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8h13, la grande interview CNews Europe 1 avec ce matin Charles Rodoel. Bonjour Charles Rodoel. Bonjour, merci pour votre invitation. Merci beaucoup à vous d'être là, députés ensemble pour la République des Yvelines, membres de la Commission des finances de l'Assemblée nationale. On va parler évidemment de ce qui va se passer demain, on va parler du budget, on va parler d'immigration. Je voulais vous entendre tout d'abord sur les manifestations qui vont avoir lieu demain dans de nombreuses villes de France. On craint de la casse avec le retour de militants d'ultra-gauche, de black bloc et de racailles. Et à quoi déjà, globalement, à quoi selon vous assiste-t-on en France en ce moment ? On assiste à une colère sociale ou à des émeutes urbaines et du chaos ? Des revendications légitimes
sont exprimées par des centaines de milliers de manifestants, à la fois par des lycéens, par des Français qui manifestent dans le calme. Et malheureusement, ces revendications sont totalement obstruées par des dizaines de milliers de casseurs, de pilleurs, de racailles qui veulent déstabiliser nos institutions et qui veulent voler, piller, casser. Et je crois que dans ce moment, Romain Desarbres, la priorité absolue, ce doit être de rétablir et de maintenir l'ordre. Laurent Nunez a annoncé un dispositif exceptionnel pour demain, notamment avec la mobilisation, et je les en remercie, de 70 000 gendarmes et policiers qui seront déployés partout sur le territoire, notamment dans les zones les plus à risque, parce que ce qu'on a face à nous, très franchement, c'est des casseurs et des pilleurs qui sont en bataille rangée, qui seront mobilisés pour casser et pour piller. Et je suis convaincu que la seule ligne politique possible vis-à-vis de ces gens, c'est tolérance zéro et c'est l'application de l'ordre absolu.
Charles Rodouel, est
-ce que vous redoutez que ces violences durent ? Bien sûr que je le redoute. Je pense qu'il y a des dizaines de milliers de téléspectateurs ou d'auditeurs qui nous écoutent et qui nous regardent qui le redoutent aussi. Dure jusqu'à Noël et au-delà ? C'est la raison pour laquelle je pense qu'il doit y avoir deux temps. Un premier temps pour rétablir l'ordre. Il faut être de caractère intraitable et absolu avec ces gens. Mais la deuxième des choses, c'est que nous ne pouvons pas occulter le fait qu'il y ait des revendications légitimes qui s'expriment sur le pouvoir d'achat. et la colère lycéenne qui, pour beaucoup de revendications, j'ai eu plusieurs lycées qui ont été bloqués sur ma circonscription, j'ai échangé avec beaucoup de lycéens, dire que les demandes très concrètes qui sont adressées, ce ne sont pas des choses qui sont mirobolantes, ce sont des choses concrètes et légitimes qu'il faut écouter et qu'il faut adresser, je peux vous en donner des exemples, mais la priorité absolue, ce doit être de rétablir l'ordre et de lutter contre les casseurs et les pilleurs par une politique qui se résume par deux mots, tolérance zéro. Donc il faut une réponse musclée à ces violences ? Il faut une réponse sécuritaire, absolument. J'ai entendu les déclarations qu'a faites Laurent Dunez, je pense qu'elles vont dans le bon sens. Je considère qu'il ne faut écarter aucune option de la table. Un, est-ce qu'il faut mettre en œuvre un couvre-feu le soir d'Halloween dans les villes les plus à risque ? J'y suis favorable. Est-ce qu'il faut prendre des mesures liées à l'état d'urgence dans des villes qui sont les plus exposées à ces pièges et à ces cassages ? Je le déplore, mais je pense qu'il faut envisager ces mesures avec... une priorité, assurer la sécurité des Français, assurer la sécurité de nos commerçants.
