Chargement...
Chargement...
Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
Laurent Nunez s'exprime, on va l'écouter, je vous donne le micro derrière.
C'est une journée qui est à très haut risque. D'abord parce qu'il y a des appels à manifester, comme il y en a eu le 17 et le 24. La plupart d'ailleurs sont discutés, et c'est le cas à Rouen, c'est le cas au Havre, ici en Seine-Maritime, sont discutés avec des organisateurs et des cortèges qui sont prévus en dehors des centres-villes pour éviter... qu'il y ait des exactions et des débordements. Donc demain, c'est une journée de manifestation. Et puis on voit fleurir ici ou là beaucoup d'appels à faire dégénérer ces manifestations partout sur le territoire national. Le 24, c'était le cas. Il n'y a pas eu d'incident, mais il a fallu partout que les forces de sécurité intérieure protègent les centres-villes, car il y avait des individus, essentiellement de la mouvance ultra-gauche, hexamuse-rouge radicalisée, ou parfois des individus, des gilets jaunes radicalisés, qui voulaient évidemment s'en prendre au centre-ville. Et demain, on a de nombreux appels qui fleurissent en ce sens, c'est-à-dire d'aller faire dégénérer les cortèges. Il y a des appels à commettre des pillages, des exactions, et puis à faire le lien avec la soirée d'Halloween, puisque demain, c'est le 31 octobre. Et on voit sur les sites... de la mouvance, ultra-gauche, extrême-gauche radicale, énormément d'appels à profiter de la soirée d'Halloween pour se réunir sur les places publiques, si possible masquées, et commettre des exactions. Et il y a des appels qui sont extrêmement inquiétants, avec des mots d'insurrection, de révolution, de nuit des ténèbres, on fait référence au film américain Purge. C'est quand même assez inquiétant. Et donc évidemment, nous sommes très déterminés à faire front à ces menaces, à ces rassemblements, s'ils devaient avoir lieu. C'est pour cela que j'ai déployé sur l'ensemble du territoire national un dispositif policier qui est assez exceptionnel. De nouveau, on remobilise les forces de sécurité intérieure. policiers, gendarmes, forces mobiles. Toutes les forces mobiles qui sont disponibles sont engagées demain sur la gestion de ces événements. Les moyens spécialisés. On aura 15 engins lancordaux sur l'ensemble du territoire national, 26 véhicules blindés dits centaures de la gendarmerie nationale. Les forces spécialisées, les BRI, RED, GIGN, les drones, les hélicos. On va mobiliser un dispositif assez important, mais avec une doctrine opérationnelle qui est... très précise, très précise. Elle va s'appliquer tout au long de la journée, du matin au soir. Donc la période d'engagement de nos forces de sécurité intérieure sera longue. Mais la doctrine opérationnelle, et nous venons d'ailleurs de le rappeler ici à Rouen, c'est celle de la plus grande mobilité. La plus grande mobilité de façon à pouvoir s'adapter aux groupes à risque qui vont forcément essayer de disperser le dispositif policier. Et on sera extrêmement mobile pour répondre et aller au contact, aller impacter ces groupes à risque afin d'éviter qu'ils... que la situation ne dégénère. Qu'il s'agisse de pilleurs, de casseurs, qu'il s'agisse de personnes qui vont s'en prendre aux forces de sécurité intérieure dans le cadre des manifestations, on aura une réponse d'une extrême fermeté. Les forces de sécurité intérieure y sont prêtes. Cette doctrine, ce sera de la mobilité, de l'agilité, de la grande réactivité. Et puis en amont, tout au long de la journée, partout sur les axes qui mènent dans ces centres-villes, dans ces lieux de rassemblement, il y a des contrôles qui vont être organisés, des contrôles de flux sur les axes routiers. dans les gares, sur les réseaux ferrets. Partout, il y aura des contrôles sur réquisition de l'ensemble des procureurs de la République de manière à pouvoir faire des fouilles, d'ouvrir les sacs et de saisir, s'il devait y en avoir, des armes par destination. Il y aura énormément de contrôles également en amont. Et il me semble que cela est de nature à dissuader tous ceux qui voudraient venir créer le désordre dans les centres-villes de notre pays. Et bien sûr, pour les cortèges qui sont déclarés, ces cortèges seront protégés, ils iront au bout. La liberté de manifester trouvera à s'exprimer demain quand elle se passe dans le bon ordre public. En revanche, évidemment, s'il devait y avoir des désordres, nous interviendrons avec beaucoup de fermeté. Je voudrais profiter de vos micros pour remercier, et c'est le cas ici évidemment en Seine-Maritime, pour remercier l'ensemble