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11h02, les grandes gueules, la suite avec Charles Consigny, l'avocat, Didier Giraud, l'éleveur de bovins et Joël Dagossiri, notre coach de vie. Et nous accueillons notre invité.
RMC, face aux grandes gueules.
s'agit aujourd'hui d'Edwige Diaz. Bonjour, sénatrice RN de la Gironde. Est-ce que Mao était un dictateur ?
Demandez ça, mais ça dépend de quel point de vue. Il y en a qui l'aimaient, il y en a qui l'aimaient pas. Bon, moi, c'est pas ma tasse de thé, quoi.
Mais est-ce qu'il était un dictateur
Moi, je pense que oui, mais bon, après, je sais pas, j'arrive pas à voir à ce que vous voulez en venir.
ne sais pas si vous êtes au courant, mais Kylian Mbappé a déclenché une crise diplomatique. Parce que dans un dialogue qu'il a eu avec un autre joueur, il a dit que Mao était un dictateur, mais c'était sous forme plutôt de boutade. Et le régime chinois ne l'a pas accepté. Et donc il y a eu des conséquences directes, des sponsors annulés, la diffusion des matchs du championnat espagnol annulée, etc. Et donc Kylian Mbappé a dû s'excuser. Ça veut dire que face à la puissance chinoise, on ne peut rien dire
? Je suis désolée, mais ce n'est pas du tout mon sujet. Vous voyez, j'ai fini à 1h10 du matin sur la loi casseur-payeur. J'avoue que ce truc, je ne l'ai pas du tout vu passer. Et en plus, voilà, M. Mbappé, le foot, tout ça, c'est très bien, ça intéresse beaucoup de monde et c'est très bien, mais moi, ce n'est pas... Sincèrement, ce n'est pas ma passion. Et vu l'heure à laquelle j'ai terminé hier soir, et vu l'heure à laquelle j'ai commencé ce matin, je n'ai pas vu ça et je ne pense pas que ce soit très grave.
En tout cas, en ce moment, vos oreilles doivent siffler parce que beaucoup à gauche tiennent pour responsable les discours tenus par le Rassemblement National dans l'attentat de Trappes. Ils parlent d'une ambiance de racisme décomplexé. Et cette ambiance, ce serait vous et votre discours qui la provoqueriez.
Oui, c'est assez incroyable, et même j'ai envie de vous dire, c'est indigne, parce que l'assassinat raciste qui a eu lieu à Trappes, Marine Le Pen l'a condamnée immédiatement sur ses réseaux sociaux, Jordan Bardella aussi, il s'est exprimé à ce sujet dans le Figaro, il l'a redit ce week-end à l'occasion de notre meeting à Orléans, et on a vu la gauche s'engouffrer dans un sujet, enfin vraiment, il nous accuse clairement d'être responsable de ce qui s'est passé. Ils sont vraiment tombés. Très très bas, mais en même temps ça ne m'étonne pas de la gauche qui est aux abois, qui essaye un petit peu de reprendre de l'air dans une campagne présidentielle au cours de laquelle ils ne maîtrisent plus rien et encore moins la baisse dans leurs intentions de vote.
Néanmoins, Jordan Bardella avait ciblé lui-même Trapp en expliquant que c'était une république islamique.
Oui, mais en fait ça n'a rien à voir. Vous pouvez dire que Trapp est une république islamiste en miniature, sans pour autant... justifier l'attentat absolument abominable qui a eu lieu quelques jours. Et d'ailleurs, je me permets d'adresser un mauvais point au journal Le Monde, qui a aussi été aveuglé par son militantisme anti-RN, et qui a indiqué que des tracts du RN avaient été retrouvés dans la voiture de l'assassin. Ils n'ont pas vérifié cette information, et il s'est avéré que cette information était fausse, donc ils ont relayé une fake news. corrigés dans une bien moindre mesure que ce qu'ils avaient annoncé. Et du coup, pour toutes ces raisons, le Rassemblement National dépose plainte contre le journal Le Monde.
