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Bonjour à toutes et à tous, soyez les bienvenus dans Dimanche en politique. Crise économique, politique, sociale, attentat raciste, les semaines se suivent presque et se ressemblent tant le pays est enfoncé dans une crise profonde à six mois, un petit peu moins de l'élection présidentielle avant un week-end de manifestation. Tous les samedis il y a manifestation, il y a une grosse grève aussi annoncée la semaine prochaine, jeudi 5 novembre. Nous allons commenter cette actualité très riche avec deux élus sur le plateau Dimanche en politique, Mathilde Feld. Vous êtes député de la France Insoumise de la 12e circonscription de Gironde. Bonjour. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation. Face à vous, Sébastien Delbosque, conseiller régional, rassemblement national et délégué départemental de votre parti en Lot-et-Garonne. Bonjour, merci également d'être des notes aujourd'hui. Voici le sommaire de cette émission. La colère sociale, stop ou encore week-end de manifestation, donc tous les samedis. Journée test aussi pour la mobilisation le 5 novembre avec de nombreux secteurs professionnels en grève, en Aquitaine notamment. Un contexte politique général fait-il favorable aux extrêmes ? Et pourquoi ? Les sondages annoncent un duel LFIRN au second tour de la présidentielle entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. La première partie de ce dimanche en politique, donc la colère sociale qui n'en finit plus depuis la rentrée du mois de septembre. On va commencer par le mouvement lycéen, c'est la rentrée scolaire. Ce lundi, après les vacances de la Toussaint, Mathilde Feld, est-ce que vous pensez que les cours vont reprendre ?
Je voudrais déjà dire que ce mouvement lycéen s'inscrit dans l'histoire, puisqu'il y a à peu près 800 000 personnes en moyenne à chaque manifestation. Je voudrais dire aussi que c'est une grande fierté de voir nos jeunes pouvoir utiliser les outils que leur offre la Constitution pour manifester leur désapprobation et leur désarroi. face aux conditions dans lesquelles on leur impose d'étudier. La légitimité de leurs revendications aussi, je voudrais insister là-dessus. Puisqu'on a vu, les conditions matérielles sont catastrophiques, les conditions psychologiques aussi. On va juste revenir sur
les mesures annoncées par le gouvernement juste après, mais allez-y, terminez là-dessus.
Donc, simplement de dire que voilà, on voit une grande maturité aussi de ce mouvement. Et je pense que les cours, ils reprendront si les lycéens décident que les cours reprennent. Je pense que ça se réglera entre eux, avec les proviseurs et les enseignants, à qui je veux rendre hommage d'ailleurs, parce qu'ils sont aussi devant les lycées pour protéger les enfants, pour les accompagner. y compris dans les manifestations avec les syndicats d'enseignants.
Sébastien Delbosque, sur cette question du mouvement lucéen qui est à l'origine de la contestation sociale que l'on connaît.
bien sûr. Le droit de manifester est évidemment constitutionnel dans notre pays. Et moi, je comprends, je partage la colère de certains, les revendications sur les classes surchargées, sur l'état de nos lycées. Je rappelle qu'à Nouvelle-Aquitaine, c'est le Parti Socialiste, avec leurs alliés écologistes et du Parti Communiste, qui dirige la région depuis 1998. Donc voilà, un petit rappel historique, ça ne fait jamais de mal. Au-delà de ça, on compte... Il n'y a pas forcément
de lien entre l'état des lycées dans la région et qui gouverne. Ah non, non, mais
je précise... La région
a annoncé une enveloppe des délignes de gros récemment.
Oui, oui, tout à fait. Mais il y a aussi des arbitrages politiques qui sont faits. Et effectivement, notre région a certains lycées qui sont dans des états de vétusté qui sont absolument lamentables. Les classes surchargées, ce n'est malheureusement pas nouveau. Donc nous, nous partageons les revendications. Par contre, je n'excuse évidemment pas les actes de violence et débordement de voir mon pays qui, tous les samedis, a feu et à sang. Et je pense également aux 1 200 policiers et forces de l'ordre qui ont été blessés pendant ces soutiens et aux 3 500
commerçants qui ont été pillés. On va parler des manifestations juste après. On va écouter quand même ce qu'a proposé le gouvernement cette semaine aux organisations de lycéens pour sortir de cette crise avec ce reportage de Jérémy Pain.
