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Monsieur, bonsoir à la une de cette édition. Une fin de semaine sous le signe des ténèbres entre manifestations d'extrême-gauche et promesses d'Halloween chaotiques. L'exécutif va encore être mis. Sous pression, nous évoquons ensuite les débats autour de l'épargne privée. Nos dirigeants, incapables de résoudre le problème de la dette, ont besoin de votre argent. Et enfin, France 2030, un projet censé réindustrialiser le pays, mais qui est en réalité un autre fiasco du président Macron. Même la trade aussi, le cours des comptes, se montre critique. Un automne sans fin pour le gouvernement. Pour la troisième semaine de suite, la journée de samedi sera marquée par des manifestations diverses et un risque élevé de violence.
dissimulation du visage dans l'espace public est interdite depuis une loi de 2010. Et depuis une loi de 2019, le fait de se dissimuler le visage dans une manifestation au cours de laquelle sont commis des troubles à l'ordre public ou au cours de laquelle on a de bonnes raisons de penser que des troubles à l'ordre public seront commis, c'est même un délit.
Dissimulation de visage. Et non, Laurent Nunez ne s'attaque pas au voile intégral mais évoque les mobilisations de samedi pour lesquelles est attendu un ensemble toujours plus hétéroclite de manifestants. Dans un télégramme adressé au préfet, il appelle à une vigilance maximale pour ce troisième samedi consécutif de manifestations partout en France. Des appels ont été repérés sur les réseaux sociaux pour des rassemblements dans les centres-villes et sur des places publiques sous le prétexte de la fête américaine d'Halloween. Aux crasseux d'extrême-gauche sous perfusion de 8-6, aux syndicalistes mergazés, aux gilets jaunes canal extrême-gauche risquent donc de s'ajouter des personnes masquées. Antifa diversitaire, difficile de savoir qui sera de la partie, mais Beauvau envisage la question et demande de porter une attention toute particulière aux appels à se rassembler à partir de 20h et aux risques de cortège sauvage. Le ministre invite les préfets à déployer un dispositif opérationnel robuste, puissant, réactif et agile. Pour renforcer les effectifs, les mesures de suspension des repos des policiers et gendarmes ont été validées là où cela était nécessaire afin de porter le taux de disponibilité à 75%. Au milieu de ce dispositif, on en oublierait presque d'où est venue l'étincelle des lycées. Mais les organisations lycéennes, encore moins légitimes que les syndicats, peinent à exister dans le mouvement social. comme effacées par les professionnels de la lutte sociale et par les problèmes des grandes personnes.
Et encore une fois, on insiste à l'interdiction d'une manifestation, d'un parcours qui était prévu depuis plusieurs jours. On nous balade, c'est encore des manœuvres de la part de ce gouvernement qui littéralement organisent le chaos. C'est une honte dans quel pays vivons-nous ? pour qu'on nous interdise des manifestations, qui est quand même un droit constitutionnel, c'est un droit fondamental de pouvoir se réunir, de pouvoir manifester.
Un droit constitutionnel, réservé néanmoins à l'extrême gauche, et ici adapté pour éviter de mettre le centre de la capitale à feu et à sang. Des contrôles de flux sont préconisés en amont, notamment dans les gares et sur les axes de transport, pour détecter d'éventuels matériels destinés à exercer des violences, cagoules, masques, feux d'artifice, mortiers ou identifiés des personnes interdites de manifestation. Les autorités pourront aussi recourir à l'ensemble des mesures de police administrative, interdiction de manifesté en centre-ville, autorisation de cortège en périphérie, interdiction de rassemblement ou couvre-feu. La nuit d'Halloween, régulièrement sensible dans plusieurs villes ces dernières années, se trouve amplifiée par le climat social et par des appels viraux sur les réseaux où certains promettent une, je cite, « nuit des ténèbres », évoquant également des confrontations spectaculaires. Environ 70 000 policiers et gendarmes seront donc mobilisés. Côté politique, la gauche défend naturellement le mouvement qui lui est lié, loin de rassembler au-delà de l'aile gauche du PS. A droite, chez les LR même, Michel Barnier tente de faire son beurre sur la situation en appelant le gouvernement. à la mesure, tout en jouant le vieux routier de l'ordre républicain et en profitant de l'occasion pour demander que la capitale, dont il est député, devienne encore plus un hub touristique avec une généralisation du travail du dimanche.
faut de l'ordre, il faut de l'autorité dans ce pays et faire confiance à ceux qui assurent l'ordre, les forces de police, de sécurité, de gendarmerie, il y a plus de 1000 policiers, de gendarmes qui ont été blessés. Et puis bien distinguer, monsieur Le Tellier, ceux qui manifestent pacifiquement, qui expriment une angoisse, une colère, des inquiétudes, et puis ceux qui cassent et qui pillent, avec lesquels il faut être intraitable. Au gouvernement qui ne m'a pas encore répondu que l'ensemble de la capitale soit classée en zone touristique internationale, ce qui permettrait d'ouvrir. plus facilement le samedi et le dimanche, et donc de retrouver une capacité de travail et aussi du pouvoir d'achat pour les salariés.
