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Tous les mercredis, Emmanuel Macron fait son conseil des ministres avec les membres du gouvernement. Puis la porte-parole du gouvernement réalise un compte rendu aux journalistes à l'Elysée et répond aux questions des journalistes justement. Et aujourd'hui, tu étais donc à cette session avec la ministre. Qu'est-ce que tu peux nous en dire ? Apparemment, elle a été vexée par quelques-unes de tes questions.
Oui, elle est partie en pleine séance. Elle a quitté la salle de presse, visiblement agacée par nos questions. Alors aujourd'hui, j'y étais, tu le disais, pour Le Média. Il y avait aussi la presse mainstream et aussi des journalistes indés. Les questions ont beaucoup tourné autour de l'attentat raciste de trappe et des mobilisations sociales. Pour ma part, pour Le Média, j'ai posé deux questions. Une notamment sur pourquoi la police a réprimé et multiplié les grenades sur la foule samedi à Paris. avant la fin de leur officiel de la manif et alors que les manifestants ont respecté les règles imposées par l'État. Regardez. Vous qualifiez la manifestation de ce samedi 20 octobre d'une réussite. Pourtant, il y avait quand même des centaines de milliers de personnes dans la rue qui manifestaient contre la vie chère, contre la politique de votre gouvernement. La manifestation parisienne a été faite dans vos règles. J'y étais, j'étais témoin, que ce soit le parcours, il n'y a pas eu de violence urbaine ou de casse, communément appelé. La manifestation, elle était autorisée jusqu'à 19h, porte de Vincennes, sauf qu'à partir de 17h30, les forces de l'ordre ont commencé à charger, matraquer, interpeller et surtout multiplier l'État. tirs de grenades lacrymogènes et des encerclants qui sont très dangereuses sur la foule. Pourquoi cette répression, même quand vos règles sont respectées par les manifestants ?
D'abord, quand le ministre de l'Intérieur dit que ces manifestations étaient réussies, il ne se satisfait pas. ni dans un sens, ni dans un autre, du nombre de manifestants et de Français présents. Ce qu'il dit, c'est qu'on a réussi, et c'est bien normal dans une démocratie, à permettre des manifestations, à les voir se dérouler, encore une fois, avec un maintien de l'ordre à la hauteur, qui permet en premier lieu de sécuriser, de protéger les manifestants et plus largement les biens et les personnes. Ensuite, je récuse l'accusation qui est la vôtre à l'encontre des forces de l'ordre. C'est votre liberté de la faire. C'est votre liberté de la porter. Je ne reprendrai aucun mot de votre question parce que les forces de l'ordre, encore une fois je le redis, ont fait un travail et c'est ce qui a permis à la manifestation de se passer correctement et de pouvoir se passer correctement dans beaucoup de villes de France. On fait un travail absolument remarquable et au contraire d'une grande exemplarité.
J'y étais. C'est-à-dire qu'à partir de 17h30, il y a eu des jets de grenade lacrymogène, etc., sur la foule, qui ne commettaient pas d'exaction. Pourquoi ? Alors que c'était autorisé jusqu'à 19h.
Encore une fois, je n'ai pas plus de commentaires à faire. Je vous remercie.
explique en fait, samedi dernier, dans le cadre des manifestations contre la vie chère, il y a des groupes d'extrême droite et néo-nazis qui se sont déployés dans une dizaine de villes en France avec des attaques contre les manifestants. A Rouen, à Nice, à Montpellier ou encore Nancy, on a pu voir que les policiers ont pu protéger les militants d'extrême droite et interpeller les manifestants attaqués par les militants d'extrême droite. Voilà. Scène relatée par nos soins, mais aussi par nos confrères de Blast, du Monde, de Libération, de Mediapart. Beauvau a même expliqué que les militants d'ultra-droite n'ont pas systématiquement été interpellés pour justifier l'attitude des forces de l'ordre. Et je cite le ministre de l'Intérieur Laurent Dunez, les policiers et les gendarmes avaient une mission, c'était d'éviter les pillages et de mettre un terme aux exactions de la mouvance d'extrême gauche. On peut écouter. Est-ce que vous pourriez nous expliquer comment se fait-il qu'il y ait eu un traité ? complètement différencié vis-à-vis des groupes de manifestants contre la vie chère et des groupes d'extrême droite venus attaquer ces manifestants.
