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à tous, bonjour Laurent Jacobelli, merci d'avoir accepté l'invitation. Demain, journée de manifestation, on va commencer sur le fond. Est-ce que vous soutenez les manifestants ? Est-ce que vous pourriez même être dans la rue en soutien ?
Dans la rue, non, évidemment, parce que vous le savez, nous ne participons pas aux manifestations que nous n'organisons pas. Maintenant que les Français en est ras-le-bol, on peut le comprendre, ras-le-bol des taxes, ras-le-bol des impôts, ras-le-bol d'aller travailler pour finalement ne plus gagner beaucoup d'argent, ras-le-bol de voir ceux qui restent chez eux gagner autant que ceux qui triment. On peut l'entendre, c'est dix ans de macronisme et c'est une fin de règne terrible. Les Français veulent l'exprimer. Il y a
des commerçants qui disposent, voire même demandent d'interdiction des manifestants, selon même un représentant de la Chambre de commerce et de l'industrie, parce qu'ils n'en peuvent plus. Vous dites non ? Non,
non, mais moi je dis courage aux commerçants, parce que ceux qui ont vu leur vitrine cassée, leur magasin pillé, doivent être très tristes aujourd'hui et déboussolés. Et puis ceux qui n'en font plus commerce, parce que tout simplement les gens n'osent pas sortir. Ce serait mieux effectivement que ces manifestations s'arrêtent, mais il y a le droit de manifester en France. Je vais vous dire, dans six mois, il y aura une élection. C'est le meilleur moment de dire qu'on veut un changement. C'est le meilleur moment de renverser la table et c'est le meilleur moment de préparer l'alternance.
La sécurité, il faut parler du volet sécurité bien évidemment. Également à Paris, rassemblement non déclaré interdit, couvre-feu instauré pour les mineurs jusqu'à lundi dans certains secteurs. On voit aussi circuler les visuels liés à Halloween parce qu'il y a les manifestations, mais il y a cette célébration d'Halloween qui aussi fait grimper là encore le risque de violence. Le gouvernement est au rendez-vous pour voir la hauteur dans ses réponses face à ces risques ?
Le gouvernement est un peu comme un lapin pris dans les phares. C'est-à-dire qu'il a compris qu'il n'avait pas fait le travail depuis des années. Et aujourd'hui, il est obligé un petit peu de mettre les moyens pour éviter le pire. En
l'occurrence, là, pour cette date, les annonces, pour vous, le gouvernement est à la hauteur. Nous
verrons bien. Après, il y a 70 000 forces de l'ordre qui seront dans les rues. Mais ce qui est terrible, c'est qu'aujourd'hui, dès qu'il y a une manifestation, souvent légitime d'ailleurs, que ce soit même une manifestation de joie après un match ou le premier de l'an, eh bien, vous avez à chaque fois la même chose. Des gens qui manifestent l'arrivée des Black Bloc soutenus par les... extrême gauche, puis l'arrivée de jeunes de cité. C'est ça qu'il faut aujourd'hui enrayer. Pourquoi les Black Blocs aujourd'hui peuvent toujours être dans la rue ? Pourquoi ils ne sont pas en prison ? Pourquoi est-ce que leur groupe d'ultra-gauche ne sont pas dissous ? Pourquoi toutes ces mesures n'ont pas été prises ? Pourquoi la justice relâche les voyous à chaque fois qu'ils sont attrapés ? Le problème, c'est que ça n'a pas été réglé. Et tant que ça ne sera pas réglé, on aura des manifestations violentes dans la rue.
Je voudrais qu'on parle de Total, parce que Total s'est invité dans le climat compliqué de la séquence avec... des bénéfices stratosphériques de 7,4 milliards d'euros entre juillet et septembre. Avant de se demander s'il faut remercier Total ou réclamer plus, on a appris ce matin que Total allait baisser les prix de l'essence de 10 centimes dans certaines de ses stations. Est-ce que ça fait oublier d'ailleurs la polémique ?
Non, bien sûr que ça ne fait pas oublier la polémique. La polémique, elle est essentielle. Mais avant d'incriminer Total, on peut incriminer l'État. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, sur le plein, quand vous faites 50 euros, 60 euros, 70 euros le plein de votre voiture, c'est même un peu plus maintenant, 80, il y a la moitié qui va à l'Etat. On va parler des
taxes. Il faut baisser les
taxes et c'est urgent. On va en
parler en reparlant notamment des propos de Roland Lescure, le ministre de l'économie, mais je voudrais qu'on reste sur Total un instant. Donc vous dites, non, on ne dit pas merci Total, il faut réclamer plus à Total.