Mais hier, lorsque Sébastien Chenu a pris la parole à l'Assemblée Nationale après la mine de silence, ça a été jugé comme une provocation par certains députés de gauche, d'ailleurs, qui sont sortis de l'hémicycle en disant peut-être qu'à ce moment-là, le RN aurait dû faire profil bas.
Mais on ne va pas faire profil bas alors que nous n'avons rien à nous reprocher dans cette affaire. Et on voit bien que la gauche est dans une stratégie de théâtralisation, qu'ils essayent de créer un lien entre Rassemblement National et crime. C'est quand même extrêmement grave. On a des élus de gauche qui ont dit que Marine Le Pen avait du sang sur les mains. Donc hier, leur comportement à l'Assemblée Nationale a été indigne. Sébastien Chenu, notre président de groupe à l'Assemblée Nationale, a interrogé M. Lecornu sur ce qui... comptait faire, en gros, pour rétablir la sécurité dans notre pays. Et les élus de gauche, eh bien, se sont très mal comportés, une fois de plus. Qui est-ce que ça étonnera, en définitive
Dago-Siri.
Sans être de gauche, Madame Diaz, on peut quand même reconnaître que ça fait quand même plus de 50 ans que le RN porte la parole. politique, raciste dans ce pays. Je veux dire, oui, c'est pas un, c'est que moi je ne suis pas née en 1999, j'ai 47 ans, et donc j'ai connu feu, le père de madame Marine Le Pen, et donc on ne peut quand même pas, je veux dire, les accusations qui sont portées aujourd'hui contre vous ne sortent pas de nulle part. Ben si, elles sortent de nulle part, chère madame. Excusez-moi, enfin je veux... On va le répéter parce que j'ai l'impression quand même que vous niez votre propre histoire pour un parti qui est assez conservateur sur l'histoire de France. Je suis assez étonnée que vous niez autant votre propre histoire, à savoir ne serait-ce que la fondation de votre parti, vous savez très bien d'où elle est venue. Vous savez que M. Jean-Marie Le Pen a été condamné à de multiples reprises, ça c'est n'importe quoi, donc les condamnations de M. Jean-Marie Le Pen a été condamné à de multiples reprises pour incitation à la haine raciale. parler de l'antisémitisme, que d'ailleurs Jordan Bardella a eu du mal à reconnaître, il a d'abord nié, puisque votre particularité c'est de nier votre propre histoire. Donc moi je m'étonne qu'un parti comme le vôtre, qui est là pour justement redorer l'histoire de France, arrive à ce point à nier sa propre histoire. Et on ne compte pas non plus ce que vous appelez des brebis galeuses, qui apparemment c'est tout un troupeau. que vous découvrez à chaque élection. Et je prends encore un exemple, la dernière déclaration de Jean-Philippe Tanguy qui disait que ce parti, donc votre parti, attirait des dingues et qu'il devait à chaque fois chasser... C'est parce qu'il a dit... Excusez-moi, je l'ai... Vous laissez dérouler 10 minutes ? Non, mais pas dérouler, ce sont des faits. Moi, je m'attache aussi aux faits, et je veux bien qu'on raconte n'importe quoi sur les plateaux. Nous, ça nous arrive aussi de faire des erreurs, mais néanmoins, les condamnations du RN sont factuelles, et aujourd'hui, vous nous expliquez qu'en fait, non, ça sortirait de nulle part que la gauche, c'est pas que la gauche, moi, par exemple, je ne suis pas de gauche, mais je reconnais que vous êtes un parti qui a porté la parole publique raciste dans ce pays.