mesures pour répondre à la colère des lycéens. Ce lundi, le gouvernement a donné des premières pistes, un mois après le début des contestations. Dans le détail, Parcoursup devrait être remanié en 2027 avant d'être remplacé par un nouvel outil en 2028. Autre mesure, 15 000 places vont être créées dans l'enseignement supérieur. Les classes de seconde seront plafonnées à 28 élèves dans la moitié des établissements. Des fonds seront aussi débloqués pour rénover les bâtis. Enfin, les bourses étudiantes seront indexées sur l'enseignement. A l'issue des réunions, les organisations lycéennes et étudiantes se montrent plutôt satisfaites, mais restent vigilantes sur la suite donnée à ces annonces.
On a besoin d'avoir des résultats très concrets, d'avoir des travaux qui débutent sur la question du bâti scolaire. On a besoin d'avoir et on attend de voir les nouveaux profs qui vont arriver. On va
travailler avec tous les ministres, avec tous les conseillers pour pouvoir aboutir à quelque chose qui va pouvoir nous permettre de lever ces mobilisations et permettre de changer la vie de l'éducation pour tous les lycéens et lycéennes en France. Pour d'autres lycéens reçus cet après-midi, le compte n'y est clairement pas.
Il faut être clair, il faut être cohérent. Nous avons obtenu des miettes par rapport à ce que nous demandons. Nous demandons 250 000 places dans les facs, nous en obtenons à peine 15 000. C'est ridicule. Le gouvernement sait qu'il ne peut pas appliquer ce qu'il va dire. Nous n'attendons rien d'eux. Ils partent dans six mois.
Malgré les annonces, les différentes organisations appellent à poursuivre la mobilisation. Deux dates sont déjà annoncées, les 31 octobre et 5 novembre.
Mathilde Feld, le 5 novembre, c'est une journée de mobilisation qui devrait être encore supérieure, parce qu'il y a de nombreux corps de métier qui appellent à la grève, l'intersyndicale aussi. Une manifestation sur laquelle vous nourrissez des inquiétudes ou pas ? Pas du tout. Il y a eu beaucoup d'incidents depuis le début des mouvements. Alors
il y a eu évidemment des incidents et des incidents dramatiques avec des mutilations, des jeunes dont la main a été arrachée, des jeunes éborgnés. Donc une répression sanglante qui s'abat sur ce mouvement des lycéens.
Il y a eu des blessés dans les forces de l'ordre aussi. Bien sûr, mais absolument,
mais tout à fait. Mais ce ministère et ce gouvernement mettent tout le monde en danger. En ne prévoyant pas le nombre de forces de l'ordre suffisantes pour faire face à ces mouvements et pour accompagner ces mouvements, comme dans chaque manifestation, il y a des gens qui vont profiter des manifestations pour commettre des exactions, qui n'ont rien à voir avec les manifestants. Donc à partir du moment où on ne met pas en face les effectifs nécessaires, effectivement on met en danger autant les forces de l'ordre, pour qui j'ai une pensée bien entendue pour les blessés, et autant les étudiants. Donc moi, à partir du moment où on prend conscience, ça prouve encore cette déconnexion du gouvernement avec son peuple. C'est-à-dire qu'ils n'ont absolument pas vu arriver le moment du 17 octobre. Et du coup, ils n'ont pas du tout mis ce qu'il fallait en face. Quand on défile sans qu'il y ait de provocation des forces de l'ordre, parce qu'ils reçoivent des ordres qui sont complètement délirants, eh bien tout se passe bien, il n'y a aucun problème.
Sébastien Delbok sur cette question. De la sécurité, il y a eu des incidents violents, il y a eu des manifestants blessés, des membres des forces de l'ordre blessés. Est-ce que la réponse de l'État est satisfaisante ? Soit des interdictions de manifester, soit on écarte le centre-ville, soit on va en parler aussi du projet de loi qu'a serpillé au Sénat. C'est effectivement
le chaos chaque semaine. Le droit de manifester, il est constitutionnel, il ne faut pas le remettre en question. Je ne vous ai pas interrompu, Mme Feld.
