Chargement...
Chargement...
Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
Midi 13h, Sud Radio, faut qu'on s'organise. André Bercoff.
il y a urgence à s'organiser, André Bercoff, en cette année présidentielle. Et aujourd'hui, bien sûr, Sud Radio, en direct de Midi à 13h, votre invité est François Asselineau, président de l'Union Populaire Républicaine et bien sûr, candidat à l'élection présidentielle de 2027, André.
je vais vous montrer aujourd'hui le titre du Figaro. Fascinant. À droite et au centre, l'idée de la primaire revient en force. Alors ça, c'est une information. Ça, c'est quelque chose qui va bouleverser, effectivement, l'ordre du monde. L'idée de la primaire revient en force. La droite et le centre vont être sauvés. Et puis, il y a Halloween. Halloween demain. Alors, on ne sait pas ce qui va se passer. Et dites-moi, est-ce que la politique entière ne devient pas Halloween en ce moment ? On va en parler. On va en parler avec François Asselineau. On va aborder, au-delà des polémiques et au-delà de la polémique médiatico-politicienne, nous allons aborder les vrais problèmes, et notamment l'éléphant dans la maison, le Frexit.
oui, sortir de l'Union Européenne, de l'Euro et de l'OTAN, êtes-vous pour ou contre ces mesures proposées par François Asselineau ? Nous sommes en direct sur Sud Radio, on vous donne la parole. Réagissez tout de suite au 0826 300 300 et prenez donc la parole en direct sur Sud Radio juste après cette petite pause.
Sud Radio. Parlons vrai. André Bercoff.
Et aujourd'hui André Bercoff sur Sud Radio, votre invité est François Asselineau, président de l'Union Populaire Républicaine, le mouvement du Frexit qu'il a fondé en 2007. Et il est donc... candidat à la présidentielle 2027, et ce pour la deuxième fois, André.
C'est intéressant, François Asselineau, d'abord, c'est qu'en 2027, vous allez fêter les 20 ans de l'UPR. Donc, écoutez, espérons que ça vous portera chance. Mais au-delà de ça, je veux dire, là, d'emblée, en général, on n'a pas d'emblée un auditeur, mais je voulais le prendre. Philippe, bonjour.
Oui, bonjour, monsieur Bercoff. Bonjour, François Asselineau.
On vous écoute.
très court. Premièrement, je voulais remercier André Bercoff d'inviter François Asselineau, parce qu'on ne le voit pas très souvent, même pas du tout, sur les ondes. Deuxièmement, je voulais remercier le président du PR, François Asselineau, d'être... ce qu'il est depuis 19 ans, donc tenace, courageux, volontaire, compétent, et de bien tenir son rôle. Et puis troisièmement, surtout, je voulais m'adresser aux 42 000 parrains des élus français qui ont une immense responsabilité plus que jamais lors de cette présidentielle. Vous
voulez parler des 500 signatures,
c'est ça ? Oui, et de plus, il en faudrait bien 1 000 pour être tranquille. des fois que le Conseil constitutionnel en rogne un peu. Mais ce que je voudrais dire, M. Birkoff, s'il vous plaît, c'est que c'est crucial. Il faut que les élus, les maires, les députés, enfin les députés, ça va être difficile, mais les conseillers régionaux, les conseillers d'État de Toronto, parrainent.
Non mais Philippe, je vais vous dire, on vous a bien entendu. Et c'est très bien, et vous avez tout à fait raison, de toute façon. Le problème qu'il y a aujourd'hui, je le dis parce qu'on ne va pas rester là-dessus, on a beaucoup d'autres sujets à aborder avec François Asselineau, mais je le trouve absolument scandaleux. que ce ne soit plus anonyme. C'est-à-dire que les maires soient obligés de décliner leur identité, alors que là, on ne va pas truquer, on sait que c'est ceux dans les maires, parce que vous savez très bien, et voilà pour François Asselineau, comme n'importe lequel des candidats, parce qu'après tout, un Français qui voudrait se présenter à la présidentielle a le droit de se présenter, même s'il n'a personne derrière lui. S'il a envie de le faire, il le fait. Ça s'appelle aussi la constitution et la démocratie. Mais le problème, c'est qu'on sait très très bien les pressions. que peuvent avoir, et vous le savez très bien François Asselineau, un certain nombre d'élus, les communautés de communes, les agglomérations, etc., qui font que les pressions sont là. Bon, ça, on sait que c'est là, et effectivement, sur le principe, je ne dis pas que n'importe qui doit pouvoir avoir les 500 signatures, je dis simplement qu'il est scandaleux que des gens qui ont, des personnes, des citoyens français qui les suivent, ne puissent pas se présenter parce que... Est-ce qu'il n'y a plus l'anonymat des 500 ? C'est nature, je crois que vous êtes d'accord.
Oui, je suis d'accord avec vous André Bercoff. Permettez-moi quand même en préambule, d'abord de vous remercier profondément, parce que vraiment vous êtes quelqu'un de bien, c'est ce que je voulais vous dire. Je ne dis pas ça pour vous cirer les chaussures, parce que avez devant vous le responsable politique français qui fait le plus de vues et qui a le plus d'abonnés sur internet après Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon, sur ses deux chaînes de Youtube et sur sa chaîne personnelle, fait 1 400 000 abonnés. Moi, j'ai 640 000 abonnés, c'est-à-dire deux fois plus que Mme Le Pen. Et je rappelle que M. Edouard Philippe, dont on nous expliquait qu'il était l'homme politique préféré des Français, il a une chaîne qu'il a créée il y a 6 ans, il a 9 000 abonnés. Et j'ai 152 millions de vues cumulées. M. Edouard Philippe n'a qu'un million de vues cumulées. Dans ces conditions, je lance ici effectivement un appel au maire. C'est qu'ils doivent... Je ne leur demande pas de voter. Pour moi, d'ailleurs, un parrainage, ça n'est pas un vote. Il s'agit de donner la parole à quelqu'un qui représente quelque chose. Et quand on pense que l'homme politique français qui fait le plus de vues sur Internet et le plus d'abonnés après Mélenchon, c'est-à-dire François Asselineau, est totalement interdit d'antenne, sauf par vous. Voilà, André Bercoff, vous avez toute une carrière, je regardais votre carrière, vous avez donné la parole à des gens de tous les horizons, c'est vraiment, c'est une espèce de consécration que je voulais vous dire. Vous avez donné la parole, moi je connais, je ne vais pas ici citer des noms de journalistes politiques français qui sont depuis 6 ans, 7 ans, 8 ans en poste, qui ne m'ont jamais invité une seule fois. Et vous avez raison de dire... que la question européenne, c'est l'éléphant dans le couloir. En France, nous allons avoir l'élection présidentielle, c'est-à-dire le moment où les Français, tous les cinq ans, doivent se poser la question de l'avenir de leur propre pays, et bien tout est fait pour que la question européenne, qui surplombe toutes les autres, puisqu'en réalité, toutes les grandes décisions de la nation sont désormais volées aux Français, cette question ne doit pas être posée. Donc je lance ici un appel, j'en profite. Tous les maires qui m'écoutent, ou tous ceux qui sont des parents ou de maires, ou vous avez des amis, des collègues qui sont maires, vous pouvez téléphoner au 0671. 59 90 85, 06 71 59 90 85, ça sera peut-être mis sous votre eau, vous téléphonez et quelqu'un vous répondra sur la procédure pour nous aider à obtenir les parrainages.