Vous dites que vous n'êtes pas de gauche, mais en tout cas vous en reprenez tous les éléments de langage. Quand vous dites que le Rassemblement National est un parti raciste, pardon de le dire madame, mais vous insultez le premier parti de France, les 11 millions d'électeurs qui nous font confiance, et en plus madame j'ai envie de vous dire, si le Rassemblement National était raciste, il serait interdit, parce que le racisme n'est pas une opinion dans notre pays. Et donc vous voyez, nous sommes toujours en place, nous n'avons pas été interdits, nous augmentons dans les intentions de vote. J'espère que nous remporterons l'élection présidentielle l'année prochaine. Et donc je m'inscris absolument en faux dans tout ce que vous avez dit. Vous êtes là pour me porter la contradiction. Vous faites votre travail. Mais en ce qui concerne, et permettez-moi de terminer sur l'antisémitisme. Pardon, là vous parlez à une membre du groupe d'amitié France Israël. Je peux vous assurer qu'à chaque fois que nous sommes en relation avec nos compatriotes de confession juive, ils nous disent... qu'il y a le rassemblement national parce que vous êtes le rempart contre l'islamisme dans notre pays.
Bien sûr, ça s'est vu sur les dernières déclarations de Jordan Bardella qui sur le plateau télé a eu du mal à reconnaître l'antisémitisme de Jean-Marie Le Pen. Mais non,
et pardon, et sur Jean-Marie Le Pen et ses déclarations, vous pouvez pas accuser Marine Le Pen d'avoir laissé passer. Elle l'a exclu de son parti politique. Elle a d'abord adhéré au parti de son père. Elle a d'abord représenté la parole de son père. Et sur la polémique instiguée par Mediapart sur le prétendu antisémitisme de Jordan Bardella, là aussi ça a fait flop. Vous le voyez bien, personne ne peut croire que Jordan Bardella est antisémite, pas même le gouvernement israélien qui lui a apporté ce soutien. En
tout cas, on voit bien quand même qu'il y a énormément de tensions sur tous les sujets d'ailleurs. Et à l'Assemblée nationale, c'était visible hier, Sébastien Lecornu était très agacé en disant ça promet, là on part sur plusieurs mois de campagne présidentielle, ça va être ça le ton de cette campagne.
En tout cas, je peux vous dire que nous... Ce ton violent, nous en sommes victimes. Vous n'y participez pas non plus ? Non, on n'y participe pas, c'est clair. Dans ce match que vous
avez mis en place avec Jean-Luc Mélenchon ? Ah non,
on n'a pas mis deux. Alors attendez, je reprends plusieurs choses. La violence de l'environnement politique, nous en sommes victimes. Il suffit de voir les moyens qu'ont dû être déployés ce week-end pour permettre au Rassemblement National de tenir d'une part son meeting, mais d'autre part son congrès. À Orléans. À Orléans, c'est-à-dire que nous sommes une association. Donc tenir un congrès, une assemblée générale pour une association, c'est obligatoire. Et vous vous rendez compte qu'il a fallu déployer des milliers de forces de l'or, qu'il a fallu bunkeriser la ville pour permettre à une association de tenir son congrès. Donc vous voyez que nous, nous sommes victimes du cela. Jamais nous, nous n'irons manifester contre la tenue d'un événement d'un autre parti politique. Nous sommes victimes de cela. Et d'autre part, sur le match que vous indiquez que nous aurions mis en place, en place avec Jean-Luc Mélenchon, nous on ne met rien en place en fait. Nous on fait notre campagne, nous déroulons, nous ne prenons pas la grosse tête malgré les intentions de vote qui sont plutôt flatteuses. Nous sommes sur le terrain, nos délégués départementaux, nos cadres sont militants, sont tous les week-ends sur le terrain pour distribuer des tracts et coller des affiches. Et d'ailleurs je tiens à les saluer pour le remarquable travail qu'ils font. Et donc voilà, maintenant si les Français estiment qu'ils ont envie de placer au second tour Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, et bien c'est le choix des français, c'est la démocratie, mais c'est pas nous qui demandons aux français de placer telle ou telle personne face à nous, et c'est pas sûr d'ailleurs que nous soyons au second tour, c'est les français qui choisiront cela. –
Didier Giraud, moi je voudrais avoir votre avis sur les images qu'on a vues. d'émeutes, de scènes quasiment de guerre civile. Qu'est-ce que ça vous inspire si demain vous êtes élu ? Moi je serais inquiet. Et en quoi le parti de Marine Le Pen peut résoudre ces problématiques qui deviennent récurrentes à chaque manifestation, qu'elle soit festive, sportive ou revendicative ? Il y a des black box, il y a de la casse, il y a des pillages. Comment le Rassemblement National nous protégera de ça demain ?