Non, mais il
ne faut pas dire n'importe quoi. Non, je ne dis pas n'importe quoi. Par contre, il y a clairement eu une faillite, notamment du renseignement et de la réponse policière qui a été faite par le ministre intérieur Laurent Nunes, où les effectifs n'étaient pas là. Effectivement, il y a eu des lycéens, des manifestants blessés, et personne ne peut s'en réjouir. Mais je précise qu'il y a eu trois fois plus de forces de l'ordre que de manifestants blessés. Il n'y a pas d'attaque, de répression sanguinaire, comme vous l'avez dit, de la police. Les policiers, ils sont avalés, ils sont là pour se défendre, pour protéger. Il y a des entêtes ouvertes à
priori à chaque fois, sur les cas dramatiques. Évidemment. Et on ne
peut que le déplorer. Mais ça existe, mais les policiers aussi qui sont à l'hôpital, Madame Fell, ça existe. Des policiers qui se font agresser, ça existe. Des commerces qui se font piller, ça existe. Le problème, ce n'est pas les policiers, c'est les armes qu
'on leur met dans les mains. C'est ça le problème.
Sebastian Delbox, sur cette question de la manifestation en Allemagne, on va juste parler après du projet de loi, un casseur payeur qui a été adopté au Sénat cette semaine, qui a enflammé les débats, sur le fond de la manifestation au Rassemblement National, est-ce que vous êtes d'accord, je ne vais pas dire Mme Fell de la France Insoumise, mais sur la colère des gens aujourd'hui qui disent que la vie est trop chère, le carburant est trop cher, tout est trop cher en fait. – Mais tout, mais évidemment,
on est à 2,30 litres de gasoil, 2,20 litres de sans plomb, l'inflation est galopante. – Devraient baisser ce lundi, a priori, on verra. – Oui, oui, on verra, on ne peut… Qu'être d'accord avec le constat. Enfin, je veux dire, on galère tous, quel que soit nos niveaux de revenus, on galère tous à finir la fin de mois. Après, je vais vous spoiler, il reste six mois avant l'élection présidentielle. Aujourd'hui, on a un gouvernement qui n'agit qu'à réaction, qui n'est dans aucune anticipation. Et j'ai bien peur que malheureusement, il ne se passe pas grand-chose d'ici l'élection présidentielle.
En termes de sécurité sur ces manifestations, celles du week-end, celles de la semaine prochaine et à venir, parce qu'il y en aura d'autres, certainement d'ici la présidentielle, est-ce que ce projet de loi Casseur-Payeur est la solution, Mathilde Felle ? Je le disais qu'il a été voté cette semaine adopté au Sénat. Il va évidemment revenir à l'Assemblée nationale devant vous dans le hémicycle. Je rappelle juste qu'il prévoit de faire payer à hauteur de 10 000 euros toute personne qui est prise dans un rassemblement violent avec des incidents, même si on n'est pas forcément l'auteur de ces violences, il suffit d'être. Dans la manifestation violente, il y a aussi les prestations sociales qui pourraient être suspendues, voire complètement annulées. Sur le fond, il y a eu un conflit quand même au Sénat, entre l'Assemblée nationale, la gauche, entre autres là-dessus.
Oui, mais de toute façon, c'est une honte absolue ce projet de loi, évidemment, puisque, encore une fois, le gouvernement essaye d'étouffer son incompétence et son incapacité à faire face à ces situations par des lois qui sont toujours de la surenchère pénale complètement ridicule. Aujourd'hui, déjà, l'État peut se retourner contre les casseurs quand ils sont à... Donc cette solution existe aujourd'hui. De dire maintenant, c'est une atteinte, de dire que maintenant, si vous vous trouvez à côté de quelqu'un qui casse une vitrine alors que vous n'avez rien fait, vous allez être solidaires de la sanction, c'est complètement aberrant. C'est une atteinte aux libertés individuelles qui est majeure.
Le Rassemblement National, vous voulez porter ? À 30 000 euros, l'amende dans ces cas-là, au lieu de 10 000 pour l'assurance.
Oui, je fais partie de ces 85% des Français qui soutiennent évidemment cette proposition de loi qui est d'un bon sens absolu. Moi, je n'en connais pas personnellement. Qui est qu'on casse, on vandalise, on détruit du bien d'autrui ou du bien public. Mais évidemment qu'on doit payer. C'est déjà le cas. Non, madame. C'est déjà le cas. Mais absolument, mais révisez le cours. Non, madame. Madame, vous n'êtes pas ma professeure. D'accord ? Donc ce n'est pas le cas. Oui, mais moi, je ne suis pas du tout professeur. Simplement,
c'est déjà le cas. Dans la loi française, vous pouvez vous retourner contre les questions.