Écoutez, merci Total de créer des emplois, merci Total d'être présent à l'international, merci Total de faire un effort, bien évidemment. Je crois qu'on peut être fier d'avoir des florons industriels dans le monde aujourd'hui, on n'en a plus tant que ça. En revanche, il y a une question qui se pose. Comment dans le même temps les Français peuvent se serrer la ceinture, souffrir du prix de l'essence et voir une multinationale s'enrichir à ce point ? Je pense que la mesure de Marine Le Pen est assez juste. C'est-à-dire dire quand il y a des sur-profits qui ne sont pas dus à votre activité, qui ne sont pas dus à votre recherche, qui ne sont pas dus à votre créativité, mais dus à des phénomènes internationaux, eh bien là, il faut aller voir si on ne peut pas taxer un peu. Taxer les super-profits ? Mais de manière exceptionnelle, pas les super-profits, les sur-profits. C'est-à-dire ceux qui ne sont pas dus finalement... à votre politique industrielle, à votre créativité, mais dû à une conjoncture internationale.
Alors, effectivement, j'allais y venir. beaucoup d'experts vous répondrez, d'ailleurs je vais le faire, que Total, une grande partie, je ne suis pas experte, mais je vais me répercuter ces propos-là, une grande partie de l'activité de Total, c'est à l'étranger.
C'est vrai,
mais
c'est pour ça qu'il faut agir avec mesure, et je vous ai bien dit qu'il y avait les deux pans, d'abord la fierté de ce fleuron national, mais il y a aussi une part, ne soyons pas dupes, qui est due à la crise internationale, qui fait que les prix augmentent, et donc le bénéfice augmente. C'est une logique mathématique, et donc il faut aller voir de ce côté-là aussi. Vous
demandez un effort à Total, mais il faut dire que...
Vous
demandez un effort supplémentaire à Total, qui a sa particularité, c'est que du début à la fin de la chaîne, ils sont présents. Bien sûr. Distribution, raffinement, mais est-ce que vous demandez plus aux autres ? Est-ce que vous demandez plus à la coopérative U ? Est-ce que vous demandez plus à Michel ou à Leclerc
? Alors, eux sont distributeurs et non pas raffineurs. Je ne vais pas rentrer trop dans le détail parce que c'est quand même très complexe et que je ne suis pas spécialiste, mais c'est au niveau du raffinage. Surtout, je crois qu'il y a eu des surprofits. Donc c'est là qu'il faut aller voir. Ce n'est pas une politique anti-totale comme la gauche. On a l'impression que le succès de Total les énerve. Mais est-ce que vous
demandez plus à Michel-Édouard Leclerc ou à la coopérative U ?
Aujourd'hui, ils sont distributeurs, paraffineurs, et vous savez que le profit des distributeurs est extrêmement faible, souvent d'ailleurs à prix coûtant pour les supermarchés, pour qui c'est un attrait pour amener les gens à faire les courses dans les supermarchés. Donc je pense qu'il faut agir avec mesure. L'entreprise n'est pas l'ennemi de la nation.
Donc vous avez parlé des taxes. Je l'ai dit, ça va m'amener à revenir sur les propos de Roland Liscure, le ministre. de l'économie. Vous avez réagi très vite au RN pour dénoncer ses propos lorsqu'il dit que les taxes ne l'empêchent pas de dormir. On en a beaucoup aussi parlé sur LCI. Est-ce que vous allez jusqu'à dire qu'il doit partir ? Parce que j'avais en direct avec moi hier Pierre Chasseret, qui est le délégué général de 40 millions d'automobilistes, qui dit qu'il doit partir. Il dit même non, non, partir ce n'est pas suffisant, il doit être licencié. Vous iriez jusque-là ?
Je pense que déjà il devrait s'excuser. S'excuser pour tous ces Français qui hésitent d'aller travailler parce qu'aujourd'hui le plein d'essence fait qu'à la fin du mois ils ne gagnent pas d'argent en allant bosser. Tous ceux qui hésitent à faire 50 km pour aller voir le médecin. Tous ceux qui ne vont plus voir la famille parce que le coût de l'essence est devenu exorbitant. Je pense qu'ils devraient s'excuser. Et s'excuser plus loin d'ailleurs, s'excuser pour dix ans de macronisme, qui n'ont pas vu venir les problèmes, qui n'ont pas géré les problèmes, qui n'ont pas anticipé les problèmes. Une fois encore, notre pays aujourd'hui est dans une situation économique et financière. terrifiante. Pourquoi ? Parce que ces gens ont mal géré la nation et qu'ils l'ont géré avec mépris, en n'écoutant pas les salariés, en n'écoutant pas les entrepreneurs et en n'écoutant pas les oppositions.
