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Et c'est de cela que le gouvernement a peur. Il a bien raison d'en avoir peur puisque nous sommes plus que jamais déterminés. On peut lister les manœuvres du pouvoir depuis le début du mouvement des lycéennes et des lycéens. Tout d'abord, il y a eu la répression devant les lycées extrêmement importante allant jusqu'à des mutilations, des mutilations de jeunes mineurs, des gardes à vue par centaines et centaines de jeunes mineurs avec leurs droits et libertés bafoués. Ensuite, il y a eu les tentatives de faire pourrir le mouvement en disant que la pluie ou les vacances scolaires allaient les arrêter. Et pendant les vacances scolaires, le mouvement, au contraire, a été rejoint par de nombreux citoyens, citoyennes, travailleurs, travailleuses, les samedis, qui ont décidé avec les lycéens, les lycéennes, avec les étudiants, les étudiantes, de se mobiliser en ajoutant des revendications et en particulier contre la vie chère. Et maintenant, on arrive sur... les interdictions de manifestations, les déplacements de manifestations, à tel point que le préfet de police de Paris, dans une interview ce matin aux Parisiens, assume que, désormais, c'est lui qui décide des parcours de manifestations sur notre territoire. Ce qui se passe, c'est qu'évidemment, il refuse de répondre aux revendications et leur méthode, c'est d'essayer d'étouffer. Et toutes leurs méthodes pour étouffer la colère sociale n'ont contribué qu'à... La manifestation de demain se déroulera dans le contexte de l'appel à la grève du 5 novembre par les organisations syndicales, appel à généraliser la grève le 5 novembre et à ce que l'ensemble des salariés de ce pays se mettent en grève contre la vie chère, pour les augmentations de salaires, pour les services publics et en particulier les services publics de l'éducation, de l'enseignement supérieur. Et ces colères-là qui s'agrègent dans des revendications, dans des manifestations massives, elles vont s'agréger maintenant aussi par la grève et par le blocage de l'éducation. Et c'est de cela que le gouvernement a peur. Il a bien raison d'en avoir peur puisque nous sommes plus que jamais déterminés. Et la meilleure preuve, c'est ce qui s'est passé samedi dernier. Nous avons été contraints d'annoncer seulement à 11h30. que la manifestation partirait de portes d'Italie. Alors que les transports étaient coupés, nous ne savions pas s'ils pourraient rejoindre, s'ils auraient envie d'aller sur les boulevards des Maréchaux. Ils ont été encore plus nombreux que le 17 octobre, plus déterminés. Les images ont été gigantesques et ils ont dit ça suffit de nous empêcher de manifester, ça suffit de détruire l'état de droit parce qu'on ne veut pas répondre aux revendications. Il est temps de répondre aux revendications.
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