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Marie Tendelier, vous allez certainement répondre à ça. Vous étiez à Trappes ce soir. Vous avez dit que c'est un crime qui ne vient pas de nulle part. Est-ce que vous accusiez le Rassemblement national de Jean-Philippe Tanguy quand vous disiez ça ?
Oui, parce qu'ils tiennent des propos sur votre plateau qu'ils présentent comme des opinions. Et en réalité, ce ne sont pas des opinions, ce sont des munitions. On voit bien que ce sont des paroles qui précèdent des actes chez certains et que cet acte raciste n'est pas venu de nulle part. Il est venu d'un discours qui est tenu par certains, entretenu par d'autres et qui fait qu'aujourd'hui en France, on vit dans un climat qui est devenu étouffant et dangereux pour une grande partie de nos concitoyens et de nos concitoyennes. Il y a un chiffre qui est terrible, c'est 1 200 000 Françaises et Français qui, chaque année... Chaque année estiment être victime d'un acte ou d'une parole raciste. Et 97% d'entre eux ne porteront jamais plainte parce qu'ils savent bien que ça ne mènera jamais nulle part cette plainte. Et donc ça veut dire qu'un million de nos concitoyens et nos concitoyennes chaque année sont victimes de racisme et vivent cela en silence sans y donner suite parce qu'ils ont bien compris que c'était pas un problème pour plein de monde. Et moi j'étais à Trappes tout à l'heure, vous l'avez indiqué. J'ai discuté avec beaucoup de mamans à la sortie qui disaient, vous avez des enfants, vous allez comprendre, en fait on a peur pour nos enfants. Ils ont peur aujourd'hui et ils voient bien que demain... Cette peur sera encore plus tenace parce qu'ils voient le risque d'une victoire de l'extrême droite et ils voient bien tout ce que ça désinhibrait de paroles et d'actes racistes, parfois de crimes comme on a vu à Trappes et à la Verrière. Et vraiment ils ont peur, ils disent quand mon enfant part à l'école, combien de fois il sera contrôlé sur la route, quelles paroles il subira à l'école, quels actes il subira. Ils sont plus tranquilles, ils sont plus en confiance et c'est ce que veulent les personnes racistes. Ils veulent que certains d'entre nous... Une partie des Français ne sont plus en sécurité dans son pays. propos du Rassemblement national sont racistes ? Oui, et puis leur programme aussi. Et eux le sont aussi ? Excusez-moi, quand on porte un programme raciste, on est raciste. Je veux bien parfois être prudente dans mes propos, mais là, je n'ai pas... Je suis élue à Hélène Beaumont, vous le savez, dans une ville qui est gérée par le Rassemblement National depuis 10 ans. Mon maire a écrit un guide à destination des élus Rassemblement National, un guide de formation, où il préconisait, par exemple, d'attribuer les logements en fonction de critères de préférence nationale. Je ne sais pas comment... De préférence nationale ou
raciste ? Parce que des critères racistes, c'est purement et simplement illégal.
Il a été condamné pour une grande affaire en justice puisqu'il est poursuivi par la maison des potes et que cette affaire dure depuis 10 ans parce que la maison des potes dit ce guide est raciste.
Justement, vous parliez également d'une responsabilité écrasante de l'extrême droite le jeudi 29 octobre sur votre compte X. Mais pour l'instant, à ce stade, il n'y a rien qui relie le Rassemblement national au tueur de manière très claire.
Le tueur dit en garde à vue qu'il avait bien une vocation raciste dans ce qu'il faisait et il dit qu'il visait spécifiquement des personnes noires et arabes et musulmanes. C'est
très clair. Et donc
il suit ce qu'on a entendu sur certains plateaux télé d'Éric Zemmour et d'autres qui disaient c'est les Africains, c'est les enfants de l'immigration, c'est les musulmans. qui pointaient du doigt des responsables au 17 octobre, sans aucun début de commencement de preuve. Et ça nous mène là où ça nous mène aujourd'hui, avec quelqu'un qui auto-éditait des autocollants à la gloire du Rassemblement National. Mais la responsabilité,
elle est acquis ? Est-ce que c'est la société qui pousse les responsables politiques à prendre cette ligne-là ? Je vous pose la question. Les membres du Rassemblement national n'ont jamais eu besoin de personne pour être
raciste. Ce n'est pas la société qui pousse le Rassemblement national à être raciste. Ça peut être une société raciste
qui demande des représentants. Le Rassemblement
national est raciste. On leur a laissé beaucoup de place sur nos antennes, etc. Ils ont délivré leur propagande simpliste qui berne une partie de la population parce que certains qui vont mal. C'est tout à fait légitime le sentiment aujourd'hui d'être déclassé, de ne pas se sentir bien. de voir l'inflation, la baisse de son pouvoir d'achat, d'avoir peur pour ses enfants. Ça, je pense qu'on est très, très nombreuses et nombreux à le partager. Mais ils leur désignent des adversaires simples, des boucs émissaires. Ils leur disent, ben voilà, le problème des agriculteurs, c'est les écologistes, le problème du chômage, c'est les immigrés. Et donc, voilà, dans leur détresse, certains les croient.