Avec des alliés pareil, inutile d'avoir des ennemis pour le centre macroniste au pouvoir. Plus généralement, si le mouvement venait à se maintenir samedi en dépit d'un rejet grandissant de l'opinion, les manifestants pourraient espérer prolonger ces petites luttes du samedi jusqu'à l'hiver et participer ainsi à la pression de l'extrême gauche parlementaire en plein débat autour du budget. Va-t-on prendre notre épargne ? En plein débat sur le budget, mobiliser les économies des Français a été mis sur la table. Un sujet sur lequel doivent se prononcer les candidats à la présidentielle. Renaud de Bourleuf.
Ils ne vous auront rien épargné. Alors que le double quinquennat macroniste touche à sa fin et que les caisses publiques sont désespérément vides, la question qui se pose au Parlement est la suivante. Voulez-vous prêter à l'État ? Mercredi, le groupe LIOT, Liberté indépendant outre-mer et territoire, a proposé la création d'un nouveau livret d'épargne dédié appelé Livret D. Le taux serait à 3,5% fixe avec intérêt totalement défiscalisé. Les montants iront de 1 000 euros minimum à 60 000 euros maximum par personne avec des fonds bloqués pendant 10 ans. Le député Charles de Coursois a présenté cela comme un appel à l'épargne directe des Français.
Les Français font partie des peuples qui épargnent le plus en Europe. On est à plus de 17% de taux d'épargne. Et ce taux d'épargne, grosso modo, a plutôt tendance à augmenter qu'à diminuer.
Ce n'est pas la première fois que l'idée d'un prêt à l'État pour le remboursement de la dette est sur la table. La gauche est très attachée à cette idée. En septembre, les sénateurs socialistes ont déposé des amendements au projet de loi de finances proposant un « emprunt obligatoire » ciblé sur les contribuables les plus aisés. LFI propose de mobiliser l'encours d'épargne des ménages, jusqu'à 100 milliards d'euros par an dans leur contre-budget. La méthode serait un relèvement du plafond du livret A ou un fléchage vers des investissements prioritaires. Le sujet finit par susciter de l'inquiétude pour de nombreux Français. Pour le président du Crédit Mutuel, il est impossible qu'on pioche dans l'épargne des Français.
Les banques ou les assureurs vie contribuent largement au financement. On peut la taxer, on peut la
fiscaliser ? Alors
absolument. Là où il y a un risque, évidemment, c'est un risque de taxation plus importante. Mais c'est important quand même de faire la part des choses, parce que c'est des questions que j'ai parfois de nos sociétaires au Crédit Mutuel. Mais est-ce que l'État peut nous prendre ce qu'on a sur notre livret A, sur notre assurance vie ? La réponse est évidemment non. Par contre, effectivement, un risque de taxation supplémentaire. dit Thierry Breton, c'est déjà le cas en
quelque sorte.
Mais on commence déjà à le faire parce que quand on voit qu'on augmente par exemple la CSG, notamment la CSG qui rémunère à l'épargne, et y compris sur l'épargne rémunérée, ça veut dire qu'on commence à le faire.
Et le sujet sera évoqué lors des débats présidentiels. Ainsi, fin septembre, plusieurs candidats se sont rendus aux assises de l'Association française d'épargne de retraite, l'affaire. Ils ont répondu à la question suivante. Face à une dette publique qui dépasse les 3 500 milliards, est-il envisageable de mobiliser une partie de l'épargne des Français ?
n'est pas avec l'épargne des Français qu'on va rembourser la dette publique. C'est avec des économies sur les dépenses.
première chose, c'est qu'on a sur la totalité de l'épargne des Français un quart de cette épargne qui finance déjà la dette souveraine. Premier point. Le deuxième point, l'épargne pour moi. C'est le travail, le
fruit du travail des Français. L'épargne, c'est le fruit du travail ou le fruit d'ailleurs des investissements et du capital réalisé par les Français. C'est donc la propriété privée. On vit en France dans un système, et j'espère qu'on y vivra longtemps, dans un système où on préserve la propriété privée. Donc l'idée d'affecter de façon obligatoire la propriété privée à un usage à raison de l'intérêt général ne me convainc pas. Je ne crois pas à l'emprunt obligatoire.