des préfets. Je remercie monsieur le préfet de Seine-Maritime pour leur engagement à concevoir ces dispositifs selon mes instructions de grande fermeté. Remercier l'ensemble des responsables des forces de sécurité intérieure, monsieur le directeur général de la police nationale, monsieur le directeur général de la gendarmerie nationale, représenté aujourd'hui à mes côtés par le major général. Remercier l'ensemble des forces de sécurité intérieure pour leur engagement. Je n'oublie pas non plus. plus les sapeurs-pompiers. Il y a souvent des troubles qui sont créés par des mises à feu de véhicules, d'incendies. Ils doivent intervenir. Ils sont souvent pris à partie. Et je veux aussi évidemment les remercier, avoir une pensée pour eux. Et je n'oublie pas, évidemment, je le redis, de saluer les procureurs de la République. Le garde des Sceaux leur a adressé des instructions d'une grande fermeté lorsque nous interpellons des individus qui commettent des troubles à leur public, des dégradations, des violences contre les forces de sécurité intérieure. Et M. le préfet de Seine-Maritime me disait ici qu'il n'avait qu'à se féliciter des relations qu'il avait avec son procureur. C'est vrai partout sur le territoire national. Le tandem préfet-procureur fonctionne de manière remarquable. Et évidemment, c'est aussi une mise en garde pour ceux qui voudraient créer des troubles. en flagrance, des traitements judiciaires accélérés. Et après les incidents, s'il devait y en avoir, nous continuons à investiguer en réalité. Les services de police sous l'autorité des parquets continuent à investiguer. Il faut savoir que depuis le 17 octobre, ce sont plusieurs centaines de personnes qui ont été interpellées a posteriori, qui avaient commis des dégradations et qui ont été confondues par les investigations judiciaires qui sont remarquablement menées par les services de police et de gendarmerie sous l'autorité des parquets. Voilà ce que je voulais vous dire. J'insiste. Demain, c'est une journée à très haut risque. au risque. Il y a des appels qui circulent sur les réseaux sociaux à faire dégénérer la situation et nous y répondrons avec la plus grande fermeté. Avec la plus grande fermeté. Et croyez-moi, je suis déterminé, mais ce sont l'ensemble des forces de sécurité intérieure de ce pays qui le sont également. On ne peut pas tolérer le désordre, surtout quand il se connote d'une dimension insurrectionnelle, comme c'est le cas dans les messages que nous voyons fleurir sur les réseaux sociaux. Voilà, je peux prendre quelques
questions, si vous voulez. Deux questions. La première, c'est une réaction sur la justice. qui accepte finalement le tracé, le cortège proposé par la CGT entre Bastille et Nation. Deuxième question, vous comparez les violences urbaines de demain qui pourraient ressembler à celles qu'on a connues le 17 octobre. Est-ce que c'est une manière de préparer les esprits, de préparer aussi les commerçants, les riverains à de potentiels nouveaux dégâts et que malheureusement on ne pourra rien y faire
Non, d'abord, premièrement sur la décision qui a été prise à Paris, c'est à ma connaissance, la plupart des décisions prises par les préfets prévoyant des cortèges. qui avait lieu en dehors des centres-villes, la plupart de ces décisions avaient été validées par les tribunaux administratifs. Effectivement, on me dit que le tribunal a suspendu la décision du préfet de police sur un cortège-bastination. Dans notre pays, on peut faire appel. Donc voilà, moi, je vais regarder pour qu'on puisse faire appel. Il y a des risques de trois valeurs publics importants. C'est ma vision comme ministre de l'Intérieur. C'était celle du préfet de police. Donc on va faire appel. Et voilà, on est dans un état de droit. On va faire appel parce que si on a suspendu ce cortège, c'est parce qu'il y a eu des dégâts. Il y a eu énormément de dégradations qui ont été commises. le 17 octobre, des pillages. Et donc le risque de troubles à l'ordre public, il demeure important. Donc on va faire appel. Deuxièmement, non, je prépare les esprits à rien du tout. C'est mon devoir de monter un dispositif qui est... Là, pour le coup, vraiment dans l'anticipation, on voit sur les réseaux sociaux que fleurissent des messages qui appellent à des violences, qui appellent à des pillages, y compris en soirée et en nuit, parce que c'est la soirée d'Halloween. Donc voilà, on met en place un dispositif qui vise à éviter des pillages. On ne se prépare pas à subir des pillages, on se prépare à empêcher des gens de commettre des pillages. Et on aura une réponse très ferme.