Ils s'en défendent en disant qu'un, ils condamnent le racisme sans ambiguïté, Jean-Philippe Tanguy l'a fait à votre place il y a quelques instants, et que deux, Marine Le Pen n'est pas condamnée pour des paroles racistes. Oui, mais un
certain nombre de leurs cadres leur sont et ça n'a jamais posé de problème à personne chez eux. Vous voyez bien la liste des candidats qui nous alignent à chaque fois aux élections, dont certains ont été condamnés plusieurs fois pour... Mais ils objectent qu'ils les retirent immédiatement dès
qu'ils découvrent... Brigitte Bardot, par
exemple, multicondamnée pour incitation à l'aide raciale, à Hélène Beaumont, qu'est-ce qu'ils font ? Ils font une avenue, Brigitte Bardot, ils l'invitent, ils font des hommages à cette personne, comme si de rien n'était. Vous savez bien que si ça les dérangeait, ça se saurait.
Juste petite... des points à éclaircir sur ce que vous disiez. Je prenais des notes sur les mots. Tout à l'heure, vous avez parlé que ce que disait l'ERN, ce n'était pas des opinions, mais des munitions. C'est ce que vous avez utilisé. C'est quand même... Je parle
notamment de la théorie du grand remplacement. Vous savez que des écologistes, Sabrina Sebailly, Léa Ballage, Elmariki et Aklim Elouli, Assemblée nationale, ont déposé une proposition de loi pour que ces mots relèvent désormais de la justice. Parce qu'en fait, vous voyez par exemple les propos négationnistes. l'État français a décidé à un moment que ce n'était pas une opinion, que ce n'était pas possible de tenir ses propos. Mais la Shoah est un
fait historique. Comment ? C'est-à-dire que la Shoah est un fait historique, que les crimes contre l'humanité sont des faits historiques, donc on peut condamner des personnes quand elles nient des faits historiques. Oui, mais le grand emplacement, c'est une
théorie complotiste qui... amènent parce que ces théories sont répandues sur le plateau télé, sont disséminées par les réseaux sociaux. Voilà, et puis c'est leur programme politique. Ils emploient ce mot comme si de rien n'était. Et derrière, ça fait croire à des personnes que... C'est comme quand on parle de submersion migratoire. C'est pas appuyé sur des faits. C'est faux de François Bayrou. Oui, c'était un vrai problème. C'est pour ça que vous me posiez tout à l'heure la question des responsabilités. Il y a la responsabilité du RN, de l'extrême droite française, puisque ce Rassemblement National s'est reconquête, évidemment. Mais c'est aussi une responsabilité d'où toute cette... et ceux qui les suivent. Vous trouvez que le bloc central les suit ? Excusez-moi, la porte-parole du gouvernement, Maud Bréjon, a tenu des propos gravissimes, gravissimes sur les pillages qui ont eu lieu parce que ça s'appuie sur aucune preuve et c'est tout ce discours qui alimente ce qui s'est passé à Trappes et à la Verrière et donc on a plusieurs parties et ça va jusqu'au bloc central qui court après l'extrême droite, court après ses idées. pour courir après ces électeurs. Et c'est gravissime parce que, vous voyez, c'est des personnes qui nous appellent toujours à des leçons de morale républicaines, etc., à dire c'est la République où les casseurs choisissent votre camp. Mais ce soir, le camp de la République, il était à Trappes. Il était à Trappes en train de défendre les enfants de la République. Et à la verrière ? Liberté, égalité, fraternité et à la verrière. Et moi, j'étais à Trappes à l'invitation du maire qui invitait tout le monde. Je n'ai vu que des gens de gauche. Ils étaient où, les autres ? Ils étaient où ?
Vous avez dit qu'on entendait certains de ces propos sur beaucoup d'antennes. Je tiens à préciser que sur la note, lorsqu'ils sont diffusés, on essaye de les contredire au maximum et d'arrêter lorsqu'il y a un propos illégal. Et c'est fait à chaque fois sur ces plateaux et il n'y a pas de propos de...
Mais on continue à inviter comme si de rien n'était des personnes qui tiennent des propos racistes. Et vous savez, en Belgique, ils ont fait quelque chose de très fort.
Ils ont interdit.
Ils ont interdit un cordon sanitaire médiatique. Donc vous êtes comme
pour Balibagayoko qui demandait... ici sur le plateau de Darius Rochebin la semaine dernière, d'interdire le RN de plateau de parole
En fait, la question se pose, et en Belgique, ils l'ont fait. Ils l'ont fait, et en fait, c'est pas de droit de parole, pas d'antenne payée par les impôts des gens pour des racistes. Dans ces cas-là, vous
demandez aussi l'interdiction de ceux qui appellent au pillage, casseur, manifestation, sur les réseaux sociaux
? Parce que si sur vos plateaux, des gens ont appelé au pillage, vous me renvoyez les vidéos. Ça, c'est encore une autre question. C'est deux choses liberticides. d'accord mais c'est pas pareil en fait des responsables politiques un mec qui tout seul fait des tweets qui n'ont aucun sens enfin de toute façon ses propos sont déjà sous le coup de la loi et sont poursuivis assez systématiquement
mais sur des
plateaux en fait on parle de personnel politique d'élus de la république ou de gens qui aspirent à l'être donc qui sont censés être exemplaires et dont je sais je pense pas que quand les gens m'entendent ils disent c'est Marine Tondelier les responsables politiques donc je vais suivre tout ce qu'elle dit mais enfin il y a quand même un pouvoir prescripteur des politiques les gens écoutent
qui juge ça de manière régulière tout le jour. Oui, mais qui
juge selon une jurisprudence et selon des règles qui, peut-être, doivent être mises à jour. Alors,
si je vais jusqu'au bout, est-ce que dans ce qu'a dit Jean-Philippe Tanguy, qui est invité sur notre plateau, il y a eu des propos racistes qui ont été tenus et qu'il aurait interdit d'être là avec nous ce soir ?