Je sais. Donc oui, évidemment, il faut sanctionner les cantissons mineurs, prendre sur les allocations familiales des parents, une partie pour rembourser, aller chercher jusqu'à ce qu'ils aient remboursé le moindre centime de dégradation, rétablir les peines planchées. Et évidemment, et ça ne va pas plaire à ma débatrice, mais expulser les délinquants étrangers. J'ai écouté le préfet des Alpes-Maritimes qui expliquait que 33% des personnes en garde à vue qui ont dégradé, cassé et pillé des commerces étaient des étrangers. Là, ils n'ont rien à faire, ils n'ont plus rien à faire chez nous.
Oui, et sur les 40 dernières années, par exemple, sur les 53 meurtres politiques qu'il y a eu, 90%, c'était l'extrême droite qui était auteur des meurtres politiques. Ce sont les chiffres du préfet qu'on citait exactement. Si on peut mettre dehors tout le monde, ça va faire Dans le contexte
politique et budgétaire que l'on connaît aujourd'hui dans le pays, parce que vous êtes à l'Assemblée nationale, le budget est en cours d'études, on va dire, l'État ne peut pas faire grand-chose en fait. apaiser la colère sociale, je ne veux pas revenir au côté social avant de parler politique, mais l'État ne va pas faire grand-chose, ça va être un budget de crise, un budget d'austérité pour le pays, et si vous êtes au pouvoir dans six mois... J'ai envie de vous dire, qu'allez-vous pouvoir faire avec ces financiers-là ?
On va faire ce qu'on propose déjà depuis de nombreuses années. Quand vous dites que l'État ne peut rien faire, l'État peut parfaitement faire. Je n'ai pas dit qu'il ne
peut rien faire, je dis qu'il y a des finances très limitées et que le budget va être très strict.
Pourquoi les finances sont limitées, M. Morin
? Parce qu'on
ne veut pas aller chercher des recettes. C'est ça le vrai problème de ce budget. C'est qu'à chaque fois qu'on propose des mesures pour aller chercher des recettes, nous on a proposé un budget dans lequel on a 106 milliards de recettes. Donc on peut très bien aller recréer l'impôt sur la fortune, par exemple. Aujourd'hui, vous avez 500 familles les plus fortunées qui ont un patrimoine cumulé qui est égal à celui de 30 millions des Français. Est-ce que ça sera suffisant ? On est dans un pays de rentier aujourd'hui. Mais bien sûr que ce sera suffisant. Le pays de rentier au niveau de
pauvreté est quand même extrêmement élevé. Mais
évidemment, on a 10 millions de pauvres. Il faut 6 générations aujourd'hui en France pour sortir de la pauvreté, alors que la moyenne de l'OCDE, c'est 5 générations. Au Danemark, c'est 2 générations. Donc on est dans un chaos absolument phénoménal. Et des solutions... Il faut aller chercher l'argent, il faut arrêter de taxer le capital, moins que le travail dans ce pays.
– Sébastien Elbok, sur cette question des moyens du budget, le budget de 2027 sera un budget de crise, que ce soit celui de la sécurité sociale ou le budget général. Si vous arrivez aux affaires au printemps prochain, j'ai envie de vous dire, qu'allez-vous, vous aussi, pouvoir faire avec ces finances aussi contraintes ?
– Je rejoins là-dessus le Mozart de la finance à couler la France. On est à 3600 milliards d'euros
de dettes. – Il y a son surnom quand il arrive. – La
grande… Une des grandes différences entre l'immigration et la sécurité que nous avons avec l'extrême gauche, c'est également le budget. Madame Feld parlait de recettes supplémentaires, et on est tous pour des recettes supplémentaires, mais qu'elle va aller avec une seule solution, taxer, taxer, taxer, et toujours plus d'impôt. Le capital. Et pas le travail. Quand tout le monde sera parti, qu'il n'y aura plus de travail, vous ne pourrez plus rien taxer, Madame Feld. Personne part. Bien sûr que si. On est déjà le pays le plus imposé au monde. Et encore une fois, je ne vous ai pas interrompu, je vous en prie. Nous, nous proposons l'inverse. Nous proposons d'abord de faire des économies. C'est-à-dire nous proposons un plan de 140 milliards d'economies d'ici 2032 sur plein de sujets que je peux vous détailler. Bien sûr, évidemment. Mais il y a des économies à faire énormes sur les agences de l'État, sur l'immigration, sur notre contribution nette à l'Union européenne. Il y a tout un tas de mesures économiques qui sont chiffrées, qui sont claires. Ce n'est pas forcément les
faveurs du MEDEF, le programme économique du RN.