Une question, monsieur le ministre, pourquoi on choisit de venir à Rouen ce soir ? Est-ce à dire que demain, c'est une ville qui sera particulièrement sous surveillance
'est une ville qui sera particulièrement... sous surveillance, je n'en parlerai pas ce mot, qui sera sécurisé, particulièrement sécurisé. Le cortège pourra se dérouler, il sera sécurisé. Monsieur le préfet de Seine-Maritime a mis en place tous les moyens pour se faire. Et puis en même temps, on protégera le centre-ville, comme ça a été fait le 24 octobre. Je suis venu à Rouen parce que c'est une ville qui a connu, d'abord parce que monsieur le maire de Rouen m'avait aussi écrit, m'avait aussi interpellé, sur la mouvance d'ultra-droite qui s'était manifestée. Je voulais aussi venir le rencontrer. J'ai rencontré également des élus, des élus du Havre et de Rouen cet après-midi. Et donc voilà, c'est une ville qui a connu à peu près les mêmes phénomènes que sur le reste du territoire national. 17 octobre, des pillages, une trentaine de commerces. Le 24 octobre, une situation qui était pour le coup totalement maîtrisée. Et puis demain, une journée aussi à risque. Mais on va répondre également présent. Voilà pourquoi je suis venu à Rouen. Et je me suis rendu dans bien d'autres villes déjà ces dernières semaines.
un policier à Rouen lancer une grenade avec des enfants qui se trouvent là. Qu'est-ce que vous avez à répondre à ça ? Où en est l'enquête ? Quel est votre regard sur cette vidéo qui tourne ?
On regarde d'une manière générale. Je viens de le dire aux forces de sécurité intérieure. Je me suis adressé à l'ensemble des effectifs, une grande partie des effectifs qui seraient engagés demain au briefing. Je leur ai rappelé que l'armement intermédiaire était indispensable. S'il n'y a pas d'armement intermédiaire, qu'il s'agisse des grenades lacrymogènes, des grenades de désencerclement, des grenades assourdissantes, des LBD, il n'y a plus de police, il n'y a plus de gendarmerie. Sinon, on passe directement à l'arme létale. Donc voilà, l'armement intermédiaire, c'est important. Ils s'engagent, ils vont protéger nos concitoyens, ils sont pris à partie violemment, ils doivent faire usage de leur armement intermédiaire. Pour moi, il n'y a pas de débat là-dessus. Il n'y a pas de débat là-dessus. Voilà. Le seul cadre qui est fixé, c'est le cadre légal et réglementaire, c'est celui de la proportionnalité. Ça c'est pour d'une manière générale. Au cas d'espèce, évidemment, cet incident m'est remonté. Je crois qu'il y a une enquête judiciaire en cours qui fera toute la lumière sur les faits. Je n'ai pas à me prononcer. D'un point de vue administratif en revanche. J'ai eu connaissance de la façon dont cette grenade avait été lancée. Effectivement, il y a une personne, une dame avec des enfants, qui est apparue à ce moment-là, au moment où la grenade était lancée, contre des assaillants, contre des individus qui jetaient des pierres aux forces de sécurité. Et donc la grenade lacrymogène visait à se dégager et à faire partir les assaillants. Malheureusement, une dame passait avec ses enfants à ce moment-là. Encore une fois, ce qu'il faut regarder dans l'utilisation d'un armement intermédiaire, ce n'est pas les conséquences de l'action qui est menée, c'est est-ce que... Dans les conditions de l'engagement de la force, ces conditions étaient légales et réglementaires. Au cas d'espèce, il me semble que c'était le cas. En tout cas, moi, comme responsable hiérarchique, aussi comme ministre des forces de sécurité intérieure, je considère que c'était le cas. Mais il y a une enquête judiciaire, c'est la justice qui confirmera ou affirmera ce que je viens de vous dire. Mais encore une fois, c'est au moment où on engage... L'armement où on engage la force, qu'on doit regarder si le contexte légal et réglementaire est réuni. Et encore, aucun espèce. Évidemment, je regrette que cette dame ait pu être atteinte par du gaz de la Crimogène. Mais il n'y a pas de... Voilà, je n'ai rien d'autre à dire. Pour moi, le contexte, l'action était proportionnée. C'est la justice qui le confirmera ou l'infirmera. Mais je n'ai pas d'autre commentaire à faire. Pas d'autres questions ?