y a le projet de loi Casseur-Payeur qui a été durci au Sénat, il va aller à l'Assemblée maintenant. Est-ce que vous craignez que la gauche le détricote ? La gauche sera mobilisée évidemment pour le
détricoter et nous serons mobilisés pour non seulement maintenir les dispositions mais pour les durcir. Aujourd'hui, je voulais partager une des mesures que je soutiendrai à l'Assemblée. Nous allons sanctionner les casseurs et les payeurs en les faisant payer, soit par leur revenu, soit par des allocations sociales, par exemple les APL, par exemple d'autres allocations. Je souhaite que nous portions aussi des mesures pour sanctionner, si c'est nécessaire, leur famille, notamment quand les casseurs et les payeurs sont mineurs. Pourquoi je défends cette proposition en main des arbres ? Il est là à 8h15. Il y a des parents qui sont en train de faire finir le petit-déjeuner à leurs enfants, qui nous écoutent peut-être avant de les emmener à l'école. Ces parents, ils élèvent tout à fait bien leurs enfants, avec autorité, avec évidemment beaucoup d'amour, mais ils élèvent bien leurs enfants. Pourquoi est-ce que ces parents devraient être sanctionnés ? par l'agissement de d'autres casseurs, d'autres pires mineurs qui ne sont pas élevés par leurs parents. Moi, je soutiens une politique qui consiste à dire que quand vous avez un enfant, c'est de votre responsabilité de l'élever. Et que si vous l'élevez mal, si vous laissez votre enfant à minuit, à 2h du matin, cassé pied alors qu'il a 12 ou 14 ans, vous êtes responsable de ces agissements. Et donc, la première des responsabilités, c'est qu'il faut payer, y compris en prélevant sur les allocations.
Ils ne s'apprêtent pas à aller à l'école aujourd'hui, parce que c'est encore les vacances, mais admettons qu'on est à partir de lundi. Demain, Romain Desarbres, si demain il y aura des
casseurs et des pilleurs qui sont mineurs, pourquoi est-ce qu'il ne faudrait pas responsabiliser leurs parents ? Je suis pour une responsabilisation totale des parents, si vous avez des mineurs qui cassent ou qui pillent.
Charles Rodwell, à partir du 1er janvier, les assureurs vont devoir couvrir le risque d'émeute et financer un fonds garanti par l'État. On parle déjà de taxes émeutes. Au final, ce seront les assurés qui vont payer pour ce fonds qui va être abondé par les assureurs, mais garanti par l'État. Est-ce que ça vous choque
comprenons bien déjà de quoi on parle. Ce matin, je reste tous nos téléspectateurs et nos auditeurs à écouter l'homme que vous avez reçu, le responsable... À 6h15
ce matin, qui
était sur CNews. parfaitement expliqué de quoi il s'agissait. Cette mesure, elle a été prise après les émeutes de 2023 qui ont suivi la mort de Naël Merzouk. Elle est rentrée en œuvre maintenant, qui consiste à prélever sur les nouveaux contrats d'assurance, notamment habitations, automobiles et autres, une surtaxe de 0,8%. Au départ, elle devait être fixée à 5%, ce qui était une hérésie, désormais à 0,8% pour financer ce qui a été cassé. Je vais être très franc avec vous, Romain Desarbres, j'ai voté contre cette disposition à l'Assemblée nationale. Pourquoi ? Parce qu'elle est... Je considère qu'il est immoral que des Français qui travaillent, qui bossent, qui n'ont rien demandé à personne, financent pour ce qui a été cassé et pour ce qui a été pillé. Je suis bien plus favorable au texte qui est porté aujourd'hui par le gouvernement, que je soutiens à 200%, la loi casseur-pieur, afin d'appliquer un principe, si tu as cassé, si tu as pillé, c'est toi qui dois payer.