Et vous avez raison, c'est très bien, je comprends très bien que vous lanciez cet appel, c'est normal, vous êtes en campagne et vous avez tout à fait légitimité pour le faire. Mais je voudrais revenir à cet éléphant dans la maison. Je crois que vraiment, il faut poser la question, et justement, on ne va pas parler, je sais l'invisibilisation médiatique, je sais tout cela, François Asselineau, et je sais, elle est valable pour d'ailleurs beaucoup de gens, parce qu'aujourd'hui, nous en parlerons en troisième partie d'émission, aujourd'hui, on ne combat plus, on ne dispute... de plus, ce n'est plus la disputatio, ce n'est plus le frottis de cerveau chez Ramontagne, ce n'est plus le brain, même pas le brainstorming, c'est l'insulte et c'est l'étiquette et c'est, effectivement, on ne parle plus de vous parce qu'on ne veut pas vous entendre, parce qu'on n'est pas le camp du bien. Mais revenons à ça. Moi, je regardais un peu, je n'ai pas regardé en détail, et vous voyez, aujourd'hui, Mélenchon et le LFI... le Rassemblement National avec Marine Le Pen, Raphaël Glucksmann, tous les autres, enfin ou presque, les Edouard Philippe, les Gabriel Attal, parlent de leur programme, parlent de ce qu'ils vont faire, etc. Et moi je voudrais qu'on aille au-delà de la présidentielle et des chicanes politiques. Au fond, quand vous regardez quelque chose, moi la question que je voudrais vous poser, mais que ça soit très très très concret. Est-ce que dans ces programmes-là, même sans avoir le détail, est-ce qu'on peut, aujourd'hui, en France, changer fondamentalement les choses sans... abandonner l'Union Européenne sans faire le Frexit ? Est-ce que c'est faisable
? Vous posez, André Bercoff, la question la plus importante, celle pour laquelle je me bats depuis bientôt 20 ans. C'est-à-dire que tout est fait pour que les Français ne se rendent pas compte à quel point les transferts de pouvoir qui ont été effectués vers la Commission Européenne, d'une part, vers la Banque Centrale Européenne, d'autre part, et vers l'OTAN. enfin, c'est-à-dire en fait vers Bruxelles, vers Francfort et vers Washington, en fait, ont préempté toutes les politiques publiques. Alors
soyons très concrets, François, je voudrais que vous donniez des exemples précis, que ce soit en économie, que ce soit pour l'agriculture, que ce soit pour l'immigration, pour tout ça, vous dites aujourd'hui, on ne peut pas vraiment fonctionner en autorité sans l'aval total de l'Union Européenne, du Conseil Européen. Alors, sur les sujets
que vous évoquez, l'agriculture par exemple. Il y a eu le fameux accord UE-Mercosur, vous en avez entendu parler ? Bien
sûr.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé que la Commission européenne a négocié avec les pays du Mercosur, dont le Brésil, le fait que désormais le Brésil va pouvoir exporter 99 000 tonnes de viande bovine vers l'Union européenne, en échange de quoi le Brésil va augmenter les quotas, donc va pouvoir importer davantage, va décider d'accepter l'importation. de voitures de luxe européennes. Alors on dit que c'est une victoire de l'Europe, mais c'est quoi en fait ? Concrètement, on détruit la filière bovine française au profit de l'industrie automobile allemande. C'est ça qu'on appelle les industries et les intérêts européens. Depuis 1992 jusqu'à maintenant, il y a eu 18 accords de libre-échange. Il y en a 16 qui ont tourné au détriment de l'agriculture française. En 1962, il y avait 2 600 000 agriculteurs. On est tombé à 400 000. On va vers la disparition de l'agriculture familiale. Et tout ça au profit, notamment, de l'industrie allemande. Est-ce que les Français sont au courant ? Est-ce qu'ils comprennent ce qui se passe ? Lorsque Macron a voulu s'opposer à la Corée au Mercosur, il avait essayé d'avoir une minorité de blocage. Ça n'a pas marché. Pourquoi ? Parce que les pays scandinaves, les pays du nord de l'Europe... se contrefichent, n'est-ce pas, de la viande de Charolais. Eux, ce qu'ils veulent, c'est d'avoir de la viande bon marché, et les Allemands, eux, sont très intéressés par vendre des automobiles de luxe. La même chose est en train de se passer avec l'Australie, maintenant. Maintenant, c'est la filière au VIN, il y a un accord UE-Australie, et puis après, c'est l'accord UE-Philippine. Moi, quand j'étais petit, on m'avait expliqué que la construction européenne, c'était pour faire contrepoids aux États-Unis, que l'Union fait la force, qu'il ne faut pas être tout seul, etc. Mais concrètement, Concrètement, c'est devenu désormais une zone de libre-échange généralisée où on laisse tout entrer. Et les gens qui me disent « mais la France ne peut plus être toute seule », etc., est-ce qu'ils se rendent compte qu'il y a des quantités ? On est peut-être la septième puissance économique mondiale, on descend d'ailleurs à tout à l'heure, on a encore appris qu'il y a une heure qu'il y a une récession surprise en France. La France est la lanterne rouge de la croissance mondiale. Que je sache, il y a des pays, beaucoup de pays beaucoup plus petits, qui supportent beaucoup mieux que nous, et qui n'ont pas besoin d'entrer dans l'Union Européenne.
François Asselineau, attendez, ça veut dire, non, parce que ce que vous venez de dire sur l'agriculture, allons, creusons.
Ça veut dire que si Mme Le Pen est élue, elle ne pourra rien faire puisqu'elle reste dans l'Union Européenne. Donc elle sera obligée d'avaler l'accord UE Australie, et puis l'accord UE Philippine.
