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Alors, le dispositif des manifestations, on va voir le sujet de Pierre Crépy, ce qui attend demain avec cette nuit dite sur les réseaux sociaux. Certains parlent de nuit des ténèbres. Voyez le sujet de Pierre Crépy.
samedi 31 octobre, sera-t-il explosif ? A l'approche d'Halloween, les autorités redoutent une soirée sous haute tension. Tandis que sur les réseaux sociaux, des appels à des rassemblements violents se multiplient déjà.
Aux alentours de 20h, en tout cas dans la soirée, on va dire, nous avons de nombreux appels à rassemblements qui émanent de la mouvance d'ultra-gauche, d'extrême-gauche radicalisée, de certains sites de gilets jaunes
radicalisés. Les rassemblements interdits à partir de 20h seront donc dispersés s'ils venaient à avoir lieu avec de possibles interpellations. Pour prévenir les débordements, soit 110 000 policiers et gendarmes seront mobilisés en France. BRI, RAID et GIGN seront également mobilisables en plus des drones, hélicoptères, lanceurs d'eau ou encore des 26 blindés centaures de la gendarmerie déployés dans toute la France. Le dispositif prévoit aussi des contrôles en amont comme dans les gares ou sur les axes de transport pour récupérer les équipements susceptibles de servir aux violences. Les cagoules et les masques seront d'ailleurs particulièrement scrutés par les forces de l'ordre.
Quand c'est en manifestation et qu'on pense qu'il va y avoir des trois valeurs publiques et là les appels sont explicites, ça devient même un délit qui est puni d'une peine d'emprisonnement d'un an, 15 000 euros d'amende. on appliquera ces textes. Le prétexte de la nuit d'Halloween ne sera pas un motif légitime pour se dissimuler le visage dans l'espace public pour commettre des troubles à leur public. Que les choses soient claires.
Autre particularité de cette soirée, les rassemblements pourraient se prolonger jusque tard dans la nuit. Les préfets privilégieront les cortèges autorisés en périphérie plutôt que dans les centres-villes sensibles avec des conditions strictes d'encadrement. Le niveau de contrôle sera d'ailleurs supérieur à celui du 24 octobre mais la priorité affichée par Beauvau est toujours la même, empêcher les violences tout en protégeant les commerces et les centres-villes.
salue notre ami Didier Barbelivien qui m'envoie un petit message qui dit bravo Gérard Carreroux, embrasse-le. Je ne vais pas me lever mais bon je vous embrasse symboliquement. Laurent Nunez qui a parlé des centres-villes, écoutez.
est bien évident que compte tenu des troubles graves à l'ordre public qui ont eu lieu le 17 octobre. Compte tenu de ce qui s'est passé le 24 octobre, où les défilés se sont déroulés sans incident majeur, mais avec des velléités assez fortes de certains groupes à risque, de se rendre dans les centres-villes pour commettre un certain nombre d'exactions. Le dispositif policier mis en place les en a empêchés, mais la volonté et la velléité d'aller commettre des dégradations est bien là, elle est toujours là. Et donc par conséquent, localement, les préfets prendront des décisions qui autoriseront... ces rassemblements de voies publiques, évidemment, mais pas dans les centres-villes où il y a des risques de troubles à l'ordre public, et plutôt dans les zones périphériques.