Sur les images au sujet des émeutes, qu'est-ce qu'elles m'inspirent ? Elles m'inspirent beaucoup de tristesse. Beaucoup de tristesse pour des commerçants qui ont tout perdu, pour des Français qui ont eu peur pour leur maison, pour leurs enfants. Et donc, moi aussi, je suis très inquiète. Je suis très inquiète si le Rassemblement National ne remporte pas l'élection présidentielle. Parce que si on en est là aujourd'hui, c'est parce qu'il y a eu un laisser-faire. Le gouvernement est notamment responsable de la montée de l'extrême-gauche dans notre pays. si nous avons autant de députés de la France insoumise à l'Assemblée nationale, c'est parce que le bloc gouvernemental s'est désisté au moment des élections législatives pour faire barrage au Rassemblement national, quitte à faire élire un député de la France insoumise. C'est ce qui s'est passé notamment dans mon département en Gironde. Donc le gouvernement est co-responsable de la montée de l'extrême gauche dans notre pays. Donc ça veut dire qu'on ne peut plus prendre le risque de laisser notre pays entre les mains de ceux qui ont fait en sorte... qu'il y ait des chaos à chaque manifestation, à chaque 31 décembre, à chaque 14 juillet, à chaque match de foot. Et il faut absolument éviter le pire, c'est-à-dire laisser le pays entre les mains de ceux qui bordélisent notre nation.
Les pillages, ils n'étaient pas estampillés. Les filles, moi, je crois que dans les pillages, on a plutôt des problématiques de délinquance, tout simplement, comme peut l'être dans les quartiers ou ailleurs d'ailleurs, parce qu'on le voit aussi en milieu rural, toutes les problématiques liées au trafic de coqs. au trafic de stupéfiants et aujourd'hui le problème... Il n'est pas que politique. Moi, j'ai vu des émeutiers qui s'affrontent aux forces de police, et puis j'ai aussi vu des mecs qui venaient faire les courses et piller les magasins, et ceux-là, comment on les contrôle ? Oui,
sur les pillages, en effet, il y a beaucoup de racailles, parce que quand on n'est pas une racaille, on ne va pas piller les magasins. Mais pourquoi on a cette racaille aujourd'hui qui est galvanisée ? C'est parce qu'elle jouit d'un sentiment d'impunité, et même, j'ai envie de vous dire, d'une impunité réelle. Quand ils sont attrapés, déjà, ils ne sont pas tous attrapés, attrapés quand ils écopent d'un simple rappel à la loi ou d'un stage de citoyenneté, à quel moment ce type de sanctions va les dissuader ? Moi, je pense que ça ne les dissuadera pas. Et en fait, on a un gouvernement qui a très peur, qui est tétanisé face à la gauche, et on a une gauche qui vient empêcher l'État de mettre en place des dispositifs qui permettraient d'assurer une sanction pénale dissuasive. On l'a vu toute cette nuit avec la loi Casseur-Payor. sur laquelle on aura peut-être l'occasion de revenir tout à l'heure.
On peut y revenir maintenant parce que la loi est passée au Sénat. C'est un dispositif qui propose de faire facturer à ceux qui ont participé à la casse le coût des dégradations. Et si jamais ils n'ont pas d'argent sur leur compte, on ira le chercher dans les prestations sociales, c'est ça ?