Oui, mais attendez, avant ça, je voudrais dire, ça veut dire que non, mais déjà dans les faits. Si ce que vous dites est vrai, il n'y a plus d'Union Européenne, puisque chacun y va pour sa poche, et pour sa gueule, si je veux être vulgaire. Alors, pour être nuancé... Oui, est-ce que c'est ça ? Parce que, regardez, par exemple, moi, ça profite à la menace, ce que vous venez de dire. Voilà, ça profite aux voitures allemandes, la voiture française, il n'y en aura pas un truc de plus. Est-ce qu'aujourd'hui, nous sommes en pleine implosion de cette Union Européenne ? Oui, parce que les
intérêts sont opposés. Si vous voulez, c'est que le principe de base... Moi, je suis pour la coopération internationale. D'ailleurs, les gens qui disent que si on n'est pas dans l'Union Européenne, la France va s'isoler, la France ne va pas du tout s'isoler. Est-ce que la Suisse est isolée ? Non, la Suisse n'est pas dans l'Union Européenne. Le principe de base est erroné. Parce que sur tous les sujets, par exemple sur les questions de défense, si les pays, la Lettonie, l'Estonie, la Lituanie, la Pologne, qui sont face à la Russie, on peut comprendre qu'ils veuillent avoir le parapluie américain, et on peut comprendre, quoiqu'avec la Pologne ça se discute, qu'il y a un soutien à l'Ukraine. Mais rappelez-vous ce que disait De Gaulle. Alors, disait De Gaulle depuis 800 ans, depuis le mariage d'Henri I avec Anne de Kiev, lorsque la France a été en bon terme avec la Russie, ça a toujours été des grands moments de l'histoire de France. Lorsqu'elle a été en mauvais terme, ça a été des mauvais moments. La France, elle a un intérêt géostratégique puissant à être en bonne relation avec la Russie. Et qu'est-ce que l'on apprend ? Du fait que nous appartenons à la politique étrangère de sécurité et de défense, du fait que la commissaire européenne chargée de la défense, c'est Madame Kajakalas, qui de notoriété publique est une crétine, et qui a été choisie pour ça d'ailleurs. Elle est estonienne. Elle voue, elle et sa famille, une haine totale à la Russie. Nous sommes entraînés dans un processus qui nous a fait frémir. Est-ce que les Français ont bien conscience qu'il y a 3-4 jours, il y a eu le premier essai franco-britannique, le premier exercice franco-britannique de frappe nucléaire ? contre la Russie, au-dessus de la Méditerranée. C'est ce que... Cet exercice a eu lieu. Cet exercice a eu lieu. Vous avez vu la réponse de Poutine, ce qu'il a dit hier ? Il a dit que la Russie était prête à faire la guerre à l'Europe. Voilà, on a eu la réponse du berger à la bergère. Ce sont des sujets fondamentaux, et vous avez mille fois raison de dire, c'est ça qui devrait faire la lune du Figaro, la lune de tous les journaux français. Est-ce que les Français, oui ou non, sont prêts à continuer à laisser M. Macron ? C'est une dérive qui peut nous mener à une guerre contre la Russie. On va essayer
de, justement, creusons, on est là pour ça, et c'est ça qui est intéressant, pour faire comprendre, en tout cas pour entendre, après les gens font leur opinion, chacun fait son opinion. Mais ce qui est quand même paradoxal, c'est au moment même, et on le voit et tout laisse à penser, que Trump et en tout cas l'administration Trump s'éloigne effectivement et prend langue avec la Russie. Vous voyez qu'on prépare presque déjà un Yalta planétaire avec Xi Jinping, Trump et Poutine. Absolument. Et en même temps, c'est-à-dire qu'eux disent écoutez l'Ukraine ça va comme ça, bon très bien on a donné des milliards, des centaines de milliards, maintenant si vous voulez donner des armes à l'Ukraine, vous nous les achetez et vous les donnerez à l'Ukraine. et on sait ce qui se passe après avec le marché noir. Mais, alors ça veut dire qu'au fond, ils ne suivent même pas les Etats-Unis, en tout cas si Trump est là. En fait, l'Europe, et en tout cas l'Europe de l'Allemagne, de l'Angleterre, de la France, un peu moins peut-être de l'Italie, va plus loin, c'est-à-dire qu'on est beaucoup plus ukrainien, enfin on est beaucoup plus va-t'en-guerre que les Américains.
Là aussi, je partage votre analyse, l'Union Européenne ressort de cette affaire ruinée. Cocu et hors-jeu, ruiné parce qu'on a versé des dizaines de milliards d'euros, d'ailleurs qui, comme vous l'avez dit, vont acheter des armements à 60% américains, à 11% allemands, 10% sud-coréens, 7% israéliens et la France 2%. Nous donnons, alors que la France est ruinée de toute part, il suffit de regarder l'État, de tous nos services publics par exemple, nous donnons des dizaines de milliards à Zelensky. Un régime qui, par ailleurs, valorise les néo-nazis et les nazis de la Seconde Guerre mondiale. Et quelques corruptions assez avancées. Mais on n'a pas le droit d'en parler. On est prié. Tout le monde doit être en rang serré pour pouvoir passer dans les médias mainstream, sauf chez Sud Radio. Et puis, avec tout ça, on est ruiné. Mais en plus de ça, on est coquifié par Trump. Et en plus de ça, on est hors jeu, vous l'avez dit, il y a un nouveau Yalta qui se prépare, la France ne pèse plus rien. Ceux qui disent que l'Union fait la force se trompent. Et d'ailleurs, c'est un principe fondamental des européistes, ils annoncent toujours des merveilles, mais ils ne font jamais le bilan. Ça va faire 70 ans de construction européenne. Il y a du temps de De Gaulle, dans les années 65-66, la France était un pôle de référence mondial. Parce que la France, elle tenait son rang, et elle apportait une voie originale, et d'ailleurs qui justifiait son poste de membre permanent du Conseil de sécurité. Vous parlez
de la préhistoire,
ça va sur la suite. Maintenant, plus on construit l'Europe, plus les pays d'Europe disparaissent. Nous sommes ligotés dans un stratagème qui s'appelle le stratagème des chaînes, qui a été purement médité du côté de l'outre-Atlantique et qui fait qu'on disparaît. Et si vous réfléchissez bien, la stratégie des Américains, elle est géniale. Ils ont coupé l'Europe de ces sources d'approvisionnement énergétique avec Nord Stream et avec la Russie. C'est-à-dire qu'ils sont en train de détruire l'industrie européenne, y compris l'industrie allemande. Je n'ai pas rêvé... Trump a reçu, c'était il y a trois jours, il a fait monter sur une tribune en Géorgie le patron de Audi, qui investit 4 milliards de dollars aux Etats-Unis pour créer une fabrication. au détriment de l'industrie en France. Nous sommes
d'accord. Attendez. Mais là, vous avez l'air de blâmer Trump. Mais Trump n'est pas européen. Trump, pas mal pour son pays. Et il a raison de travailler pour les intérêts américains. Mais alors, la question qui doit être posée, parce que tout le reste, on peut en parler pendant des heures, pourquoi il n'y a pas un dirigeant européen, je ne parle même pas de la France, qui est conscient de ça ? C'est-à-dire qu'ils ne sont même pas eux-mêmes, ils font des grands discours, effectivement, nous allons faire la guerre à la Russie, mais ils n'ont même pas conscience. Est-ce qu'il y a Effectivement, est-ce qu'il n'y a jamais eu une conscience collective européenne chez nos dirigeants ?