question similaire a été posée plus récemment à la candidate RN Marine Le Pen.
les choses soient claires, l'épargne des Français appartient aux Français. On peut les inciter à faire quelque chose, mais on ne peut pas les forcer à faire quelque chose parce que c'est leur argent et que c'est ma vision en fait de la liberté et accessoirement de la propriété. Mais ce qu'on va faire, c'est qu'on va faire un grand fonds d'investissement dont l'objectif est précisément de financer l'économie réelle. Ce grand fonds d'investissement... le capital sera garanti par l'État. Et l'idée, c'est de dire aux Français de devenir en réalité actionnaire de la Maison France.
Quant à Jean-Luc Mélenchon, qui a lui-même affirmé « vivre très confortablement », que va-t-il proposer sa propre épargne ou celle des Français
plan quinquennal qui a tout du plan sur la comète. Le programme France 2030 de Macron est un échec. C'est même la docile cour des comptes qu'il dit. Explication.
'abord parce qu'on va essayer de se projeter loin dans un moment où beaucoup nous concourent en quelque sorte à nous faire regarder à côté. Je pense que c'est d'abord une bonne vertu personnelle, mentale, et c'est aussi très bon pour un pays comme le nôtre.
pleine crise sanitaire, le président Macron se projetait vers le futur. Et pour nous, qui connaissons le début de ce futur qui est notre présent, ce n'est pas une réussite. Présenté en octobre 2021 par le président de la République comme un instrument de reconquête industrielle, le plan France 2030 devait permettre à la France de retrouver sa souveraineté économique et technologique. Cinq ans plus tard, le bilan, dressé par la Cour des comptes dans un rapport publié mardi, soulève de sérieuses interrogations sur l'utilisation des 54 milliards. d'euros d'argent public mobilisé. Les magistrats dénoncent notamment une, je cite, absence de réelle priorisation et une dispersion des moyens entre plus de 9400 projets. Autre constat préoccupant, 82% des aides prennent la forme de subventions, tandis que les premières évaluations suggèrent que près de la moitié des projets auraient pu voir le jour sans ce soutien public. Pour l'économiste Philippe Erlin, il s'agit d'un véritable scandale.
Le scandale, déjà, c'est considéré que c'est l'État qui doit orienter le développement des entreprises technologiques en France. Ça, c'est un modèle, je dirais, soviétique. France 2030, ça sonne un peu comme un plan quinquennal. On est dans une logique étatique et ce n'est pas du tout ça qui marche. Et quand on regarde d'ailleurs parmi les différents secteurs qui ont été aidés, un des principaux, c'est l'hydrogène. Et l'hydrogène, ça se révélait être un échec complet. Il y a plus de 8 milliards d'euros qui ont été investis. On se rappelle, il y a quelques années, une conférence de Macron à l'Elysée, avec tout le décorum, pour nous parler de l'hydrogène, c'est le futur. Et c'est un échec complet, c'est-à-dire aussi bien dans l'aviation que dans l'automobile. Au bout du pont de l'Allemagne, côté rive droite, il y avait une station hydrogène pour les taxis. Elle a disparu. C'est un échec complet. On a cramé des milliards pour rien. Et puis quand on regarde les fonds, c'est 54 milliards sur 5 ans, ce qui est énorme. La moitié, c'est pour la décarbonation de l'économie. C'est-à-dire que ce n'est même pas pour obtenir des gains de productivité, ce n'est même pas pour faire naître de nouveaux secteurs. de nouvelles technologies, c'est simplement pour diminuer les émissions de carbone. Donc la moitié, ça sert uniquement à ça, ce qui est complètement délirant pour moi.
problème est également budgétaire. Fin 2025, seulement 14 milliards d'euros avaient été versés alors que 33,4 milliards étaient déjà contractualisés. La Cour des comptes alerte ainsi sur un véritable mur d'engagement budgétaire dans un contexte de finances publiques particulièrement dégradé. Pour liquider ce problème et soulager les finances publiques, Philippe Erlin suggère une solution radicale.