Voilà, c'est ça. Si on doit résumer en quelques mots, c'est exactement ce que vous avez dit. Donc nous, nous sommes favorables à cette loi que nous demandons depuis très longtemps. Et même Marine Le Pen, en juillet 2023, avait tenu une conférence de presse pour détailler les mesures que nous défendions et qu'il fallait mettre en place. Donc là, le gouvernement en a repris une partie, mais toute la nuit, la gauche a tenté de détricoter ce texte. Alors vous voyez, je suis arrivée avec mes articles. La gauche a voté contre la responsabilité civile solidaire. Ça veut dire que si vous faites partie d'un attroupement qui est violent, qui contribue à des destructions, vous pouvez être condamné. La gauche a voté contre. Elle a voté contre l'augmentation du nombre de caméras pour permettre l'identification des casseurs. Elle a voté contre l'interdiction du territoire français de personnes qui... qui participent à un mouvement. Elle a aussi voté contre l'alourdissement des peines et elle a voté contre le fait que l'Etat puisse saisir les allocations familiales, le RSA ou les APL des délinquants. Heureusement, ça n'est pas passé.
Sur les allocations familiales, c'est-à-dire que certains disent « oui, mais si dans une famille, il y a... » Il y en a un qui se comporte mal, pourquoi pénaliser tout le monde ? Pourquoi enlever les allocations à toute la famille ?
Oui, parce qu'en fait nous on part du principe que la précarité ne doit pas organiser l'impunité. Et en plus, ce n'est pas toutes les allocations familiales qui seront supprimées, c'est seulement une partie.
Il y a un reste à vivre. Exactement,
il y a un reste à vivre qui n'est pas impacté par cette mesure.
Autre problème dans cette loi qui a été soulevée notamment par la gauche, c'est qu'on va incriminer les gens qui sont là, peut-être passivement, qui assistent à la casse, mais qui se sont retrouvés un peu par hasard à cet endroit-là. Et tout d'un coup, ils vont être finalement... sanctionné comme les vrais casseurs.
fait ça c'était l'excuse, une des excuses de la gauche pour ne pas voter ce texte. Mais en fait avant que quelqu'un soit condamné, il faut qu'il soit donc jugé et avant ça qu'il soit interpellé. Et donc moi je fais confiance aux policiers pour faire preuve de discernement. Évidemment que par exemple un restaurateur, il est minuit, qui ferme son restaurant pour rentrer chez lui, qui se retrouve dans cet environnement là, c'est pas lui que les policiers vont interpeller. Et en fait ce qu'on a perçu hier... toute la nuit, c'est vraiment la haine anti-police de la gauche qui fait passer la police pour des personnes avides d'interpellations et surtout d'interpellations arbitraires. Donc nous, nous avons assuré notre soutien aux forces de l'ordre et donc nous considérons que la condamnation par hasard n'existera pas parce que déjà la personne ne sera pas interpellée par hasard. Et si jamais il y avait une erreur et que c'était le cas, le juge pourra constater, prouver. que la personne était là par hasard et qu'elle n'avait rien à voir avec le casseur. Mais cette loi
casseur-payeur qui passe au Sénat, elle a une chance d'être adoptée par l'Assemblée, une Assemblée miettée ?
Ben écoutez, j'espère. En tout cas, le Rassemblement National et l'UDR seront aux avant-postes pour continuer de défendre cette loi et même aller plus loin. Parce que vous voyez, hier, nous nous avons proposé par exemple l'instauration de peines planchers. Et j'ai fait face à la lâchée des LR et aussi du gouvernement, parce que là, en fait, on a validé l'occasion. augmentation de peine, mais on n'a pas validé les peines planchers. Et donc, il nous a été répondu quelque chose d'assez, bah oui, je le dis, d'assez lâche. Ils nous ont dit, oh non, mais là, c'est pas le sujet, c'est une loi, les peines planchers, ça doit faire l'objet d'un traitement à part. Moi, ce que je peux vous dire, c'est qu'à l'Assemblée nationale, nous avons déposé une proposition de loi pour mettre en oeuvre les peines planchers, elle a été refusée. Et donc, nous prenons au mot le gouvernement, puisqu'à l'occasion de la niche parlementaire du RN au Sénat, nous allons déposer un texte sur les peines planchers, et ce sera l'occasion pour eux de s'exprimer.
