Chargement...
Chargement...
Le député Philippe Lottiot prend la parole sur un sujet qui touche tout le monde, le pouvoir d'achat. Carburant, gaz, fuel, course, chauffage, il déroule ce qu'il décrit comme le quotidien des Français, puis il attaque la politique du gouvernement. Mais gardez votre attention pour la suite, parce que la réponse du ministre lui renvoie une contradiction dans ses propres propositions. Écoutez.
Monsieur le ministre de l'économie, des finances et de l'endettement, pourrait-on ajouter, de ce week-end, on n'a retenu que l'ordre de pilleur. Mais ces exactions inadmissibles ont hélas occulté les nombreux Français qui manifestaient calmement en premier lieu pour leur pouvoir d'achat. Dès 2021, Marine Le Pen seule avait souligné cet endeux majeur. Aujourd'hui, le pouvoir d'achat est de loin la première préoccupation des Français. Des Français qui subissent une inflation hors de contrôle sur de nombreux produits de la vie quotidienne. L'essence qui dépasse souvent largement les 2 euros. Aussi le gaz, plus 42% depuis le début de l'année. Le fuel domestique, près de plus 80%. Et également les produits frais, plus 9,9%. Des Français qui parfois dorment dans le camping-car à proximité de leur travail pour éviter les allers-retours en voiture. Des Français qui renoncent à tous les petits plaisirs superflus, mais tellement importants. La sortie, le petit week-end, les produits alimentaires de qualité, qu'on ne peut plus se payer. Des Français angoissés à l'approche de l'hiver, car certains se disent qu'ils devront choisir entre manger et se chauffer. Telle est la réalité vécue au quotidien par nos concitoyens. Tel est le résultat de votre brillante politique. Face à cela, quelle réponse apportez-vous ? Une politique d'échec, vouée à l'échec. Vous refusez de baisser les taxes sur l'énergie. Faute de moyens, dites-vous, en vous préparant à donner 13 milliards d'euros supplémentaires, sans contrepartie, à Mme Vordelyen sur 2026 et 2027. Vous refusez la TV à 0% sur les produits de première nécessité en cas de forte inflation. Vous ponctionnez les retraités à partir même plus de 2000, mais de 1260 euros. Car on vit bien avec 1260 euros, tout le monde le sait. Vous déremboursez des soins et faites augmenter le prix des mutuelles. Dans votre PLF et votre PLFSS, c'est une succession de prélèvements supplémentaires. Sans parler des amendements de la gauche qui veut tout augmenter, le sucre, le lait, l'apéro et j'en passe. En revanche, vous trouvez toujours les milliards pour financer l'AME ou l'entretien des clandestins. Alors que les Français aussi, entre colère et désespoir, monsieur le ministre, qu'envisagez-vous de faire très concrètement pour leur pouvoir d'achat ? Je vous remercie.
énergie, course, taxes. Mais le ministre ne compte pas laisser passer. C'est Serge Papin qui répond et il commence par retourner l'argument sur ce que coûterait la baisse de TVA réclamée. Voici sa réponse.
Écoutez, Lyoto, c'est toujours la même histoire. Vous proposez de baisser les taxes, la TVA en l'occurrence. Je vous rappelle que ce que vous voulez donner aux consommateurs... Vous le faites payer aux contribuables. Donc c'est un jeu à somme nulle. D'autre part, vous n'avez peut-être pas noté, mais un tiers de la TVA, il va à financer les retraites. Retraites que par ailleurs, dont vous voulez baisser l'âge. Donc ça veut dire d'un côté, vous voulez augmenter la démographie des retraités. D'autre côté, vous voulez diminuer les ressources. Donc il y a quand même une incohérence. Maintenant, vous posez la question. Qu'est-ce qu'on fait pour le pouvoir d'achat? Donc j'ai une liste. D'abord, sur l'inflation alimentaire, elle n'est pas de 9%. Elle est précisément à ce soir. Aujourd'hui, elle est de 1%. Je sais de quoi je parle pour l'instant. Deuxièmement, on va libérer les stocks stratégiques pour l'essence. Et donc, il va baisser de 18 centimes à partir du 1er novembre. On a mis en place la prime grand rouleur de 40 centimes. Là aussi, c'est une aide ciblée pour presque 6 millions de personnes. Le chèque énergique va être disponible à partir du mois de janvier. On va libérer l'épargne salariale pour les salariés qui veulent s'en emparer. On a aussi au niveau du titre restaurant permis de pouvoir le dépenser aussi au magasin dans la pérennité du modèle. Il va y avoir un prêt à taux zéro, et je continue, j'ai une liste qui est longue. Les prêts à taux zéro pour les familles qui ont une naissance et la donation intergénérationnelle. Voilà toute une liste d'éléments qui servent le pouvoir d'achat. Là, tout de suite et maintenant, le gouvernement n'est pas sans rien faire.
Deux visions s'opposent. Un député qui dénonce un manque d'action, un ministre qui met en avant ces mesures. Et vous, qui vous a convaincu, dites-le en commentaire et abonnez-vous.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.