Il resterait 17 milliards qui n'ont pas été engagés. il faut stopper le programme et il faut reverser ces 17 milliards au budget de l'État. Ça va faire un peu d'argent frais qui arrive, c'est toujours ça le prix. Ce sera une recette juste pour un an, mais bon voilà, ça permettrait de diminuer le déficit et d'afficher de meilleurs résultats. Donc voilà, ce que je suggère, c'est d'arrêter les frais. Maintenant, stop, on arrête tout. Surtout qu'il y a un rapport de la Cour des comptes qui montre que ce projet est mal géré. Essentiellement, ce sont des subventions. Ce ne sont même pas des prêts remboursables, ce sont des subventions. C'est de l'argent qui est distribué comme ça et qui est distribué de façon trop éparpillée. Donc c'est inefficace. Il vaut mieux arrêter les frais et reverser l'argent au budget général.
'urgence consisterait donc à empêcher le versement des 19 milliards d'euros restant dû au titre des engagements contractualisés, une proposition qui soulève toutefois la question des obligations juridiques de l'État envers les bénéficiaires. De son côté, la Cour des comptes, pourtant très docile avec Emmanuel Macron, puisque son premier président, Amélie de Montchalin, nommée par le président dont elle fut ministre, recommande de mieux cibler les investissements, de privilégier les outils non financiers et de réserver les subventions aux situations où elles sont réellement nécessaires. Passons à présent à l'actualité en bref en France.
forces de police savent se montrer efficaces dans certaines circonstances. Jeudi, l'essayiste autrichien Martin Sellner, cofondateur du mouvement identitaire autrichien, a été arrêté à l'aéroport de Beauvais. Son expulsion lui a été notifiée. Il devait se rendre ce vendredi à une séance de dédicace de son ouvrage intitulé Remigration, dans une librairie du 7e arrondissement de Paris. Rappelons que jeudi, les préfectures des Hauts-de-Seine et de police de Paris ont aussi pris des arrêtés d'interdiction de deux événements organisés par le collectif Objectif Remigration. Un colloque intitulé Remigration ouvrant le débat. devait se tenir samedi à la Maison des Arts du Plessis-Robinson. Le lendemain dimanche, une manifestation devait se tenir dans le centre de Paris. Il y aurait sans doute eu peu de vitrines brisées ou de policiers agressés, tout voit-il que le ministère de l'Intérieur a évoqué des « risques de troubles à l'ordre public ».
Un
extrême centre bien mal en point pour la présidentielle. Jeudi, le candidat et ancien Premier ministre Édouard Philippe a été entendu toute la journée par les juges et placé sous le statut de témoin assisté. Une information judiciaire est ouverte pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt, concussions et harcèlement moral. Les faits auraient eu lieu dans le cadre de la communauté urbaine Le Havre-Seine-Métropole, dont Édouard Philippe est président. Le candidat continue de se dire innocent. Reste à savoir. si cette affaire affectera une campagne qui a du mal à décoller. L'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron est à la peine dans les sondages. Seules quelques estimations le donnent à égalité avec Jean-Luc Mélenchon. Pendant ce temps, un autre chef de gouvernement macroniste, Gabriel Attal, encore plus à la peine dans les sondages, a trouvé une nouvelle manière d'exister. Il a proposé jeudi une primaire des démocrates.
rassemblement auquel des millions de Français aspirent, à travers une grande primaire, qui devrait être une primaire qui redonne de l'espoir. à tant de Français qui aujourd'hui doutent.
Avant de redonner de l'espoir à tant de Français, il faudra commencer par les candidats. Et là, ça ne soulève pas un folle enthousiasme.
'ai pas bien compris ce que proposait Gabriel Attal hier.
À part David Lissner qui s'est dit ouvert à un tel projet sans l'accepter formellement pour l'instant, les autres candidats approchés ont refusé, aussi bien Edouard Philippe que Brune Retailleau. Même l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin aurait été approché par l'équipe de Gabriel Attal. Il les aurait gentiment éconduit. Démission pour Lagarde, déclassement pour la France. Christine Lagarde quittera la présidence de la Banque Centrale Européenne le 7 février 2027, avant la fin de son mandat. Elle dit vouloir récupérer sa liberté de parole dans un contexte de tensions économiques et politiques en France, laissant planer le doute sur une candidature recours, alors que la nullité crasse du centre laisse un espace pour quiconque surnage un peu. Son successeur à la Banque Centrale Européenne devra obtenir une majorité qualifiée des ministres des Finances de la zone euro dans un processus très politique. La France part handicapée, elle a déjà fourni deux présidents sur quatre. et se trouve isolé face aux faucons favorables à des taux élevés, alors que son déficit reste le plus élevé de la zone euro derrière la Belgique. Les pays aux finances assainies, comme l'Allemagne, l'Autriche ou les Pays-Bas, pourraient privilégier un candidat proche de leurs idées. L'Allemagne lorgne le poste, mais détient déjà la Commission européenne. Le rapport de force et les équilibres institutionnels rendent la candidature française difficile. frein moteur pour le secteur auto. Stellantis a enregistré une perte de 453 millions d'euros au troisième trimestre 2026. effaçant une partie de ses bénéfices du premier semestre. Le chiffre d'affaires stagne et la marge n'atteint que 1,7%. Aux Etats-Unis, premier marché du groupe, les stocks s'accumulent et les ventes de Jeep et Chrysler reculent. En Europe, les activités restent déficitaires malgré une légère hausse du chiffre d'affaires. Le directeur général Antonio Filosa vise un retour à des liquidités positives en 2027. Objectif jugé très incertain par les analystes, des interruptions de production ont lieu en France et au Canada. Le groupe s'appuie sur des partenariats avec des constructeurs chinois pour accélérer le développement de nouveaux modèles, tandis que sa dette a doublé depuis 2022. Première embellie pour le groupe franco-italo-américain, les ventes sont en hausse au troisième trimestre et le coût rabondit de près de 15% mercredi.