La loi casseur-payeur, qui va arriver à l'Assemblée bientôt. Absolument. Je voulais vous entendre également, Charles Rodouel, sur ces 8000 visas accordés à des Maliens et des Burkinabés sans que le ministère de l'Intérieur n'en soit informé. Est-ce qu'on peut dire que c'est open bar pour les visas en France ? C'est-à-dire qu'il y a des visas qui sont accordés sans que le ministère de l'Intérieur soit informé ? Si cette information est confirmée,
elle le signe d'une chose. parmi multe forfaitures qui ont eu lieu dans le domaine migratoire, c'est le signe de la désorganisation de l'État en matière migratoire. Qu'est-ce qui s'est passé concrètement ? Lorsque le ministère du Quai d'Orsay, le ministère des Affaires étrangères, accorde un visa, aujourd'hui en l'état actuel, le ministère de l'Intérieur n'en est pas informé parce que ce sont des ministères différents. Il y a quatre, cinq, six ministères qui s'occupent de manière différente en silo de la politique migratoire de la France. Quelle est la leçon que je tire de cette forfaiture si elle est confirmée parmi tant d'autres ? Il est temps de remettre un pilote dans l'avion de notre politique migratoire et de réorganiser totalement nos services de l'État et l'action publique de l'État pour réorganiser totalement notre politique migratoire. C'est la raison pour laquelle, il y a quelques jours, j'ai rendu publique ma nouvelle proposition pour reprendre le contrôle de l'immigration vers la France, c'est de remettre un pilote dans l'avion. en rétablissant le ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Je suis convaincu qu'en 2007, Nicolas Sarkozy avait vu juste. Pour pouvoir reprendre le contrôle, il faut une personne en charge de tous les pouvoirs et de toutes les responsabilités en matière migratoire sur l'enchambre de la chaîne, afin que ce type de forfaiture ne puisse pas se reproduire vers
la France. Charles Rodouel est avec nous ce matin, député ensemble pour la République des Yvelines. Député des Yvelines, les Yvelines, où s'est produit l'attentat raciste de Trappes. Comment est-ce que vous avez appréhendé ce qui s'est passé ? Merci de me poser cette
question. C'est la première fois que je prends la parole médiatiquement après les attaques racistes, innommables, qui ont été commises à Trappes et à La Verrière. Ce n'est pas la première fois que notre département est frappé. Après la décapitation de Samuel Paty, après l'assassinat de Philippines, après les attaques contre Didier Lemaire, après l'assassinat de deux policiers à Magnanville, une nouvelle fois, mon département, notre département, est frappé par ce type d'attaque. Permettez-moi évidemment d'avoir... Un mot de condoléence pour la famille de M. Bossio Wangui, dont une partie habite ma circonscription. Je pense vraiment fort à elle ce matin. Et permettez-moi aussi d'avoir un mot de soutien pour toutes les familles, dont un membre aujourd'hui. Il y en a trois qui sont en réanimation ou en état d'urgence absolu. Et je voudrais leur dire que toute la nation pense à elle et pense à leurs proches afin qu'ils s'en sortent. Romain Desarbres, aujourd'hui, le caractère raciste est confirmé de cette attaque. C'est les résultats préliminaires de l'enquête qui ont été publiées cette semaine. Cette attaque est d'une gravité absolue parce que c'est une nouvelle fois. Une attaque qui a été menée contre une religion, contre des personnes qui avaient une certaine couleur de peau. Ce n'est pas la première fois sur le territoire français. Elle fait écho au meurtre du père Jacques Hamel. Elle fait écho à l'attaque contre la mosquée de Bayonne en 2019, contre la basilique Notre-Dame en 2020, contre l'attaque de la synagogue de la Grande Motte, évidemment contre l'attaque d'une école juive par Mohamed Merah il y a maintenant plusieurs années. C'est aujourd'hui le signe. de la fracturation identitaire et sécuritaire de notre pays, à laquelle il faut que nous apportions définitivement une réponse massive pour éviter que ce pays plonge dans le chaos définitivement.