Oui, mais si vous voulez, le MEDEF a validé le programme économique d'Emmanuel Macron. Vous voyez, on voit où ça nous a conduit. Ensuite, la croissance et aller chercher des recettes supplémentaires, oui, mais dans la production et dans la réindustrialisation de notre pays, pas en allant taxer et imposer toujours plus les Français qui sont déjà à l'agonie là-dessus.
On va passer à la deuxième partie de ce Dimanche en politique. Cette fois-ci, on va parler du contexte politique avec une question. Est-il favorable aux extrêmes ? On va d'abord revenir sur les rassemblements contre le racisme qui se sont déroulés lundi un petit peu partout en France suite à l'attentat de Trappes qui s'est déroulé vendredi dernier. Je vous propose d'écouter quelques participantes. à ce rassemblement qui était à Bordeaux le lundi et on en parle juste après.
n'a pas envie que nos enfants soient élevés en leur disant de mettre des gens de côté ou que certaines personnes sont moins bien parce qu'ils ont une couleur de peau.
Je suis là aujourd'hui, je pourrais être morte demain. C'est aussi simple et aussi violent que ça en fait. Juste pour ma couleur de peau. Il faut vraiment se dire ça et le regarder en face et aller régler le problème à son cœur. C'est-à-dire empêcher toute forme de discours raciste de manière officielle. Il faut l'interdire.
y a eu des suites politiques, bien évidemment, à cet attentat raciste de Trappes. Emmanuel Macron, cette semaine, a chargé le Rassemblement national en vous accusant de favoriser la désinhibition du racisme.
honte. C'est faux ou c'est vrai ? C'est évidemment faux. Je suis effondré par cet attentat dégueulasse et raciste qui lui attrape. J'espère qu'il va prendre cher, pour être clair, le mis en cause. Mais par contre, je ne condamne pas uniquement cette tragédie. Contrairement à l'extrême gauche qui a oublié Lola, Philippine, Thomas, moi je condamne. Toutes les violences, toutes les attaques, qu'elles soient racistes, anti-noirs, anti-arabes, anti-blancs, anti-tout ce que vous voulez, ça n'a pas sa place dans notre pays. C'est la même
chose des endroits terroristes ou les crimes horribles et effets divers.
Non, mais il ne faut rien laisser passer. Il ne faut rien laisser passer. Il faut retrouver de l'apaisement dans notre pays. Il faut arrêter, je pense, de jeter de l'huile sur le feu. Et quand je vois la récupération politique qui est faite par le bloc central et l'extrême gauche sur cette tragédie, franchement, tout honte but, je pense que notre pays a besoin d'un peu d'apaisement. et d'Union Nationale sur ces sujets.
Mathilde Feld, Union Nationale, cette semaine à l'Assemblée, ce n'était pas exactement le chemin qui a été pris. Suite à la minute de silence, il y a eu un clash. Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a parlé d'ambiance nauséabonde, je le cite. Vous, la France insoumise aujourd'hui
Écoutez, déjà, j'entends beaucoup de bêtises, puisque le racisme anti-blanc, évidemment, n'existe pas. Comparé à un attentat terroriste comme celui de Trappes, et d'ailleurs, je veux avoir une pensée, un hommage pour Pengo Bossio Wangui, et la fillette qui a le corps criblé de balles. Ce genre d'attentat est possible, effectivement, bien entendu, par les idées véhiculées par l'extrême droite, et en particulier quand on permet, dans la sphère politico-médiatique, de s'épanouir à un langage. Monsieur Retailleau parlait de... de papier, de français de papier. Enfin, il y a eu des propos qui sont complètement nauséabonds. Zemmour qui peut dire sur un plateau télé qu'il faut en finir avec le syndrome Malik Oseki, ne pas avoir peur d'avoir des morts dans les manifestations. C'est un étudiant qui est mort en
1986 lors des manifestations qu'il y a eu en France. Exactement,
pour les lois de Vaquet. C'est tout ce climat absolument immonde qui prospère en ce moment et qui vient évidemment de l'extrême droite, qui permet à des gens... presque noirs ou arabes, de dire, tiens, je vais les tuer, puisque le Rassemblement national n'a à la bouche que de dire que les coupables de tous nos maux, ce sont les populations immigrées. Évidemment, ça donne un climat, encouragé d'ailleurs par ce gouvernement, puisque au sein même du gouvernement, Aurore Berger, qui refuse de dire... que la théorie du grand remplacement, c'est quelque chose de raciste. C'est aussi tout ce climat délétère qui permet ce genre d'attentat absolument ignoble d'arriver.