Votre Brégeot, porte-parole du gouvernement, reconnaît des propos maladroits sur la forme.
Maladroits, insultants presque. Insultants pour tous ces Français qui souffrent aujourd'hui. Mais ceux qui attendent de l'empathie de l'équipe macroniste ne recevront que du mépris. C'est, je crois, la marque de fabrique de ces gens qui croient tout savoir alors qu'ils ont tout raté.
Alors Roland Lescure par ailleurs, on l'apprend ce matin, alerte sur le fait que l'économie, je le cite, va dans le mur sans budget. Va dans le mur sans budget. Et dans les faits, je vais regarder les petits chiffres, pardon, pas du tout les petits chiffres, les chiffres majeurs qui sont tombés ce matin, le PIB du pays a reculé de 0,1%. au troisième trimestre selon l'INSEE. Donc là, on commence à s'interroger sur une forme de récession. On peut débattre des mots, et je n'ai pas l'expertise ce matin pour vraiment verbaliser les choses, certainement comme il le faut. Il vous dit, Roland Lescure, on va dans le mur sans budget. Vous allez le voter, oui ou non, ce budget. Au nom de ce risque de récession, au nom de ce mur dans lequel les Français sont en train d'aller ?
Monsieur Lescure voit le mur arriver, il n'a pas forcément tort. Le problème, c'est qu'il accélère. C'est ça le problème. C'est-à-dire que le budget qui nous est proposé aujourd'hui va être un budget qui va atteindre les 5,5% de déficit. Donc dans l'État, vous ne le votez pas
?
Ce budget, 17 milliards de taxes supplémentaires, 40 milliards de dépenses supplémentaires.
Mais il est
invotable parce qu'il créerait encore plus de déficit, encore plus de dettes et encore plus d'impôts. En l'État, vous votez
contre ce budget ?
Je ne vois pas comment on peut voter pour en l'État, en effet, parce que ce serait enteriner la fin financière de notre pays. C'est l'inverse exactement de ce que fait ce gouvernement qu'il faut faire. J'étais
restée sur le fait que vous laissiez une incertitude pesée en disant « nous verrons ».
Mais attendez, il va y avoir des amendements qui vont être votés. L'État du budget aujourd'hui n'est peut-être pas l'État du budget demain. Donc nous verrons bien la copie finale qui nous est proposée. Mais je vais vous dire, je pense que ça passera par 49-3 comme à chaque fois, parce que ce gouvernement ne veut pas de débat. Ce gouvernement ne sait pas gérer le pays. Nous sommes le pays le plus imposé. monde. Nous sommes le pays avec le plus de normes qui structurent notre vie entrepreneuriale et qui empêchent les entreprises d'investir. On est un pays où entre le brut et le net du salaire, il y a tant d'écarts, toutes les mesures de... dégraissage du mammouth de l'état n'ont pas été prises et où la seule solution pour ce gouvernement c'est la taxe et l'impôt il faut en sortir
il y a d'autres pistes immédiates d'urgence visiblement sur la table pour essayer d'apaiser la colère je pense à la hausse du smic anticipation mes coups de pouce du smic est ce que vous y êtes favorable sachant que les syndicats demandent une hausse de 16% 150 euros par mois les petits patrons et même les grands mais les petits michel picon de l'union des entreprises de proximité était sur ce plateau pour dire, mais attendez, si on fait ça, c'est la catastrophe. Des milliers et des milliers d'entreprises vont mettre la clé sous la porte. Est-ce que vous êtes oui ou non pour une hausse du SMIC en urgence pour apaiser la colère ? Et si oui, dans quelle mesure ?
Mais vous savez, il n'y a pas que les Français au SMIC qui souffrent aujourd'hui. Je pense qu'il faut des mesures beaucoup plus générales. Non, mais là,
en l'occurrence, sur cette question, dans l'immédiat, pour apaiser la colère... Mais
je vous réponds, je ne sais pas si ça apaisera la colère, parce que c'est une trappe à bas salaire, parce que ceux qui sont juste un peu au-dessus du SMIC verront leur salaire non revalorisé, parce que les entreprises n'ont pas des moyens illimités. Donc c'est non pour une hausse du
SM Mais nous verrons
bien de quel pourcentage, mais sur le principe, ce n'est pas l'idée. L'idée, c'est de dire, si un patron augmente de 10%, les salaires de ses salariés, ses 10% sont exonérés de charges. Voilà ce qu'il faut faire, c'est ce que nous proposons avec Marine Le Pen, parce qu'une fois encore, même les Français qui sont à 2000 euros souffrent aujourd'hui à cause du coût de la vie et à cause des impôts.