Là ce soir ? Oui. Alors, je n'ai pas écouté toute l'interview de Jean-Philippe Tanguy, désolée. Mais après, je vois bien comment ça se passe aussi au Rassemblement National. Vous voyez, monsieur Tanguy, je l'ai écouté en me préparant, j'ai entendu la fin. Il disait, oui, moi... Moi, j'ai toujours combattu le racisme et l'homophobie. Et en fait, je vois bien la répartition des rôles aussi. Il y a au Rassemblement national des gens comme mon maire qui se présentent comme le genre idéal, comme la face... Qui a
été relaxé, d'ailleurs, on vient de vérifier en régie. Il a été relaxé. Oui, mais bon, c'était quand même des propos. Il a été relaxé, pas
parce que les propos n'étaient pas racistes, mais parce qu'il a dit que ce n'était pas vraiment lui qui avait écrit l'ivraie, etc. Mais vous voyez, ils se répartissent les rôles. C'est-à-dire que le RN, il n'a pas changé de fond. On sait bien d'où ils viennent et on sait bien où ils vont et pourquoi ils font ça. Mais ils mettent en scène des personnes dont M. Tanguy fait peut-être partie, qui sont leur face un peu... Je ne raciste jamais de la vie. D'ailleurs les racistes s'attaquent à moi parce qu'ils trouvent que je ne suis pas assez raciste. Il faudrait le plan pour lui déterminer la Légion d'honneur parce que par rapport au RN, il est moins raciste. Et donc ça, c'est quand même un sujet. Vous savez, moi quand mon maire a été élu en 2014, on parlait... de la stratégie de dédiabolisation.
Ils n'ont pas dit, nous, on est dédiabolisés, ils ont dit,
on a une stratégie de dédiabolisation, sous-entendu, pour accéder au pouvoir. On a bien compris, parce que moi, mon mère, par exemple, il était parti chez les maigretistes, etc. Ce n'est pas des enfants de cœur, c'est quelqu'un qui, à 15 ans, vendait des pins du RN au lycée à Hélan-Beaumont et qui disait à un journaliste qui l'interrogeait qu'il était au RN de Jean-Marie Le Pen, parce qu'il y avait trop d'arabes dans son bus. On sait d'où il vient.
interdirait de plaindre l'homophobie dont il serait victime ? Parce que vous dites, monsieur Tanguy n'est pas à plaindre, il faudrait le plaindre. Je suis sûre qu'il subit de l'homophobie et ça n'est pas acceptable.
Donc il faut le plaindre. C'est un parti qui promeut la discrimination et qui... dans les profils qui portent sa parole aujourd'hui, à, on va dire, des good cop et des bad cop. Et on voit bien que les bad cop, en ce moment, sont un peu mis en retrait. Quand on demande, et M. Lousteau, et les gens du GUD, et tout ça, ils sont où ? Non, non, ils ne sont pas vraiment là. C'est toujours des gens qui ne sont pas vraiment là, mais ils sont en fait toujours là. Et c'est quand même la continuité du RN. Et on voit bien ce... À chaque fois qu'ils ont été dénoncés, ils ont été exclus. De manière systématique. Monsieur Lousteau, on voit bien tous ces gens qui se font d'ailleurs beaucoup d'argent sur la sanction du RN, qui vendent les kits de campagne, qui sont leurs communicants. Franchement, on voit ça. Quand Marine Le Pen dit « J'ai un seul regret, c'est d'avoir exclu mon père », on sait pour quel propos elle l'avait exclu. Bon, apparemment, elle le regrette. C'est un problème. Il y a toujours ce visage souriant, comme si maintenant le RN avait changé, etc., et qu'il fallait leur faire confiance. Et puis derrière le masque souriant, il y a la réalité. Il y a toujours cette ambivalence-là. pas de l'ambiance qui est une stratégie. C'est-à-dire qu'il faut à la fois rassurer des Français qui n'auraient pas voté pour Jean-Marie Le Pen en 2002, tout en envoyant des clins d'œil appuyés et revendiqués à la frange la plus radicale de l'extrême droite française. D'ailleurs, le retour de Marion Maréchal Le Pen au bercail, excusez-moi, c'est quand même assez révélateur de ce qui se passe.
Est-ce que ce n'est pas également une stratégie de votre part quand vos députés quittent l'hémicycle juste après l'hommage ?
