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Ce qui était important de retenir, j'ai entendu notre ministre s'exprimer. C'est très bien, on va aller au contact, on va interpeller. Nous, on n'est pas dans un match de boxe, ce n'est pas ce qu'il a dit, attention. Mais nous, on n'est pas dans un match de boxe. L'idée, c'est d'aller au contact, c'est d'interpeller, c'est d'écarter les fauteurs de troubles qui sont très violents, capables de tout, je dis bien capables de tout. C'est d'aller au contact, mais de les interpeller et de les remettre à une institution qui est celle de la justice. Si on interpelle, c'est qu'il y a un délit ou une tentative de crime. Et c'est le suivi qui est important. Parce que se retrouver dans un face-à-face comme on le voit sur les images, ça n'a pas trop de sens parce qu'on sait que de toute façon ça peut se reproduire. Donc le contact c'est une chose, ne rien laisser passer, c'est très très important, mais interpeller, remettre. ces personnes, ces individus à la justice et surtout les neutraliser, les écarter une bonne fois pour toutes. Donc ça demande aussi des instructions claires, nettes et précises de la part de l'institution judiciaire qui doit nous suivre dans notre travail. Sinon, ça n'a aucun sens, bien évidemment.
Gérald Darmanin, d'ailleurs, a passé des consignes à une circulaire, a été distribuée en ce sens. Dernière question pour vous, Bruno Bartosetti. Vous êtes le représentant de la zone sud pour le syndicat Unité, je le rappelle. Marseille avait été frappée par des pillages, mais c'était d'une ampleur incroyable le 17 octobre. Qu'est-ce qui va changer dans le dispositif cette fois-ci ? On parlait tout à l'heure avec Amaury des groupes mobiles, des petits groupes d'individus qu'il est parfois, j'imagine, plus difficile pour vous de suivre. Comment vont s'y prendre vos collègues demain ?
Écoutez, un petit peu à l'instar de ce qui s'est passé le 24, malgré tout, le risque zéro n'existe pas. Le 24, il y a eu de la casse, il y a eu aussi des affrontements. Il va falloir aller plus loin, plus fort. Le 24 à Marseille a été quand même beaucoup mieux géré que le 17 octobre. aller encore un peu plus loin, un peu plus fort. Marseille, je le dis souvent à votre antenne, c'est très très étendu, c'est deux fois et demi Paris, donc ça demande beaucoup de mobilité. Il va falloir être encore omniprésent. La population marseillaise, vous allez à Marseille, vous avez 95% des Marseillais qui soutiennent cette police qui fait son travail, comme vous le savez, et on va leur prouver encore une fois que nous allons être disponibles, en sachant que c'est très difficile pour nous, mais on va le faire, on va aller au bout, on va aller au bout de la nuit. pour pouvoir justement, dans cette mobilité, neutraliser, espérons-le, tous ces individus qui se servent de ces manifestations pour eux, piller, casser, tuer. S'ils pouvaient le faire, ils le feraient. Et donc, on va être très, très concentrés. On ne va rien lâcher, en tout cas, ça, c'est une certitude. Mais c'est vraiment fatigant, je vous assure, c'est vraiment fatigant. Je pense à mes collègues qui sont sur le terrain. Je vous assure, restez 12 heures, 12 heures debout, face à des crachats, des insultes et des provocations. C'est très, très compliqué.
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