Alors je parlais de cette colère, elle pourrait encore prendre plus d'ampleur, c'est ce que estiment certains, la Bauer, à votre place, il y a quelques jours encore, plus d'ampleur le 5 novembre. Là c'est l'intersyndical qui appelle à une grève nationale interprofessionnelle, avec même un appel à une grève généralisée, certains disent, peut-être grève générale à la clé, est-ce que vous soutenez ? ce mouvement. Est-ce que là, en revanche, le 5 novembre, vous pourriez être présent de quelle manière ?
Non, nous ne serons pas présents dans la rue. Quand vous
n'organisez pas. Mais vous soutiendrez le 5 novembre ? Nous
comprenons ces Français qui en ont marre de trimmer pour rien. Est-ce que vous
soutiendrez le 5 novembre ?
Je ne crois pas. L'idée de soutenir... Nous, nous voulons des solutions concrètes, en fait. Et il y a une élection présidentielle bientôt. Donc il y aura deux systèmes qui pourront être choisis. Trois systèmes même. Le chaos général et le retour à l'Union soviétique avec l'extrême-gauche, mais je crois que très peu de gens veulent ça. Le marasme actuel prolongé, c'est-à-dire aucune décision, aucune vision de l'avenir ou des réformes profondes.
Il y a certainement beaucoup de vos électeurs qui vont aller dans la rue, qui se reconnaissent dans ces mouvements. Je les comprends. Nous
les comprenons parce que beaucoup de récriminations sont légitimes. Ces gens qui bossent pour ne plus gagner d'argent, on comprend leur cri de colère.
Est-ce que c'est un sujet lié à la CGT ? Est-ce que votre problème c'est le fait que les organisateurs soient la CGT ? Parce que s'ils
manifester et régler les problèmes, malheureusement ce serait vraiment trop simple. Il faut un changement profond. Ça vous arrive de manifester ? Si je peux terminer là-dessus, parce que c'est important. Il faut 140 milliards d'économies par an à aller trouver, notamment sur le train de vie de l'État. Rendre aux Français leur argent. Baisser la TVA sur les énergies pour qu'aujourd'hui, les Français puissent à nouveau rouler et se chauffer. Et pour 100 produits de première nécessité, une TVA à 0%. Aider une hausse des salaires sans que l'État mette la main à la poche, comme je vous l'ai annoncé tout à l'heure. Voilà des mesures concrètes. Redonner au travail son sens. Redonner à l'entrepreneuriat. sa visibilité, faire que les Français puissent trouver demain un travail et que ce travail leur... permettent de vivre correctement.
Les oppositions, j'ai déjà compris que non, mais allez-y.
Écoutez, ils ont le droit de s'exprimer, mais je trouve que c'est scandaleux. Scandaleux pour la mémoire de ces Français qui sont morts pour la liberté de la France et pour la souveraineté du pays. Scandaleux pour l'histoire de France. Le rôle d'un enseignant est d'enseigner l'histoire de notre pays. Quoi de mieux que la célébration pour diffuser nos valeurs, pour ce devoir de mémoire que nous devons transmettre aux jeunes générations. Ces gens sont fanatisés. L'extrême gauche a aujourd'hui un rôle délétère. notre pays elle détruit l'économie elle veut détruire l'histoire et la réécrire et elle veut détruire nos rues aujourd'hui c'est très grave cette emprise de la gauche qui est aujourd'hui malheureusement dans l'enseignement mais je tiens à tirer mon chapeau à la plupart des enseignants qui ne participeront pas à ce boycott à cette mascarade syndicats
qui ne sont pas sur cette ligne qui disent ceci n'en est pas d'accord mais c'est pas franchement la priorité dans les écoles en ce moment
enseigner aux jeunes générations, les sacrifices de nos anciens pour la liberté, au moment où certains veulent réduire la liberté, la liberté d'expression, la liberté de se présenter aux élections, et là encore je vise la gauche, je crois que c'est au contraire salutaire.
Alors il faut qu'on prenne le temps de parler de Trappes avec des mobilisations en hommage aux victimes dans toute la France depuis plusieurs jours et une mobilisation contre le racisme. Ce soir encore à Trappes, est-ce que vous soutenez ce rassemblement de Trappes ?
on verra s'il est qualifié de terroriste ou pas, mais de quelqu'un qui a voulu tuer par racisme. Et donc dans notre société, dans notre démocratie, c'est inacceptable. Et donc oui, il faut le condamner, il faut le condamner évidemment par démarche, on peut l'entendre, mais il faut aussi le condamner. Pénalement, j'espère que les plus vives sanctions, les plus dures sanctions seront prononcées contre le coupable.
