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Chaque semaine, on laisse nos dernières minutes de l'émission chez Paul, la newsletter, pour nous ramener les meilleures informations de cette newsletter. Il y a deux semaines, Sylvain Chazot nous parlait de melon. Arthur, déjà, bienvenue sur le plateau. Merci. Tu peux remonter ton micro, comme ça tu seras plus à l'aise. Exactement. Et cette semaine, tu vas nous raconter la stratégie de LFI de la France Insoumise sur les réseaux sociaux.
Oui, puisque comme on le sait, à peu près tous les partis le font. Les Insoumis, eux aussi, ne comptent plus uniquement sur les chers médias, les vieux médias dont on vient de parler. Les vieux médias, calme-toi ! Les troupes de Jean-Luc Mélenchon sont très actives sur les réseaux sociaux. C'est l'avantage quand on a une grande part. de jeunes parmi ces fidèles militants. On comprend pourquoi les Républicains ne sont pas forcément, de fait, les plus actifs sur Instagram, les plus visibles en tout cas. Et ces jeunes insoumis, là, ils sont invités à aller plus loin dans leur militantisme numérique. En fait, ils doivent faire mieux. Oui, faire mieux, c'était la phrase de Jean-Luc Mélenchon à l'issue de sa dernière présidentielle. Là, dans la droite lignée d'un autre slogan de Jean-Luc Mélenchon, « Nous, c'est carré », et les filles comptent bien agir de façon carrée. sur les réseaux. Comme chez Paul le disait hier, ces derniers jours, le directeur de la communication de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, c'est le député Antoine Léaumant, a fait sienne une stratégie présentée comme décisive dans la victoire de Lula au Brésil, à savoir une mobilisation qui était coordonnée sur les réseaux sociaux pour invisibiliser l'extrême droite.
Et comment elle fonctionne cette stratégie
Ce n'est pas bien compliqué. Les Insoumis ont pris la tête d'une boucle WhatsApp qui compte déjà plus de 100 000 personnes. Et c'est sur cette boucle que les responsables de LFI vont donner et donnent déjà des tactiques, des ordres à mettre en place sur les réseaux sociaux. Ça passe par des mentions « j'aime » en masse sous une publication. Ça passe par des commentaires en masse aussi sous des publications ou par la republication de contenus qui soutiennent soit le leader Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, qui est aussi le candidat. soit ses adversaires, notamment ceux de l'extrême droite, Marine Le Pen, Éric Zemmour, etc.
Et donc ça, ça vient du Brésil ?
Oui, ça vient du Brésil, comme je le disais. La technique, elle ne sort pas de nulle part, puisqu'elle est inspirée de celle du député brésilien louliste André Janenez, qui avait créé une boucle intitulée « L'Armée de Lula » et qui avait adopté ce fonctionnement. Et ça a notamment permis au président brésilien d'être reconduit, puisqu'il l'a mis en avant sur les réseaux sociaux. grâce aux algorithmes qui sont normalement plutôt pensés pour mettre en avant le contenu ultra-libéral ou d'extrême droite, mais qui est aussi pensé pour pousser les publications où il y a le plus de likes, où il y a le plus de commentaires, où il y a le plus de republications. Et bref, ce bouillonnement numérique, ça c'est les mots d'Antoine Léaumant, c'est une excellente technique de mobilisation, toujours selon lui, à condition que ce soit organisé pour éviter que nous partions tous dans tous les sens. Vu la discipline des insoumis, ça ne devrait pas poser de problème.
Du coup, les insoumis espèrent que ça permettra de gagner contre l'extrême droite, comme au Brésil. Mais ils ne sont pas franchement aidés par le gouvernement pour y arriver, en tout cas.
Oui, ça aussi, on en a parlé dans Chez Paul. Mardi, à l'Assemblée, c'était la traditionnelle séance de questions au gouvernement. Ça a tourné, comme souvent, à la foire d'empoigne. La raison, cette semaine, c'était notamment... le comportement de Sébastien Lecornu dans ses réponses sur l'attentat raciste de Trappes.
Attends, ça c'est la faute des Insoumis, je comprends plus.