On continue d'en parler avec les questions des grandes gueules, notamment Charles Consigny qui n'a pas encore posé sa question. A tout de suite sur RMC, RMC Story.
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Sur RMC, RMC Story avec Charles Consigny, Didier Giraud, Joël Dagosseri et face au GG, Edwige Diaz. C'est la sénatrice RN de la Gironde, présidente du groupe RN au Sénat. Question de Charles
Consigny. Non, d'abord, ça ne vous a pas passionné, Mao, tout à l'heure ? Oui,
c'est vrai.
Qu'est-ce que vous en pensez ?
Bah non, je vous le dis. Je vous ai dit, franchement, ce week-end, on a eu le congrès du RN, j'étais sur la loi Casser Payeur, j'ai pas vu cette popole people.
Et Mao lui-même
? Je vous ai dit, je suis pas une fan de Mao, pas
du
tout. Moi, vous savez, je suis une femme libre et attachée à la liberté, donc c'est pas trop ma tasse de thé.
Ça avait l'air un peu nébuleux. Moi, il y a quelque chose qui m'interpelle au RN, c'est votre assurance à dérouler votre programme, votre élection qui paraît déjà faite, etc. Et le fait que quand on lit des experts quand même apolitiques pour beaucoup, en tout cas pas partisans, experts économiques notamment, experts étrangers... institutions type agence de notation, think tank, etc. Tous disent qu'il y a en gros deux programmes mauvais pour notre pays. C'est le programme de la France insoumise et le programme du Rassemblement national. Et ça, on a le sentiment que ça ne vous percute jamais. Votre programme n'est jamais... Non, mais parce qu'ils subissent aussi cette propagande. Votre programme n'est jamais amendé de manière à le rendre un petit peu raisonnable et sérieux. J'ai vu que le chiffrage qui avait été présenté il y a quelques jours a été vilipendé par tous les économistes sérieux. Qu'est-ce que vous avez d'ailleurs ? Qui avez-vous et qu'est-ce que vous auriez qui pourrait attester du caractère sérieux de votre programme, notamment économique ? Quels économistes avez-vous qui vous soutiennent ? Quel président d'institution internationale ? Quel grand patron ? Vous voyez ce que je veux dire ? Ou est-ce que c'est juste Jean-Philippe Tanguy et Marine Le Pen dans un bureau qui... On s'amuse avec des milliards d'euros, comme ça.
Déjà, permettez-moi de vous reprendre, on ne pense pas que l'élection est déjà faite. Ce n'est pas l'état d'esprit du RN, on n'a jamais été comme ça. Et je vous ai précisé tout à l'heure que nous sommes en campagne, nous sommes en campagne permanente, et nous sommes sur le terrain pour continuer de convaincre les Français. Ensuite, juste... Voilà, j'ai souri quand vous avez parlé des économistes et des experts sérieux. J'ai envie de vous poser la question, est-ce que vous pensez à ceux qui ont qualifié Emmanuel Macron de Mozart de la finance ? Est-ce que vous estimez que les économistes sérieux sont ceux à qui on a demandé l'avis sur l'action du gouvernement et qui fait qu'aujourd'hui, la croissance est en berne et la dette atteint des sommets ? Donc voilà, moi je voudrais juste indiquer... C'est vrai que
les prix Nobel d'économie... soutenait plutôt Emmanuel Macron. Ah oui, c'est plutôt
inquiétant. Oui, mais parce qu'il soutenait
son programme, d'autres il n'a rien mis.
non, ça c'était pour faire un peu de légèreté. Pour vous dire très sérieusement.