Alors, moi, je vous avoue qu'avec le congé maternité, je ne suis pas, minute par minute, toute l'actualité française en ce moment, je le revendique, je n'arrive pas à tout faire. Non, mais moi, ce que j'ai compris de cette scène-là, parce que j'ai regardé dans la voiture, on m'a dit que Sébastien Lecornu avait fait un parallèle entre la mort de Pingo Bossio Wangui et celle de Quentin Deronc, et je n'y croyais pas. Ça n'a tellement pas de sens que j'y croyais pas. Et donc, j'ai regardé la séquence, et ce que j'ai compris de la séquence que j'ai vue, c'est qu'ils ont... quittait l'hémicycle suite à la réponse de Sébastien Lecornu qui n'était pas à la hauteur. pour vous,
le racisme anti-blanc n'existe pas.
Et de ce que j'ai vu... Pour vous, le racisme anti-blanc n'existe pas, Marine Tondelier ? Le racisme, c'est contre des minorités, contre des personnes qui sont opprimées en fonction de leur couleur de peau, de leur orientation sexuelle, etc. Donc je ne vois pas leur rapport. Donc des blancs ne peuvent pas dire qu'ils ont été ciblés pour avoir été blancs ? Oui, mais on ne peut pas parler de racisme pour des gens qui sont une majorité. Vous appelez ça comment ? En fait, je ne connais pas de personnes dans ce pays qui soient opprimées. parce qu'elles soient blanches, tout comme je ne connais pas de gens qui soient opprimés parce qu'ils sont hommes, parce qu'il y a des masculinistes, maintenant, qui expliquent que les féministes... Quand on
entend casser du blanc, on peut se poser la
question. Qui expliquent que vraiment, les féministes ont pris tellement de pouvoir que maintenant, en tant qu'hommes, ils sont opprimés, ils n'arrivent plus dans la vie, ça suffit.
À Crépole, l'insulte sale blanc, elle aurait été proférée. Je ne dis pas que c'est bien de faire ça
et que je le cautionne. Je dis juste qu'on ne peut pas mettre sur le même plan le racisme. qui conduit par exemple à la mort de cette personne à crape et de cette blessée, et le racisme anti-blanc, ça n'a aucun rapport. Et rien que le mot racisme anti-blanc, pour moi, est un problème.
Oui, mais je reviens à l
'injure.
Je ne cherche ni le désaccord ni l'accord. Juste à comprendre, Salle Blanc, vous caractérisez comment cette injure ?
Je vous dis que le mot racisme anti-blanc n'a pas de sens. Le racisme, c'est contre des minorités qui sont oppressées. Donc Salle Blanc n'est pas une injure
raciste.
Je vous dis que c'est abject, personne n'a dit ça, mais on ne peut pas mettre sur le même plan les deux choses, tout comme on ne va pas mettre sur le même plan les féministes qui combattent les féminicides et les injustices structurelles contre les femmes, et les masculinistes qui disent qu'ils sont oppressés en tant qu'hommes. Pour ceux qui ne comprennent pas sur le racisme, je l'explique. Sur autre chose, peut-être que vous... Non,
j'attendais juste oui ou non, c'était une
compréhension plus claire. Je pense que je vous ai
répondu très clairement. Voilà,
ce qui avait été donné, c'était sur Thomas et l'affaire de Crépole, où il y a les juges d'instruction. avait parlé et avait mis sur la table le côté racisme anti-blanc, meurtre, avec racisme anti-blanc ou racisme anti-français, et le parquet, justement, lui, s'est opposé à ceci, et ça, voilà, c'était juste pour que les choses soient... Donc la justice
est d'accord avec... Oui, Sébastien Lecornu a cité Quentin Durand, et là, on parlait de
racisme anti-blanc dans l'affaire de Crépole. Pour la mémoire de Pengo Bossiuwangi, c'est quand même un problème de mettre sur le même plan son assassinat par du terrorisme raciste. et la mort de Cantor Boranc, qui est tragique, qui n'a rien à voir.
Qui n'est pas terroriste, en tout cas, ça, on peut s'accorder là-dessus. Il n'y a pas
de terrorisme, et vous savez... Vous avez parlé d'islamophobie de manière assez spoutable, quand ça s'est arrivé. Quelqu'un qui est simé pour sa couleur de peau, ou sa religion présumée, parce que là, en plus, on voit bien que c'était présumé, en fait, votre couleur de peau, vous ne pouvez pas en changer. Moi, les gens, ce qu'ils me disaient, attrapent, et c'est saisissant. Ils disent, vous savez, nous, on est visé pour notre couleur de peau. Comment on fait ? On l'aura toujours sur nous, ça se voit, c'est pas quelque chose qu'on peut dissimuler. C'est terrible d'en arriver là, mais il me disait, voilà, il y a des personnes, si vous êtes poursuivi pour votre opinion, pour votre opinion sexuelle, vous avez peut-être le moyen de le cacher, il ne faut pas tolérer ça, mais ils disent, nous, c'est sur notre visage, on se sent en sécurité, jamais, nulle part.