Ce qui est nouveau, c'est effectivement que le 17 octobre a créé un traumatisme. Parce que le réel a sauté aux yeux de certains. Et évidemment, ce réel, l'extrême-gauche et d'autres ne veulent pas le voir. Et c'est bien le souci d'ailleurs. Parce que là, on a vu qui pillait, qui entrait dans les magasins. Qui était là vraiment à dévaliser les bibliques ? Tout le monde ne l'a pas vu d'ailleurs. Mais si, tout le monde l'a vu. Mais c'est bien le problème. Et ceux qui l'ont dit ont été insultés. Mais bien sûr. Donc vous allez revoir toutes ces images. Et tout part du 17. Bien sûr, tout part du 17. Parce que comme ces images sont très puissantes, l'espace médiatique, qui dit le contraire depuis tant d'années, ne veut pas les voir. On va les voir, ces images folles. tourné par toutes les équipes de CNE. Je vais les commenter pour Europe 1, parce qu'effectivement, ces pillages, on voit d'abord, ce sont des jeunes gens, massivement des hommes, bien évidemment, mais cette violence, elle a explosé aux yeux de tous. On voit effectivement des magasins complètement dévalisés, des gens qui rentrent, qui volent tout, et ça crée un tel traumatisme. que maintenant, c'est de dire, on ferme ces news parce que ces news montrent ces images, on ferme les réseaux sociaux, pourquoi pas, on ne veut pas les voir, on ne veut pas généraliser, etc. C'est ça, tout le discours que vous avez entendu. Je vais vous faire entendre ce que disait Rudimana. Rudimana, il est policier. Moi, j'entends la parole des policiers. Les policiers, ils ne sont pas engagés politiquement, que je sache. Ils parlent de villes qu'on faillit être brûlées entièrement. On en est là. Vous parliez tout à l'heure de possibilités de guerre civile, croyez-moi ça. Et évidemment que c'est la phrase de Colomb qui peut faire peur face à face, côte à côte, cette célèbre phrase. Écoutez Rudy Mana.
'il n'y a pas la police, je vous assure qu'il y a certaines villes de France qui ont évité d'être brûlées entièrement. Parce que les forces de police ont un courage, une abnégation, mais incroyable. Et un degré de résilience, un degré de résilience. On n'en parle pas beaucoup aussi, mais je vous assure qu'il y a des collègues, ils ont accepté des trucs, mais incroyables. Pendant dix heures, des fois, vous entendez des insultes, des crachats, des jets de pavé, des mortiers d'artifice. Il y a eu des tirs de pistolets à plomb. On nous a jeté des couteaux. Mais c'est à la France qu'on a vécu le 17 octobre. Et cette résilience-là, il faut rendre hommage aux policiers de tout ce qu'ils ont vécu le 17 octobre, en partie aussi le 24 octobre.
essentielle, André Valigny, qui est responsable aujourd'hui du climat qui existe en France ? Qui est responsable ? C'est une question essentielle à laquelle chacun doit répondre à cela. Il y a 40% des gens qui veulent voter pour Marine Le Pen. C'est ainsi. C'est ainsi, il faut les entendre. On verra à l'arrivée. Je suis d'accord, mais c'est parce qu'aujourd'hui il y a des intentions de vote qui sont très
hautes. C
'est parce que précisément beaucoup ont acté sa victoire qu'il se passe ça. C'est précisément pour ça. Donc qui est responsable ?
Je crois que la responsabilité, vous l'avez dit dans votre éditorial d'ailleurs, que j'ai trouvé à nuancer et dont je partageais les grandes lignes. Depuis 40 ans, beaucoup de gens ont l'impression de ne pas avoir été entendus, que les problèmes de fond du pays ne sont pas résolus par la droite comme par la gauche. Ça explique que Marine Le Pen soit passée des 10 ou 11% de son père. dans les années 80, à 15, puis 20, puis 25, puis 30 ou 35% aujourd'hui. Il n'y a pas une responsabilité unique dont la gauche serait l'unique détentrice, si j'ose dire. Et la gauche et la droite ? Non mais là je parle juste
du climat des derniers mois. Vous dites qui est responsable. Non mais qui est responsable du climat simplement des derniers mois, depuis un an ou deux ? Depuis 40 ans, on connaît l'analyse. Mais depuis la dissolution, qui est responsable
? Depuis la dissolution, la dissolution déjà, parce qu'il n'y a pas de majorité parlementaire, donc le gouvernement est impuissant, les gens le ressentent très mal. Le gouvernement n'arrive même pas à faire passer son budget, ça c'est la première chose. Le fait qu'il y ait une présidentielle dans 6 mois ne suffit pas à faire baisser la pression. Et on se demande si on va pouvoir tenir jusqu'à la présidentielle. Et puis sur les derniers événements, moi je suis triste de voir qu'à cause de ces casseurs, pilleurs, voyous, délinquants qui méritent d'être punis, voire emprisonnés, le mouvement social soit totalement dévoyé. Et aujourd'hui, ce qui ressort, parce que moi je vis en province, ce qui ressort effectivement c'est que les gens... ont envie que ça s'arrête au détriment des revendications légitimes des lycéens. Et pourquoi vous
êtes incapable de dire l'extrême gauche est responsable de ce climat ? Comment ça se fait que vous êtes incapable de dire oui Jean-Luc Mélenchon est responsable de ce climat, oui les groupuscules d'extrême gauche sont responsables de ce climat, oui l'espace médiatique donne une parole excessive parfois ou en tout cas... Une forme de complaisance, pas une parole d'ailleurs, parce que la parole il faut la donner. Il y a une complaisance pour l'extrême gauche. Pourquoi ce qui saute aux yeux de la plupart
des observateurs, vous êtes incapable de le dire ? Mais parce que l'extrême gauche, comme vous dites, en tout cas la gauche radicale, la France insoumise, n'est pas responsable des pillages et des saccages. Mélenchon, mais pourtant Dieu sait si je ne défends pas Mélenchon en général, Mélenchon lui-même a dit qu'il était contre la violence, les cassages et les pillages. Donc ne dites pas que LFI est responsable de ces images.