Alors, vous avez encore une fois raison, je suis d'accord, Trump il fait son boulot. Il est payé par les peuples américains pour défendre les intérêts américains. Nous, on paye toute une oligarchie, dont je suis désolé de dire aux auditeurs que ça va de Mme Le Pen jusqu'à Mélenchon, puisque ni Mme Le Pen ni Mélenchon ne veulent sortir de l'Union Européenne, de l'euro ni de l'OTAN. On paye des responsables depuis maintenant 40 ans qui, en fait, sabotent. délibérément les intérêts nationaux sur l'autel de la construction européenne. Et tout à l'heure, vous avez dit quelque chose qui est vraiment fascinant. c'est qu'à l'intérieur de l'Europe, tout le monde ne réagit pas de la même façon. Vous avez les pays que j'ai appelés les pays dogmatiques, c'est-à-dire en fait les pays catholiques romains, la France, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, qui ont été habitués depuis des siècles à préférer le dogme aux réalités. Et puis vous avez les pays protestants, les pays du nord de l'Europe, qui eux sont beaucoup plus pragmatiques. Et vous regardez un pays comme par exemple les pays du nord de l'Europe, plus vous montez vers l'Europe, plus le débat est libre, et plus vous avez d'ailleurs des pays comme la Norvège ou l'Islande qui ont refusé... d'entrer dans l'union européenne et qui se porte très bien. Il y a aussi l'expérience historique, parce que là je vais citer un pays comme catholique qui est la Pologne, mais qui est un pays qui a l'expérience historique de la domination soviétique, qui a l'expérience historique d'avoir été partagée à plusieurs reprises entre ses voisins allemands et russes. Qu'est-ce que font les polonais en ce moment ? Ils engrangent des quantités de subventions européennes que nous payons, puisque eux ils sont bénéficiaires nets alors que nous, nous sommes créditeurs nets, nous donnons plus d'argent à l'union européenne que nous n'en recevons. Mais la Pologne a décidé, personne n'en parle en France, elle refuse d'entrer dans l'euro. C'est-à-dire que 30 ans après, en 2034, ça fera 30 ans que la Pologne est entrée dans l'Union Européenne, son
niveau de vie est en train
de
dépasser celui de la France. J'étais à Pologne cet été, c'était les Zloty, et on a vu le résultat.
Et les Polonais ont dit, nous refusons d'adopter l'euro parce que ça va nuire. à notre économie. On n'a pas le droit de débattre de ça en France. Vous avez un think tank allemand en 2017, allemand, pas français, pas britannique, un think tank allemand qui a calculé que l'euro, collectivement, nous avait coûté, à chaque Français, de 1999 à 2017, avait coûté 56 000 euros par personne. Parce que nous avons une monnaie qui est sous-cotée par rapport à ce que devrait être la monnaie allemande et sur-cotée par rapport à ce que devrait être la monnaie française. Je ne parle même pas de la Grèce, qui se débat dans des tourments considérables. La question de l'euro est interdite en France, et je vois des gens qui me disent, oh là là, si on sortait de l'euro, ça serait la catastrophe. Mais parlons-en, c'est aujourd'hui la catastrophe.
Alors, on va en parler d'ailleurs, la catastrophe, on la voit, hélas, et on va en parler, on va continuer de creuser, parce que... Pourquoi ? Qu'est-ce qui est faisable et qui n'est pas faisable ? Parce que c'est ça aussi l'enjeu. Est-ce que c'est une... l'élection présidentielle ? Vous savez, Mallarmé disait jamais un coup de dé n'abolir le hasard. Est-ce qu'une élection présidentielle peut abolir le Frexit ? Ce n'est pas sûr. Mais on va creuser sur tout le fond. Parce que vous devez être informé. C'est ça le plus important. A tout de suite. On se retrouve avec François Asselineau. A tout de suite.
La France doit-elle, oui ou non, sortir de l'Union Européenne ? Vous en pensez quoi ? On continue d'en parler dans un instant sur Sud Radio avec François Asselineau. Et on vous donne la parole en direct au 0826 300 300. Appelez-nous tout de suite et réagissez juste après cette petite pause. A tout de suite.
De
retour sur Sud Radio avec François Asselineau, président de l'Union Populaire Républicaine, qui se bat depuis près de 20 ans pour le Brexit, André Bercoff. Et nous allons tout de suite donner la parole à Jules, qui nous appelle de Brive-la-Gaillard. Bonjour à vous, Jules. Oui, bonjour Jules.
On
vous
écoute, Jules.
Oui, bonjour M. Bercoff, bonjour M. Asselineau, ravi de pouvoir poser une question à M. Asselineau. M. Asselineau, vous avez mis la précision, et vous venez de dire qu'un des très caractéristiques des pays protestants était d'entrer dans le détail. contrairement au pays dogmatique catholique. Eh bien, ma question est la suivante. Il ne vous a pas échappé, à mon avis, que le président du Conseil constitutionnel, M. Ferrand, vient d'avoir quelques philippiques avec Mme Le Pen sur l'usage à l'article 11. Et je connais votre programme. Comment comptez-vous respecter la jurisprudence du Conseil constitutionnel pour réviser la Constitution et y abroger l'article 15 ? Alors, je sais que vous avez un positionnement gaulliste sur l'usage de cet article, mais j'aurais aimé avoir votre avis sur ce détail, qui n'en est pas un, évidemment. Et j'aurais aimé savoir si vous pourriez vous engager, vous qui avez reçu M. de Saint-Robert, à faire respecter la langue française dans l'espace public. et à prendre une loi comme au Québec...
Attendez, Jules, on ne va pas parler de tout, là. Restons sur le référendum et le sortir de l'UE, l'article 15.
