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Merci Monsieur le Président. Monsieur le Premier Ministre, après un mois de mobilisation et près de 100 000 contributions en 18 jours, vos annonces étaient, vous en doutez, très attendues. Si elles sont un premier pas, elles suscitent de nombreuses interrogations chez les lycéens, les étudiants, les universitaires, les personnels, les familles et bien sûr... les parlementaires. Chacun peut partager l'objectif d'améliorer la réussite des élèves, de lutter contre les inégalités et de renforcer l'attractivité des métiers de l'éducation. Encore faut-il que les mesures annoncées soient lisibles, cohérentes, financées et réellement applicables dans les établissements. Je m'étonne d'abord de la méthode. Pourquoi réunir à la hâte quelques influenceurs avant même de rencontrer les organisations syndicales lycéennes et étudiantes, qui pourtant le demandent depuis plusieurs semaines ? Ces organisations vous alertent, comme nous, sénateurs du groupe socialiste depuis plusieurs années, sur le désengagement de l'Etat vis-à-vis de la jeunesse. Pourquoi avoir réservé la primeur de vos annonces à des influenceurs ? dont certains en visioconférence, alors même que vous auriez refusé cette même possibilité à une responsable de la coordination des territoires ultramarins. Je m'interroge ensuite sur le contenu. Pourquoi annoncer aujourd'hui à des lycéens légitimement inquiets pour leur avenir des mesures que vous refusiez il y a un mois ? Je pense notamment à la suppression sèche de Parcoursup qui n'est pas la solution et qui devra par ailleurs être actée par une nouvelle loi. Comment éviter alors de donner l'impression de céder aux violences qui ne sont pas le fait, loin de là, de la grande majorité des lycéens, ou de mener une opération de communication destinée à faire retomber la pression en laissant une situation explosive au lendemain de l'élection présidentielle ? Enfin et surtout, Monsieur le Premier ministre, pourriez-vous nous assurer que vos annonces s'appuient sur des engagements budgétaires fermes et que même en cas d'adoption du budget par 49.3 ou par ordonnance, les décisions prises ne seront pas, selon les mots du ministre de l'Éducation, des Promesses en l'air ?
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