Le procureur a pris la parole avec pas mal de détails à la clé hier. 30 autocollants, avec écrit « Vive la France et le RN », que le suspect assure avoir conçu lui-même, ont par ailleurs été retrouvés au domicile du suspect. Il était écrit aussi « 100% français, vive la France » sur 99 autres autocollants. Pas coupables, mais responsables, vous disent vos détracteurs.
Non, mais ni l'un ni l'autre, et je trouve que cette fausse... La polémique est assez basse, parce qu'on détourne le débat du vrai problème. Le vrai problème, c'est qu'en France, il y a des terroristes. Mais
qu'est-ce que ça ? Posons la question
autrement.
Oui, mais j'en suis bien d'accord. Posons la question autrement. Quand vous découvrez que chez cet homme, il y a 30 autocollants avec écrit « Vive la France et le RN dessus », qu'il a conçu lui-même, comment vous réagissez ? Mais ça
n'a aucun rapport. Excusez-moi, mais notre pays est en proie au terrorisme aujourd'hui. Il y a eu plus de 270... victimes du terrorisme certains ont été attaqués parce que juifs d'autres ont été attaqués parce que non musulmans certains ont été attaqués parce que blancs et certains ont été attaqués parce que musulmans ou noirs c'est le cas en l'occurrence tout cela participe du même phénomène c'est à dire que dans notre pays on laisse prospérer certains fanatiques certains fous et donc il faut aujourd'hui avoir une réponse Emmanuel Macron dénonce une désinhibition
du racisme en vous visant. Le RN, le chef de l'État, a dit qu'il y a des mouvements politiques qui ont laissé s'installer cela à l'extrême droite. Et ceux qui lui sont proches, il a aussi évoqué, je cite, une forme de désinhibition des propos, un racisme d'atmosphère, une désinhibition des violences.
Lui-même est très désinhibé, je crois, quand il parle des mamadous qui vont à l'hôpital, ou qu'il qualifie de paquis, une de ses porte-parole. Je pense qu'il devrait regarder l'état de la France après dix ans de macronisme, une France communautarisée, une France divisée, une France où la haine devient l'expression. Tout ça a été démenti, je le précise, je crois. Oui, sûrement. Maintenant, Emmanuel Macron a effectivement laissé une France à feu et à sang, et il est temps de retrouver une France apaisée. Vous savez, tout le monde confond tout. Non mais je termine parce que je ne veux pas laisser l'opprobre se poser ni sur nous, ni sur nos élèves. Nous, nous défendons la nation, nous sommes patriotes, mais nous défendons la citoyenneté française. Ce n'est pas une race, on peut avoir différentes origines, différentes religions. Nous disons que les Français doivent être protégés en France. D'autres voient la race partout, la couleur de peau partout, la religion partout. Ce qui explique notamment qu'il faut élire des maires de telle ou telle couleur pour être plus représentatif font du racisme. Nous ne faisons pas ça. Donc nous ne trompons pas de cause. La cause aujourd'hui, c'est une France. communautarisée, une France qui ne s'accepte plus en tant que nation. Et c'est ça le vrai problème.
On poursuit parce que le procureur a donné d'autres précisions. Le suspect poursuivi pour assassinat terroriste a aussi déclaré que la ville était un repère d'islamistes pour justifier ses actes selon le parquet. Ce sont des mots utilisés par Jordan Bardella tenu en 2021 et qui qualifiait de trappe de commune de république islamiste en miniature. Edwige Diaz du RN encore cette semaine a dit ben oui absolument dans nos propos il n'y a rien de répréhensible. Il suffit d'aller à Trappes pour se rendre compte que les femmes ne sont pas les bienvenues dans les cafés, qu'il y a des coiffeurs qui ne sont pas mixtes. Elle a soutenu ces propos. Ça ne vous encourage pas à remettre en question le vocabulaire ? Est-ce que vous vous questionnez ?
Vous savez, l'humanité, je crois que c'est en 2003, l'humanité qui n'est pas un journal du Rassemblement National, je crois, mais plutôt proche des communistes, avait décrit Trappes, effectivement, comme une ville islamiste. C'est pas nous, c'est une vérité. Vous savez, on peut lutter contre deux fléaux. Le fléau du terrorisme, y compris raciste, et contre le racisme, et contre le fléau de l'islamisme. Dans
une période comme celle-ci ? extrêmement complexe, aiguë, et où, en fait, vous êtes tous d'accord pour dire que chacun doit prendre sa part de responsabilité pour apaiser les choses. Bien sûr. Quelle serait la vôtre ? Et est-ce que vous ne vous dites pas par moments, ok, si on doit tous prendre notre part, nous aussi nos mots, on va peut-être les regarder de plus près, on va faire attention.