Alors, il y a deux choses différentes. Il y a la sortie de l'UE, d'une part, et il y a le référendum que Mme Le Pen évoque. Sur la sortie de l'Union Européenne, si je suis élu, je ne vais pas faire un référendum pour demander aux Français s'ils sont d'accord pour que je mette en œuvre le programme sur lequel je viendrai d'être élu. Si vous élise, c'est aussi pour ça. Donc mon programme, c'est la sortie de l'Union Européenne. Dès que je prendrai mes fonctions, je convoquerai... Un sommet des chefs d'État et de gouvernement, en expliquant aux chefs d'État et de gouvernement de l'Union Européenne que la France m'a élu pour mettre en œuvre l'article 50 du traité de l'Union Européenne, qui entre une procédure de négociation de deux ans pour sortir. Donc il n'y aura pas de référendum pour me demander, c'est comme si on avait demandé par exemple à Mitter en 1981, est-ce qu'on va faire un référendum pour les privatisations alors qu'il les avait proposées dans son programme. y a une deuxième question dans cette bonne question de cet internaute, qui est la question du référendum, et effectivement la tentative du Conseil constitutionnel de verrouiller, non pas l'article 15, mais l'article 11 de la Constitution, en disant que toute réforme de la Constitution doit être obligatoirement passer par l'article 89, ce qui signifie qu'il faut qu'elle soit déjà approuvée par les parlementaires, c'est-à-dire les députés et les sénateurs. Le problème s'était posé en 1962, lorsque De Gaulle avait voulu l'élection du président de la République au suffrage universel. Il avait fait ça pour... contourner les partis politiques, et De Gaulle savait que s'il avait utilisé l'article 89, il n'aurait jamais eu l'accord des parlementaires. Il avait donc utilisé un autre article qui est l'article 11, et il s'en est suivi une polémique de savoir est-ce que l'article 11 peut être utilisé ou pas pour modifier la Constitution. Alors aujourd
'hui,
qu'est-ce qui est dans les... Alors aujourd'hui, effectivement, cet internaute a raison, c'est que M. Ferrand et le Conseil constitutionnel disent qu'ils ont pris d'ailleurs une jurisprudence, disent qu'il faut obligatoirement utiliser l'article 89. Sauf que moi, je cite un autre article, je crois que ça doit être l'article 3 de la Constitution, l'article 2, c'est que nulle section du peuple, la souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants ou par le référendum, nul
individu,
et qui précise dans son second alinéa... Nul individu, nulle section du peuple ne peut s'en attribuer l'exercice de la souveraineté. Donc les membres du Conseil constitutionnel sont 9 personnes, qui ne sont d'ailleurs élus par personne, et ces 9 personnes représentent une section du peuple. Donc en vertu de l'article 3, deuxième alinéa, ils n'ont pas le droit de décider qui décide de la souveraineté du peuple. C'est d'ailleurs ce qu'avait décidé le Conseil constitutionnel lorsque De Gaulle, faisant fi de ce qui avait été décidé, avait fait le référendum de 1962. Il y avait eu plus de 80% de participants. Vous vous rendez compte ? Et plus de 80% des Français qui avaient voté oui, ça veut dire qu'il n'y avait plus les deux tiers des inscrits qui avaient voté oui, et donc le Conseil constitutionnel en avait tiré la conclusion que ça validait a posteriori la procédure
utilisée. Mais on sait ce qui se passe aujourd'hui avec le Conseil constitutionnel, et on sait qu'à certains référendums, depuis une certaine année 2005, on n'entend plus parler. Et vous savez pourquoi ? Parce que
ce qui s'est passé, c'est extrêmement important, et ça justifie... Le positionnement politique que je suis depuis maintenant 20 ans, c'est qu'il y a eu 55% de non, mais il y en a eu 30 qui venaient de la droite, et 25 qui venaient de la gauche. C'est la raison pour laquelle le parti politique que j'ai créé, les gens qui me suivent... savent que nous, nous ne voulons pas d'union des droites avec des partis qui d'ailleurs sont anti-FREXIT, comme le Rassemblement National, ou comme les Républicains, ou comme Zemmour. Nous ne voulons pas d'union des gauches avec des partis comme LFI, ou comme le Parti Socialiste, qui sont également contre. Nous voulons recréer l'équivalent du Conseil National de la Résistance, parce qu'il y a des partisans de la souveraineté nationale dans tous les camps, à droite et à gauche. Et c'est d'ailleurs ce qui marche à l'UPR, si vous verrez, il y a des Français qui viennent absolument... Nous
sommes d'accord, et on le sait, on sait que les Français viennent de partout. Mais le problème, je vais vous dire souvent ce qu'on entend comme reproche, quand je vous invite, on dit oui d'accord, il y a des choses où c'est vrai, Asselineau a raison. Mais Asselineau est utopique, parce qu'Asselineau, il dit que rien ne peut se passer sans le Frexit. Or, moi je vous pose la question, François Asselineau, vous êtes... vous connaissez assez, vous bossez, je veux dire, on peut vous reprocher beaucoup de choses, sauf de bosser, sauf de regarder ce qui se passe, et sauf d'enquêter, effectivement, et vous avez la formation pour cela. Quand vous dites, au fond, on ne peut rien faire sans passer par le Frexit, mais je vais vous donner un exemple. Les autoroutes. Pour tout le monde, je prends un exemple très précis, parce qu'il faudrait être concret, sinon on reste en théorie. En théorie, comme chacun sait, ça se passe très bien. En théorie, tout se passe toujours très bien. Les autoroutes, aujourd'hui, sont privatisées, et à chaque fois, les prix augmentent. Les prix augmentent. On y va, c'était nationalier, on sait très bien à qui c'est parti. Est-ce qu'aujourd'hui, un gouvernement, mettons, vous êtes président, ou un gouvernement, disons, qui partage vos idées, et nombreux sont les Français à partager vos idées, Est-ce qu'on a besoin du saut et de la bénédiction de l'Union Européenne ou du Conseil Européen pour renationaliser les autoroutes ?
