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Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Jacques Cardoz. Bonjour Jean-François Aquili, c'est votre... Bonjour Jacques. C'est votre soyez libre. Ce sondage, Odoxa Backbone pour le Figaro, en dit long sur l'humeur nationale à la veille d'une possible troisième journée de manifestation. 64% des Français, après les concessions faites par le gouvernement, souhaitent que la mobilisation s'arrête. L'opinion publique. est donc en train de se retourner. En tout cas,
elle montre des signes d'une grande lassitude, doublée d'une réelle inquiétude. Les Français sont fatigués et n'ont pas du tout envie de supporter le chaos tous les samedis. Comme au bon vieux temps des gilets jaunes, parce qu'ils estiment que ça ne va rien résoudre. Que dit encore cette enquête Odoxa ? Plus de 8 Français sur 10 approuvent les principales mesures présentées par le gouvernement pour répondre aux revendications lycéennes, le remplacement de Parcoursup et la décision de créer 500 nouveaux postes d'enseignants. perçus comme étant de bonnes décisions. Et une majorité de Français, alors il y a un chiffre, un 51%, va même plus loin en donnant carrément tort aux étudiants et lycéens de poursuivre le blocus après la rentrée. Les gens en ont-ils tout simplement marre ? J'ai posé la question hier soir à celle qui fait la course en tête dans tous les sondages sur la présidentielle. Eh bien, que dit Marine Le Pen ? Une majorité de Français ont conscience que l'élection présidentielle aura lieu dans six mois. et que celle-ci rebattra les cartes et permettra d'apporter des réponses aux problèmes réels soulevés par les lycéens. Elle ajoute, pour le reste, les Français sont saturés et inquiets des violences auxquelles ils assistent. C'est ce que conclut la candidate du RN. La perspective d'un week-end de casse, cette fois en tenue d'Halloween dans les rues, dans les magasins, n'amuse plus personne. Le gouvernement prend ce risque. très au sérieux. Vous avez entendu Laurent Nunez, 70 000 forces de l'ordre déployées ce samedi, comme la semaine dernière, de terre, de l'air, de mer, cette doctrine d'extrême fermeté. Vous avez la BRI, le RAID, le GIGN, les blindés centaures déployés dans les rues ce week-end, la totale, pour tenter d'impressionner ce qui serait tenté de casser le ministre de l'Intérieur. usent de cette expression « violence urbaine ». Alors nous ne sommes pas du tout dans l'hypothèse d'un essoufflement. L'expérience, Jacques, a souvent montré que les mobilisations qui faibissaient avaient parfois la fâcheuse manie de se radicaliser.
Et que peut faire le président Emmanuel Macron dans tout cela ?
À vrai dire, plus grand chose. Alors il parle encore et encore, je ne sais pas si vous l'avez suivi, plus d'une heure d'entretien chez Hugo Décrypte hier pour s'adresser directement aux jeunes. Et appelé, dans le lot des déclarations, appelé bizarrement au calme des deux côtés, comme s'il mettait lycéens et policiers sur un pied d'égalité. Intention louable pour un président inaudible dans une France à bout de nerfs. Ulcéré par la dernière déclaration de Roland Lescure, faut-il la rappeler, le ministre de l'économie, interpellé sur la fiscalité des carburants. Moi, ce n'est pas une taxe qui m'empêche de dormir. De quoi réveiller, raviver la colère de ceux qui font la queue à la pompe. La déconnexion est totale, le constate un Franck Louvrier pour le maire LR de La Baule. Le président, eh bien oui, aurait dû téléphoner, ça a été dit, redit, à Guillaume Guérin, le maire de Limoges, après l'incendie de l'hôtel de ville, dont l'effondrement du Campanile aurait dû lui rappeler au président Notre-Dame de Paris. 64% des Français souhaitent peut-être que la mobilisation s'arrête. mais ils sont sans doute bien plus nombreux à vouloir définitivement tourner la page.
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