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bonjour louise et oui on est en place bienvenue dans les cas des vérités bonjour à tous c'est moi l'invité aujourd'hui emmanuel bompard bonjour manuel bon par des coordinateurs de la france insoumise député des bouches du rhône l'auteur tout à l'heure on disait dans le journal de 8 heures de l'attentat terroriste raciste de trappe va être présenté aujourd'hui au juge emmanuel macron a annoncé un hommage national prochainement avec qui sera présidé par sébastien locornus si vous y êtes invité vous y
allez évidemment je pense que c'est très important que le pays tout entier la nation tout entière rende hommage à Pengo Bossiovangi, aux personnes qui ont été blessées aussi. Vous savez qu'une fillette de 12 ans a en particulier été criblée de balles. Et je pense que c'est important que ce soit le pays tout entier qui leur rende... Ça
doit être un moment d'union nationale. Donc tout le monde est le bienvenu dans ce moment à vos
yeux ? Écoutez, quand on fait un hommage national, tout le monde est invité. Après chacun... regardera devant sa conscience s'il a l'impression que sa place est à cette cérémonie. Je pense qu'un certain nombre de responsables politiques qui ont tenu ces dernières années des propos, et qui continuent d'ailleurs à les tenir depuis ce drame, des propos particulièrement inacceptables, particulièrement insupportables, je vise en particulier l'extrême droite qui, encore en début de semaine, continuait. à avoir des propos, notamment à l'égard de la ville de Trappes, qui étaient des propos extrêmement insupportables. Donc pour vous, ils n'ont pas forcément leur place à cette... Je vous dis, c'est un hommage national. Tout le monde est invité. Ensuite, chacun regarde devant sa conscience. Mais en tout cas, personnellement, et avec la France insoumise, nous y serons évidemment. Et j'en profite pour dire mon soutien aux personnes blessées. Mes condoléances. Hier
soir, Emmanuel Macron a dénoncé une désinhibition d'un antisémitisme chez certains, une désinhibition du racisme chez les autres. Est-ce que vous êtes d'accord, vous, pour dire que les deux doivent être combattus en
même temps ? Évidemment, et quand on est un mouvement antiraciste conséquent comme l'est la France Insoumise, on lutte contre toutes les formes de racisme. On lutte contre l'antisémitisme, on lutte contre l'islamophobie, on lutte contre la négrophobie. Et donc je mets en garde le président de la République de ne pas opposer l'un. À l'autre, il faut lutter contre les deux. Et pas seulement dans les phrases, pas seulement dans les mots, mais aussi dans les politiques qui sont mises en œuvre. Lutter contre les discriminations dans l'accès à l'emploi, dans l'accès au logement, lutter contre la haine en ligne. Voilà tout ce qu'on peut faire et il faut des réponses politiques.
Lundi, il y avait deux rassemblements contre le racisme organisés. L'un à la Courneuve avec Jean-Luc Mélenchon et pendant le même temps à Paris, autour du maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire, où il y avait Raphaël Glucksmann aussi. Pourquoi la gauche n'est pas unie dans ces circonstances-là ? Non, mais monsieur Le Télé, il y avait d'autres rassemblements aussi. Je parle de ceux-là parce que c'est quand même l'image de la gauche divisée. Parce que d'habitude,
la gauche, contre le racisme, elle est unie. Mais je crois qu'il faut qu'elle le soit, unie. Mais pourquoi elle n'était pas ? Attendez, il y a eu des rassemblements dans un certain nombre de villes. À Paris, un rassemblement était organisé, à la Courneuve aussi. Hier soir, il y en avait un à Saint-Denis. Il y a un certain nombre de municipalités qui organisent... Est-ce qu'il y a une différence d'approche ? Non, je vais vous dire la raison pour laquelle nous, les Insoumis, nous sommes plutôt allés à la Courneuve. C'est qu'il faut comprendre que dans ce moment-là, il y a une partie de la communauté nationale, une partie de nos concitoyens, nos concitoyennes qui ont peur. qui se disent « ça peut être moi la personne suivante qui est visée ». Et donc ça nous a paru important d'être aux côtés des habitants de nos villes populaires qui font partie de ces gens qui ont peur. Et c'est la raison pour laquelle on a répondu à l'appel de Ali Djoara, le maire de la Courneuve, qui organisait ce moment dommage.
va maintenant en venir au mouvement des lycéens. En particulier, le gouvernement a annoncé l'aménagement, dès cette année, de parcours sup des mesures. 28 élèves par classe maximum, 15 000 postes dans l'enseignement supérieur. Les lycéens commencent à saluer un premier pas. Est-ce que vous aussi, vous êtes sur la même longueur d'onde ? D'abord, j
'observe, et il faut les féliciter, les lycéens, que leur mouvement commence à faire bouger le gouvernement. Ça, c'est certain. Le gouvernement qui, depuis des semaines et des semaines, était dans le déni, refusait d'y répondre. Là, commence à se rendre compte qu'il va falloir apporter des réponses. politique. Maintenant, il faut dire que les réponses qui sont apportées pour l'instant, elles sont très largement insuffisantes. La plateforme de revendication des organisations syndicales lycéennes et étudiants, c'est 10 milliards d'euros pour pouvoir y répondre. Là, les mesures qui sont annoncées, c'est à peu près 400 millions d'euros, c'est moins de 5% des revendications. Donc pour vous, il n'y a pas matière à reprendre les cours dès lundi ? Ce n'est pas moi qui le décide, mais de ce que j'ai entendu, les lycéens ont l'intention de poursuivre leur mobilisation et je pense qu'ils ont raison. Vous
pouvez annoncer
que vous allez mettre un terme à parcours sub, mais si dans le même temps vous ne créez pas les places supplémentaires à l'université pour que tout le monde puisse avoir des affectations, ça ne sert à rien pour vous prendre cet exemple-là. Donc il faut aller bien plus loin. Aujourd
'hui, c'est jour de niche parlementaire de la France insoumise à l'Assemblée nationale. Autrement dit, c'est vous qui établissez l'ordre du jour à l'Assemblée nationale, avec en tête... Parmi les textes, l'interdiction de l'acétamipride qui avait été réautorisée, mais aussi d'autres sujets, comme par exemple l'indexation des salaires sur l'inflation et l'augmentation du SMIC. Le gouvernement, là-dessus, est prêt à donner un coup de pouce au SMIC, voire à avancer l'augmentation du SMIC.