Alors, la réponse sur ce sujet est non. Effectivement, on peut, à la marge, avoir des politiques... Et je dis pour les autoroutes, pour beaucoup de choses. Oui, non, mais pas beaucoup de choses. Parce que le problème qui se posera immédiatement, c'est comment on va financer. Parce que par ailleurs, comme nous sommes dans l'euro, nous avons un déficit excessif, nous avons des procédures pour déficit excessif, donc il va falloir trouver l'argent. On apprend ce matin que l'hôtel qui abritait M. Béroud, l'hôtel Duplan, va être vendu à l'encan par l'État parce qu'on n'a plus un rond. Donc moi, j'aimerais qu'on m'explique comment on va pouvoir racheter les autoroutes. Moi, j'ai des propositions sur la question. Vous avez raison. Évidemment que sur tel ou tel point, on peut essayer de remédier. Mais si vous voulez, il y a quelque chose qui me fascine. C'est qu'on a toute une classe politique qui se creuse les ménages. pour essayer de résoudre des problèmes que nous n'aurions pas si nous n'étions pas dans l'Union Européenne. C'est quand même fascinant. C'est comme par exemple, je vois Madame Le Pen qui explique qu'elle veut limiter à 5 milliards d'euros la contribution nette à l'Union Européenne. Elle est d'ailleurs allée à Bruxelles, tout le monde lui a dit non. Tout le monde lui a dit, ça est décidé par les 27, vous ne pouvez pas le changer. Je vois que beaucoup de gens parlent de l'immigration. Je vois des gens qui disent, voilà si Madame Le Pen arrive, on va lutter contre l'immigration. Ils oublient simplement qu'il y a le traité d'Amsterdam. de 1999, qui a déféré à la Commission européenne la politique migratoire, et Mme Ilva Johansson, qui était à l'époque, c'était en 2024, qui était la commissaire européenne justement chargée de ces questions, avait révélé le poteau rose, la politique officielle de l'Union européenne, et de faire entrer 4 millions de nouveaux migrants par an. Ce que je dis est tellement vrai. C'est la politique officielle de l'Union Européenne. Faire entrer 4 millions de migrants par an. Pour une durée indéterminée. Par an, absolument. Parce que d'ailleurs, on nous explique que, mais allez, regardez, que les gens aillent se renseigner, on nous explique qu'il n'y a pas assez de natalité. Je trouve que normalement, si on constate qu'il y a un manque de natalité, on doit prendre d'abord et avant tout une politique nataliste. Ça me paraît...
En Hongrie, vous savez qu'un ménage qui a trois enfants, il ne paye plus d'impôts à vie. Oui, absolument.
Mais si vous voulez, on pourrait prendre une politique nataliste. Je ne dis pas le contraire. Mais la politique migratoire, elle a été transférée à l'Union Européenne. Il faut le savoir, c'est tellement vrai que Madame Mélanie... qui est quand même l'amie de Mme Le Pen. Elle est devenue présidente du Conseil. Que les auditeurs aillent se renseigner. Elle a lutté contre l'immigration clandestine parce que la Commission européenne est d'accord, mais elle a augmenté bien plus encore la légalisation des immigrés. Elle a fait des régularisations de telle sorte qu'il y a plus d'immigrés chaque année nouveaux en Italie que du temps de son prédécesseur. Mario Draghi. Et puis par ailleurs, nous sommes dans l'espace Schengen, c'est-à-dire qu'il est interdit, c'est extraordinaire, il est interdit par l'article 67 du traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne, tout contrôle aux frontières est interdit. La Commission européenne veille à ce qu'il n'y a pas de contrôle. C'est-à-dire qu'il y a l'immigré
qui rentre dans n'importe quel pays d'Europe, ensuite aller dans n'importe quel pays d'Europe, c'est Schengen, absolument. Et alors, ça, c'est vrai qu'on se pose la question, mais c'est pour ça qu'il est intéressant, on parlait dès le début de l'enfant. de l'enfant, de l'éléphant dans la maison, parce qu'au fond, quand vous regardez, que ce soit le programme de Mélenchon ou le programme de Marine Le Pen, c'est vrai qu'il y a là-dedans l'Union Européenne, et on va parler quand même de l'autre éléphant. C'est un éléphant associé, l'économie. Parce que demain, il y a le mur de la crise économique, le mur de la dette, etc. Qu'est-ce que là aussi il faut faire ? On en parle tout de suite après cette petite pause.
Oui, et on en parle avec François Asselineau, qui est aujourd'hui votre invité, André Bercoff sur Sud Radio. Réagissez au 0826 300 300 si vous voulez échanger en direct sur Sud Radio avec André Bercoff et son invité, François Asselineau. On revient juste après cette petite pause. Sous-titrage Société Radio
-Canada
De retour sur Sud Radio avec François Asselineau, président de l'Union Européenne, populaire, pardon, républicaine,
excusez-moi. Ah, tu le prends pour Ursula von der Leyen, c'est intéressant. Bonjour Ursula, très heureux de vous accueillir. Président de l'Union Populaire Républicaine et candidat
à la présidentielle de 2027 avec André Verkoff. Je ne sais pas que je recevais
Ursula Asselineau et François von der Leyen. Non, plaisanterie mise à part. Vous venez de dire quelque chose, juste avant la pause, François Asselineau disait, oui, comment vous voulez, avec quel argent, par exemple, on pourrait renoncer. Mais attendez, et c'est là où j'arrive, c'est la question d'avant. Mais attendez, on ne peut pas avoir un gouvernement qui sent quitter l'Union Européenne, ou en tout cas en prenant ses distances, sûrement. Est-ce que vous n'êtes pas de ce point de vue extrémiste ? Je m'explique. On dit, ou c'est Frexit, ou rien. Or, non, par exemple, vous savez très très bien, c'est pas à vous que j'enseignerai, où en sont les dépenses publiques, où l'État léviathan, où l'État obèse, où l'État devenu une espèce de blob, comme ça, vous le savez très bien, les associations, les trucs, où va notre argent, etc. On le sait, et ça existe. Sans parler même de l'Ukraine, sans parler des dépenses somptuaires, sans parler de l'aide française au développement, quand on voit les dérives absolument, il y a de l'argent. Je veux dire qu'il y a la dette, mais il y a aussi des dépenses publiques ou de fonctionnement de l'État qui sont hallucinantes. Pourquoi on ne commencerait pas, et on ne pourrait pas, vous comme d'autres, on ne pourrait pas commencer à dire, allez, commençons à transférer cet argent qui ruisselle de partout à des choses nécessaires, comme par exemple la nationalisation des autoroutes. Alors,
il y a énormément de choses, malheureusement, on n'a que quelques instants pour en parler. Déjà, il y a un problème, c'est le niveau de la dette. En 2007, lorsque Nicolas Sarkozy a été élu, il y avait François Fillon, Premier ministre, qui dit « Je suis à la tête d'un État en faillite avec 1200 milliards d'euros de dettes. » On est maintenant trois fois plus, 3600 milliards. Je rappelle que Nicolas Sarkozy avait été élu en disant qu'il allait remplacer un fonctionnaire sur deux et qu'il allait lutter contre l'endettement. Alors, il y a quelque chose qui est compliqué à comprendre pour le grand public, c'est que l'État, ce n'est pas un couple de salariés. Si un couple de salariés dépense trop et qu'il est dans le rouge vis-à-vis de sa banque, il lui suffit de dépenser moins pour revenir dans le vert. Avec un État, ce n'est pas si sain, parce que c'est l'activité économique qui fait les recettes de l'État. C'est-à-dire que je suis favorable, évidemment, à réduire la dette, mais pour réduire la dette, la vecteur numéro un, c'est la croissance. Et quand on coupe dans un certain nombre de dépenses publiques, Mais qui crée la croissance, François Asselineau ? Qui a grandi le gâteau ? Oui, alors ce sont évidemment les entreprises, les entrepreneurs. Mais lorsque, par exemple, vous avez un fonctionnaire, on a aussi besoin de fonctionnaires, quand vous avez un fonctionnaire qui dépense de l'argent en France, il fait quand même tourner la machine. En revanche, il y a des dépenses, les premières sur lesquelles il faut attaquer... Ce sont les dépenses que l'on envoie à l'étranger et qui ne reviennent pas, qui ne font pas fonctionner la machine. Et qui sont énormes. Et qui sont considérables. Vous avez les 13 milliards, 12 milliards d'euros qui sont envoyés en plus à l'Union européenne que nous ne voyons pas. Peut-être 10 milliards d'euros à Zelensky. plusieurs milliards d'euros dans l'aide au développement. Moi, je suis favorable à certaines aides au développement, mais qui bénéficient à l'économie française. Quand on construit un stade en Éthiopie au profit d'un industriel chinois, c'est tout perdu pour la France. Il y a également, et ça c'est fondamental aussi à comprendre, il y a la moitié de notre dette publique, les 3600 milliards, qui sont possédés par l'étranger. Et quand on va avoir, c'est Locornu qui l'a dit, 91 milliards de frais financiers en 2027 ou 2028, il y aura 45 milliards qu'on va envoyer à des retraités en Californie, en Chine, à Hong Kong, etc., et qui vont faire tourner dans l'économie locale. Au total, il y a 2 à 2,5 de PIB qui partent chaque année à l'étranger. Donc moi, la première chose que je veux, c'est d'abord et avant tout s'attaquer à ça. Ensuite en France... Vous voulez