attentats aussi en France par le passé. En fonction de la religion, on pense bien sûr aux attaques de Mohamed Merah en 2012 à Toulouse contre les enfants juifs. Ma question de base, c'était est-ce que le contexte politique aujourd'hui, alors évidemment pas celui de l'attentat de Trappes, mais tout ce qui se passe dans la rue, la colère sociale, la crise économique, vous profite à tous les deux. Sébastien Delbosque, les sondages, un petit peu moins de six mois d'élection présidentielle, vous donne tous les deux au second tour la France Insoumise, l'Assemblée nationale, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon. Aujourd'hui, avant de se projeter sur la présidentielle, pourquoi est-ce que vous profitez tous les deux ? de cette crise, en tout cas, dans les intentions de vote ?
C'est un sondage, c'est une photo à un instant T. Nous, on est sur le terrain tous les week-ends, on travaille et on ne part pas du tout gagnant. On a beaucoup d'humilité, beaucoup de responsabilité là-dessus. Après, moi, ça ne m'intéresse pas que la crise que nous traversons profite à l'un ou à l'autre. Moi, ce qui me désespère, c'est que la crise que nous traversons, elle est en train de pourrir notre pays. Le fait de 10 ans de macronisme allié avec l'extrême-gauche, puisque je le rappelle, notamment en 2024, il y a eu une alliance. Par exemple, dans ma circonscription, le candidat d'extrême-gauche pouvait se maintenir. Il s'est désisté pour le candidat macroniste. Et je crois savoir, Mme Feld, qu'on a votre circonscription. Le candidat macroniste s'est désisté à votre profit. Vous,
c'était Réauté-Garonne. Mme Feld,
c'est la gérante. Je veux dire, objectivement, si nous sommes dans une telle difficulté... 'est-ce que j'ai de pas républicain, Mme Feld ? La préférence
nationale. Ça n'est absolument pas républicain, ça n'est pas constitutionnel. Le racisme, c'est un délit. Le
racisme, expliquez
-moi.
La préférence nationale, c'est du racisme. En quoi c'est du racisme ? Le racisme, c'est la distinction d'hommes et de femmes selon la couleur de peau ou l'origine supposée. Très bien. En quoi la préférence nationale ? C'est du racisme. C
'est du
racisme parce que c'est de la
discrimination, c'est de la hiérarchisation. Vous pensez qu'il y a des êtres qui sont supérieurs aux autres ? Non, je pense qu'en France, un Français peut avoir des droits dans son pays. En quoi c'est du racisme ? C'est du racisme parce que vous pensez qu'un Français est supérieur à un autre être humain ?
Je pense qu'il doit avoir un accès privilégié à certaines choses dans notre République. Il n'y a rien de raciste du tout. Avant de
redonner la parole à Mathilde Felle de cette question, pourquoi ça vous profite en fait ?
Ça profite parce que c'est un peu en partie de l'ordre, c'est l'image du Rennes, face au parti de
la... sans que ce soit péjoratif, qu'il y ait la France insoumise qui défend les travailleurs.