Quand des députés de la France Insoumise disent qu'ils refusent d'appeler au calme, c'est un signal qui est envoyé d'encouragement aux casseurs, aux pilleurs. Et par ailleurs, quand vous avez aussi des députés LFI qui expliquent d'ores et déjà que si le résultat de la présidentielle ne leur convient pas, ils contesteront la légitimité de Marine Le Pen. Quand vous avez des députés qui font ça, vous avez des cerveaux malades qui ensuite caillassent, pillent et des choses dépavées pour les jeter. Alors pire,
c'est encore autre chose.
Pardon ?
Pilleur, ce n'est pas
pareil
que casseur. Il y a deux sociologies. Il y a les casseurs de l'extrême gauche. 'histoire du car, et c'est dans votre pays en Isère, l'histoire du car est tellement révélatrice. Je ne veux pas dire que cet homme, je lui ai demandé hier, est-ce qu'on vous invite sur les bateaux ? Non. 'est incroyable. Ces gens sont arrivés pour tuer des militants du RN. Pour les tuer. Parce qu'ils allaient au Congrès. On en est là en France et personne quasiment en parle.
Le Dauphiné libéré en a beaucoup parlé. Le Dauphiné libéré, je veux bien que le Dauphiné en libéré en ait beaucoup parlé. Mais franchement, ça devrait être l'ouverture. Je crois qu'on en a parlé un peu sur les médias nationaux. Mais très peu.
Si un groupuscule d'extrême droite avait attaqué un bus de militants de la France internationale, France Inter aurait ouvert son journal de 8h avec cet impôt.
La pause, la pause à 9h24 et je donne la parole à Georges Fenech. Et effectivement, il y a un climat. Moi, on est à deux doigts de l'état d'urgence, voire même davantage. Ce qui se passe ce week-end, si ça se passe mal ce week-end, on y est. Je peux vous dire que non seulement état d'urgence, mais si ça se passe mal, je n'exclus pas l'article 16. C'est ça la vérité. On en est là. Et ceux qui ne prennent pas la mesure de ce qui se passe dans ce pays, à mon avis, se trompent. J'espère me tromper moi-même. Croyez-moi, j'espère que ça se passera. Je n'y crois pas une seconde. Je n'y crois pas une seconde. Je pense que ça va être d'une violence très grande ce week-end. Très très grande, j'en ai peur en tout cas, Halloween visiblement, ce que je lis sur les réseaux sociaux peut faire peur. 9h31, nous sommes sur l'antenne de CNews et Georges Fedeck avait la parole avant.