Mettre la poussière sous le tapis, c'est le macronisme. Et voilà où on en est aujourd'hui, la France, dans la rue, est devenue une France cocktail molotov. Est-ce que c'est ce qu'on veut ? Bien sûr que non. France cocktail molotov. Bah écoutez, oui, excusez-moi, quand vous faites l'addition de trois matières dangereuses, l'extrémisme de gauche, les voyous qui pillent les magasins et les blackbuck. Oui, c'est explosif. Nous, nous voulons une France apaisée, mais pour ça, il faut décrire les problèmes et régler les problèmes. Est-ce que Trappes est la ville de France, une des villes de France qui a envoyé le plus de jeunes au djihad ? Oui, c'est vrai. Voilà, c'est vrai. Donc on peut le regretter quand même. On a le droit de le dire et on a le droit de réfléchir à des mesures, comme par exemple le projet de loi que nous avons contre le terrorisme islamisme. Vous
vous rendrez l'hommage national ?
Marine Le Pen et Jordan Baderla s'y rendront, oui bien sûr.
Il y a aussi la question du cordon sanitaire autour de l'extrême droite. On voit aussi monter des mouvements sur les réseaux sociaux d'appel à bloquer l'extrême droite sur les réseaux. Des utilisateurs s'en chargeraient. Vous répondez quoi à ceux qui sont très nombreux à relayer ces messages-là ?
Je ne suis pas ici le porte-parole de l'extrême droite. Je ne connais pas l'extrême droite. Moi, je suis porte-parole du premier mouvement de France, le premier mouvement d'alternance à Emmanuel Macron. Voilà. C'est quoi l'extrême droite ? C'est refuser les règles de la démocratie ? C'est l'antisémitisme ? Alors, à ce moment-là, vous parlez de Jean-Luc Mélenchon, mais probablement de personne d'autre.
Alors, je pense qu'il réagira et il vous répondra. Juste une question avant de passer aux questions de français sur ce que Libération a publié hier. Libération a consulté des documents qui prouveraient qu'à la suite de son père, Marie-Caroline Le Pen, a... C'est tellement ridicule.
Alors disons tout, cette société d'édition qui date je crois de 1969, vous voyez que... pas jeunes, diffusaient aussi les discours de Jean Jaurès, de François Mitterrand, et un certain nombre... Voilà, c'était des discours politiques de tous les côtés. Mais Libération est tellement aveuglée par sa haine, comme Mediarpart, comme Street Press, aujourd'hui comme Le Monde. Vous
envisagez des actions ?
Mais ce ne sont plus des journalistes, aujourd'hui. Vous envisagez des actions contre Libération ? On verra bien, c'est pas à moi de le dire, mais on va pas passer notre temps au tribunal. Je crois qu'ils ont déjà beaucoup à faire, mais s'il le faut, nous le ferons. Aujourd'hui, il y a une presse qui est devenue militante, qui ne désinforme plus, mais qui est devenue une fabrique. quatre actes pour Jean-Luc Mélenchon et la gauche devenue folle. C'est leur problème, c'est pas le nôtre. Ceux qui veulent y croire, y croient. Je pense que tout le monde prend ça avec beaucoup de détachement. Je pense que... Nos arguments aujourd'hui qui sont entendus par le français. Les sondages qui nous donnent gagnants, mais nous verrons bien, les élections sont toujours à venir. Rendre certains complètement fous.