dire, attendez, les investisseurs étrangers, mais ils apportent de l'argent aussi. Évidemment, ils veulent le retour sur investissement. Mais qu'est-ce que vous faites avec eux ? Vous leur dites, allez, arrêtez, on s'en fout, on n'a pas besoin de
vous ? Pour la dette publique, je veux revenir à ce que de Gaulle avait fait d'ailleurs en 1966, c'est-à-dire que nous ayons tendanciellement 0€ de dette vis-à-vis de l'étranger avec des moyens du Trésor. Si on renationalise cette dette petit à petit, c'est-à-dire que vous savez que lorsqu'on arrive à échéance d'une obligation assimilante du Trésor, par exemple récemment il y a eu 16 milliards d'euros, il a fallu faire une nouvelle adjudication. Moi, je voudrais que cette adjudication soit réservée aux Français par des bons du Trésor. Les gens souscriront, ne souscriront pas, mais il y a 6600 milliards. Et ça, on ne peut pas le faire avec l'euro, on peut le faire avec le franc. Non, oui, parce que dans les traités européens, il y a la libre circulation des capitaux et il y a la non-discrimination par nationalité. C'est-à-dire que nous avons un système qui permet à des fonds de pension et des hedge funds, des fonds spéculatifs étrangers, de venir siphonner la richesse française. Si on avait notre dette publique, regardez ce qui se passe au Japon. Au Japon, ils ont une dette de 220% du pays. Mais ça appartient aux Japonais. Si nous, notre dette appartenait aux Français, nous donnerions de l'argent, nous perdions des frais financiers, certes, mais les Français réinvestiraient en France, d'autant plus que si on est sortis de l'Union Européenne, je mettrais des droits de douane pour favoriser la production française, et en plus de ça, on aurait également des impôts sur la TVA qui rentrerait. D
'accord, mais les choses étant ce qu'elles sont. Qui seront les investisseurs, à supposer que les investisseurs étrangers diront, ah bon, écoutez, ils ne veulent plus le retour sur l'investissement, on va aller investir ailleurs, on va aller investir dans les pays européens, je veux dire, ils seront très contents de prendre l'argent. Comment on fait, nous ? Ils investissent dans
quoi ? M. Macron se félicite que la France est destinataire d'investissements étrangers, mais c'est pas pour y construire des usines. Enfin, je ne lui avais pas rêvé. M. Hollande avait nommé Montebourg ministre du redressement productif. On en est où ? Moi, quand j'étais à HEC en 1979, on m'expliquait que l'industrie, c'était 30% du PIB. On est tombé à 9%. C'est ce qui fait la richesse de la France. Et si on continue comme ça, je ne vois pas en vertu de quel raisonnement on ne va pas tomber de plus en plus, puisque nous sommes dans un marché unique. Avec le SMIC en France qui est de 1500 euros, pour faire simple, il est de 300 euros en Bulgarie. Mais on est maintenant, avec tous ces accords de libre-échange dont je parlais, on est maintenant en compétition avec des salariés au Bangladesh qui sont à un SMIC de 30 euros par mois. Donc je ne vois pas en vertu de quel raisonnement on pourrait garantir aux Français que leur pays ne va pas continuer sur laquelle nous sommes, c'est-à-dire l'appauvrissement des Français. Et il y a quelque chose qui est vraiment important à comprendre. C'est que la libre circulation des capitaux est à l'origine de tout ceci. Ça nous a été imposé par l'acte unique européen de 1986. C'est à partir de ce moment-là qu'ont commencé des délocalisations industrielles torrentielles. Et il faut bien comprendre qu'il y a des bénéficiaires de ça. C'est pas les Français. On voit depuis l'an 2000 la grande pauvreté qui redémarre en France. Depuis quelques années, c'est la mortalité infantile qui redémarre en France. Je rappelle qu'Emmanuel Todd avait trouvé ce critère pour présager de l'effondrement de l'Union soviétique dans son livre de 1976. Il y a des bénéficiaires de la libre circulation des capitaux. C'est une toute petite fraction de quelques dizaines, quelques centaines de personnes dont la richesse est devenue énorme. Ce n'est pas la même chose d'avoir 200 ou 300 millions d'euros de richesse, ce qui est très formidable. Moi, je ne suis pas pour que les gens s'enrichissent. Mais ce n'est pas la même chose d'avoir 200 millions d'euros et 200 milliards d'euros. C'est-à-dire qu'on a maintenant des oligarques, ce n'est pas seulement en France, mais c'est quand même, en le cas aux Etats-Unis, qui ont plus de poids que des Etats. Et là, ce qui s'est passé... Vous voulez que je vous dise ce que je pense ? En 2017, ce qui s'est passé... c'est que l'élection présidentielle a été volée aux Français, elle a été achetée par des oligarques, par des milliardaires, qui nous ont vendu l'idée que Macron, c'était le Mozart de la finance, dix ans après, on voit ce que c'est. – Attends, vous voulez dire, ce sont les mêmes qui ont tué Fillon ? Par exemple, parce que Macron ne se sent pas redevable vis-à-vis des Français. Il se sent redevable vis-à-vis des forces qui ont fait un coup d'État médiatique et sondagier pour propulser leur agent qui en fait est en train de détruire la France. Et quand vous
expliquez qu'il a été réélu pourtant, on n'en a pas eu ce coup d'État. Il n'y a
quasiment pas eu de campagne d'ailleurs en 2022. Et au passage, moi, on s'est arrangé pour que je n'ai pas mes parrainages. Je rappelle que Beyrou a donné des parrainages à tout le monde sauf à moi. Parce que c'était complètement anticonstitutionnel. Là, je relance vraiment un... un vibrant appel à mes compatriotes. Il faut que les gens se disent pourquoi les Français ont-ils élu Macron, dont maintenant 90% des Français se rendent compte que c'est un désastre historique. Et comment faire pour que ça ne soit pas le cas de nouveau en 2027
? Alors moi, la question que je vais vous poser, ça va peut-être... Est-ce que vous croyez vraiment que la présidence prochaine, quel que soit le lot ? Je dis bien, c'est pas vraiment de tout pour 10 minutes où vous contestez, François Asselineau. Est-ce que ça va changer quelque chose ? Je veux dire qu'à partir du moment où est-ce que nous, seuls, posons la question comme ça, nous Français, est-ce que demain on peut dire, nous on se retire, sans que ça soit, parce que c'est ça qu'on présente à chaque fois, puisque à ce moment-là, si vous aviez raison en tout, on se demande pourquoi, même comme argument électoral, que ce soit un Mélenchon d'un côté, ou une Marine Le Pen de l'autre, pour ne parler que d'eux, qui dirait, oui, effectivement, pourquoi on n'y va pas, à moins qu'on puisse dire qu'ils sont achetés, n'allons pas jusque-là, et ne soyons pas diffamatoires. Mais qu'est-ce qui empêche ces gens-là, ou d'autres, dire comme vous, dire écoutez, et ben voilà, demain, le 2 mai 1927, 2027 pardon, et ben on s'en va.
