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Arnaud de nous rappeler que pour que vous soyez avec nous, il faut que vous nous donniez un peu de sous. Si vous souhaitez soutenir Radio Courtoisie, vous pouvez le faire de deux façons. Tout d'abord en nous faisant des dons en ligne, en vous rendant sur soutenir.rc.fr. Et puis vous pouvez également envoyer vos chèques par la poste à Radio Courtoisie, 61 boulevard Murat. 75 016 Paris. Merci d'avance. Et Richard, vous avez vu, j'ai oublié de vous mettre votre petit jingle avec votre musique derrière pour parler. C'est entièrement ma foi, je suis désolé. Tout le monde s'en moque, c'est pas grave. Tout ça
est extrêmement fluide. Mais merci de vous fustiger en public. J'attends tout à l'heure que votre front soit couvert de cendres. Dans 10 minutes, nous parlerons avec Guylain Bénessa de Marine Le Pen face au juge. Mais tout de suite, la chronique d'Alexis Poulin. ? Alors bonjour Alexis Poulin. Bonjour, il n'y a pas de jingle ce matin. Là aussi j'attendais un autre jingle en fait. Alors finalement vous m'apporterez votre tête sur un plateau Arnaud. C'est pour vous.
Alexis Poulin. Bonjour, alors bonjour, écoutez Richard, on va encore parler de qu'est-ce qui se passe demain. Tous les samedis, on se demande qu'est-ce qui va se passer, est-ce que ça va être la guerre, est-ce que le cortège de la manifestation va faire le tour du périphérique ou bien est-ce que des manifestations sauvages vont ensanglanter Paris. C'est vrai que demain c'est particulier parce que c'est Halloween et la préfecture de police nous a régalé, non seulement avec de magnifiques petits visuels faits en intelligence artificielle, mais aussi avec l'idée de dire... que c'était interdit pour Halloween de dissimuler son visage. Bam ! Voilà que la préfecture s'est fait rappeler à l'ordre parce que non, ça, c'est illégal. En fait, on a tout à fait le droit de dissimuler son visage dans le cadre de manifestations carnavalesques. Et c'est bien ce dont il est question avec Halloween. Mais ce n'est pas seulement ce dont il est question avec Halloween. Vous savez, cette fête importée des États-Unis, mais qui vient de chez nous, la Samhain, fête où les morts pouvaient rencontrer les vivants. alors que la fin des moissons arrivait et que l'hiver approchait. C'est drôle avec Emmanuel Macron parce que finalement, on se rend compte qu'il est en train de faire n'importe quoi. Et d'abord, c'est la Samarine demain, donc Halloween. Et quand est-ce qu'on vote pour 2027 ? Eh bien, on vote à Valpurgis, oui, le 1er mai. C'est une autre fête païenne où là aussi, le feu a son importance, cette fois-ci pour redonner. Et la lumière du soleil, là, on va, avec les feux de la Samhain, faire en sorte que les morts retrouvent leur chemin. Alors, est-ce que les morts vont retrouver leur chemin ou est-ce que les manifestants vont trouver leur chemin, savoir où est-ce qu'on va manifester ? Pourquoi manifeste-t-on ? Parce qu'Emmanuel Macron n'a toujours pas répondu, finalement, à ce que demandaient les lycéens, mais aussi au fait que de plus en plus de gens, et pas seulement des citoyens qui ne sont pas concartés ou qui ne sont pas dans des partis politiques, se demandent, est-ce que ça va durer encore longtemps, ce cirque ? Est-ce qu'on peut tenir six mois ? avec un président en déni de réalité grave, qui a choisi une réponse de force et de sécurité, et qui se rend compte que finalement, ça pourrait durer. Alors, il y a maintenant des appels, notamment du côté de chez LR, à faire en sorte qu'Emmanuel Macron parte plus tôt, que la présidentielle soit organisée plus tôt. Est-ce que c'est une bonne idée ? Est-ce qu'on peut tenir encore ? Pardon. Excusez-moi, je perds ma voix. Est-ce qu'on peut tenir encore six mois avec Emmanuel Macron ? Tout ça, je ne sais pas, mais c'est vrai que la question se pose. Et