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Donc ma première pensée avant de répondre à votre question, puisqu'on parle du drame, de trap, c'est de me tourner vers les familles blessées ou en deuil. Je pense à la petite jeune fille de 12 ans qui lutte contre la mort. Et je pense à la victime et à sa famille. En fait, je parlais avec des Français, des voisins hier soir, et on disait ensemble, voilà, c'est une société déjantée. Et donc, pour qu'il y ait un crime comme ça, il faut que le criminel, que le suspect, n'ait rien reçu ou ait tout rejeté. Camus disait, un homme ça s'empêche. C'est ça la civilisation. Mais ça va plus loin que ça la civilisation. C'est le décalogue, tu ne tueras pas. Et on est dans une société au carrefour de l'hédonisme, du narcissisme et du consumérisme. Donc je fais ce que j'ai envie de faire. Je sors avec une kalachnikov, un fusil mitrailleur et je tue dans la rue. Parce qu'il y a des choses qui me déplaisent. Ça c'est l'anti-société. Et le sujet sur lequel on devrait tous se penser, c'est ça. C'est comment retrouver une société qui nous sorte de la déliaison. La déliaison. La déliaison, c'est une société dans laquelle on cible son voisin sans haut le cœur. Juste comme ça. Parce qu'on est dans le virtuel. C'est épouvantable. Mais ce qui est épouvantable aussi, c'est que quand il y a un drame comme celui-là qui appelle le recueillement, le silence et la retenue. La retenue parce qu'on est dans un pays où il y a des esprits faibles, de tous côtés. Et donc il y a des risques d'engrenage. Et donc le rôle de l'homme d'État... c'est de faire attention à chaque mot qu'il utilise. Or, ce qu'a fait Emmanuel Macron, en fait, il se promène avec un bac de braise qu'il met sous le fagot, partout où il le peut, dès qu'il le peut. Donc il a dit, Vendredi soir, nous étions en pleine émission, c'est la première fois qu'il y a en France un crime terroriste raciste. Mensonge. C'est pas la première fois qu'il y a un crime terroriste. Tous les Français savent qu'il y a eu le Bataclan. Il y a quelques heures... J'ai entendu les cloches qui sonnaient sur CNews à Nice, pour le sixième anniversaire de l'attentat de Nice, pour les victimes qui ont été tuées dans la basilique. On pourrait multiplier les exemples, évidemment les enfants juifs de Toulouse, les pères Kacher, etc. Tous les Français savent que ce n'est pas la première fois qu'il y a un acte terroriste. Ensuite, il a dit la première fois qu'il y a un acte raciste. Il a oublié Crepol. A Crepol, c'était un acte raciste. Il a fallu trois ans pour que la justice, dans le dossier d'instruction, émette l'hypothèse du racisme anti-blanc. Parce qu'en France, il n'y a pas de racisme anti-blanc. Ah bon ? Apparemment pas. Il va peut-être quand même falloir que... On est du racisme, une vision juste, une vision qui soit vraie et non pas une vision idéologique. Ensuite, il est allé plus loin et c'est encore plus.
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