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On écoute Laurent Nunez, je suis désolé, on l
'écoute. C'est une menace à ces rassemblements s'ils devaient avoir lieu. C'est pour cela que j'ai déployé sur l'ensemble du territoire national un dispositif policier qui est assez exceptionnel. De nouveau, on remobilise les forces de sécurité intérieure, policiers, gendarmes, forces mobiles. Toutes les forces mobiles qui sont disponibles sont engagées demain sur la gestion de ces événements. Les moyens spécialisés, on aura 15 engins lanceurs d'eau sur l'ensemble du territoire national, 26 véhicules blindés dits centaures de la gendarmerie nationale, les forces spécialisées, les BRI, RED, GIGN, les drones, les hélicos. On va mobiliser un dispositif assez important, mais avec une doctrine opérationnelle qui est très précise. Elle va s'appliquer tout au long de la journée, du matin au soir. La période d'engagement de nos forces de sécurité intérieure sera longue. Mais la doctrine opérationnelle, et nous venons d'ailleurs de le rappeler ici à Rouen, c'est celle de la plus grande mobilité. La plus grande mobilité de façon à pouvoir s'adapter aux groupes à risque qui vont forcément essayer de disperser le dispositif policier. Et on sera extrêmement mobile pour répondre et aller au contact, aller impacter ces groupes à risque afin d'éviter qu'ils... que la situation ne dégénère. Qu'il s'agisse de pilleurs, de casseurs, qu'il s'agisse de personnes qui vont s'en prendre aux forces de sécurité intérieure dans le cadre des manifestations, on aura une réponse d'une extrême fermeté. Les forces de sécurité intérieure y sont prêtes. Cette doctrine, ce sera la mobilité, de l'agilité, de la grande réactivité. Et puis en amont, tout au long de la journée, partout sur les axes qui mènent dans ces centres-villes, dans ces lieux de rassemblement, il y a des contrôles qui vont être organisés, des contrôles de flux sur les axes-routes. dans les gares, sur les réseaux ferrets, partout il y aura des contrôles, sur réquisition de l'ensemble des procureurs de la République, de manière à pouvoir faire des fouilles, d'ouvrir les sacs et de saisir, s'il devait y en avoir, des armes par destination. Il y aura énormément de contrôles également en amont et il me semble que cela est de nature à dissuader tous ceux qui voudraient venir créer le désordre dans les centres-villes de notre pays. Et bien sûr, pour les cortèges qui sont déclarés, ces cortèges seront protégés, ils iront au bout. La liberté de manifester trouvera à s'exprimer demain quand elle se passe dans le bon ordre public. En revanche, évidemment, s'il devait y avoir des désordres, nous interviendrons avec beaucoup de fermeté. Je voudrais profiter de vos micros pour remercier, et c'est le cas ici évidemment en Seine-Maritime, pour remercier l'ensemble des préfets. Je remercie monsieur le préfet de Seine-Maritime pour leur engagement à concevoir ces dispositifs selon mes instructions de grande fermeté. Remercier l'ensemble des responsables des forces de sécurité intérieure, monsieur le directeur général de la police nationale, monsieur le directeur général de la gendarmerie nationale, représenté aujourd'hui à mes côtés par le major général. Remercier l'ensemble des forces de sécurité intérieure pour leur engagement. Je n'oublie pas non plus. plus les sapeurs-pompiers. Il y a souvent des troubles qui sont créés par des mises à feu de véhicules, d'incendies. Ils doivent intervenir. Ils sont souvent pris à partie. Et je veux aussi évidemment les remercier, avoir une pensée pour eux. Et je n'oublie pas, évidemment, je le redis, de saluer les procureurs de la République. Le garde des Sceaux leur a adressé des instructions d'une grande fermeté lorsque nous interpellons des individus qui commettent des troubles à leur public, des dégradations, des violences contre les forces de sécurité intérieure. Et monsieur le préfet de Seine-Maritime me disait ici qu'il n'avait qu'à se féliciter