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Commission des affaires économiques, à l'Assemblée. Mathilde Panot, rapporteur, défend le rétablissement de l'interdiction de l'acétamipride et du flupiradifuron. Face à elle, des députés de plusieurs groupes. Petrave, science, libre-échange, les arguments fusent. Et le ton se durcit au fil des minutes. Mais le plus fort arrive à la fin, quand on s'y attend le moins. Abonnez-vous et restez jusqu'au bout.
Des pratiques agricoles, on vient en protection du monde agricole. Merci, M.
Biteau, de rappeler qu'on se bat pour une agriculture qui permet d'avoir des paysans qui sont bien payés. Vous le disiez, la fertilité des sols, les pollinisateurs. Et surtout, cette dérogation permet juste de reculer encore sur la nécessité de faire bifurquer notre modèle agricole.
Mme la rapporteure. M. Martineau. Merci, monsieur le président. Madame la rapporteure, vous n'avez pas répondu à ma question sur les produits de substitution. Je vois que vous n'avez pas regardé pas un seul mot sur l'azadiractine. Et alors, où on en est dans ces principes de précaution ? Parce que moi, je ne connais pas d'agriculteurs qui utilisent des pesticides par plaisir, mais uniquement par nécessité. On va être bien d'accord sur une chose, tous les pesticides sont sûrement dangereux. Ça, on n'est pas en train de le nier. Mais je veux bien que l'on dise aux agriculteurs... qu'ils font mal en utilisant des pesticides, mais alors dites-nous juste comment on doit faire. Voilà, je vous remercie. Madame la rapporteure.
Merci, monsieur le député. Alors sur les produits de substitution, c'est ce que je disais tout à l'heure sur l'INRAE qui a fait les programmes de recherche pour savoir justement quelles étaient les alternatives. Et l'INRAE dit bien qu'il ne peut pas y avoir une substitution d'un produit pour un produit, qu'il faut reconstruire un système de production. Si j'ai bien entendu les informations qui m'ont été données à ma gauche juste à l'instant, vous êtes vous-même producteur de pommes bio. Donc vous savez faire sans les néonicotinoïdes. Si vous le savez... Oui, non mais si vous savez le faire, ça veut dire qu'il faut faire en sorte que les agriculteurs puissent retrouver un savoir-faire et un accompagnement pour pouvoir justement faire bifurquer le modèle. Donc par exemple, moi j'ai été voir un betteravier qui fait de la betterave bio. Et comment le fait-il ? Il n'a pas de jaunisse. Il le fait notamment avec une rotation de culture, donc en changeant le modèle agricole. Et c'est donc pour cela qu'il faut un changement plus global d'accompagnement des agriculteurs vers un changement de modèle.
Merci Madame la rapporteure. chez madame Delphine Bateau.
c'était une remarque factuelle, monsieur le président, parce qu a été dit dans la discussion que la récolte 2026 de betteraves sucrières était dans des difficultés importantes qui sont réelles. qui sont réelles, mais c'est principalement à cause de la canicule et de la sécheresse. Et y compris la pression ravageur, qui ne se résume pas à la jaunisse ni au puceron sur l'année 2026, est liée à ce contexte climatique. Et donc comme des collègues prétendaient que c'était le manque de néonicotinoïdes qui expliquait la situation 2026 de la filière Bétra, je voulais simplement rappeler la vérité sur ce point.
Merci Madame la rapporteure.
Merci Madame Bateau pour ce rappel factuel.
Très bien. Monsieur Eddy Casterman.