On va poser les questions de français, mais là encore j'imagine qu'ils sauront vous répondre des libérations, Jean-Luc Mélenchon et la gauche. On prend une question de Patrice. Merci Patrice pour la question, vous êtes à Vénitieux. Faut-il supprimer les subventions à d'autres syndicats que la CGT ? Ah oui, parce que Sébastien Chenu, je pense que c'est à ça que fait référence Patrice. Sébastien Chenu qui menace de faire couper les subventions de la CGT si le RN arrive au pouvoir. Non,
c'est un peu plus complexe que ça. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous savez que nous, au parti politique, nous sommes contrôlés dans nos dépenses par ce qui s'appelle la CNCCFP. Excusez d'être un peu trop technique, mais qui devrait regarder aussi les comptes des syndicats. C'est-à-dire qu'il y a une part qui est payée pour effectivement faire leur travail de syndicat. C'est le cas de la CGT et d'autres. Et parfois, ils organisent des meetings très politiques. Et là, pour le coup, il faudrait que ça soit traité comme de la politique. Vous voyez, c'est un peu plus complexe. En revanche... hors syndicat, pour les associations. Associations sportives, de théâtre, ce que vous voulez. Toi qu'elle fait son travail d'association, il n'y a pas de problème. Mais à partir du moment où elle prend des positions... politique, alors l'argent des contribuables ne peut pas servir à la propagation de messages politiques, quel qu'il soit, quel que soit le candidat soutenu. Donc c'est là-dessus qu'il faut faire un travail. Si
vous arrivez au pouvoir, vous prendrez toutes les associations et syndicats et vous regarderez, vous contrôlerez où va l'argent, si c'est à des fins politiques. C'est l'argent public
quand même. C'est normal de le contrôler. Ce qui est inquiétant, c'est qu'il ne soit pas contrôlé.
Pour bien comprendre. Et est-ce que, beaucoup vont se dire, mais attendez, est-ce que ça va se passer au niveau des idées qui plaisent ou qui ne plaisent pas ? C'est vrai pour la CGT, ce sera vrai pour tous les syndicats ?
Pas du tout. Aujourd'hui, par exemple, imaginez, il y a une subvention pour un club de foot. C'est un exemple. Ce club de foot appelle à voter pour Tartempion ou pour Tartemol. Il sort de sa mission...
Pour le RN, par exemple ?
Bien sûr, même si c'est pour nous. On s'applique à nous les règles qu'on applique aux autres, vous savez. Il sort de son rôle d'association sportive pour lequel il a eu une subvention. Et donc il faut qu'il choisisse. Soit il se constitue un parti politique et à ce moment-là il est financé comme un parti politique, soit il reste une association sportive et il est financé par des subventions. Mais on ne peut pas avoir un pied dans les deux situations.
On prend la question de, je la découvre avec vous, de Camille à vous Neuil-Soubriard. Bonjour à vous, Billard, pardonnez-moi. Au pouvoir, diminuerez-vous le nombre de députés et sénateurs, si oui, de combien ?
Écoutez, on peut y réfléchir. Je vois très bien la question derrière, en fait. Ça nous coûte cher et à quoi ça sert ? Je pense que ça ne coûte pas si cher que ça. Effectivement, il y a beaucoup d'autres points où il faut aller voir les dépenses de l'État sur un certain nombre de comités qui ne servent à rien, de structures qui ne servent à rien et qui coûtent des milliards à la France. Maintenant, il y aura effectivement une réforme institutionnelle puisque nous voulons que la proportionnelle s'applique, y compris à l'Assemblée nationale, et ce sera le moment d'en discuter, mais nous ferons évidemment beaucoup de consultations en la matière.
Une autre question ? Et c'est une question de Jean-Pierre à Nîmes. Bonjour à vous Jean-Pierre. Pouvez-vous nous assurer que vous indexerez toutes les retraites sur l'inflation
Bien sûr. Ceux qui ont travaillé toute leur vie pour construire la France, qui ont soutenu l'essor économique à l'époque où la France avait un essor économique, ne sont pas des gens qui volent l'argent de leur retraite. Ils ont cotisé toute leur vie, ils ont travaillé toute leur vie. En fait, le problème des retraites aujourd'hui, ce n'est pas les retraités. C'est simplement que les jeunes travaillent. trop tard, à 27 ans, le premier emploi pérenne en France, c'est beaucoup plus 3 à 4 ans de plus qu'en Allemagne, et qu'ils partent du travail trop tôt, parce que les seniors, vous le savez, sont vite remerciés. Donc si on avait le même taux d'employabilité que les Pays-Bas, par exemple, il n'y aurait aujourd'hui pas de problème de caisse de retraite, ne nous en prenons pas aux retraités.
Voilà pour les questions de Français, c'est Christophe Barbier qui est arrivé sur ce plateau, vous êtes face à Laurent Jacobin. Bonjour Christophe Barbier, bonjour monsieur le député.
David Lysnard tend la main à Éric Ciotti, rejoins-moi, c'est vrai qu'ils sont sur la même ligne libérale en économie. Est-ce que vous craignez le départ d'Éric Ciotti, qui vous a rejoint, vers David Lissnard ? Alors,
pas une seconde. Éric Ciotti est un allié fidèle, quelqu'un de loyal. On travaille avec lui au quotidien, on travaille très bien. On est très heureux qu'il ait rejoint cette union nationale que nous proposons aux Français. Mais nous, on tend la main à tout le monde. A tout le monde.
