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Je vous coupe puisqu'on va écouter Marine Tondelier, la secrétaire nationale des écologistes en direct de Trappes.
On en parle d'une soirée sur les chaînes d'actualité en direct et puis que le lendemain tout le monde passe à autre chose parce qu'il y a toujours une actualité qui en chasse une autre. Et je pense que c'est extrêmement important qu'on arrive chaque jour à continuer à parler de ce qui s'est passé, à ne pas faire comme si c'était normal, à ne pas faire comme si c'était banal. Et on voit bien que beaucoup de partis politiques ont envie de passer à autre chose, ont envie de parler d'un autre sujet parce qu'ils ne savent pas trop raconter, ils ne sont pas à l'aise d'ailleurs le fait que ce soir... Tous les partis politiques de gauche étaient là ensemble. Je le dis ensemble parce que c'est une image que j'aimerais bien voir beaucoup plus souvent. Et bien là, nous étions là ensemble. Mais où était la droite ? Où était la droite ? Ce n'était pas un rassemblement de gauche ce soir. Tout le monde avait été invité. Et donc j'ai noté que les uns après les autres, ils avaient eu des alibis, ils ne pouvaient pas, vraiment c'était compliqué. Je pense que pour Raphaël Guzman, pour Jean-Luc Mélenchon, pour moi-même, c'était compliqué aussi ce soir. Mais évidemment qu'on était là. Ce n'est pas une question qui se posait, on ne s'est pas dit comment on va faire entre tel engagement et tel autre. On s'est libérés, point. Parce qu'il fallait être là, il fallait être là pour les familles des victimes, mais aussi pour tous les habitants et pour toutes les personnes qui se sentent en première ligne. 1 200 000 Françaises, 1 200 000 Français qui, chaque année, se disent victimes d'un acte raciste. 97% ne porteront jamais plainte. 1,2 million de Français chaque année. Et c'est des personnes... Ça a été dit tout à l'heure qu'ils ne sont pas en train d'hésiter entre deux années d'été, ils sont français. Ils ne sont que français, ils n'ont pas de pays de rechange si tout d'un coup on leur dit qu'ils ne sont plus français. Ils sont là, ils font vivre ce pays, ils y habitent, ils y sont bien et on y est bien ensemble. Et ils se sentent menacés par ce qui peut se passer dans six mois l'élection présidentielle. Et je pense que chaque minute de notre engagement, c'est à eux et à elles aussi qu'on doit penser. Parce que moi, j'en ai discuté encore avec deux personnes derrière qui disent, vous savez, nous on a peur. Si elles gagnent, on a peur. peur on ne sait pas ce qui nous arrivera demain et on l'avait vu entre les deux tours des législatives quand le rassemblement national s'est vu à matignon déjà les actes débridés parce que le racisme a toujours existé mais aujourd'hui il est quelque part validé par des chaînes c'est comme si c'était plus la honte en fait moi quand j'étais petite ça existait Mais ça ne se disait pas. C'était tête baissée. On disait « Ah, Jean-Marie Le Pen dit tout haut ce que certains pensent tout bas ». Mais aujourd'hui, je connais peu de personnes qui le pensent tout bas. Ceux qui le pensent le disent et se sentent validés dans le fait de le dire. C'est pour ça qu'il faut changer les lois. C'est pour ça qu'il faut durcir notre arsenal qui régit notamment la parole publique et les médias. Parce qu'en fait, on ne peut pas faire comme si c'était juste la liberté d'expression et une parole comme une autre. C'est délictuel en réalité. Il faut faire que ces règles-là s'appliquent parce que c'est dangereux. et qu'on a bien vu là que c'était des mots, peut-être que c'était que des mots pour certains, mais que les mots précédaient parfois les actes et que les mots pouvaient tuer in fine dans les plus dramatiques des cas.
Le maire de Trappes semble attribuer au RN la responsabilité de l'attentat. Il y a eu des très forts... ... national des écologistes qui regrettent finalement que la droite n'ait pas participé à ce rassemblement à Trappes ce soir. Sibeth Ndiaye, très rapidement, devant de retourner sur notre débat, un mot. Est-ce que ça peut coûter cher aux candidats de centre et de droite de ne pas avoir été présents ce soir ? Écoutez,
il ne faut quand même pas négliger le fait qu'il y a eu un autre moment d'hommage qui a été rendu. C'était à la verrière, c'était un peu plus tôt dans la journée. pour le coup, des personnalités, on va dire, issues plutôt de la droite. – Il y avait Édouard Philippe et Valérie Pécresse, notamment. – Édouard Philippe et Valérie Pécresse, notamment. Donc, on ne pourra pas leur reprocher à aucun moment, ni d'avoir insuffisamment condamné ce qui s'est passé la semaine dernière, ni de ne pas avoir rendu l'hommage. Moi, ce que je trouve dommage pour l'unité de notre pays face à ce qu'on vient de suivre, c'est qu'il n'y ait pas eu de grandes photos de famille, évidemment.
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