Oui, merci Monsieur le Président. J'aimerais revenir sur votre fable de la rotation des cultures et de la betterave bio, parce que vous me dites qu'on est allé voir des producteurs de betteraves bio. C'est beau, mais la betterave sucrière bio, c'est aujourd'hui 0,5% de la production de betteraves en France. 0,5 et ce sont des rendements inférieurs à 50% donc si demain vous convertissez tout en bio brutalement c'est l'explosion des prix du sucre c'est un aliment de première nécessité que vous ferez disparaître de l'alcool que vous obtiendrez et vous serez les premiers d'ailleurs à descendre dans la rue pour lutter contre la vie chère et là vous pourrez d'ailleurs mettre tous les droits de douane que vous voudrez et les français eux devront payer un prix du sucre jusqu'à trois fois plus cher en important du sucre ukrainien ou brésilien qui respecte évidemment pas même standards sanitaires, environnementaux ou sociaux. Dans les deux cas, ce sont les Français les plus modestes qui vont encore une fois trinquer à cause de vous. la rapporteure.
'est absolument faux sur le rendement inférieur à 50%, sur la surface que vous donnez. Et alors, justement, il faut permettre de faire en sorte qu'il puisse y avoir beaucoup plus de surface qui se fasse en bio, qui sont à la fois... plus positif à la fois pour la santé et pour les écosystèmes. Je rappelle que c'est normalement le système et la conception qu'on dit sur une santé, de la santé humaine dépend la santé des écosystèmes et vice-versa. Quant à le sucre dont vous parlez, il se trouve que si vous alliez les voir, ils vous diriez que le sucre qu'ils veulent faire, qui serait la première fois depuis 60 ans qu'on ouvre une sucrerie en France, ce qui ne serait pas négligeable, a en plus un apport nutritionnel qui est beaucoup plus intéressant.
Merci Madame la rapporteure. Madame Manon Meunier.
Monsieur le Président. Moi vraiment j'admire le culot de la droite aujourd'hui qui vient de nous faire des leçons sur la protection des agriculteurs alors que c'est tout de même vous qui signez en cascade tous les traités de libre-échange. C'est vous pour les producteurs de noisettes qui maintenez des tarifs douaniers préférentiels à l'import de noisettes de Turquie aujourd'hui. C'est vous également qui refusez de mettre des prix minimum rémunérateurs pour les agriculteurs et d'encadrer les marges de l'agroalimentaire et qui faites en sorte au contraire que les producteurs de betteraves aujourd'hui. ne réussissent pas à obtenir un prix du sucre et que vous donnez tout aux agro-industriels. Et vous arrivez aujourd'hui en nous faisant des leçons, en nous disant qu'en protégeant les agriculteurs, on réintroduira l'acétamipride et ça les protégera. Déjà, protéger des agriculteurs en introduisant une molécule neurotoxique, je pense qu'on aura vu mieux. Et ensuite, vraiment, on ne sera jamais compétitif avec la Turquie qui produit des noisettes en utilisant le travail des enfants. Il faut arrêter avec ce mythe de la compétitivité. C'est le protectionnisme que vous... Vous refusez pour vos intérêts dans les traités de libre-échange. Qui sauvera les agriculteurs ? Et ça, vous le refusez.
Madame la rapporteure.
Merci, Madame Meunier, de relever l'hypocrisie des discours qui sont portés ici.
Arnaud de Saint-Martin, puis M. Weber, on arrête la série là et on passe à l'examen des amendements. M. de Saint-Martin. Pas de particules, merci M. le Président.
Je suis chercheur au CNRS dans une autre vie et franchement je suis consterné par ce que j'entends s'agissant du recours rhétorique à l'argument de la science. Vous la niez, vous la méprisez, vous la piétinez, vous roulez dessus en permanence et encore aujourd'hui. tout en vous revendiquant de la science, en donnant des leçons d'épistémologie pour les nuls. Franchement, c'est ridicule. Il y a des dizaines de milliers de publications scientifiques qui attestent la dangerosité des pesticides en règle générale et de ceux dont il est question aujourd'hui. Plus particulièrement, il y a une note de l'OPEX qui n'a pas été publiée. Et ça, c'est grave, parce qu'on aurait pu avoir de l'aide à la décision. Et cette note, elle était particulièrement confondante sur la dangerosité de ces substances. Donc, l'argument de la science... Franchement, il faut arrêter tout de suite parce que c'est honteux. Et en plus, c'est un mépris vis-à-vis des scientifiques qui font le travail de contre-argumentation serré, qui publient, qui le font en recoupant des données et qui le font sérieusement. Là, ce que vous faites, c'est de l'obscurantisme et XXL. C'est vraiment choquant.