Alors non, ça c'est pas la faute des Insoumis, mais pas loin. Si on écoute Sébastien Lecornu, j'y étais, donc je peux vous faire un petit best-of de ce qu'il y a déplu à la gauche, à tel point que les députés de tous les groupes du NFP, c'est aussi simple que ça, ont quitté l'hémicycle. D'abord, Sébastien Lecornu a établi un parallèle un peu bancal entre la mort de Pengo Bossiowangi. et celle de Quentin de Ranck, le militant d'extrême droite, qui est mort à l'issue d'un affrontement avec des antifas à Lyon en février. Et Sébastien Lecornu a tout simplement estimé que l'émotion de la gauche aurait dû être la même dans les deux cas.
'est vraiment horrible. Donc ça commençait bien ?
Ça commençait bien. Et c'est que le début, puisque quelques minutes plus tard, c'est Sébastien Chenu. Cette fois-ci, c'est un autre Sébastien. C'est le nouveau président du groupe RN à l'Assemblée. Il a remplacé Marine Le Pen, qui est partie mener campagne. Et ce fameux Sébastien Chenu a osé dire que, je le cite, « l'épouvantable tuerie terroriste sur fond de motivation raciste nous a tous choqués et meurtris ». Fallait oser, alors que le RN n'a eu de cesse ces dernières années, ces dernières décennies même, de stigmatiser Trappes, en l'érigeant notamment, il y en a eu d'autres, en République islamiste. Mais c'est pas tout, puisque toujours Sébastien Chenu a ciblé les responsables de la gauche qui avaient repris la fausse information selon laquelle le terroriste de Trappes avait dans ses affaires les tracts du RN. Sauf que cette information était fausse. Et Sébastien Lecornu... Chez nu, pas Lecornu, c'est pas le même. Lâche, on est loin du pas d'amalgame que le camp de la gauche réclame après les attentats islamistes. C'est la goutte d'eau pour les socialistes, les écolos, les communistes. Tout le monde s'en va.
Et donc là, Sébastien Lecornu a quand même dû bien réagir.
alors il a réagi, il a réagi, mais en ciblant toujours les mêmes. En voyant que les bancs de la gauche se dégarnissent, le Premier ministre n'a rien trouvé de mieux que de dénoncer. ce spectacle dans lequel toussant la campagne présidentielle, dans lequel toussant le recel politicien, puisque c'est du recel politicien que de s'émouvoir d'un attentat raciste, et de dire aux députés de la gauche, vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite, du rassemblement national, vous devriez être présent dans cet hémicycle, ne désertez pas, c'est donc encore et toujours la faute des mêmes.
Merci beaucoup Arthur pour cette chronique. Avant de nous quitter, tu peux nous faire le point sur les actus politiques de la semaine, à ne pas rater s'il te plaît.
Oui, alors actus politiques et sociales, puisque jeudi prochain, jeudi 5 novembre, est prévue une mobilisation, je parle sous le contrôle de France, une mobilisation lancée par l'intersyndicale et juste avant. Un peu de lecture. On est quand même chez Libé. On aime la culture. C'est la sortie du troisième livre de Jordan Bardella. Et ça, ce sera pour mardi, je crois, le 3 novembre.
Eh bien, c'est super. On a de quoi lire la semaine prochaine. Est-ce que tu as des infos à donner sur le 5 novembre prochain ? Pardon, je te prends un peu des beautés. Mais est-ce que tu as des chances ? Ça va être énorme. Ça
devrait être une assez grosse journée. Parce qu'effectivement, il y a sept syndicats sur huit représentatifs. Mais c'est beaucoup. Sept syndicats sur huit. qui appelle à se mobiliser. Après déjà plusieurs semaines de mobilisation sociale assez forte. Donc oui, ça devrait être une assez grosse journée.
Merci beaucoup, France. Merci beaucoup, Arthur, d'avoir participé à cette discussion. Merci pour ta chronique. Merci à vous sur YouTube et sur Twitch de nous avoir posé toutes vos questions, d'avoir témoigné, d'avoir été présents pour nous écouter. Lisez l'IB, abonnez-vous, informez-vous. La semaine prochaine, on vous retrouve même jour, même heure, mais ce sera avec Emmanuel Descours. D'ici là, je vous souhaite une excellente semaine.
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