Mais s
'il veut nous rejoindre... Et est-ce
que vous êtes prêt à être un peu plus libéral dans votre ligne économique, à écouter ce que disent les petits entrepreneurs pour que cette frange de l'électroi... D'abord,
nous sommes pour l'économie de marché, arrêtons les caricatures quand même. J'ai moi-même dirigé des entreprises, nous sommes beaucoup à voir ce parcours au Rassemblement National, nous ne sommes pas les méchants socialistes que certains journalistes décrivent. Sur la réforme des
retraites, par exemple.
Oui, mais sur la réforme des retraites, je viens de vous expliquer, nous on a une autre vision... C'est plus
proche de M. Lysnard que du RN sur cette question.
C'est vrai, mais nous avons une vision politique des retraites. C'est annoncer quelque chose et voir comment on le finance. Or, nous pouvons le financer. Et c'est ça qui compte. On tend la main, monsieur Barbier, à tout le monde. Mais en général, ce n'est pas le grand qui rejoint le petit. C'est l'inverse.
Y compris à Nicolas Sarkozy, qui, selon le canard enchaîné, travaille à l'Union des droites. On se souvient qu'il avait dit beaucoup de bien de Jordan Bardella.
Vous vous en félicitez ? Je n'ai pas cette info, mais tous ceux qui veulent nous rejoindre, moi je me félicite. que tous ceux qui veulent la fin de ce système actuel qui est en train de mourir, on le voit bien, et qui veulent la renaissance de la France nous rejoignent. Mais pourquoi seulement la droite, M. Barbier ? Ça peut être la société civile, ça peut être plein de gens. Aujourd'hui, notre pays va mal. Il faut le reprendre en main, il faut des réformes courageuses. Plus on sera nombreux à les soutenir, ces réformes autour de Marine Le Pen, plus nous aurons de chances de succès.
Gabriel Attal veut une grande primaire du bloc central, de ceux qui rejettent l'extrême gauche et le RN. Est-ce que vous avez... peur d'un candidat qui surgirait de cette primaire et évidemment conforté dans les sondages.
Alors la peur ne fait pas partie de notre ADN.
Non mais ça compliquerait votre stratégie quand même.
Oh non je crois pas, vous savez en fait l'idée c'est quoi ? C'est qui sera l'héritier d'Emmanuel Macron ? C'est un peu ça qu'ils veulent faire. Écoutez, qu'ils se dépatouillent entre eux, qu'ils trouvent le fils prodigue officiel d'Emmanuel Macron, et puis qu'ils endossent leur bilan. Nous, nous sommes assez convaincus que les Français ne veulent plus de cette tambouille, alors qu'ils s'appellent Attal, Philippe, Retailleau, ou comme vous voulez. C'est leur problème qu'ils se réunissent dans leur cabine téléphonique, qu'ils s'entretuent entre eux. Nous, on parle aux Français et on a un programme.
Marine Le Pen a promis un changement de mode de scrutin. Vous le ferez avant les législatives qui devraient suivre la présidentielle ?
Nous verrons bien, le calendrier, je ne l'ai pas encore, nous l'annoncerons. Marine Le Pen, c'est à elle de l'annoncer, mais en tout cas, il serait juste qu'il y ait la proportionnelle pour que tous les Français soient représentés à l'Assemblée nationale. Et vous voyez, nous on le propose au moment où nous serions capables d'avoir la majorité avec le scrutin actuel, comme quoi nous, nous ne pensons pas à notre propre intérêt, mais à l'intérêt de la démocratie et des Français.
La question viendra à travers vous, j'en doute pas, un instant. Moi j'ai une question sur Christine Lagarde, qui annonce son départ anticipé de la Banque Centrale Européenne en février 2027. confirme l'ancienne ministre de l'économie, vouloir avoir la liberté de parole, la liberté d'expression, la liberté de s'engager sur des sujets qui ne relèvent pas de la politique monétaire, à quelques mois l'élection présidentielle. Vous lui souhaitez la bienvenue dans cette campagne ? Vous la redoutez pour le coup en tant que candidate ? Je vous le
redis, nous ne redoutons personne. Tous ceux qui ont participé à la destruction de nos valeurs, de nos finances, nous les prenons comme des opposants et nous participerons au débat contre eux. Si elle veut s'engager, qu'elle s'engage. ça fera un macroniste supplémentaire dans la course. Écoutez, plus on est de fous, plus on rit, ils vont bien s'amuser, je crois.
Merci Laurent Jacobili.
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