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En 1789, les représentants du peuple, réunis en assemblée nationale, inscrivaient cette exigence à l'article 12 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Deux siècles et demi plus tard, ce principe demeure profondément actuel. Il n'y a pas de liberté sans ceux qui la protègent. de droit sans ceux qui les garantissent. Pas de loi sans ceux qui veillent à leur exécution. peuple de la sécurité intérieure le dispose d'ailleurs expressément. gendarmerie nationale est une force armée instituée pour veiller à l'exécution des droits. la devise de la gendarmerie nationale ? la patrie, bonheur et le droit. donne à votre mission tout sa profondeur. nous rappelle que la force n'a de grandeur lorsqu'elle sert la justice et que l'autorité ne trouve sa légitimité dans le respect du droit. Ma présence par nous aujourd'hui comme présidente de l'Assemblée nationale un sens politique, éminemment républicain. Au Palais Bourbon, nous votons la loi, en contrôlons l'application. Vous, vous avez choisi de la faire respecter. Vous avez choisi de défendre cet ordre républicain lequel aucune liberté ne peut s'exercer. Telle sera votre noble mission. honneur à cet uniforme bleu qui vous oblige, autant qu'il vous grandit. Cet uniforme que vous avez, elle par votre mérite, gagné la fierté de revêtir. Chers jeunes gendarmes, jour de bonheur est d'abord le vôtre. Il marque l'aboutissement de mois d'effort, de réveil aux aurores, d'entraînement exige, parfois de doute, mais aussi de joie collective. Pour paraphraser Simon de Beauvoir, on ne l'est pas gendarme, on le devient. vous l'êtes devenu ici, à Chemin, dans cette école qui abritait le QG américain du Général Percy en 1917. Votre devise résume cet héritage d'excellence de l'euro. Première oblige. Aujourd'hui, vous prolongez cette histoire. les 101 femmes, les hommes et hommes de la 541e promotion. Sur cette place-là, le vois sans un visage, sans un parcours, sans une histoire venue de l'économie comme les Outre-mer. vois aussi 32 femmes, près d'un tiers de votre compagnie, au-delà de la moyenne de l'institution, qui compte près de 21% de femmes. Chers gendarmes, démontrez ainsi que le courage, l'autorité, le commandement n'ont pas de genre. tant que votre première femme présidente de l'Assemblée nationale en 233 ans d'histoire, j'ai ouvert une porte de cette clause pendant si longtemps. en vous regardant, je me dis que la première directrice générale de la Gendarmerie nationale peut-être là. devant moi, vous avez l'avenir de vous.
Vous avez en effet 22 ans de moyenne d'âge. À 22 ans,
mille chemins s'offrent à
soi.
À cet âge où on peut s'en chercher, hésiter ou douter, vous avez fait un choix, un choix magnifique, celui du devoir, celui de l'engagement, celui du service. ceux qui décrivent une jeunesse comme désabusée, individualiste ou indifférente, apportez le plus simple et démentier. Oui, quand on vous regarde, voyons une jeunesse debout, une jeunesse exemplaire, une jeunesse
qui protège, qui
prend soin des autres et le casse. Vous personnifiez cette société de l'engagement de notre République à tant besoin, vous l'avez encore prouvé ces derniers mois, en vous mobilisant les hôpitaux du Grand Est et pour Octobre Rose. puisque je parle d'engagement, je voudrais aussi saluer celles et ceux sans porter votre uniforme, partagent pourtant les exigences parfois les sacrifices. Je pense... vos parents, à vos conjoins, à vos proches, à vos familles, devine la fierté, leur émotion. Chères familles, la nation sait ce qu'elle doit à ceux qui soutiennent dans l'ombre, 'engagement de nos gendarmes. Nous vous en sommes reconnaissants. reconnaissance, nous la devons plus encore à ceux que nous devons la frapper dans les chaînes. C'est pour ça que j'ai accepté de mariner cette cérémonie à l'invitation de l'élève gendarme Hugo Thierry, pupille de la nation et élève de votre compagnie. Cher Hugo, ton parcours nous rappelle que lorsque l'un des d'autres tombe, c'est à la République