Emmanuel Macron a présenté, vous le savez, comme une première cet attentat. Il en visait des Français pour leur couleur de peau. Il a ensuite rappelé les attentats contre les Juifs et les Chrétiens. Comment a-t-il pu se tromper à ce point ?
vous parle en franchise, Romain Desarbes. Je n'ai pas compris cette déclaration du président de la République. Je suis pour ma part convaincu que cette nouvelle attaque raciste qui a touché des citoyens français, qui a assassiné un citoyen français et qui en a blessé plusieurs autres qui sont aujourd'hui en état d'urgence absolue, n'est pas la première attaque de ce type, en témoigne celle que j'ai rappelée. Et c'est la raison pour laquelle, et je vous remercie d'avoir donné plusieurs fois écho au combat que j'essaie de porter avec modestement mes petits bras, je suis convaincu que c'est à nous les forces politiques républicaines et modérées de replacer au cœur de notre projet politique le combat pour la sécurité des Français, le combat pour notre identité, l'identité française, l'identité nationale, sur la base d'un programme universaliste. C'est à nous de replacer au cœur de notre projet politique le combat migratoire pour l'avenir. démographiques et civilisationnels de notre pays, parce que si nous ne nous emparons pas de ce sujet définitivement, la fracturation de notre pays, comme on le voit dans d'autres pays d'Occident, sera définitive et ce n'est pas ce que je souhaite pour mon pays. Je suis convaincu qu'une voie universaliste existe, mais c'est à nous de replacer les questions migratoires, identitaires, sécuritaires au cœur de notre projet politique. C'est l'appel que je lance aux différents candidats de notre camp. Ne laissez pas ces sujets. aux candidats de l'extrême droite et de l'extrême
gauche. Justement, la gauche radicale a voulu faire de la récupération politique en accusant le RN de minable récupération politicarde, dit Sébastien Chenus. C'est votre avis aussi ? Moi,
je regrette qu'il y ait, si vous voulez, une instrumentalisation politique, politicienne de ce type de meurtre. Je m'astreins toujours, pour ma part, à plusieurs jours de diète médiatique après ce type d'attaque. Ça avait été le cas après le meurtre de Philippines. Ça avait été le cas après les autres cas que j'ai évoqués, tout simplement parce que nous ne pouvons rebondir. que sur la réalité des faits et ce matin aux mains des arbres la réalité des faits est avérée c'est une attaque raciste contre des citoyens français qui sont d'une gravité absolue et évidemment il faut prendre toutes les dispositions nécessaires pour y répondre hors de nos débats politiciens qui je crois ont assez peu d'importance en la matière
Charles Rodouel, député ensemble pour la République des Yvelines, est avec nous membre de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Roland Lescure, le ministre de l'économie et des finances, a annoncé ce matin que la France n'allait pas à la crise, mais qu'elle irait dans le mur sans budget. Il a déclaré qu'en 2026, l'économie française était à l'arrêt. D'ailleurs, non seulement l'économie est à l'arrêt, mais au troisième trimestre, elle a reculé l'économie, parce que le PIB a reculé de 0,1% et la consommation des ménages, si ce n'est... rouler sérieusement à fessé au mois de septembre, moins 0,5%. Dans quel état est l'économie française à ce jour ? C'est une
économie qui va mal. Je pense que toutes les analyses qui sont les vôtres et que vous partagez sur ces news et sur Europe 1 en attestent. Je voudrais dire deux choses sur ce point. Un, nous prenons des mesures massives pour essayer de soutenir et de protéger le pouvoir d'achat de millions de Français. Je pense notamment... Je pense notamment au cas... Vous avez derrière le Rassemblement national qui vous explique qu'on peut baisser 15 milliards d'euros de taxes sans proposer une seule piste d'économie pour les financer. Ce qu'on propose notamment sur l'essence et sur le gasoil, c'est de baisser les prix de l'un et de l'autre sur l'essence, notamment le 100 plans 95. Je tiens à votre micro à remercier Total, cette grande entreprise qui systématiquement est ciblée par la gauche dans l'hémicycle, qui depuis des mois bloque les prix sur l'essence. pour essayer de protéger une part du pouvoir d'achat des Français sur le gasoil, à savoir le diesel. Nous réintroduisons aujourd'hui et dans les jours qui viennent 10 millions de barils de gazole afin de faire baisser le prix sur le gazole de 12 à 15 centimes selon les estimations qui sont faites. Je demande à tous de répercuter cette introduction de barils sur la baisse des prix pour les Français. Enfin, le troisième point, Romain Desarbres, et c'est le combat qu'on essaie de porter à l'Assemblée nationale avec plusieurs de mes collègues, je pense à Guillaume Casbarian et à d'autres, nous menons un combat, parfois contre des moulins à vent, pour baisser la dépense publique. Si nous voulons pouvoir baisser les impôts des Français, il faut au préalable baisser massivement nos dépenses, et notamment nos dépenses sociales. Le moment est venu, je pense que c'est le moment de vérité aujourd'hui, le moment de vérité budgétaire, financier. et nous serons au combat pour continuer de baisser sa dépense publique. y compris contre les attaques de la gauche et du Rassemblement national qui refusent catégoriquement de baisser ses dépenses.