Est-ce que c'est déjà une première étape ? Non, honnêtement, c'est une plaisanterie. C'est-à-dire que chaque année, le SMIC doit être revalorisé sur la base de l'inflation. Normalement, c'est prévu au 1er janvier. Le gouvernement nous dit qu'il va nous faire un grand cadeau parce que peut-être qu'il envisage de le faire plutôt au 1er novembre ou au 1er décembre. On s'apprie. Oui, d'accord, mais ce n'est pas à la hauteur de la situation. Nous, nous souhaitons et nous proposons une augmentation du SMIC à 1 700 euros net. C'est le texte que nous avons déposé aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Et on me dit, ce n'est pas possible. Attendez, la Belgique, l'Espagne ont ces dernières années augmenté le SMIC de quasiment 20%. Et regardez, l'Espagne, c'est une économie qui se porte bien. Justement parce que quand vous relancez, quand vous permettez aux gens d'avoir du pouvoir d'achat, c'est le pays tout entier qui en profite. Donc non, on n'a pas besoin d'un tout petit coup de pouce, on a besoin d'une véritable... Il
va y avoir des manifestations samedi, notamment à l'appel des gilets jaunes, et puis une grande journée de mobilisation qui est annoncée comme telle, en tout cas avec tous les syndicats, le 5 novembre. Est-ce que vous êtes prêt à soutenir les manifestations samedi ou vous dites qu'il faut plutôt se réserver pour le 5
novembre ? On soutient les manifestations ce samedi. Et les manifestations du 5 novembre. Ce n'est pas les mêmes. Non, je le sais. Et le 5 novembre, c'est un appel à l'appel de l'intersyndical, des différentes organisations syndicales. C'est aussi un appel à la grève, à la grève générale, a dit la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet. Et c'est un appel qu'on soutient et qu'on appuie absolument parce qu'il faut faire bouger le gouvernement qui, manifestement, ne bouge pas s'il n'y a pas de mobilisation. Et c'est la leçon que nous ont données les lycéens et la jeunesse. C'est en se mobilisant qu'ils ont obtenu que
le gouvernement commence à bouger. Vous savez qu'il y a toujours la crainte de violence, de pillage, comme on a connu le 17 octobre. Il y a une commission d'enquête par l' qui a été mise en place, qui a du mal à se mettre en place justement parce que le RN dit que n'ayant pas de rapporteur, ils vont bloquer les travaux. Est-ce qu'il faut revoir cette... Cette organisation, cette commission parlementaire
? Non, les Insoumis n'ont pas de rapporteurs non plus. Ça ne vous gêne pas à vous ? Si, ça me gêne, on était candidats, mais c'est comme ça. Mais vous ne bloquez pas, vous ? Il n'y a pas besoin de revoir le... Le 17 octobre a été un fiasco absolu du point de vue du maintien de l'ordre. Et donc je crois nécessaire qu'il y ait une commission d'enquête pour comprendre ce qu'il s'est passé. Et la manière avec laquelle le Rassemblement national essaye de la saboter, je le trouve particulièrement indigne et particulièrement inacceptable. Et le 17 octobre, le rapporteur
a laissé entendre, au cours de cette commission d'enquête, qu'il pourrait interroger ou convoquer des dirigeants politiques, dont par exemple Jean-Luc Mélenchon. Ce serait...
Non, on n'a rien à cacher, mais ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon qui est responsable du fiasco. Non, mais qu'ils soient entendus, ça ne vous choquerait pas. Mais je ne sais pas, on verra ce que la commission d'enquête... En général, les politiques sont invités dans ces commissions d'enquête. On verra ce que la commission d'enquête décide. Mais là, il me semble que ce dont cette commission d'enquête doit permettre de déterminer, c'est quelles ont été les raisons d'un manque absolu d'anticipation, d'une mauvaise doctrine de maintien de l'ordre, qui non seulement n'a pas permis de garantir... par exemple, la sécurité des biens et des personnes, mais en plus, ça a mis en danger les manifestants eux-mêmes, parce que je voudrais rappeler quand même que dans ce mouvement social, c'est de nombreux jeunes qui ont perdu un œil, une main, et ça, c'est insupportable.
Merci, Manuel Bancourt, d'être venu sur le plateau des cas de vérité en ce jour, donc de niche parlementaire et des filles, où il sera question aussi du rôle et du sort des AESH. Exactement, et donc j'invite tout le monde à suivre ça en direct. Merci beaucoup à vous, Louise. Merci à vous,
et bonne journée.
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