des relations qu'il avait avec son procureur. C'est vrai partout sur le territoire national. Le tandem préfet-procureur fonctionne de manière remarquable. Et évidemment, c'est aussi une mise en garde pour ceux qui voudraient créer des troubles. en flagrance, des traitements judiciaires accélérés. Et après les incidents, s'il devait y en avoir, nous continuons à investiguer en réalité. Les services de police, sous l'autorité des parquets, continuent à investiguer. Il faut savoir que depuis le 17 octobre, ce sont plusieurs centaines de personnes qui ont été interpellées, a posteriori, qui avaient commis des dégradations et qui ont été confondues par les investigations judiciaires qui sont remarquablement menées par les services de police et de gendarmerie sous l'autorité des parquets. Voilà ce que je voulais vous dire, j'insiste, demain c'est une journée à très haut risque. Il y a des appels qui circulent sur les réseaux sociaux à faire dégénérer la situation et nous y répondrons avec la plus grande fermeté. Et croyez-moi, je suis déterminé, mais ce sont l'ensemble des forces de sécurité intérieure de ce pays qui le sont également. On ne peut pas tolérer le désordre, surtout quand il se connote d'une dimension insurrectionnelle, comme c'est le cas dans les messages que nous voyons fleurir sur les réseaux sociaux. Voilà, je peux prendre
quelques questions. Monsieur le ministre, deux questions. La première, c'est une réaction sur la justice. qui accepte finalement le tracé, le cortège proposé par la CGT entre Bastille et Nation. Deuxième question, vous comparez les violences urbaines de demain qui pourraient ressembler à celles qu'on a connues le 17 octobre. Est-ce que c'est une manière de préparer les esprits, de préparer aussi les commerçants, les riverains à de potentiels nouveaux dégâts et que malheureusement on ne pourra rien y faire
Non, d'abord, premièrement, sur la décision qui a été prise à Paris, c'est à ma connaissance, la plupart des décisions prises par les préfets prévoyant des cortèges qui avaient lieu en dehors des centres-villes, la plupart de ces décisions avaient été validées par les tribunaux administratifs. Effectivement, on me dit que le tribunal a suspendu la décision du préfet de police sur un cortège Bastination. Dans notre pays, on peut faire appel. Donc voilà, moi, je vais regarder pour qu'on puisse faire appel. Il y a des risques de trois valeurs publiques importants. C'est ma vision comme ministre de l'Intérieur, c'était celle du préfet de police. Donc on va faire appel. Et voilà, on est dans un état de droit, on va faire appel. Parce que si on a suspendu ce cortège, c'est parce qu'il y a eu des dégâts. Il y a eu énormément de dégradations qui ont été commises le 17 octobre, des pillages. Et donc le risque de trois valeurs publiques, il demeure important. Donc on va faire appel. Deuxièmement, non, je prépare les esprits à rien du tout. C'est mon devoir de monter un dispositif qui est... Là, pour le coup, vraiment dans l'anticipation, on voit sur les réseaux sociaux que fleurissent des messages qui appellent à des violences, qui appellent à des pillages, y compris en soirée et en nuit, parce que c'est la soirée d'Halloween. Donc voilà, on met en place un dispositif qui vise à éviter des pillages. On ne se prépare pas à subir des pillages, on se prépare à empêcher des gens de commettre des pillages. Et on aura une réponse très ferme.
Le ministre
de l'Intérieur, c'était il y a quelques minutes en direct, enfin c'était il y a quelques minutes à Rouen où le ministre de l'Intérieur était donc en visite de soutien aux forces de l'ordre. On va débriefer tout cela rapidement ensemble. Le ministre de l'Intérieur qui se dit déterminé avant cette journée à très haut risque, dit-il, on ne peut pas tolérer le désordre et il a même parlé de risque insurrectionnel. Reda Didi, est-ce que... il y a un risque insurrectionnel, comme dit le ministre de l'Intérieur, par rapport à la journée de demain.
