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s'exprime à quelques heures maintenant des manifestations. On n'a pas eu grâce au dispositif qui a été mis en place selon les instructions que j'avais données, de grande fermeté, de grande réactivité. Et donc nous avons pu discuter avec ces commerçants qui évidemment sont très satisfaits des dispositifs policiers qui sont mis en oeuvre, mais en même temps très inquiets puisque la fréquentation baisse avec ces cortèges, ces protections que nous mettions en place des centres-villes. On évite les pillages, mais évidemment il y a une moindre fréquentation. Voilà, donc c'était l'occasion pour moi de venir à Rouen, parce que finalement... On a vu ce passé à Rouen, ce qui s'est passé un peu partout sur le territoire national, dont de nombreuses villes, Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Nantes, Angers, Tours, de nombreuses villes où on a eu ces exactions le 17 octobre, cette fermeté le 24 octobre. Et puis partout, on prépare la journée de demain. Concernant la journée de demain sur le territoire national. Je veux dire que c'est une journée qui est à très haut risque demain. C'est une journée qui est à très haut risque. D'abord parce qu'il y a des appels à manifester, comme il y en a eu le 17 et le 24. La plupart d'ailleurs sont discutés, et c'est le cas à Rouen, c'est le cas au Havre, ici en Seine-Maritime, sont discutés avec des organisateurs et des cortèges qui sont prévus en dehors des centres-villes pour éviter... qu'il y ait des exactions et des débordements. Donc demain, c'est une journée de manifestation. Et puis on voit fleurir ici ou là beaucoup d'appels à faire dégénérer ces manifestations partout sur le territoire national. Le 24, c'était le cas. Il n'y a pas eu d'incident, mais il a fallu partout que les forces de sécurité intérieure protègent les centres-villes, car il y avait des individus, essentiellement de la mouvance ultra-gauche, hexamuse-rouge radicalisée, ou parfois des individus, des gilets jaunes radicalisés, qui voulaient évidemment s'en prendre au centre-ville. Et demain, on a de nombreux appels qui fleurissent en ce sens, c'est-à-dire d'aller faire dégénérer les cortèges. Il y a des appels à commettre des pillages, des exactions, et puis à faire le lien avec la soirée d'Halloween, puisque demain, c'est le 31 octobre. Et on voit sur les sites... de la mouvance, ultra-gauche, extrême-gauche radicale, énormément d'appels à profiter de la soirée d'Halloween pour se réunir sur les places publiques, si possible masquées, et commettre des exactions. Et il y a des appels qui sont extrêmement inquiétants, avec des mots d'insurrection, de révolution, de nuit des ténèbres, on fait référence au film américain Purge. C'est quand même assez inquiétant et donc évidemment nous sommes très déterminés à faire front à ces menaces, à ces rassemblements s'ils devaient avoir lieu. C'est pour cela que j'ai déployé sur l'ensemble du territoire national un dispositif policier qui est assez exceptionnel. De nouveau on remobilise les forces de sécurité intérieure. policiers, gendarmes, forces mobiles, toutes les forces mobiles qui sont disponibles sont engagées demain sur la gestion de ces événements, les moyens spécialisés, on aura 15 engins lanceurs d'eau sur l'ensemble du territoire national, 26 véhicules blindés dits centaures de la gendarmerie nationale, les forces spécialisées, les BRI, RED, GIGN, les drones, les hélicos, voilà, on va mobiliser un dispositif assez important, mais avec une doctrine opérationnelle qui est... très précise, très précise. Elle va s'appliquer tout au long de la journée, du matin au soir. Donc la période d'engagement de nos forces de sécurité intérieure sera longue. Mais la doctrine opérationnelle, et nous venons d'ailleurs de le rappeler ici à Rouen, c'est celle de la plus grande mobilité. La plus grande mobilité de façon à pouvoir s'adapter aux groupes à risque qui vont forcément essayer de disperser le dispositif policier. Et on sera extrêmement mobile pour répondre et aller au contact, aller impacter ces groupes à risque afin d'éviter qu'ils... que la situation ne dégénère. Qu'il s'agisse de pilleurs, de casseurs, qu'il s'agisse de personnes qui vont s'en prendre aux forces de sécurité intérieure dans le cadre des manifestations, on aura une réponse d'une extrême fermeté. Les forces de sécurité intérieure y sont prêtes. Cette doctrine, ce sera la mobilité, de l'agilité, de la grande réactivité. Puis en amont, tout au long de la journée, partout sur les axes qui mènent dans ces centres-villes, dans ces lieux de rassemblement, il y a des contrôles qui vont être organisés, des contrôles de flux sur les axes routiers. dans les gares, sur les réseaux ferrets, partout il y aura des contrôles sur réquisitions.
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