Par rapport à tout ce qu'on vient de se dire, ça m'inspire deux réflexions, Marine Tondelier, et deux questions. Est-ce que, un, qu'est-ce que vous dites aux téléspectateurs qui nous regarderaient et qui lui diraient, Moi, je vote Rassemblement National, et là, j'ai Marine Tondelier, candidate responsable, qui est en gros en train de me traiter de raciste, parce que je suis tentée de voter... Non, moi, j'ai
parlé de leur... Oui,
vous allez pouvoir leur répondre, mais certains doivent penser ça devant leur téléviseur, et disent, qu'est-ce qu'elle vient me dire, quelles leçons elle est en train de me donner. C'est peut-être pour ça qu'on ne vote pas aujourd'hui pour des gens et des responsables politiques, de gauche notamment. Et est-ce que de, de, beaucoup... J'allais dire d'être sur ce sujet. C'est vrai qu'on a vu une unité de la gauche autour de cette lutte contre le racisme, la dénonciation du racisme. Heureusement, il ne reste plus que ça. C'était ma question. Heureusement, il ne reste plus que ça aujourd'hui.
Alors, il y a deux questions en même temps. Je commence par la première. Moi, j'ai toujours fait la différence entre les cadres du Rassemblement national et les gens qui se retrouvent là, qui sont manipulés, qui sont désespérés. On disait parfois le vote fâché, pas fâcho, mais fâché. Et chez moi, il y a eu ça. Vous avez un maire qui est en prison pour 18 chefs d'inculpation, qui a détourné l'argent de la ville. Vous avez une situation sociale qui est terrible. Le RN qui représente des boucs émissaires, facile, et ça fonctionne. Il ne faut pas non plus dédouaner les gens qui votent pour l'ERN. Parce que je pense qu'au fond, leur moteur de vote n'est peut-être pas le racisme. pour tous, mais enfin, le programme pour lequel ils votent l'est, et s'ils arrivent au pouvoir, c'est à ça que ça conduirait. Mais vous voyez, moi, j'habite dans une ville à Hélène-Beaumont, où le RN a fait la 77% au municipal, j'ose espérer que 77% des habitants de cette ville ne sont pas RN, c'est parce qu'ils votent pour le RN, ne sont pas racistes. Après, ils acceptent de voter pour un maire qui porte cette théorie-là, qui soutient Marine Le Pen, et donc ça, voilà, c'est quand même un continuum qu'il faut... assumé assez clairement après moi j'ai bien aimé le discours d'Ali Rabé qui est vraiment qui est impeccable dans la séquence je le dis parce que certains me disaient tout à l'heure de vos confrères attrapent il se révèle dans la séquence il se révèle peut-être à vous et au grand public nous on le connaît depuis 15 ans on n'a jamais douté de son talent et là vous vous en vous en rendez compte mais il est impeccable il est juste il est sincère il n'a pas à forcer l'émotion il est juste impeccable justement sur le deuxième aspect il a lancé un appel aux électeurs du rassemblement national dans son discours qui était très puissant très puissant Il s'est vraiment adressé directement à eux. C'est-à-dire qu'il les considère. On a des choses à leur dire. Et on veut leur dire, voilà, ça c'est notre France. Moi, je vois les images de Trappes. Regardez, on est ensemble, on est tous là. C'est des gens qui font tourner le pays, qui travaillent, qui se lèvent tôt, qui se couchent tard, qui ont choisi de vivre ensemble, qui sont français, qui ont rendu hommage au drapeau bleu blanc rouge, qui ont chanté la Marseillaise et qui... veulent faire que la devise de notre pays, liberté, égalité, fraternité, soit concrète. Et excusez-moi, les patriotes de Pacotie du Rassemblement National, cette devise nationale, ils la servent très mal. La fraternité, j'en ai jamais vu beaucoup au RN. L'égalité, moi, je vois ce qu'ils votent à l'Assemblée. C'est pas vrai. Ils arrivent à faire croire à des gens. qui serait pour un mieux-disant social, mais dans leur vote, ça n'est pas vrai. Et donc, je pense que la gauche, et c'est le lien vers votre deuxième question, on vous étiez ensemble, voilà, est-ce qu'il ne vous reste plus que ça ? Heureusement qu'on était ensemble, moi j'aurais été extrêmement fâchée que l'un ou l'autre choisisse de ne pas venir parce que l'autre était présent, ça aurait été ridicule dans pareilles circonstances.
Emmanuel Grégoire a bien été hué à Paris, à Stalingrad, quand il a eu le hommage. Oui, c'est pas normal. Vous le condamnez.