Exactement, il y a le parti de la rue qui défend les travailleurs. Oui, mais tout le monde défend les travailleurs, monsieur Moëlle. Il y a moins de gens qui arrêtent dans les rues fédérifiques. Vous savez pourquoi je ne vais pas dans des manifestations à l'Amfeld ? Parce que sinon, vu que je me fais traiter de facho... à des nazis à longueur de journée, par les milices d'extrême-gauche et par la France insoumise, je ne peux pas y aller. Non, non, non, mais dans la rue, il n'y a pas que des milices
d'extrême-gauche. Vous rapportez n'importe quoi. Vous avez peur du peuple, en vérité. Le Rassemblement national a peur du peuple. Non, non, au contraire. Parce qu'il ne défend jamais le peuple. Parce que vous défendez le grand capital. Parce que vous avez une présidente qui vit dans un château à 8 millions. Parce que vous avez un secrétaire de groupe qui se balade avec une princesse à Monaco. Là, on dévient un peu de ma question,
Madame Felt, sur cette question, en fait. Pourquoi ça vous profite ? Parce que le Rassemblement national... C'est le côté on va remettre de l'or dans le pays, c'est comme ça le fait de campagne aussi. Je
crois que Jean-Luc Mélenchon, au niveau capital, il n'est pas à plaindre. Oui, les Français ont effectivement besoin d'ordre républicain, ont besoin d'autorité, ont besoin de retour à la fermeté et ont besoin d'apaisement. Et aujourd'hui, il y a l'extrême gauche qui jette de l'huile sur le feu. Il y a nous qui essayons d'être force de proposition, d'être constant et de vouloir un pays apaisé où on puisse retrouver de l'unité nationale. On a
fait le reproche à la France Insoumise au début du mouvement de lycéen. d'avoir utilisé cette colère-là aujourd'hui. Quand je dis que vous êtes le parti de la rue, ce n'est pas péjoratif. Est-ce que ça ne vous correspond ?
Tout à fait. Nous, la France insoumise n'a pas peur du peuple. Et au contraire, nous sommes un mouvement révolutionnaire. Donc on veut faire une révolution citoyenne par les unes et avec les outils de la Constitution. Le droit de manifester est un outil de la Constitution. On a toujours été en soutien des luttes. On sait tout à fait où est notre place. Et on accompagne ce mouvement. Moi, je suis allée à plusieurs blocus de lycées à l'appel des lycéens pour aller écouter leurs revendications. Je crois que le travail d'un élu, c'est d'aller écouter les revendications. Nous sommes élus par le peuple, donc nous écoutons le peuple et nous essayons de retranscrire leurs revendications dans les institutions et dans les propositions de loi qu'on peut faire et dans les amendements qu'on peut avoir, ce qu'on est en train de faire dans ce budget par exemple.
Au-delà de la politique en elle-même, le fait que vous soyez aussi vous tous les deux dans les sondages, la France insoumise et le RN, c'est aussi le constat d'échec d'Emmanuel Macron ? C'est aussi comme ça qu'il faut le voir, au-delà de ce que vous proposez vous, il y a aussi contre quelque chose aussi ? Je crois que
les Français ont envie de tourner ces 10 ans qui ont plongé notre pays dans le déclin. Il y a deux solutions pour 2027, ou comme elle l'a dit, la révolution, l'anticapitalisme, ou l'ordre républicain et la protection de la républicaine. J
'ai pas l'impression que vous avez appelé la révolution dans la rue, au sens où on l'entend. Révolution citoyenne, elle a parlé de révolution citoyenne.
Tout à fait.
Une vision de la
France qui se pose complètement. Ah oui,
totalement.
Complètement, évidemment. Nous, on est pour l'apaisement, la paix, la vie dans la diversité, la richesse que peuvent nous apporter justement tous ces gens dont on est allé piller les pays pendant des décennies. Il faut maintenant apprendre à vivre avec eux et au contraire profiter de la richesse qui nous amène, et en particulier dans plein de secteurs d'activité en France. Quand j'entends que Marine Le Pen veut taxer de 1 000 euros toutes les entreprises qui vont embaucher... des travailleurs extra communautaires, c'est ne rien comprendre et ne rien connaître à la filière du bâtiment, à toutes les filières de nettoyage, etc.
Juste une question là-dessus, sur la présidentielle. Si vous êtes tous les deux, la France insoumise, je précise, avec Jean-Louis Mélenchon et le Rassemblement national avec Marine Le Pen, si vous êtes tous les deux qualifiés au second tour, comment comptez-vous rassembler pour arriver à avoir 50,01% des voix ? – Vous avez un socle et des électeurs qui vont se mobiliser en masse pour vos premiers tours, mais en clair, est-ce que vous avez des réserves de voix en fait
? – Moi j'appelle vraiment un gouvernement d'Union nationale, bien au-delà du Rassemblement national. Je tends la main, mais je l'ai déjà fait sur votre plateau ici, à de multiples reprises, M. Morin. –
Notamment à des municipales ? – Oui,
bien sûr, moi je tends la main à toutes les forces républicaines de notre pays. – Bon, ça n'a pas marché, hein, je ne suis pas… – Non, mais je ne désespère pas que… Les Républicains, par exemple, et d'autres, voyant l'État dans notre pays, voyant le chaos social dans lequel risque de nous plonger l'extrême gauche s'ils sont élus, acceptent sur un socle commun, un socle d'idées. Avec plus côté LR, en fait. Oui, mais on a besoin de travailler ensemble. Il y a des compétences partout. Il n'y a pas des compétences qu'au Rassemblement National. Il faut vraiment une Union Nationale la plus large possible pour éviter le chaos que nous propose l'extrême gauche et pour pouvoir redresser notre pays.