tout entière de se tenir aux côtés de ceux qui restent. Tel est aussi l'honneur de la gendarmerie, être une famille qui n'oublie jamais le signe. embrassant la carrière des armes, on marcherait en effet dans les pas de figures illustres qui ont servi la France 'au sacrifice sucré, à l'image du Président, Arnaud Beltrach, qui est tombé dans les voies de la fête. Cette lignée de bain de travaux voulait porter des emplois sur vos épaules, à travers le compagnon de promotion, le gendarme Léon Seymour. Né dans les Ébrèmes, passé par la brigade de Vinci, la ville natale, n'aurait plus l'occupation périfier et se soumettre. Mais il a choisi l'honneur, la résistance. Le 29 juillet 1944, dans la meuse, à la tête d'un groupe de FFI, il tombe les armes à la main à 41 ans, quelques semaines avant la libération. Alors nul ne lui demande de courir en ayant. Mais les onze bons mots nous rappellent que servir à la france, 'est parfois avoir le courage désobéir, de résister à la justice, au nom de l'honneur et de la liberté. Chers gendarmes, dans quelques jours vous rejoindrez vos premières affectations, et une vie nouvelle commencer. Vous intégrez une institution aimée et admirée qui recueille 85% d'opinions favorables parmi les bons citoyens. Rares, très rares, les institutions de la République qui peuvent se monter d'influer autant confiance aux Français. Vous allez vivre une vocation exaltante pour protéger 95% de notre territoire national. servirez au cœur de notre ruralité, en Outre-mer, et même, pour certains d'entre vous, à l'Assemblée nationale. C'est un détachement de la garde républicaine placé sous mon membre d'affecté au palais pour vous. Motocycliste ou pilote, gendarme, montagneur, équipier d'intervention ou enquêteur de fin à la salle, un moto en blindé, un hélicoptère ou sur les mers, pour une même vocation que vous avez devant vous. mille manières de servir. Vous serez présents là où les Français ont besoin de vous, parfois là où d'autres services médicaux se font pleurer. serez les premiers sur les lieux d'endroit, les premiers à chercher les personnes disparues, les premiers recueillir la parole des victimes.
Vous
connaîtrez des nuits sans
sommeil, des
interventions éprouvantes. connaîtrez aussi cette satisfaction irremplaçable, celle d'avoir protégé les d'avoir rendu esprit. En sorte, vous serez les piliers de la réclame. Partout où je suis allée à la ronde de votre unité, à Castel-Nololet, Versailles, Auge, Cramane, à la caserne de Célestin, à Paris, au Mont-Or, en Nouvelle-Calédonie, au sein des salles de Mélanie et aux victimes de violences intrafamiliales, j'ai vu le même professionnalisme, la même humanité. Sachez-le, face au défi qui nous attend, la représentation nationale, je soutiens dans toute votre action. Elle l'a démontré avec la loi d'orientation et de préservation du ministère de l'Intérieur, qui a déployé 15 milliards d'eau supplémentaire afin de moderniser vos équipements et de créer des nouvelles brigades, dont une en haute mode à Eurville et un vieux. chers agents, moment où vous prenez votre envol, permettez-moi de vous confier trois messages. Ne cessez jamais d'apprendre et de persévérer. Votre métier changera. La société change, les menaces changent. Gardez ce moment toujours la curiosité, l'humilité et la volonté de progresser qui vous ont conduit jusqu'ici. Ensuite, faites bloc. Dans les moments éprouables, restez jamais seuls. Appuyez à vous sur vos camarades, sur vos chefs, sur votre ami. force, c'est votre fraternité. Enfin, gardez un pacte. Votre humanité, soyez un paquet face aux crimes fermes et à sauter un camp, mais toujours juges et bienveillants envers les plus vulnérables. Et si dans les vents de tempête, trouble vous résistait, souvenez-vous de la devise de votre compagnie. N'abandonnez jamais, ne vous rendez jamais. Cher Jean-Laure, vous avez choisi de servir la France. 'hui la France est fière de nous. vive la Généralerie
Nationale,
vive la République et vive la
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