Mais surtout, en plus, ce n'est pas le lieu, si on veut régler des comptes politiques, on le fait sur les plateaux télé, sur les réseaux sociaux, mais pas dans des moments d'union nationale comme cela. Mais moi, j'étais très choquée de l'absence de la droite. C'est-à-dire qu'Ali Rabé, il a invité tout le monde. Il a invité tout le monde et certains se sont trouvés beaucoup de prétextes et d'alibi pour ne pas être là ce soir. Franchement, je pense que Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann ou moi-même, on a chacun beaucoup de contraintes et on ne s'est pas dit comment je fais entre telles contraintes et Trappes, comment j'arbitre. On ne s'est pas posé la question en une seconde, notre place était là et la place de tous les chefs de parti normalement aurait dû être à Trappes parce que c'est un moment de deuil national et qu'en fait on doit ces 1,2 millions de personnes qui sont victimes de racisme chaque année et qui ont peur maintenant, en fait on doit pouvoir leur... dire collectivement vous n'êtes pas seuls, on ne laissera pas faire. Et c'est pas normal qu'il n'y ait que la gauche qui était là ce soir à Trappes. Emmanuel Macron
a accusé le RN de désinhiber le racisme et LFI de désinhiber l'antisémitisme. Vous validez les deux constats ou un seul ?
Je vois que la période est à ça, en fait, et à un signe égal. Alors ce soir, sur le plateau, on dit, et le racisme anti-blanc, comme si c'était pareil. Et puis, c'est vraiment le relativisme de l'époque, en fait. Tout vaut tout. Et donc, le Rassemblement national, finalement, comme à gauche, c'est aussi grave, c'est pareil. Ben non, en fait, c'est pas pareil. Je ne vous dirai jamais que c'est pareil. Le racisme,
ça ne vaut pas la même chose pour vous ? Racisme et antisémitisme ?
Moi, j'ai toujours condamné le racisme, l'antisémitisme, l'islamophobie, tout. Mais en fait, on ne peut pas dire que la France insoumise égale le Rassemblement national. On ne peut pas dire ça. Il y a des condamnations, ça compte. En fait, l'antisémitisme, ça relève de la loi. Donc en fait, soit on tient des propos, on est sanctionné par la loi, et donc voilà, soit c'est pas le cas, et donc c'est pas la même chose. Le Rassemblement national, regardez, on leur rend le nombre de personnes qui sont condamnées pour racisme, et pour ce qui est de l'antisémitisme, excuse-moi, Jordan Bardella, non seulement on a compris qu'il l'était, vu les propos qui ont été sortis par Mediapart, mais en plus on a compris qu'il mentait. C'est-à-dire que ces gens sont incapables de s'excuser. Ça fait une semaine, attendez. Il faut le dire
aussi
dans le
contexte
pour... Oui, parce qu'il ment, voilà. Je suis désolée, toutes les preuves qu'on a sont accablantes. Il ment. Et quand on voit la manière dont il donne des leçons de morale à tout le monde, vous imaginez s'il y avait quelqu'un qui avait assassiné une personne dans ce pays, qui avait des tracts des écologistes ou des autocollants auto-édités chez lui ? pensez que l'ERN, ils auraient fait quoi ? Vous auriez plaidé aussi au
dingue
d'une séance. Vous auriez dit qu'il a des problèmes psychiatriques. En fait, on ne sait pas. Et donc moi j'aurais été la première sur ce plateau à dire que si on avait une quelconque responsabilité, on en était navré, on s'excusait. Et là en fait, ces gens sont incapables de reconnaître leurs erreurs, de reconnaître leurs responsabilités. Et pour des gens qui veulent accéder à l'Elysée, à Matignon, au plus haut poste de la Ve République, je trouve ça hyper inquiétant. Parce que c'est des personnes qui n'assument jamais leurs responsabilités. N'importe quel parti aurait été dans leur posture aujourd'hui, ils seraient les premiers à aller hurler sur toutes les chaînes qu'on doit s'excuser. que c'est de notre faute. Et là... Aucun début de commencement de mea culpa, d'excuses, de sentiments de malaise en disant que c'est une posture qui est compliquée. Non, il continue comme sidérant. C'est assez sidérant en réalité, il n'y a que pour faire ça.
L'audience au Conseil d'État aura lieu dans quelques minutes, à 22h ce soir, concernant l'appel pour le parcours de la manifestation demandée par la CGT. On baisse d'un niveau de
complexité de sujet. Je dois vous dire que je rentre de trappe. En fait, le parcours de la... manif demain, je m'en fous un peu. Si ça avait été dans la périphérie, vous auriez manifesté ? Alors moi, il se trouve que demain, je serai à Lille, du coup, pour des raisons familiales, mais parce que j'habite dans le Pas-de-Calais, je peux pas être tout le temps en Paris, mais... J'ai vu la semaine dernière, on a passé 24 heures tous à commenter, moi la première, le trajet de la manif. Je suis partie de chez moi à Inain-Beaumont, 3 heures avant la manif, je ne savais pas où fallait que j'aille. Et c'était assez unique. Donc oui, ça m'a mise en colère. Mais en fait, je pense que tout ça, c'est aussi un peu de la diversion. Donc les gens qui se battent pour que le parcours qu'ils proposent, s'il n'y a pas de raison qu'ils soient refusés, soient acceptés, ils ont tout mon soutien. Et merci à eux de le faire. Merci à eux de le faire. En fait, j'ai l'impression que tout ça, ça alimente beaucoup. Regardez-le là-dessus. On commence non pas par parler des revendications de ce mouvement social, mais par parler du parcours de la manif. C'est quand même dingue ce pays, on en est arrivé où ?
Après, vous allez me demander
de commenter l'interdiction des masses d'Halloween.