puis, il y a l'autre question, qui va être le candidat du parti unique ? Ce que j'appelle le parti unique, LR, PS, vous savez qu'ils sont perdus, ils s'en ont trop. Alors, il y a Edouard Philippe, il y a Gabriel Attal, il y a Raphaël Guxman, il n'y en a pas un qui marche. Ça ne va pas, ma bonne dame. C'est des produits qu'on a déjà vus, c'est un peu avarié, donc personne ne veut voter pour eux. Alors, alors, Christine Lagarde ! qui vient de démissionner de son poste de la Banque Centrale Européenne, alors qu'elle avait encore plusieurs mois, neuf mois en réalité, et la voilà qui dit qu'elle veut retrouver sa liberté de parole. Tout comme un autre, Pierre Moscovici, ancien socialiste, qui était à la tête de la Cour des Comptes Européennes, qui démissionne lui aussi pour retrouver sa liberté de parole. Et puis, il y a un autre aussi revenant, puisque c'est Halloween, François Hollande. qui pourrait lui aussi tenir lieu de candidat du Parti unique. Alors, on n'a pas fini de rire de cette campagne, sachant qu'on a l'impression que là, ceux qui ont massacré le pays pendant des années, ceux qui ont fini de l'enterrer pendant dix ans, les macronistes, sont vraiment aux fraises et n'ont pas de candidat. Et ça, c'est assez drôle.
Alors effectivement, et avec Gabriel Attal qui hier ou avant-hier, mais je crois hier, appelait à une primaire républicaine, c'est-à-dire tout le monde, sauf évidemment l'extrême droite et l'extrême gauche, mais évidemment donc ni Éric Zemmour ni Marine Le Pen, mais on va faire en sorte de demander à David Linard, Bruno Retailleau, de se saborder eux-mêmes au profit de Gabriel Attal. Et évidemment, le gamin a été renvoyé dans ses buts par tous les vieux. Edouard Philippe a expliqué que, de toute façon, Gabi était en train de s'effondrer. Edouard Philippe, qui lui mène des salements à la peine. Bruno Retailleau a dit que ça n'avait rigoureusement aucun intérêt. Il n'y a que David Hénard qui est d'accord, parce que, pour une fois, ça lui permettrait de véritablement s'affronter avec les autres.
'est ça, et David Linard qui est un peu le chien dans un jeu de qui de ce parti unique, qui essaye de faire une sorte de mille, de wish, qui arrive en disant « regardez, moi je suis libertarien », alors qu'il a soutenu la campagne de Valérie Pécresse, et on connaît quand même les faits d'armes de David Linard, on ne peut pas dire que c'est un ravier mille dans l'âme, mais bon, il y a une part de marché à prendre, visiblement, et puis de l'autre côté, cette demande qui arrive comme ça à point nommé, de dire « il faudrait faire une primaire pour trouver qui va être ». notre candidat magique. Mais n'oubliez pas Christine Lagarde, Pierre Moscovici et François Hollande qui sont en embuscade. Tout ça finalement pour sauver ce qu'il reste de sauver du macronisme qui lui-même avait sauvé le parti socialiste. On arrive, je pense, à la fin d'un cycle. Ces candidats n'ont aucune chance en réalité, sauf vraiment une campagne de matraquage médiatique comme on a pu le voir pour Emmanuel Macron. Mais les Français, j'ai l'impression, dans leur ensemble, sont passés à autre chose. Alors vous avez... D'un côté, évidemment, la France insoumise, de l'autre côté, le Rassemblement national et le camp national. Et le débat va se faire de ce côté-là, puisqu'il y a débat. Comment se fait-il que la France, un grand pays avec autant d'atouts, est arrivée à devenir une puissance de second plan en voie de tiers-mondisation et de paupérisation aggravée ? Et les débats, on doit les avoir. Et donc, la seule façon d'avoir ces débats-là, c'est de prendre des partis qui font encore un peu de politique dans le cadre de ce système clos et fermé, malheureusement. Donc, on peut dire merci à Emmanuel Macron d'avoir fini d'achever. C'était Hydre qui n'en finissait pas de renaître, qui était le parti socialiste.