Je n'ai pas de commentaires supplémentaires à faire. Encore une fois, vous relayez des arguments de l'extrême gauche qu'on entend beaucoup ces derniers jours. Pardon, je termine, je vous ai déjà posé votre question. Je me permets de faire ma réponse en entière. Je n'ai pas davantage de commentaires à apporter. Je pense que Laurent Nunez s'est largement expliqué dessus. L'objectif, c'était de permettre aux manifestations de se tenir dans les meilleures conditions possibles. Le fait est que ça a été le cas et que ces manifestations suivies, vous l'avez dit par ailleurs, ont pu se tenir dans l'ensemble des villes de France où elles étaient déclarées, avec parfois des tracés qui ont été adaptés, et chacun le comprend suite à ce qui s'est passé le 17 octobre. C'est une bonne chose dans une grande démocratie comme la France. On doit pouvoir... déclarer, encadrer des manifestations, protéger les manifestants et permettre à la démocratie et aux revendications de s'exprimer dans la protection, encore une fois, des biens et des personnes.
Je me permets de vous poser la question puisque ça a été constaté, comme je disais, par plusieurs confrères, par plusieurs médias très différents les uns des autres. Laurent Nunez a dit que la police n'avait pas protégé ces manifestations. Il y a plusieurs constats de journalistes et de vidéos qui montrent le contraire. Est-ce que le ministre de l'Intérieur s'est trompé ou a menti ?
ministre de l'Intérieur a décrit ce qui a été la réalité et la mise en œuvre du dispositif de maintien de l'ordre. Vous pouvez me regarder en souriant, Madame, c'est ma réponse. D'accord.
Elisa, justement, comment tu fais ? Parce que là, elle nie encore des évidences, des choses qui ont été documentées, des faits qui ont été prouvés par des journalistes. Comment tu fais pour continuer à ne plus poser des questions sans en avoir marre ?
En fait, il faut relancer. On ne voit pas les extraits en entier, etc. Parce que c'est un peu long. Mais à chaque fois, je relance. Là, pareil, à cette question-là, je l'ai relancée. Je lui ai dit, mais en fait, ce sont des faits qui sont étayés par plusieurs médias, des médias très différents les uns des autres. C'est prouvé. Il y a des vidéos. Et à chaque fois, on me dit, ce n'est pas vrai. Là, juste après, la ministre m'a répondu, il dit la vérité. Il dit sa vérité, en fait. Et je précise, comme je disais, qu'il y a des images. Ça commence à être inquiétant parce qu'en fait, le ministre de l'Intérieur persiste et signe en disant que la police n'a pas protégé les militants d'extrême droite malgré les faits. Et là, c'est là que la ministre me répond, il a dit la vérité. Et là, on bascule dans une dérive un peu inquiétante, même très inquiétante, parce qu'en fait, on n'a plus la même réalité face aux faits qui sont, encore une fois, étayés. prouver filmé. Ne pas vouloir répondre à ce point à nos questions et nier à ce point des faits, c'est un réel problème démocratique en fait.
Et là en plus, la ministre va finir par quitter la salle avant la fin de la séance et la fin des questions.