Est-ce qu'on vit ce naufrage économique à cause de la dissolution décidée par le président de la République ? C'est-à-dire que la France est comme un cargo sans moteur au milieu d'une tempête dans l'Atlantique ? La dissolution n'a évidemment pas apporté de stabilité,
c'est le moins qu'on puisse dire, mais je pense qu'il n'est évidemment pas le seul responsable. Lorsque vous avez aujourd'hui l'alliance de tous les contraires pour voter des milliards d'euros d'impôts en plus et des milliards d'euros de dépenses en plus, qui pèseront sur la dette, sur le déficit et donc sur le pouvoir d'achat des Français, je ne crois pas qu'on puisse imputer toute cette crise financière et budgétaire au seul président de la République. Moi, je suis constant, si vous voulez, en main des arbres, avec les positions qui sont les miennes. Oui à la retraite par capitalisation, oui aux économies massives, notamment en matière de dépenses sociales. Ce sont des mesures qui sont difficiles à porter, qui ne me rendent pas populaires, mais qui sont nécessaires. pour pouvoir régler la facture budgétaire et pour pouvoir faire baisser la facture fiscale des Français. Et c'est la raison pour laquelle je prends l'engagement de continuer coûte que coûte ce combat.
La présidente de l'Assemblée nationale, Yael Brun Pivet, incite Sébastien Lecornu à passer le budget par 49,3. C'est ce qu'il va falloir faire
les options sont sur la table aujourd'hui. Je ne suis évidemment pas décisionnaire, mais je crois que l'intérêt du débat parlementaire aujourd'hui a un mérite. C'est que les masques tombent sur le projet politique de chaque... camp et de chaque camp politique. LFI, on connaît le sujet. La gauche, on voit qu'elle est soumise idéologiquement et politiquement à la France insoumise, y compris les hollandistes, y compris les soutiens de Raphaël Glucksmann, qui, à longueur de plateau de télévision, expriment leurs différences face à LFI, mais qui, dans l'hémicycle, sont parfaitement alignés sur les positions des insoumis. Mais je crois que les masques tombent aussi pour le Rassemblement national. Je les entends à longueur de journée expliquer qu'il faut baisser les taxes sur l'essence, ce qui coûterait 15 milliards d'euros aux finances publiques. Avez-vous Romain Desarbres ? entendu une seule piste d'économie qui permettrait de compenser cette baisse de taxes. Je n'en ai pas entendu une seule et je pense que c'est aussi un moment de vérité que constitue ce budget.