Vous dites que tous ces experts qui, pendant des années, ont donné le son sont responsables aussi de la situation. Les prix Nobel, par exemple,
sont tous demeurés, les prix Nobel. Mais non, alors c'est pas du tout ce que j'ai dit, mais je vous ai juste dit, il y a peut-être un petit décalage entre des experts, des prétendus experts, prétendus sérieux, qui aujourd'hui n'ont pas vu la situation arriver et ont encensé Emmanuel Macron pendant un certain nombre d'années.
Néanmoins, il y a toujours des questions. ou non tranchés, en tout cas qui restent ambigus, notamment la question des retraites. Est-ce que c'est vrai qu'Éric Ciotti... est en train de corriger votre copie sur la réforme des retraites pour tendre vers plutôt un allongement quand même de la durée de travail et demander aux Français de travailler un peu plus ?
Moi, je n'ai pas cette information. Par contre, ce que je peux dire pour attester de notre sérieux, c'est que depuis quatre ans que nous sommes à l'Assemblée nationale, nous avons systématiquement proposé des amendements et un contre-budget chaque année. Je crois que nous sommes le seul parti à l'avoir fait. Et donc, ce que nous pointons... du doigt aujourd'hui, c'est largement reconnu par les Français. Je pense que si nous sommes si haut dans les intentions de vote, c'est parce que nous parlons vrai, nous nous basons sur le réel et surtout nous agissons avec transparence. Quand on présente un contre-budget, nos amendements, quand on fait la publicité sur les plateaux télé, en fait tout ce que je vous dis c'est vérifiable. Donc après, moi je vous l'ai dit, je suis très attachée à la démocratie et à la liberté, donc on a le droit d'être d'accord ou pas d'accord avec nous, mais moi je demande aux Français de nous permettre... d'essayer de mettre en oeuvre notre programme parce qu'en tout cas le programme économique d'Emmanuel Macron nous a conduit dans le mur et tout le monde sait que le programme de la gauche il était appliqué et bien ça serait encore bien pire. Donc voilà je demande aux uns et aux autres de regarder notre programme économique, de nous laisser dérouler notre programme et qu'il puisse se faire une opinion et en tout cas je vous dis que nous nous allons l'appliquer avec détermination.
Cinq ans, à quoi peuvent s'attendre les Français ? À quoi ressemblera la vie d'un Français, cinq ans après l'élection de Marine Le Pen, si elle est élue ? C'est-à-dire, en termes de logement, par exemple, d'accès au logement, en termes de salaire, à quoi ressemblera le pouvoir économique d'un Français ? Est-ce que les Français vivront mieux ? En termes de train de vie de l'État ? Voilà, exactement. Enfin, je veux dire, c'est quoi la perspective ? Parce que les programmes, c'est bien, mais en réalité, nous, quand on vote, on veut savoir qu'est-ce que ça va... Notre vie. Qu'est-ce que ça va modifier dans notre vie ? Mais au-delà de ça, moi personnellement, qu'est-ce que ça va modifier pour le pays et son aura, on va dire, internationale ? Donc voilà, après 5 ans de Marine Le Pen, c'est quoi la vie d'un Français moyen
? Oui, je vous remercie beaucoup pour votre question, parce que vous savez, derrière les amendements, derrière les discours politiques, il y a des femmes et des hommes. Et au Rassemblement National, un certain nombre d'entre nous, nous sommes engagés quand Marine Le Pen a pris les rênes du parti, c'est-à-dire après 2011. Et je vous garantis que notre vie, et ce n'est pas pour nous plaindre, mais c'est la réalité, je vous parle franchement, elle est quand même faite de sacrifices sur notre famille, sur les moments de temps libre, etc. Donc en fait, ça veut dire que nous croyons en ce que nous défendons. Et surtout, nous ne nous battons pas pour faire la même chose que les autres. Chez nous, on dit qu'on n'est pas là pour se faire plaisir. On est là pour rendre service à notre pays. Et donc nous, notre aspiration, c'est de rendre le quotidien des Français meilleur. Et d'ailleurs, sur la question très importante du logement que vous avez soulevé, je vous rappelle que Marine Le Pen en a fait son premier thème de campagne au moment de notre meeting à Hénin-Beaumont. Sur le train de vie de l'État, il suffit de voir tous les amendements que nous dépensons pour le faire. Nous, ce que nous voulons, c'est que les Français vivent en sécurité, vivent de manière apaisée, que les entrepreneurs puissent bénéficier d'une liberté économique. Et donc, en fait, tout ça, ce sont des valeurs pour lesquelles nous nous engageons, mais nous nous engageons... corps et âme, pour faire en sorte que ces valeurs puissent prédominer dans notre pays.