Le 24 octobre dernier, des groupes identitaires se sont affrontés à Rouen. Quelle est votre réponse par rapport à ces événements
— Alors d'abord, j'ai pas à répondre que des groupes identitaires s'affrontent entre eux. C'est un peu l'histoire de la vie de la mouvance ultra. Il y a des groupuscules d'ultra-droite à Rouen. Il y a aussi des groupuscules d'ultra-gauche. Vous savez, les ultras, ils sont dangereux de part et d'autre. Voilà. Ils sont dangereux de part et d'autre. Effectivement, dans une quinzaine de villes, dont à Rouen, on a eu des groupes d'ultra-droite qui se sont constitués. dans des groupes dont on peut penser qu'on est à la limite de la légalité. C'est un euphémisme. C'est un peu des groupes de combat. Ils voulaient protéger les commerçants qui, je crois, ne faisaient pas forcément appel à eux d'ailleurs. Et ils ont pu affronter des militants d'ultra-gauche. Il y a eu des affrontements. Systématiquement, c'était le cas à Rouen. Les forces de sécurité intérieure ont empêché ces affrontements. Ils les ont dispersés systématiquement à Rouen. Il y a même eu deux interpellations. 2 membres du groupe d'ultra-droite, il y en a eu 11 à Nice. Voilà, j'ai pas d'autres commentaires à faire que j'entends les reproches ici ou là qui sont faits d'une forme de complaisance des forces de sécurité intérieure qui auraient laissé faire les militants d'ultra-droite. Attention, la mission qu'avaient les forces de sécurité intérieure, c'était de protéger des commerces, de protéger des centres-villes, d'éviter des pillages si des effectifs se détournent. des effectifs de police ou de gendarmerie se détournent pour aller interpeller un groupe d'ultra-droite de 40 ou 50 personnes parce qu'on constitue un groupe de combat, vous perdez une demi-compagnie qui n'est plus là pour protéger les commerces. Il y a des missions prioritaires. Jusqu'à preuve du contraire, c'est moi qui les fixe. La mission prioritaire, c'est de protéger les commerces demain, c'est d'éviter les pillages. Et quand il y a des affrontements entre ultra-droite et ultra-gauche, évidemment, d'intervenir pour éviter qu'il y ait des blessés. Mais la mission, elle s'arrête là pour demain. Demain, ma priorité, c'est ça. Après... Monsieur le préfet a saisi le procureur de la République, avec lequel nous avons discuté de cette affaire. Je crois qu'il a ouvert une enquête, il l'a rendue publique. Donc ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas. des recherches en responsabilité à posteriori. Et d'ailleurs, en France, partout où ces groupes d'ultra-droite se sont constitués, il y a des enquêtes judiciaires qui sont lancées. Et comme vous le savez, on peut aussi lancer des procédures administratives de dissolution ou venir nourrir des dossiers de dissolution de ces groupes d'ultra-droite qui sont des groupes effectivement à risque, mais comme le sont certains groupes d'ultra-gauche. À preuve, ils s
'affrontent en permanence. Monsieur le ministre, sur le recours que vous allez déposer sur l'autorisation du tribunal administratif sur le cortège, Vous n'avez pas peur que déjà le temps joue en votre défaveur et que ça crée le désordre parce que les gens seront à la dernière minute s'ils peuvent manifester ou pas
