour de vous poser une question. Est-ce que la santé publique vous dérange ? Est-ce que les 40 000 décès prématurés liés à la pollution atmosphérique vous dérangent ? Est-ce que les maladies cardiovasculaires vous dérangent ? Est-ce que l'asthme, est-ce que les maladies respiratoires vous dérangent ? Monsieur le député, la santé publique est un enjeu essentiel. Est-ce que les zones à faible émission sont un outil parfait ? La réponse est non, clairement non. Est-ce qu'il peut être amélioré, monsieur le député ? La réponse est oui, trois fois oui. Améliorer en associant mieux les collectivités locales, évidemment. Améliorer cet outil en associant mieux les commerçants, les artisans, évidemment qu'il faut le faire. Mais monsieur le député, je vous le dis... Vous vous faites le chantre des classes populaires, monsieur le député, pardon de vous le dire, mais les classes populaires sont les premières victimes de l'inaction climatique. Vous évoquez aujourd'hui une écologie qui serait cancérigène. Mais dans quel pays vivrions-nous si, avec des députés de votre groupe qui qualifient le GIEC de lobby, qui pensent que le GIEC exagère en matière écologique, nous nous situerions, monsieur le député, par ailleurs, au cours des débats budgétaires. Vous avez fait montre de beaucoup d'abnégations pour lutter contre les certificats d'économie d'énergie. C'était votre leader du Rassemblement national. Ces mêmes certificats d'économie d'énergie qui permettent de financer les dispositifs de transition écologique pour les plus précaires d'entre nous. Je pense à la promesse de leasing social du président de la République. Je pense au bonus écologique. Alors, monsieur le député, je vous le dis clairement, les conclusions de la commission mixte paritaire ne sont objectivement pas satisfaisantes. Il faut se laisser le temps du compromis. pour pouvoir retravailler avec l'ensemble des forces parlementaires en ayant à l'esprit une seule boussole, la santé publique des Français.
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