Je voudrais rebondir sur ce que disait Didier Giraud tout à l'heure à propos des émeux, des manifestations. Beaucoup craignent que si Marine Le Pen est élue présidente de la République, on assiste à un troisième tour social, comme on l'appelle, mais un troisième tour social qui serait violent, avec de la casse, avec, j'ai envie d'utiliser ce terme, un bordel organisé, généralisé en France. On pourrait dissuader d'ailleurs certains de voter pour vous en disant « Marine Le Pen, ça va être... » Trop compliqué ensuite. Est-ce que ce n'est pas ça finalement le frein essentiel aujourd'hui à la victoire finale de Marine Le Pen ?
Alors ce n'est pas un frein, mais je l'entends moi aussi de la part de personnes qui font part de leurs inquiétudes. En fait, là la situation, aujourd'hui on a Macron et le chaos. C'est-à-dire que si on continue avec les héritiers d'Emmanuel Macron, on aura la même chose puisque les mêmes politiques entraîneront les mêmes événements. Si on a la gauche, du coup on sait très bien à quoi va ressembler le pays. On le voit bien. excuse pour les casseurs, etc. Donc, moi je dis que nous pouvons rétablir l'ordre. En tout cas, c'est notre objectif et nous disons que Marine Le Pen est une chef d'État et que face au chaos, il est urgent de rétablir l'ordre. Les policiers attendent les ordres et moi je dis, je fais confiance à ces professionnels pour maintenir l'ordre dans notre pays. La loi existe, il suffit de la faire appliquer. Et si jamais il y a des défaillances sur la loi, J'espère que nous aurons une majorité à l'Assemblée nationale pour permettre le vote de lois qui peuvent accentuer, accélérer le rétablissement de l'ordre. Parce que je crois qu'il n'y a aucun Français qui se satisfait aujourd'hui de vivre les situations que l'on subit. Avoir peur d'aller manifester. Alors manifester, ce n'est pas une fin en soi, même s'il y a des professionnels de la manifestation. Mais quand il y a un problème et que le gouvernement ne souhaite pas l'entendre, c'est normal que les gens aillent manifester. Et le travail du gouvernement, ensuite, c'est de répondre à cette contestation sociale. Mais là aujourd'hui que chaque manifestation finisse avec des débordements, avec des pillages, avec de la casse, ça c'est pas normal. Et si on continue avec les héritiers d'Emmanuel Macron, on aura ça. Et si on place le pays entre les mains de la gauche, ça sera pire. Et d'ailleurs je voudrais juste indiquer que la gauche a dit que si jamais Marine Le Pen remportait l'élection présidentielle, elle ne reconnaîtrait pas le résultat des urnes. Ça c'est éminemment fasciste et je suis étonnée que ça n'ait pas été plus relevé.
Vous n'avez pas répondu, vous ne m'avez pas rassuré sur le fait qu'il n'y aurait pas le chaos si Marine Le Pen était présidente de la République. Je peux
vous rassurer que Marine Le Pen incarne l'ordre républicain, que les forces de l'ordre attendent aussi des consignes claires, que la loi existe pour permettre la sécurité des Français. Et si jamais il y avait des lacunes dans la loi, grâce à l'obtention d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale, nous pourrions renforcer les dispositifs pour permettre de rétablir l'ordre. notre pays.
Merci Edwige Diaz d'être venu à la table des grandes gueules.
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