doit avoir des informations pour pouvoir dire ça. Ce qu'on peut dire, c'est que la journée de demain va être très très compliquée. Pourquoi ça ? Parce que, vraisemblablement, on va être dans le centre de... Je parle pour Paris. Il
y a deux villes où c'est autorisé en centre-ville, c'est Paris et
Bordeaux. Et Bordeaux, absolument. Et donc, pour Paris, on a un dimensionnement, on a une anticipation. On a aussi, il en a parlé, une mobilité accrue. C'est une capacité des différentes forces de l'ordre à pouvoir bouger et éventuellement intervenir rapidement sur des scènes où il y aurait des pillages, où il y aurait des débordements. Mais on sent aussi que de l'autre côté, il y a beaucoup d'appels. Finalement, on a pu voir fleurir sur les réseaux sociaux des rendez-vous, notamment en lien avec la soirée d'Halloween, en lien avec un peu tous ces différents mots. Une
imagerie de terreur, de violence. Exactement,
un peu compliqué qui vient ajouter un peu d'insécurité à tout ça. J'ajouterais à ça, finalement, cette incapacité à pouvoir anticiper. cette fois-ci de la part des commerçants, parce que finalement, à l'heure actuelle, on ne sait pas où ça va se passer à Paris, la manifestation, parce qu'il y a un appel. Oui, parce que c
'est une information, effectivement, que vient de donner le ministre de l'Intérieur, qui va faire appel de cette décision du tribunal administratif, qui autorise le parcours de la CGT entre Bastille et Nation, qui avait d'abord été interdit par la préfecture de police de Paris. Toute cette affaire, cette guerre des parcours, elle n'est pas terminée. Mais quand on entend Rocaïa Diallo ce que dit Laurent Nunez ce soir, c'est-à-dire finalement presque un risque insurrectionnel, journée à haute tension, on avait une note, en tout cas l'entourage de Laurent Nunez qui parlait d'épisodes de violences urbaines potentiellement comparables à ceux du 17 octobre. C'est quoi ? On joue à se faire peur au sommet de l'État ou il y a vraiment ? un risque.
Peut-être qu'il rattrape ce qui n'avait pas été anticipé le 17 octobre avec un discours qui lui permettra de se présenter comme ayant anticipé si effectivement les choses dégénèrent. Vos lieux
anticipés de graves événements ? Je pense que c'est plus compliqué
de se présenter dimanche en ayant dit vendredi « tout s'est bien passé si demain ça ne se passe pas bien » que l'inverse de ce qui s'est passé justement le 17 octobre. Donc je pense qu'il y a aussi cette anticipation qui est amplifiée pour se protéger par rapport à un potentiel risque. –
Sibeth Ndiaye, vous qui connaissez la communication, peut-être mieux que personne ici sur ce plateau, c'est quoi, c'est un exercice de communication ou il a vraiment peur Laurent Nunez ? –
Je pense qu'il y a un peu des deux, c'est-à-dire qu'il y a à la fois de manière évidente un exercice de communication, il ne faut pas oublier que c'est quand même un ministre de l'Intérieur qui compte tenu des événements du 17 octobre s'est retrouvé quasiment dans l'obligation de présenter sa démission au président de la République qu'il a évidemment refusé puisqu'on ne change pas de capitaine au milieu de la tempête, c'était… presque, j'allais dire, une chorégraphie qui était attendue. Néanmoins, ça a été quand même un ministre de l'Intérieur qui a été mis en difficulté compte tenu des événements. Il a eu une première session de rattrapage le week-end dernier, il faut bien le dire, parce que ça s'est relativement bien passé. Rappelons quand même qu'il y a eu un peu de casse, qu'il y a eu quelques affrontements, pas dans l'ampleur qu'on avait connue une semaine auparavant. Et donc là, il joue gros. Donc forcément, dans sa communication, Hohaya le disait très justement, il va avoir tendance à... Amplifier peut-être un peu les choses. Après, je pense que personne sur ce plateau n'a les notes des renseignements généraux et du renseignement intérieur pour avoir une précision. En tout cas, moi, je ne les ai plus désormais. Et donc, je n'ai pas évidemment de certitude. Mais en tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il y a un exercice de communication politique. Et puis, il y a aussi, pour ce ministre de l'Intérieur-là, en particulier, qui est quand même malgré tout, il faut le reconnaître, un peu fragilisé. aussi la volonté de montrer à quel point il est aux manettes.
Benjamin Morel, il joue gros, Laurent Nunez. Elle disait, si Beth Ndiaye, on ne change pas de capitaine au milieu de la tempête, mais enfin, s'il y a deux tempêtes de suite, est-ce qu'il n'y a pas un moment où il faut changer de capitaine ?
Alors... Peut-être, mais très clairement, on a un gouvernement qui est sur la scellette dans une situation très compliquée. Il n'y a pas forcément aujourd'hui beaucoup de bancs de touche en Macronie, notamment pour le ministère de l'Intérieur. On a qui plus est quelqu'un... Faute de grives,
on mange des merles, quoi.
