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voir ce spectacle dans lequel toussant la campagne présidentielle matin, midi et soir, toussant le recel politicien, marque une forme d'indignité et, croyant combattre le racisme...
L'épouvantable tuerie terroriste sur fond de motivation raciste survenue à Trappes nous a tous choqués et meurtris. C'est à la famille de ce jeune homme que nous présentons aujourd'hui nos condoléances. C'est aux familles des victimes que nous pensons également. Et c'est aux forces de l'ordre que nous pensons en les remerciant aussi. Comme si la tension insupportable qui règne dans notre pays ne suffisait pas, le concours de fake news a été ouvert, relayé par le journal Le Monde, et boosté par les responsables politiques de gauche et d'extrême gauche. Ceci ajoute au drame que nous traversons. Le déshonneur et la honte pour ceux qui tentent ces minables récupérations politicardes démontrent combien leurs intérêts politiciens, on est loin du pas d'amalgame, prennent le pas sur la concorde nationale appelée de nos voeux par Marine Le Pen et Jordan Bardella. Ce qui se joue ici, monsieur le Premier ministre, c'est ce que notre pays est en train de devenir, ou plutôt ce que nous ne voulons pas qu'il devienne. Un pays communautarisé, un pays dans lequel les Français, quelles que soient leurs origines, leurs couleurs de peau ou leurs religions, se sentent menacés. Un pays dans lequel il soit impossible de dénoncer les mots de notre société et d'y apporter les solutions courageuses qui ont tant manqué. Monsieur le Premier ministre,
une démocratie
s'écroule lorsqu'elle se communautarise. Une démocratie se rétrécit sous les injonctions. Une démocratie s'écroule lorsqu'elle se barricade. Comment comptez-vous restaurer l'état de droit de notre côté ? Avec Marine Le Pen, nous y sommes prêts.
Monsieur le Président de groupe. Monsieur le Premier ministre, s'il vous plaît, mes chers collègues.
Le ton est donné. Après avoir dénoncé ce qu'elle considère comme une récupération politique du drame de Trappes, la députée interpelle directement le gouvernement sur l'état de droit et la sécurité. Mais le Premier ministre ne partage absolument pas cette lecture. Il va lui répondre avec une toute autre approche.
Je vais m'adresser à l'ensemble de l'hémicycle. J'ai eu le sentiment, Madame la Présidente de l'Assemblée, que vous aviez trouvé le ton juste et les mots justes dans le discours que vous avez prononcé à l'ouverture. Et j'ai le souvenir, et je le dis avec... Beaucoup de tristesse et de gravité. J'ai le souvenir d'attentats terroristes dans le passé, quel qu'en soit le mobile, quel qu'en soit le motif des gouvernements de gauche, des gouvernements de droite étaient ici à ce banc et dans lequel il y avait un réflexe d'unité républicaine pour défendre les valeurs de la République.
Le Premier ministre oppose ici une autre vision du débat. Pour lui, face à un attentat, la priorité doit être le respect des victimes et l'unité nationale. Il rappelle que les désaccords politiques ne doivent pas faire disparaître le respect dû aux familles endeuillées. Mais sa réponse ne s'arrête pas là.
dans lequel on pleurait les victimes, dans lequel on respectait le deuil des familles, dans lequel on montrait de la compassion. de la fraternité, ce qui n'empêchait pas le débat démocratique, ce qui n'empêchait pas la droite républicaine de demander des comptes à Manuel Valls ou Bernard Cazeneuve sur les conditions dans lesquelles tel ou tel attentat avait pu avoir lieu, ce qui n'empêchait pas la gauche républicaine de demander des comptes au gouvernement de Nicolas Sarkozy sur l'attentat, par exemple, propriété par Mohamed Merah, mais de voir ce spectacle dans lequel tout sent la campagne présidentielle matin, midi et soir. Toussant le recel politicien marque une forme d'indignité. Et croyant combattre le racisme, précisément, vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite du Rassemblement National. Vous devriez justement, précisément, être présent dans cet hémicycle, ne pas avoir déserté, mener le débat, défendre l'unité de la République, défendre les valeurs de la République et faire corps, faire bloc et ne rien lâcher. Et cette ambiance particulièrement nauséabonde de ces questions au gouvernement laisse présager de rien de bon. pour les semaines et les mois qui viennent. Donc moi, mesdames et messieurs les députés, quelles que soient vos sensibilités politiques, j'en appelle au sursaut et j'en appelle à être debout pour la République. Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre.
réponse du Premier ministre est particulièrement offensive. Il accuse le Rassemblement national de contribuer aux divisions politiques, tout en appelant les députés à défendre l'unité de la République. Au fond, ce débat révèle deux visions qui s'opposent sur la manière de répondre à un drame national. Mais une question demeure. Comment défendre l'unité du pays sans éviter les débats sur la sécurité et les responsabilités politiques
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