Alors, en même temps, comme dirait Emmanuel, on se retrouve avec une Marine Le Pen à qui Richard Ferrand... explique très clairement qu'elle ne pourra pas du tout gouverner comme elle le voudrait, c'est-à-dire qu'il fera en sorte d'empêcher tout référendum possible, et avec la menace, évidemment, de son empêchement, c'est-à-dire avec M. Guérin qui débarque et qui, magistrat honoraire, explique que selon lui, elle est inéligible, et donc la polémique ressort. On sent malgré tout que le bloc central n'a pas renoncé à l'idée d'éliminer Marine Le Pen, et à ce moment-là, le jeu se ferait différemment, c'est-à-dire on aurait Mélenchon en face de Moscovici, un duel de géants, on aurait Mélenchon en face de Hollande, on aurait Mélenchon en face de Christine Lagarde, une fois encore, le camp de la raison par rapport au camp de la haine. Donc, est-ce qu'il y a une probabilité que Marine Le Pen soit éjectée
de l'équation ? Alors, ce serait un scandale politique de grande ampleur. Là, vous savez, remarquez, on a vu le Brésil. On sait qu'on peut faire confiance aux juges pour s'immiscer dans la politique de manière totalement catastrophique. Donc, à ce moment-là, oui, c'est possible. L'État de droit étant ce qu'il est, c'est-à-dire une organisation en bande de malfaiteurs, on peut dire, puisque là, on voit très bien qu'il s'agit de personnes nommées qui sont là pour tordre l'esprit de la Constitution et l'État de droit. À un moment, il va falloir se poser des questions. bien sûr sur cet état de droit qui est en fait une façon de gouverner entre soi et qui empêche le peuple de rentrer par le choix des urnes sachant que c'est une fois tous les cinq ans et c'est assez limité donc il ya là vraiment un grave sujet qui mérite qu'on s'y penche parce que, comme je le disais, on a vu le Brésil, on a vu aussi les allégations de Donald Trump sur les votes, les machines à vote aux États-Unis. Donc tout est possible. On est en train de perdre confiance finalement dans le peu de démocratie qui nous restait. On voit très bien qu'il y a un système qui tient cher à sa place, qui ne veut pas laisser la place justement. Et donc il n'y a vraiment pas de réelle alternance. C'est ce qui fait qu'on en est là aujourd'hui, que des à la main qui sont encore en train de donner des conseils ou bien hier. Il ne fut pas ma surprise de voir Alain Duhamel débattre avec Jean-Pierre Raffarin de la jeunesse de ce pays. Voilà où on en est. Oui, c'était sur LCI. Donc, il faut arrêter. Il faut arrêter. Je pense qu'il faut vraiment un renouvellement total. Le dégagisme est réel. On n'en peut plus de ces gens-là. On n'en peut plus des Alameng, des Jacques Attali, des Emmanuel Macron qui ont fait la synthèse de tout ça, des François Hollande, des Pierre Moscovici, des Christine Lagarde. tous ces vieux chevaux qui ont tout donné et qui ont fait le mal qu'ils avaient à faire à ce pays, on n'en veut plus et le débat a besoin d'être là. C'est un débat sur à la fois l'Europe, et vous avez Guylain Benessa qui arrive et qui en parlera mieux que moi, et puis c'est un débat aussi sur des questions essentielles de ce qu'on veut faire de cette société, à la fois sur la redistribution, mais aussi sur l'immigration, sur l'économie et sur la suite des opérations, notamment en matière géopolitique. Voilà où nous en sommes aujourd'hui. Là, on ne peut pas ne pas l'avoir parce que des personnes qui ont été placées, qui n'ont pas été élues, décident simplement de tordre l'état de droit pour faire en sorte que rien ne change.
Merci beaucoup Alexis Poulin et à la semaine prochaine pour une analyse toujours aussi revigrante.
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