Je voulais simplement ajouter un point sur les responsabilités que vous avez pointées, politiques, médiatiques, à l'extrême gauche, etc. Permettez-moi de rajouter aussi ce sentiment de toute puissance et de toute impunité de ces casseurs, ça vient d'où ? Sinon, la faillite judiciaire. dont on parle très souvent, sinon le fait que quand on voit les sanctions qui ont été prononcées même après le 17 octobre, franchement, il y a eu certes quelques détentions provisoires qui ne vont pas durer éternellement, rassurez-vous, mais ce n'est pas la hauteur. Vous avez entendu M. Malas qui l'a dit, il recevait des couteaux, il recevait des mortiers, c'est criminel tout cela, voyez-vous. Et après l'affaire opposée des élections de l'affaire Naël, ça a été la même chose. Donc tant qu'on n'aura pas une justice qui réponde... à la hauteur de la gravité, ces jeunes descendront toujours pour aller faire leur marché. Les jours, évidemment, ils ne craignent rien. C'est aussi une responsabilité politique de ne pas avoir réformé la justice des mineurs, etc. Mais Georges,
c'est ce qu'on a dit tout à l'heure. Pourquoi Marine Le Pen, fondamentalement, est à 40% ? C'est une des raisons que vous venez de dire. Parce que les Français considèrent que la justice n'est pas assez sévère. C'est aussi bête que ça. Oui, mais pourquoi ? Mais pourquoi la gestion n'est pas assez sévère ? Parce qu'elle est dominée par une pensée de gauche depuis 40 ans. Parce qu'on va en revenir toujours à la même chose. Donc on va me dire que ma grille de lecture, c'est 81. Mais je suis désolé. Vous avez un État qui est faible, qui ne répond pas. Donc, là, je vais vous lire quelqu'un qui m'a envoyé ce message. La radicalisation que vous dénoncez à juste titre est aussi la conséquence d'un pouvoir plus faible et discrédité que jamais. Sans majorité, en fin de course, désarmée par les droits individuels et la mauvaise conscience centriste, paniquée par la pression idéologique des médias. L'extrême gauche s'engouffre dans ce vide. avez parfaitement raison. Que vouliez-vous dire, Charlotte
Non, mais sur la question de la justice, Georges, on est d'accord, l'évolution de notre conception collective, parce que quand la droite est arrivée au pouvoir, vous ne me contredirez pas, elle n'a pas changé une virgule, si ce n'est dans le mauvais sens, sur le terrain judiciaire. Donc il y a une responsabilité
sur... Les peines planchers, ce qui avait été fait, qui a été gommé par l'aménagement automatique
des peines sous deux ans. Non mais vous avez
raison, globalement vous avez raison.
Donc ça il y a une responsabilité dans notre conception politiquement de la justice qui s'est traduite par en effet la prise de pouvoir d'une minorité sur la majorité, notamment dans la haute magistrature. Très bien, simplement il faut être lucide quand même, vous évoquez les émeutes. après la mort de Noël, et vous évoquez les images du 17 octobre. La vérité, c'est qu'il n'y a pas un système judiciaire d'un pays libre qui peut digérer ça. On demande depuis des années à la justice de réguler toute la violence qu'on a laissée s'installer dans la société avec des priorités. qui en effet s'accumulent parce qu'elles sont importantes. Je veux dire, on avait les violences sexuelles sur mineurs il y a deux mois, on va avoir le narcotrafic dans un mois, vous allez avoir une horreur sur le narcotrafic et on va se dire, oh mon Dieu, il faut mettre tout le monde. Là, au moment des émeutes, on vous dit, on mobilise des enquêteurs en toute urgence pour identifier les gens, mais ces enquêteurs viennent des sûretés territoriales qu'on avait mobilisées dans les dossiers sur les violences sur mineurs. Donc la prochaine affaire Liana, on va se dire, mais qu'est-ce qu'ils faisaient ? Ils essayaient d'identifier les gens sur les vidéos.
Mais si les policiers sont débordés, c'est parce que la justice ne prononce pas les
peines. Je vous assure que s
'il y avait un tir de mortier tendu sur un policier et que l'individu se prend 10 ans, ça va être terminé.
Ça va être terminé. C
'est pour ça
qu'ils sont débordés. Je ne dis pas le contraire. Je vous dis simplement que là, aujourd'hui... avec la réalité de la violence telle qu'elle est, c'est un projet politique global. De la même manière qu'on demande à l'école de régler tous les problèmes du monde dans des cerveaux de 5 ans, en ajoutant des matières extrascolaires en permanence au détriment du socle, et à la fin on se dit, mais qu'est-ce qui nous arrive ? Je vous explique ce qui nous arrive. Tout est lié, je veux dire, c'est pas juste une question de responsabilité, en l'occurrence de la justice, tout est lié, il y a un délitement général.
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