Un pass institutionnel en Suède. Les députés voteront à nouveau mardi pour tenter de désigner un premier ministre autour de la candidature d'Elisabeth Sandrigvit, chef du parti du centre. Après des élections de septembre, remportés de justesse par la gauche, les blocs de gauche et de droite peinent à trouver un compromis. La social-démocrate Magdalena Anderson a déjà renoncé à deux reprises. Le président du Parlement a demandé à la centriste Sandrigvit d'explorer une option médiane, un gouvernement au centre. excluant le parti de gauche et les nationalistes des démocrates de Suède. Si ce vote échoue, il se tournera vers le Premier ministre sortant, Ulf Kristersson, du parti des modérés affilié au PPE à Bruxelles. Le président peut proposer jusqu'à quatre candidats avant de convoquer de nouvelles élections. La Suède est habituée à ces longues négociations qui avaient duré 37 jours en 2022 et 134 en 2018. Bibi dans une impasse. Alors que le Likoud a obtenu 27 élus à la Knesset aux élections législatives israéliennes du 27 octobre, loin de la majorité absolue des 61 sièges, les accusations fusent de toutes parts. Le Premier ministre sortant, Benjamin Netanyahou, a relayé des accusations de vol des élections par les partis arabes. Il pointe du doigt notamment des soupçons d'achat de voix et d'ingérence étrangère dans un pays réputé pourtant pour ses services de renseignement qui seraient les plus performants du monde. La commission électorale est le chine-bête. ... ... ... ... ... Si c'est une défaite pour Netanyahou, il n'y a pas vraiment de gagnant et une coalition pour former un gouvernement semble difficile à mettre en œuvre. Pendant ce temps, le président Isaac Herzog veut tout faire pour éviter de nouvelles élections. Il demande au chef de parti d'arriver aux consultations. L'esprit ouvert. Coïncidence ou manipulation électorale très inventive. Alors que les élections de mi-mandat aux Etats-Unis ont lieu mardi 3 novembre, les républicains ont dénoncé une manipulation électorale en Alaska. Dans cet état, le sénateur sortant est un républicain nommé Dan S. Sullivan. Or, il a parmi ses adversaires un candidat indépendant du nom de Daniel J. Sullivan Jr. Avec cette présence d'un candidat homonyme, les Républicains y voient une manœuvre des démocrates pour semer la confusion chez les électeurs et diluer ainsi les voix en faveur du parti présidentiel. Le gouverneur républicain de l'Alaska a ordonné une enquête.
Et
un général en plus de moins. Washington a limogé le général Brett Sylvia, responsable de la stratégie et de la planification au Joint Staff du Pentagone. Aucun motif n'a été communiqué et aucun remplaçant nommé. Ce départ s'inscrit dans une série d'évictions de haut gradé depuis le départ de Donald Trump en 2025, incluant le chef d'état-major interarmé et plusieurs dirigeants de la marine, de l'armée de l'air ou de la NSA. Le ministre Pete Exet a indiqué que les Etats-Unis avaient réduit de 20% le nombre de généraux et amiraux. Cette nouvelle intervient alors que Trump évoque la possibilité de reprendre des frappes contre l'Iran en référence à l'opération Führer-Épique de février. Sans préciser pour autant de calendrier. Pour le samedi politique, Élise Blaise reçoit la psychologue clinicienne Marion Saint-Michel pour évoquer la stratégie du chaos à l'œuvre en France. Dimanche, Terre de Mission et enfin lundi, dès 7h, un Zoom avec Newick, auteur de Comment survivre à l'apocalypse. C'est la fin de cette édition. Merci de votre fidélité. À lundi.
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