Ça, peut-être parce que ça pose aussi un enjeu de sécurité publique. Mais avant d'y arriver... Vous vous rendez
compte quand même ?
Quoi donc ? Qu'on en ait à
légiférer sur les masses d'Halloween dans ce pays ? Il pourrait mieux répondre à la colère sociale. Il ne faut
pas inverser la cause et la conséquence.
La cause, je suis d'accord avec vous, c'est la colère sociale. Et tant qu'on n'apporte pas de réponse sociale à la colère sociale, on sera cantonnés à légiférer sur les masses d'Halloween. La
cause, c'est que des personnes ont appelé à commettre des violences, notamment contre des policiers, déguisés en personnages d'Halloween et à le viraliser sur les réseaux sociaux. S
'il n'y avait pas de manif, parce qu'on avait répondu à cette colère sociale, ils n'auraient rien sur quoi se greffer.
– Halloween, c'est tous les ans, et tous les ans, on voit monter des appels. – D'accord, mais vous voyez bien que là, le sujet des casseurs,
des pilleurs, etc., c'est qu'il y a des manifs qui permettent de semer un peu le chaos en se greffant une manif, alors que les manifestants n'ont rien à voir.
– Donc les casseurs, les pilleurs, pour vous, c'est seulement dû à de la colère sociale ?
Non, non, non, moi je fais bien la différence entre les manifestants. qui sont liés à la colère sociale, et des casseurs, des pierres, qui viennent se greffer, qui viennent profiter de ce moment de colère sociale pour semer le chaos, comme ça a toujours été le cas dans les mouvements sociaux. Et donc il y en aurait eu, même si on avait répondu à la colère sociale ces dix dernières années ? Non, parce qu'il n'y a pas de manif, il n'y a pas de casseur, enfin de manif. Et franchement, ça fait plus d'un mois, ça fait un mois et demi maintenant que les revendications sont sur la table. Mais qu'est-ce qu'ils font dans ce gouvernement ? Ça fait dix ans qu'ils sont là. Ces manifs, d'ailleurs, c'est pour toute leur œuvre. fichu depuis plus d'un mois de répondre à cette colère sociale. Et ce qui a été mis sur la table, c'est
rien.
Attendez, quand on va à Matignon, donc c'était jeudi dernier, mercredi jeudi dernier, monsieur Lecornu dit, je vais recevoir les lycéens lundi, je leur dirai des choses. On dit, mais pourquoi vous ne leur dites pas avant la manifestation ? Parce qu'on n'a pas eu le temps de chiffrer, de regarder de plus près. Ah bon, ça fait un mois en fait. Ça veut dire qu'en fait, tu as commencé à regarder hier. Parce qu'avec les services de Matignon, de Bercy, tout ça, normalement, on chiffre assez vite. Donc c'est bien la preuve qu'ils n'ont pas pris au sérieux ce mouvement. Et donc aujourd'hui, la situation... Clairement, ils ont perdu le contrôle. Et moi, ce que je dis, c'est qu'à force de ne pas répondre à la colère sociale, ça va leur coûter beaucoup plus cher. Parce que déjà, l'économie, vous voyez bien que là, les gens, déjà dans le monde entier, ils se moquent de nous. Mais Macron, le cornu, lunaise, c'est la risée dans le monde entier pour leur mauvaise gestion des manifestations et du maintien de l'ordre. Parce que ce que l'on voit, les vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux sont lunaires. Ça n'excuse en rien les casseurs, les pilleurs qu'il faut condamner aussi avec fermeté. Mais franchement, la police... Et les
policiers blessés ?
évidemment, moi je condamne toutes les violences de tout le monde tout le temps. Mais je vous dis juste qu'on voit circuler sur les réseaux sociaux des images qui sont inacceptables. Et que dans une démocratie en bon ordre, le ministre de l'Intérieur, le président de la République et le Premier ministre devraient dire, ça c'est pas possible. Ce policier là qu'on voit faire ça, ça n'est pas possible. On va faire une enquête le plus sérieuse possible et on demande la plus grande fermeté. Eux ils demandent la plus grande fermeté qu'avec les casseurs et les pilleurs. Donc c'est un de poids de mesure.
Non c'est pas vrai, il y a un certain nombre d'enquête de l'IGP. Vous parlez de monsieur Lunes
qui a refusé d'appeler à la retenue les forces de l'ordre. Vous dites
qu'il n'y a pas de poursuite, il n'y a pas d'enquête. Je suis obligé de vous dire, il y a des poursuites, il y a des enquêtes, il y a des condamnations. Vous essayez
de me mener la contradiction depuis tout à l'heure sur le racisme anti-blanc, sur tout ça. Franchement, vous essayez de le faire, mais ça ne marche pas. Je suis désolée, le ministre de l'Intérieur... Il y avait des lycéens qui bloquaient leurs lycées. D'ailleurs, il nous a dit en réunion, non mais nous, on est pour le blocage, mais ce qu'on ne veut pas, c'est le blocage total. Lui, il veut des blocages qu'il ne bloque pas, en fait. Donc, il veut des grèves où on travaille, des blocages qu'il ne bloque pas. Mais quel rapport
avec le fait que des violences commises par des policiers ne seraient pas sanctionnées ? Et donc, ils n'ont pas voulu de blocage,
et donc ils ont revendiqué pour intimider les lycéens, et je pèse mes mots, et j'assume entièrement ce que je dis, pour intimider les lycéens, pour qu'ils rentrent chez eux, ils leur ont envoyé de la répression policière avec des consignes. très ferme et des dérapages dont on a tous vu les vidéos sur internet. Et donc dans ces cas-là, soit c'est un acte isolé et donc le ministre est capable de dire que ce n'est pas possible et d'appeler à la retenue en disant vous avez affaire à des enfants quand même, c'est des mineurs, etc. Soit c'est assumé, c'est une stratégie politique et ça se transforme dans les mots politiques. Et moi je l'ai ressenti dans les mots politiques.