Je crois que ce qui crée le... On va faire appel, ça c'est sûr. On va faire appel. Il est important aussi que le Conseil d'État puisse trancher, dire le droit. Oui, mais le temps, non. Vous savez... Les forces de sécurité intérieure savent s'adapter à des itinéraires qui peuvent changer au dernier moment. La semaine dernière, il a changé au dernier moment. Quand il y a des risques de troubles à l'ordre public, on peut modifier un itinéraire au dernier moment. Évidemment, c'est plus confortable quand l'organisateur accepte les propositions qui sont faites. C'est plus confortable. Si vous voulez savoir le fond de ma pensée, c'est plus confortable. Je ne vois pas en quoi manifester sur les boulevards des Maréchaux, comme c'était le cas la semaine dernière où il y avait 110 000 personnes. Ce n'est pas rien, 110 000 personnes. Je ne vois pas en quoi. attentatoire aux libertés que cela. Alors même que l'intention qui est celle du préfet de police quand il prend sa décision, c'est d'éviter des troubles à l'ordre public. C'est tout. Il n'est mu que par cette volonté-là. Bon, je ne vois pas en quoi c'est attentatoire aux libertés. Maintenant, si un juge en a décidé autrement, moi je respecte la justice, on fera appel pour que le droit soit clairement en manifestation, elle sera encadrée. Et ceux qui veulent manifester paisiblement pourront le faire comme c'est toujours le cas partout en France. Et les forces de l'ordre n'interviendront, comme malheureusement elles ont eu à le faire le 17, comme malheureusement elles ont eu à le faire la... la fin des cortèges du 24, y compris à Paris sur le cours de Vincennes, n'interviendront que quand il y a des exactions. Voilà, c'est ça, l'ordre républicain, c'est ça. — Vous pensez que cet appel accroît la
colère des manifestants ?
Non, je ne pense pas que cet appel va accroître la colère des manifestants. Voilà, je ne pense pas. Voilà. Donc on verra ce qu'il en sera décidé et on organisera évidemment ce cortège, encore une fois, en veillant à ce que la liberté de manifester soit respectée, encadrée et en évitant les troubles à leur public.
Une question pratique. Est-ce qu'il sera autorisé de porter un masque si on ne manifeste pas ? Et comment est-ce que vous définissez ce qui ressort d'un rassemblement ou pas en cette soirée d'Halloween ?
Vous savez, les forces de sécurité intérieure, j'ai toute confiance, sont parfaitement capables de déterminer un groupe qui se rassemble sur une place publique comme ils sont appelés à le faire. Je rappelle qu'il y a ce type d'appel pour aller commettre des violences, se diriger vers les lieux de pouvoir, notamment à Paris, aller piller les magasins. qu'on a ce soir, c'est ça. Quand je dis que la journée est à haut risque demain, je pèse chacun de mes mots. Les forces de l'ordre sont parfaitement capables de voir qu'un groupe se réunit et que les personnes se masquent le visage. 1. C'est interdit de se dissimuler le visage sur l'espace public sans motif légitime. 2. Quand vous le faites dans une manifestation... Sur le premier point, c'est une contravention. Mais quand vous le faites dans une manifestation où il risque d'y avoir des troubles à l'ordre public, soit qu'il y ait des troubles publics, soit qu'on soit susceptible qu'il y en ait, quand on appelle à la surection, à la révolution, en général, c'est un trouble à l'ordre public, ça devient un délit. Et délit, ça veut dire ce que ça veut dire. Un délit, ça veut dire qu'on peut interpeller les personnes et qu'elles peuvent passer par la casse-garde à vue.
Les citoyens et citoyennes qui veulent juste passer une soirée d'Halloween tranquille, faire la fête
? 'y aura pas de problème. Évidemment, il n'y aura pas de problème. Mais pour les groupes qui se réuniront de manière vindicative, de manière le visage dissimulé, ce sera de toute façon, en tout état de cause, un groupement constitué en vue de commettre des violences, voire un attroupement. Et puis le fait d'avoir le visage dissimulé, ce sera un grief supplémentaire pour engager les poursuites. Voilà, merci beaucoup. Merci à vous.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.