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gouvernement l'assure, à partir de la semaine prochaine, les prix à la pompe baisseront de l'ordre de 12 à 18 centimes d'euros sur le litre de gasoil. En attendant, ce matin, on prend la direction d'une petite station service communale située à Coupiac, un village de l'Aveyron qui compte 350 habitants. Bonjour Eliane Sessé. Bonjour. Merci d'être avec vous. Soyez bienvenue sur Sud Radio. Vous êtes maire de cette commune de Coupiac. La particularité de votre commune, je le disais, c'est que vous êtes vous-même propriétaire de cette station-service. Expliquez-nous comment ça fonctionne une station municipale, Eliane Cessé.
bien, disons que nous, c'est une association qui la gère. La commune de Coupiac est propriétaire des murs et de la station, mais c'est une association qui le gère pour faire plus simple. Et en fait, pour nous, l'idéal de fonctionner comme ça, c'est qu'on arrive à avoir des tarifs entre la grande surface et la petite station de service.
Vous êtes là à 2,18€ le sans-plomb 95, 2,44€ pour le gasoil. C'est vrai que ça reste, on va dire, relativement en tout cas attractif par rapport à d'autres petites stations qu'on a en milieu rural. Vous le disiez, comment ça se passe ? Comment vous fixez justement ces prix-là, monsieur le maire ?
bien, disons qu'ils ont fait notre prix de revient et sur le prix de revient, ils ajoutent entre 3 et 4 centimes pour le coût de fonctionnement. Et voilà, du coup, comme si la situation habite non lucratif, ils n'ont pas de bénéfice à faire. Donc du coup, ce qui permet d'avoir des tarifs attractifs, comme je disais tout à l'heure, entre la grande surface et la petite station de service.
Est-ce que vous avez noté, alors les prix ont en tout cas augmenté pour vous aussi, même si vous le disiez, effectivement, ces prix restent plus intéressants que sur d'autres petites stations indépendantes. Est-ce que vous notez quand même un changement de comportement de la part des automobilistes ?
Oui, déjà il y a le fait des voitures de plus en plus électriques et des voitures hybrides, et puis on le voit sur le ticket moyen, il nous semble que les gens... font peut-être moins le plein, ils mettent peut-être plus des 50 euros ou des 40 euros que de faire le plein comme ils faisaient avant. Oui, je pense que pour tout le monde, il y a un changement d'habitude.
Monsieur le maire, je parlais justement de la promesse du gouvernement qui promet en l'occurrence une baisse sur le litre de gasoil de l'ordre de 12 à 18 centimes. La porte-parole du gouvernement disait que ce sera visible dès la semaine prochaine. Vous-même, vous allez pouvoir appliquer cette baisse ou pas ?
Ah, mais nous, si les fournisseurs nous font la baisse, on le fera. Mais sinon, nous, je vous dis déjà qu'on ne prend pas beaucoup de marge. Si en plus, on diminue. Mais bon, je pense qu'après, ça sera national. Donc, ça sera les fournisseurs qui font le... qui feront le prix, mais nous, pour le moment, on n'est pas au courant de grand chose. Je veux bien que ça se passe, mais on verra la semaine prochaine comment ça va se passer.
Vous n'êtes pas trop au courant, vous dites, genre le gouvernement qui avait par exemple annoncé une enveloppe de 50 millions d'euros pour les communes rurales, justement pour aider ces petites stations, vous en avez vu la couleur ou pas ça ?
Non, nous, pour le moment, on n'a rien vu du tout, c'est ce que je disais, on n'a rien vu du tout. Alors, on verra la semaine prochaine comment ça va se passer, puisque normalement, d'après ce que j'avais compris, ça serait à partir du 1er novembre. Donc on verra la semaine prochaine comment ça se passe, mais pour le moment, nous, petites communes, Coupiac, du moins, il s'en arrive.
Après avoir, on parle en l'occurrence des stations au service indépendante, alors est-ce que ça concernera aussi les stations comme la vôtre, communales ? Je ne sais pas, on verra, c'est la question aussi.
Et voilà, ça va être la question. Parce que nous, je vous dis, nous, pour le moment, on n'a rien vu. Après, les stations communales, il y en a quelques-unes, mais il n'y en a pas non plus. Ça commence à se démocratiser un peu. Vous avez été la première en 90. On a été la première en 1986. La première station service communale en 1986, qui a été gérée par la mairie pendant quelques années. Et après, ils l'ont donné à une association, parce que c'est beaucoup plus simple, la gestion est beaucoup plus simple.
J'aimerais vous faire réagir aux propos, parce que c'est vraiment, pour le coup, ça a marqué beaucoup de gens. Les propos du ministre de l'économie, Roland Lescure, qui a dit... l'autre jour, que le niveau élevé de taxes sur les carburants ne l'empêche pas de dormir. Ça vous inspire quoi ? Est-ce que ça vous choque vous-même ou pas, monsieur le maire
? Après, je ne veux pas faire de polémique, mais oui, quelque part, il y a des choses que l'homme politique n'a pas à dire, et même s'il le parle, c'est très fort. Je ne l'ai pas entendu personnellement, mais on m'en a parlé. Oui, je trouve qu'il y a des choses que l'homme politique n'a pas à dire. Après, je ne veux pas faire de polémique là-dessus, mais il me semble que... Quand on est un homme public, un homme politique... C'est
vrai que n'importe qui a réagi, parce que ce sont des propos qui font réagir. Ce sont des propos assez marquants. C'est vrai que de la part d'un ministre de l'économie, ça peut surprendre.
Oui, c'est ce que je dis. Il y a des propos que l'homme politique ne devrait pas, surtout quand on est ministre, ne devrait pas dire. Après, chacun est libre de ses expressions. Après, chacun le prend. Mais bon, ça me fait un peu sourire parce que, voilà, il me semble que quand on est ministre de l'économie, justement, on devrait passer un peu au... Aux habitants, voilà. Mais bon, après, chacun est libre de ses propos.
Vous attendez quoi à titre personnel ? Baisse des taxes, c'est ce que vous espérez ? C'est ce que vous demanderiez, vous, pour pouvoir continuer cette activité-là ?
Il faudrait une baisse des taxes. Le problème qu'il y a, c'est que... C'est compliqué. L'idéal, ce serait une baisse des taxes ou une baisse de la TVA. Mais le problème qu'il y a, c'est que si on comprend bien l'actualité... Le problème, c'est qu'il n'y a plus de sous et que je veux bien qu'il baisse les taxes d'un côté, mais les taxes qui vont baisser d'un côté, il faudrait qu'il récupère de l'autre. C'est un peu le vase communiquant. Malheureusement, il nous baisse les taxes. Un
grand merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio. Vous êtes le maire, je le rappelle, de Coupiac, une petite commune de l'Aveyron qui compte 350 habitants. On le salue d'ailleurs. Et donc, cette station-service qui est communale, qui appartient à votre mairie. Merci beaucoup, monsieur le maire.
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