Oui, puis il y a quelqu'un qu'on peut apprécier ou pas, mais il connaît au moins ce métier, qui est celui du maintien de l'ordre, etc. Donc, faire sauter une tête pour faire sauter une tête, ce serait une réaction très politique. Il est probable que Laurent Nunez n'est pas aujourd'hui le principal problème en matière de maintien de l'ordre dans le cadre de ces manifestations. Donc, je pense... Je pense qu'en effet, il est là a priori pour rester au moins le temps de cette crise et qu'au moins du point de vue de la gestion administrative, ça ne serait pas nécessairement une très très bonne idée d'aller chercher quelqu'un de nouveau dans le casting au vu de la période.
Reda Didi, on a vu quand même, parce que Laurent Nunez dit finalement la doctrine des forces de l'ordre va rester la même. On était là ensemble samedi dernier, il me semble quand même qu'on se disait qu'il y avait en tout cas une attitude des forces de l'ordre qui avait été différente. samedi dernier, de la manifestation du 17 octobre, c'est-à-dire des forces de l'ordre, c'est ce que nous disaient aussi nos reporters sur place, qui étaient peut-être moins visibles depuis le cortège, où par ailleurs tout s'est bien passé, jusqu'au moment, j'allais dire, de la dispersion, où on a l'habitude que les choses dégénèrent. Il y a quoi ? Il y a une prise de conscience ? Vous avez l'impression, vous qui connaissez ces questions de sécurité, il y a une prise de conscience qu'il fallait adapter la doctrine de maintien de l'ordre ?
mais j'ai l'impression que là, il ne parle pas au même public. C'est-à-dire que je pense que le cortège sera sécurisé de la même façon que ça a pu être sécurisé la semaine dernière et que donc vous allez avoir des forces de l'aide qui vont être à distance et qui vont protéger et permettre à ce que chacun puisse jouir de sa capacité à pouvoir manifester librement dans ce pays. Et puis, il pointait du doigt un autre public, celui notamment qui… peut communiquer sur les réseaux sociaux en se donnant rendez-vous pour des parties fines à l'intérieur du pays. Et je rajouterai à la question de la communication le fait que là, en fait, le business de l'intérieur se couvre. C'est-à-dire qu'il dit quoi en faisant appel auprès de la justice sur le parcours. Donc il indique et il réappuie sur le fait que... On va retourner écouter Laurent
Nunez, si vous voulez bien. Pardonnez-moi. On sera clairement tranché et clarifié sur ce point. Mais si cet appel venait à être rejeté, la manifestation, elle sera encadrée. Et ceux qui veulent manifester paisiblement pourront le faire, comme c'est toujours le cas partout en France. Et les forces de l'ordre n'interviendront, comme malheureusement elles ont eu à le faire le 17, comme malheureusement elles ont eu à le faire à la fin des cortèges du 24, y compris à Paris sur le cours de Vincennes, n'interviendront que quand il y a des exactions. Voilà, c'est ça, l'ordre républicain, c'est ça.
croient la colère des manifestants.
Non, je ne pense pas que cet appel va accroître la colère des manifestants. Je ne pense pas. On verra ce qu'il en sera décidé et on organisera évidemment ce cortège. Encore une fois, en veillant à ce que la liberté de manifester soit respectée, encadrée et en évitant les troubles à leur public. Une
question pratique. Est-ce qu'il sera autorisé de porter un masque si on ne manifeste pas ? Et comment est-ce que vous définissez ce qui ressort d'un rassemblement ? en cette soirée d'Halloween. Vous
savez, les forces de sécurité intérieure, j'ai toute confiance, sont parfaitement capables de déterminer un groupe qui se rassemble sur une place publique comme ils sont appelés à le faire. Je rappelle qu'il y a ce type d'appel pour aller commettre des violences, se diriger vers les lieux de pouvoir, notamment à Paris, aller piller les magasins. Les appels qu'on a ce soir, c'est ça. Quand je dis que la journée est à haut risque demain, je pèse chacun de mes mots, chacun de mes mots. Les forces de l'ordre sont parfaitement capables de voir qu'un groupe se réunit et que les personnes se masquent le visage. Un, c'est interdit de se dissimuler le visage sur l'espace public sans motif léger. Un. Deux, quand vous le faites dans une manifestation... Sur le premier point, c'est une contravention. Mais quand vous le faites dans une manifestation où il risque d'y avoir des troubles à l'ordre public, soit qu'il y ait des troubles publics, soit qu'on soit susceptible qu'il y en ait, quand on appelle à la surrection, à la révolution, en général, c'est un trouble à l'ordre public, ça devient un délit. Et délit, ça veut dire ce que ça veut dire. Un délit, ça veut dire qu'on peut interpeller les personnes et qu'elles peuvent passer par la casse-garde à vue.