ça, c'est à eux qu'il faut leur demander. Vous voulez que je vous réponde ? Oui. La lâcheté. Parce qu'ils savent que nous avons des élections présidentielles qui sont désormais sous la coupe des oligarques. C'est pas moi qui l'ai dit, c'est, comment dire, Attal lui-même a dit on ne peut pas faire campagne si on ne passe pas par la presse Bolloré. C'est-à-dire que nous avons des multimilliardaires qui ont mis la main sur les grands médias, je suis désolé de le dire, Sud Radio, c'est peut-être justement l'exception qui confirme la règle. Parce qu'il y a des milliardaires partout. Oui, mais pourquoi je ne passe pas ? Pourquoi je ne passe pas ? Parce que justement, vous savez, il y a Frexit et Frexit, comme Brexit et Brexit. À partir du moment où la France sera sortie de l'Union Européenne, on pourrait ne toucher à rien. que toutes les contraintes qu'on a souscrites dans le cadre de l'Union Européenne continueront d'exister. Par exemple, la libre circulation des capitaux. On peut très bien sortir de l'Union Européenne et garder cette libre circulation. Mais la grande différence, c'est qu'on peut revenir dessus. Or, tous les grands pays du monde d'aujourd'hui, ceux qui se développent à toute allure, comme c'était le cas de la France de De Gaulle, de Pompidou et de Gisca, c'est des pays qui contrôlent les mouvements de capitaux. Voilà, la Chine, le sous-continent indien, l'Asie du Sud-Est, contrôlent les mouvements de capitaux. La Russie. La Russie. Nous, nous ne contrôlons plus. Donc nous avons des multimilliardaires qui, en fait, ont accumulé des richesses tellement colossales qu'elles achètent. Les médias, les journaux, les instituts de sondage, et ils propulsent ce qu'ils propulsent en fait des, excusez-moi de le dire, mais des bénis oui oui, et à droite comme à gauche, Mme Le Pen comme M. Mélenchon, ils se disent dans leur tête, si je dis comme Asselineau, je ne passerai plus dans les médias. Eh bien moi je suis plus courageux qu'eux. Et les Français ils ont besoin d'avoir quelqu'un qui a du courage, quelqu'un qui est de l'expérience, quelqu'un qui connaisse les dossiers, quelqu'un qui connaisse l'économie et qui dise aux Français la vérité. Moi vous savez... J'ai une longue expérience. Je ne cherche pas. J'ai été dans les allées du pouvoir. J'ai dîné avec l'empereur du Japon. J'ai dîné avec François Mitterrand quand du temps de la cohabitation. J'ai accompagné Chirac en Asie, en Amérique latine. J'ai déjeuné avec Nelson Mandela. J'ai serré la main de Jean-Paul II. J'ai vu tout ça. C'était passionnant, etc. Mais ce que j'ai vu aussi, c'est un pays qui est dirigé par une classe politique qui n'est pas du niveau par rapport à la gravité de la situation. C'est-à-dire des gens qui... Mais non pas au niveau, d'ailleurs. Vous savez où Macron va se faire embaucher quand il va sortir de l'Elysée ? Chez Xavier Nier. Est-ce que vous imaginez De Gaulle qui se serait fait embaucher ensuite chez un milliardaire qui a fait... Arrêtez avec vos
comparaisons. François Asselineau, arrêtez vos comparaisons. Mais même sans parler de
Gaulle Mitterrand, vous avez connu François Mitterrand ? Bon, moi, ce n'était pas de mon bord. Mais je l'avais accompagné pendant la coalition en Corée, au Kazakhstan. Mitterrand, c'était quand même quelqu'un qui avait de la classe, qui avait d'érudition. Maintenant, on a une classe politique, si vous voulez, qui est absolument nulle. Et tout est fait pour que les Français n'aient pas... qu'on ne leur présente pas le choix. Si je suis candidat, tout va être fait pour me cacher jusqu'au dernier moment, comme ça avait été le cas en 2016.
Oui, mais vous savez très bien, que vous allez ressurgir à chaque fois, tel hanté. Et de toute façon, on vous recevra à nouveau, vous le savez. Merci François Asselineau.
Merci de m'avoir reçu André Bercoff. Et merci Céline.
Merci à vous d'être venus sur Sud Radio, François Asselineau. Dans un instant, André Bercoff, génération Bercoff. Et aujourd'hui, nous allons parler de celui qui a été, dans les années 80, le symbole de la France qui bouge, qui crée et qui va de l'avant, à savoir... Bernard Tapie, André, vous l'avez très bien connu. Vous allez nous raconter comment cet enfant parti de rien est devenu l'homme qui à une époque a fait rêver des millions de Français. Restez avec nous, on revient juste après le journal de 13h sur Sud Radio.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.