Mathilde Feltz, c'est la même question. Comment comptez-vous rassembler au-delà de votre camp
Je crois que c'est déjà commencé, puisqu'on voit qu'il y a quand même beaucoup de mouvements, que ce soit chez les écologistes, chez les communistes, qui nous rejoignent. Il y a des alternatives qui commencent à se bâtir dans ce sens-là. Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon, quand il se déplace, il fait des salles combles avec 10 000 personnes. Les mouvements de manifestation sont... 'est gigantesque. Il y a 400 000 parrainages citoyens aujourd'hui aussi pour Jean-Luc Mélenchon. Donc je crois qu'on est dans une dynamique extrêmement vertueuse. Vous tendez plutôt la main
aux écologistes ? Bien sûr. On s'appelle toujours France
Insoumise Nouveau Front Populaire. On a gardé ce nom et on y tient, bien entendu. Et je pense que les gens ne sont pas dupes. Quand on dit que le Rassemblement National, on n'a jamais essayé, on a essayé dans les années 40. Cette société de l'ordre et de la sécurité, c'est... C'était exactement le même
contexte, Madame Felt. Ce n'était pas le même contexte. Je ne pensais pas avoir autant de caricatures aujourd'hui. Ce
mouvement tire son existence. D'un point de vue historique, je précise bien, je parle d'un point de vue historique. Exactement, d'un point de vue historique, ce mouvement a été façonné par des anciens de l'OAS et de la FNSS. Ce n'est pas la même chose que l'époque des années mondiales. C'est délire.
Juste pour terminer, il y a la présidentielle, on en a beaucoup parlé. Il y a aussi législative. Alors, on ne sait pas encore s'il y aura dissolution à l'Assemblée nationale ou pas, s'il y aura un scrutin en juin ou plus tard. – En peu de temps tous les deux, Sébastien Delbos, qu'est-ce que le véritable enjeu, il n'est pas là en fait ? Au-delà de la présidentielle, est-ce qu'il n'est pas dans l'élection des députés ? – Évidemment,
il faut avoir une majorité de 289 députés d'ailleurs pour pouvoir appliquer notre programme. C'est pour ça que je parlais d'union nationale la plus large possible. Moi, je voudrais qu'on arrive dans les mois qui viennent à s'unir, à se centrer et partir diviser. J'entendais ma... Madame Feld qui parlait que LFI a discuté avec les écologistes, le Parti communiste. Oui, c'est l'extrême gauche qui parle à l'extrême gauche. Moi, je veux parler à tous les patriotes, à tous ceux qui sont amoureux de notre pays, qui veulent le redresser. J'entends des élus chez vous qui appellent à la violence légitime, d'autres élus qui disent qu'ils ne reconnaîtront pas le résultat des urnes. Si le Rassemblement national passe, il nous reste 30 secondes.
Est-ce que l'enjeu n'est pas vraiment au législatif plutôt qu'à la présidentielle ? Bien sûr. Il n'y
a pas de problème, mais c'est un suivi. Pour la première fois, les Français vont pouvoir voter pour un projet. Pour un projet enthousiasmant qui veut redonner le pouvoir au peuple. Et donc, je pense que ceux qui vont voter pour Jean-Luc Mélenchon, qui va gagner en 2027, ils suivront ensuite. Et ils nous donneront les moyens de retourner ce système économique en faveur du peuple.
'est la fin de ce dimanche en politique. Merci à vous deux d'être venus sur notre plateau. Mathilde Feld, je vous rappelle, vous êtes députée de la 12e circonscription de Gironde.
Merci beaucoup. Députée
de la France Insoumise Sébastien Delbosque, vous êtes conseiller régional du Rassemblement national et délégué départemental du RN à Notégaronne. Et aussi conseiller municipal d'opposition, on a un petit peu parlé dans cette émission. Merci de nous avoir suivis. A la semaine prochaine.
Merci beaucoup.
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