Mais les condamnations, elles sont là. Les policiers qui ont frappé des manifestants au Burger King, ils ont été condamnés. Bien sûr que les policiers sont condamnés. Je viens de vous donner un exemple très concret.
C'est assez choqué, je dois vous dire qu'énormément de parents, de professeurs, de proviseurs ont été aussi extrêmement choqués de voir quel accueil on les avait. Parce que moi, à mon époque, quand il y avait le CPE, quand il y avait d'autres mouvements lycéens, en fait, on ne se demandait pas si on allait rentrer entier chez nous le soir. Au
manifeste CPE, il y a eu quelques scènes de violence quand même.
L'ampleur de la répression... Elle est inédite. Vous le savez, je le sais, tout le monde le sait, donc ne faisons pas semblant entre nous. Un
mot en flash tout de même, Marine Tornelier, sur Kylian Mbappé, parce que vous avez été l'une des rares à le soutenir publiquement. Alors je n'ai pas compris
d'ailleurs pourquoi j'avais... Enfin moi j'ai réagi, je vous ai dit, franchement je ne suis pas l'actualité heure par heure, mais quand j'ai vu ça, j'ai réagi assez instinctivement. Et quand on m'a appelée pour me dire que vous êtes la seule politique à avoir réagi, je me suis dit, qu'est-ce qui se passe dans ce pays
qu'il fallait dire que Mao Zedong était un dictateur, de manière officielle.
mais attendez, on a un pays qui décide d'humilier un sportif français pour des propos qu'il a tenus en plus il y a plusieurs semaines. On se demande bien pourquoi ça ressort là maintenant. Il doit s'excuser, le Real Madrid s'excuse, il s'excuse, la Ligue, tout le monde s'excuse. Ils font quand même tomber ces contrats publicitaires, etc. Mais pourquoi en fait ? Jusqu'où ça va aller ? Donc Xi Jinping est le cher indicateur ? Déjà, est-ce que vous pensez vraiment que chaque Chinois... du pays est là en train de dire que va encore dire Mbappé, etc. Franchement, la moitié... Ils ont retiré toutes
ces bouteilles d'eau. Mais vous savez bien pourquoi.
C'est plutôt, à mon avis, c'est plutôt les entreprises qui doivent obéir au régime que la base chinoise qui demande des excuses. Franchement, voilà. Et alors, tout à l'heure, on m'a dit que mes propos avaient choqué les Chinois parce que je pense que les Chinois s'en foutent complètement de qui est Marine Tondelier. On va se tenir tranquille là-dessus. Sociez-vous. Donc en fait, ce que je ne comprends
pas...
Si vous trouvez que la Chine, c'est la plus grande démocratie du monde, allons dire. Pour vous, c'est un dictateur. On a un petit problème quand même en Chine sur deux, trois choses. Sur les Ouïghours, par exemple, sur Taïwan, sur beaucoup de choses. Mais c'est marrant, vous n'utilisez pas le mot. Pourquoi ? Parce que je vois bien, après on peut dire aussi que la démocratie va bien en France, parce que ça peut être tout à fait le cas en ce moment sur la manifestation, mais la démocratie à la base, c'est d'avoir des élections libres. En tout cas, pour l'instant, dans mon pays, elles le sont, et pour vous que ça dure. Mais je vous dis, moi je suis choquée que la grande majorité des politiques français n'ait pas par réflexe, par instinct, été de défendre un sportif français dont on pense qu'on veut par ailleurs. Moi je ne soutiens pas le Real Madrid, je soutiens notre équipe de foot, tout ça, mais qu'un sportif français soit. attaquer pour des choses qui ne posaient aucun problème. En plus, il fait une blague. Ce n'est même pas une volonté de s'appartenir à propos politiques. On lui dit, c'est quoi ton plus grand traumatisme ? Il dit, j'avais une photo de moi en dictateur. Je ne pense pas qu'il ait dit ça après avoir lu les trois tomes de l'histoire chinoise contemporaine. Et franchement, je suis assez effarée de voir que c'est une forme d'intimidation de la Chine que la France courbe la Chine. Je trouve ça grave. Joli jeu de mots. Merci Marine Tendulier.
Merci à vous Guillaume Ferb. Merci à vous Julien Arnaud. Dans un instant vous retrouvez à Niva sur LCI.
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