à fait, en fait c'est inédit, Maude Brégeon a quitté la conférence de presse après la question du journaliste indépendant Jamie Stanley sur la présence de propos racistes à l'antenne de CNews et leur incidence sur l'attentat raciste de Trappes.
revanche, je voudrais dire une chose. Vous êtes tous là en tant que journaliste. Vous êtes tous là parce que vous avez une garde de presse. Moi, entendre des journalistes et des groupes de presse attaquer dans cette salle d'autres groupes de presse, je crois que ça n'a pas sa place. Si vous avez un problème avec ces news, c'est votre droit. Mais ce n'est pas auprès de moi. Ce n'est pas auprès de moi qu'on vient de le relater.
Et ensuite, vous
en prendre. Nommément, vous en prendre nommément à des journalistes, comme vous l'avez fait avec Mme Mabrouk, il ne s'agit pas de défendre ou de ne pas défendre Mme Mabrouk, mais vous en prendre nommément à des journalistes, je vous le dis, d'une part, je crois que ça n'a pas sa place en démocratie, je pense que c'est dangereux. Et ensuite, ça n'a pas sa place dans ce compte-rendu de conseil des ministres. Donc j'aimerais, j'aimerais, et là j'en appelle aussi à la responsabilité de l'association de la presse présidentielle, que je trouve bien silencieuse, bien silencieuse.
donc on entend la ministre qui essaye de répondre à une question de Jemille Chandli qui était ici au Média il y a encore quelques temps. Elle vole au secours de CNews Lisa là ?
Bah oui, la porte-parole du gouvernement a même interpellé l'association de la presse présidentielle qui n'a pas eu le temps de répondre parce que Maude Bréjon est parti précipitamment. Mais après, un membre de l'AFP m'a précisé qu'à partir du moment de l'APP, pardon, je lis mal, un membre de l'APP, donc l'association de la presse présidentielle, m'a précisé qu'à partir du moment où un journaliste professionnel était là, Il était totalement libre d'aborder les thèmes et de poser les questions qu'il veut et que l'association ne fera pas la police envers ses pairs. Puis j'aimerais rappeler quelque chose, ça fait plusieurs années que nous, journalistes indépendants ou de médias indépendants, ou dans le viseur de l'extrême droite, sommes constamment pris à partie, menacés, agressés sur le terrain où nos photos et noms sont affichés sur les réseaux sociaux et ou sur leur antenne, entre autres fake news sur nous et agrémentés toujours de propos sexistes et ou racistes. J'en ai fait les frais la semaine dernière après la manifestation du 17 octobre par le média d'extrême droite frontière relayée sur l'antenne de CNews, mais je ne suis... Pas du tout la seule, ils sont allés devant les locaux du journal Le Monde pour harceler les journalistes et les membres du journal à propos de leurs infos rétifiées sur le RN en se plaçant comme leur grand défenseur. Et il y en a tellement d'autres, je pense aussi aux camarades de Street Press qu'on soutient notamment, et ça vient même nous chercher sur le terrain.
sourire au milieu des manifestations, cette journaliste du Média, l'organe de presse de la France Insoumise, semble dans son élément.
Les médias vous ricaner avec les manifestants ? Vous ricaner êtes les manifesteurs d'Ultra-Bloche, c'est ça votre source du journalisme
Évidemment la politique ici c'est qu'on ne répond pas à l'extrême droite. Mais où est l'indignation et la compassion de la profession dans ces cas-là et des politiques ? C'est la question que je pose. L'hostilité du pouvoir aujourd'hui face à nos questions légitimes et la négation. Total de faits documentés et relatés par nos soins indique un signal très inquiétant à quelques mois d'une élection présidentielle historique quand la France est menacée par le fascisme et que ses outils et idées se propagent déjà. Et je le redis sans trembler, nous sommes journalistes, nous posons des questions qui dérangent, nous faisons voir une réalité qui déplait et on va continuer.
Très bien, merci beaucoup Lisa. Mais est-ce qu'on te permettra encore d'aller poser des questions à Maud Bréjean ? On risque pas de te fermer la porte.
Non, non, on va lutter. Le média, c'est le média des luttes.
Très bien, merci beaucoup Lisa.
Merci.
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