Merci, monsieur Saint-Martin, madame la rapporteure. Merci, monsieur
Saint-Martin, pour effectivement rappeler que lorsque l'on n'écoute pas tous les avis scientifiques, ça s'appelle juste de l'obscurantisme.
Monsieur Lecan.
En termes de santé publique, vous connaissez ma position et ce que j'ai voté pour la loi UPSA. Sur le cas de la gestion du bénéfice-risque, Je considère depuis toujours que le principe de précaution doit s'appliquer et c'est pour ça que j'avais voté contre la loi UPSA. Mais en légaliste que je suis aussi, ce texte c'est un peu une manière indigne de faire de la politique. Indigne dans la mesure où le fait de remettre ce débat en permanence alors qu'il y a eu un vote sur un texte général, je considère que c'est... Ce n'est pas juste. En tout cas, ça ne bénéficie pas à l'image de l'Assemblée nationale. Donc moi, je suis très partagé entre le fond sur lequel je suis pour la suppression de l'acétamipride, je l'ai voté plusieurs fois, et le fait qu'on a voté un texte et qu'on remet encore sur le tapis de l'huile sur le feu.
Donc je m'abstiendrai. Monsieur Weber, pardon, Madame la rapporteure.
Je veux bien dire un mot quand même parce que c'est important ce que vous êtes en train de dire. Non, ce n'est pas indigne du débat politique, au contraire. En fait, pourquoi est-ce que ça revient toujours sur le tapis, comme vous dites ? Pourquoi ça revient ? Parce que lors de la loi d'urgence agricole, nous avons une motion de rejet qui a été adoptée, qui a été portée par le rapporteur même du texte pour faire en sorte qu'il n'y ait pas de vote et de débat à l'Assemblée nationale. Et qu'au moment où la loi d'urgence agricole, alors qu'il y avait un engagement du gouvernement à ce que ces dispositions ne soient pas dans la loi d'urgence agricole, alors que le matin même, ça a été rappelé tout à l'heure, il y avait un engagement du gouvernement à ce qu'il y ait des discussions à l'Assemblée nationale. Le gouvernement qui a la main, vous le savez, pour savoir quels amendements sont discutés en dernière lecture, a décidé que les amendements que nous avions déposés à beaucoup de groupes, y compris jusqu'à la Macronie, n'étaient pas discutables, n'étaient pas recevables à la discussion. Donc en fait, ça reviendra tant qu'il n'y aura pas eu un vote clair. Je veux dire, s'il y avait eu un vote et que ce vote avait été négatif, peut-être qu'on l'aurait représenté pour dire que nous ne sommes pas d'accord. Mais là, il y a quand même... un enjeu démocratique très fort. Et moi, je crois qu'au contraire, c'est digne, c'est prendre au sérieux nos concitoyens et nos concitoyennes sur ces questions-là que de dire qu'on veut qu'il y ait un vrai débat et un vrai vote sur cette question.
Merci, Mme le rapporteur. Pour terminer, M. Weber. Oui, madame la rapporteure Pannot, l'intérêt général doit rester notre seule boussole avec vous, un suspect, vous l'avez dit précédemment, et automatiquement coupable. Vos obsessions idéologiques enflamment les âmes, exacerbent les haines, divisées, opposées, votre seule religion. Je vous rejoins sur un point. Vous devriez vous appliquer le principe de précaution à vous-même. Une autodissolution du LFI contribuer fortement à la protection et factuellement de la santé mentale des Français. Merci.
n'ai rien à répondre à ce torrent de la part d'un parti politique qui ne cesse d'agiter la haine.
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