Charles Rodwell, invité de la grande interview CNews Europe 1. Ce matin, Marine Le Pen est très largement en tête dans les sondages pour 2027. On a l'impression que le rassemblement de la droite et du centre voit sa défaite arriver. Gabriel Attal propose une primaire. Qu'est-ce que vous en dites, vous ? Déjà,
je voudrais remercier nos candidats qui sont sur la ligne de départ. Gabriel Attal, Edouard Philippe, Bruno Retailleau, David Lissnard et les autres. Parce que tout le monde passe leur temps à leur taper dessus. Mais moi, je suis bien content qu'il y ait des candidats aujourd'hui qui soient mobilisés pour défendre nos couleurs, matin, midi et soir, dans une campagne qui est difficile. Et donc déjà, je leur adresse à tous un soutien collectif en leur disant qu'il faut continuer à mener le combat. Le deuxième message que je leur adresse, c'est qu'il faut évidemment se rassembler. Et c'est la primaire, la première fois que j'en ai parlé, c'est chez vous. en début octobre 2025, il y a plus d'un an. Cette primaire a un intérêt à deux conditions. D'abord, un, si aucun candidat ne s'impose. Est-ce qu'un candidat va s'imposer parmi d'autres d'ici à janvier ? Peut-être. Mais si aucun candidat ne s'impose, il faut que tous les candidats puissent y participer. La deuxième des choses, c'est qu'il faut être clair sur le projet politique. Une primaire organisée avec les candidats de la droite et du centre, oui. Une primaire organisée avec la gauche, non. Non, non, trois fois non. Tous ceux qui veulent soutenir un projet socialiste qui consiste à régulariser 300 000 clandestins, qui consiste à faire exploser les impôts, par exemple à travers la taxe Zuckmann, ils ont leur candidat, c'est Raphaël Glucksmann. Notre clarification, la clarté de notre projet, ce doit être de porter un projet de la droite et du centre fondé sur trois piliers selon moi. Un projet libéral, baisse des taxes pour baisser les dépenses. Un projet éminemment pro-européen et un projet qui assume de réduire drastiquement l'immigration vers la France.
Charles Rodoel, je voulais vous entendre également sur un député écolo, Benjamin Lucas, qui a interdit CNews à une conférence de presse dans les locaux de l'Assemblée nationale. Comment est-ce qu'on en est arrivé à de telles méthodes antidémocratiques et quelle est votre réaction ? Dans le débat politique aujourd'hui, on a changé
de monde. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a un camp qui veut tuer le Rassemblement national. Le Rassemblement national est un ennemi, un adversaire politique majeur pour moi toute ma vie. Je l'ai mené contre le Rassemblement national, mais aujourd'hui, vous avez un parti, l'extrême-rouge, qui tient ce type de propos. Mais ce n'est pas un projet politique
d'être contre le RN. Ce n'est pas un projet politique pour la France. Moi,
je veux être franc à vous. La raison pour laquelle je mène ce combat, c'est que je n'ai tout simplement pas les mêmes idées que le rassemblement national et que l'extrême droite. J'ai une vision universaliste de notre identité qui consiste à dire qu'un binational est un Français comme un autre. Ce n'est pas le projet de rassemblement national. Je défends une vision libérale de l'économie, ce qui n'est pas l'objectif de rassemblement national. Je défends une vision pro-européenne de mon pays. Ce n'est pas l'objectif de rassemblement national. Mais ce combat doit être mené sur le champ politique. Et quand j'entends un camp politique, l'extrême gauche, qui veut interdire certains partis, qui veut... fermer des chaînes de télévision comme vous, je considère que le combat que nous avons à mener n'est pas un combat comme les autres et il incombe une responsabilité historique à nos candidats. Et pour revenir à votre question précédente, les candidats de la droite et du centre ont une responsabilité historique désormais à se rassembler pour éviter l'affrontement entre les deux populistes identitaires que constituent l'extrême gauche et l'extrême droite dans notre pays.
Et à défendre la liberté d'expression et à défendre l'existence de l'économie. Plus que jamais.
Mais plus que jamais, je considère que le pluralisme médiatique et politique dans la vie médiatique et dans la vie démocratique française est un pilier fondamental de notre démocratie. C'est la raison pour laquelle, je crois, vous mettez en avant les propos délétères de ce député. Mais sachez aussi qu'il y a des centaines de députés, de sénateurs, de parlementaires, d'hommes et femmes politiques, quelle que soit leur opinion politique, qui défendront. toujours la liberté d'information, la liberté d'opinion et la liberté de transmettre l'information dans notre pays. C'est l'un de nos biens les plus précieux.
Merci beaucoup Charles Rodouel. Bonne journée à bientôt.
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