les citoyens et citoyennes
qui veulent juste passer une soirée d'Halloween tranquille, faire la fête. Évidemment, pas de problème. Évidemment, évidemment, évidemment, il n'y aura pas de problème. Mais pour les groupes qui se réuniront de manière vindicative, de manière le visage dissimulé, ce sera de toute façon, en tout état de cause, un groupement constitué en vue de commettre des violences, voire un attroupement. Et puis le fait d'avoir le visage dissimulé, ce sera un grief supplémentaire pour engager les poursuites. Voilà, merci beaucoup. Merci à vous.
pouvez suivre cette prise de parole du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez à Rouen, donc, qui était en visite de soutien aux forces de l'ordre avant cette nouvelle journée de mobilisation, ce troisième samedi de colère sociale en France. Reda Didi, vous nous parliez de cet appel que le ministre de l'Intérieur faisait après cette décision du tribunal administratif, juste au moment où il en parle. C'est peut-être à croire que presque vous seriez sur écoute du ministère de l'Intérieur, je ne sais pas. Je plaisante évidemment. Vous disiez que ça participe quelque part d'une forme de... stratégie de la part du ministre de l'Intérieur qui se couvre quelque part en disant, qui fait appel, expliquez-nous.
Les uns et les autres se couvrent, c'est-à-dire qu'on vous indique le parcours qu'on a refusé, et on l'a refusé parce qu'on estime ne pas être en camp. que le maintien d'ordre va être difficile à faire respecter ce surparcours-là. Et on vous en propose un autre. Vous, du coup, vous nous dites, non, on va garder celui-là, on va faire appel, mais si vous maintenez celui-là, finalement, les responsabilités, on verra comment les citoyens les lisent.
C'est quand même terrible, Sibeth Ndiaye, qu'on ne soit pas en capacité de sécuriser une manifestation en centre-ville, en France, en 2026.
En fait, on ne peut pas quand même mettre le singe que sur l'épaule du gouvernement ou de l'État ou des forces de sécurité intérieure. Parce que la réalité, c'est quand même que si on a des débordements, c'est qu'il y a des personnes qui commettent des exactions. C'est que vous avez des pilleurs d'opportunités, des pilleurs organisés et puis vous avez certains groupuscules. Là, en l'occurrence, pour ce type de manifestations-là qui sont classées à l'ultra-gauche, c'est ce qu'on appelle les fameux « black blocs » et qui considèrent qu'en fait, il faut tout casser pour… démonter le système capitaliste et donc en fait il faut quand même pas non plus inverser la charge de la preuve le problème principal ça vient du fait que vous avez des personnes en France qui considère que la violence est un moyen d'expression légitime pour avoir des revendications politiques. On peut évidemment questionner la réponse des forces de l'ordre. Il est très probable que dans les années à venir, si ce n'est dans les mois à venir, il faille qu'on ait une révision complète de notre doctrine de maintien de l'ordre, ne serait-ce que pour l'adapter à l'évolution des violences. Quand vous avez des groupes de pilleurs, de casseurs qui sont très mobiles, qui se déplacent à l'intérieur d'une ville, qui sont capables de se donner rendez-vous sur les réseaux sociaux, on voit bien dans ce cadre là que notre maintien de l'ordre quand vous avez des forces lourdement équipés avec 13 ou 14 kg d 'équipement sur eux ils vont pas courir à travers les ruelles d'une ville pour aller interpeller des gens qui sont extrêmement mobiles donc il ya ce qui doit se passer demain et donc avoir une manifestation qui se déroule bien ne pas oublier que le problème vient quand même des casseurs d'abord et que on peut évidemment questionner la manière dont les forces de l'ordre répondent mais ce qui est important c'est de ne pas quand même de mon point vu tout mettre sur les épaules des forces de sécurité.
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