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Ma question à laquelle j'associe mes collègues Max Mathiazin et Constance de Pélechy est simple. Comment en est-on arrivé là ? Vendredi, à Trappes, un gobo sur Anguille a été tué, cinq autres personnes, dont une enfant blessée. La motivation raciste est claire. Dimanche à Orléans, au congrès du Rassemblement national, des étudiants juifs ont été hués. Des journalistes bousculés. Quand certains revendiquent le droit de tout dire, tandis que d'autres craignent pour ce qu'ils sont, c'est la République qui recule. Comment comptez-vous faire respecter notre promesse républicaine, monsieur le ministre de l'Intérieur ? Par ailleurs, à l'heure où je vous parle, c'est la Guadeloupe tout entière qui retient son souffle. Dans la nuit du 20 au 21 octobre à Bastère, Wendy Olibris, 23 ans, a été percutée par un véhicule de gendarmerie. Opéré, plongé dans le coma, il a été évacué vers l'Hexagone. Il se bat aujourd'hui pour sa vie. Sa famille ne demande que la vérité. Monsieur le ministre, l'inspection générale de la Gendarmerie nationale a-t-elle été saisie ? Vous engagez-vous à ce que toute la lumière soit faite ? Là encore, dans le cadre des mouvements sociaux, des gravats contenant de l'amiante ont été déversés à Jarry en Guadeloupe. Les analyses ont confirmé pourquoi ces gravats étaient-ils à portée de camions. Ils sont là, toujours sous des bâches, à quelques mètres des salariés, des riverains, des enfants. Personne ne sait qui les polluera ni quand. Quand l'État fera-t-il évacuer ces déchets et qui en répondra ? En fait, je me fais l'écho des syndicats des forces de l'ordre que j'ai rencontrés la semaine dernière, notamment Alliance Police. Encore hier matin, une fusillade a éclaté au cimetière. de la ville des abîmes ? Comment lutter contre le trafic de stupéfiants et d'armes sans brigade canine, le seul département en France qui n'en a pas ? Comment maintenir l'ordre avec une compagnie départementale d'intervention ? Il manque une vingtaine d'agents pour œuvrer la nuit. Quand les moyens manquent, tout le monde en paie le prix. Je refuse que l'émotion d'aujourd'hui devienne les différences de demain. Monsieur le ministre, nous attendons vos réponses.
Merci, monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
beaucoup Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député. Il y a plusieurs points dans votre question. D'abord concernant la situation de Monsieur Wendy Olibris, qui a été grièvement blessé, qui lutte pour sa vie actuellement. Je vous confirme que d'abord la section de recherche de gendarmerie a été saisie. L'inspection générale de la Gendarmerie nationale vient d'être co-saisie ces jours derniers et je vous garantis que toute la lumière sera faite. sera faite sur ces faits, bien évidemment. Voilà, vous pouvez compter sur mon engagement. Évidemment, ça se passe sous l'autorité du procureur de la République, mais nous serons évidemment d'une transparence totale, comme à chaque fois. Concernant la question de la sécurité en Guadeloupe, je partage évidemment, comme le ministre de l'Intérieur, vos préoccupations. Même si les homicides baissent légèrement depuis le début de l'année, ils ont explosé en 2025, les VMA explosent. Et évidemment, la situation des effectifs se pose avec acuité, réellement. Vous savez que le 3 juillet dernier, madame la ministre des Outre-mer, Naïma Mouchou, le ministre délégué auprès de moi, Jean-Didier Berger, s'est rendu dans le cas de la conférence régionale Caraïbes pour la sécurité et un certain nombre d'annonces ont été faites, dont des annonces d'augmentation d'effectifs. Je veux quand même redire qu'en Guadeloupe, depuis 2017, les effectifs de police ont augmenté de 170. Ils sont un peu plus de 1100. que j'ai envoyé un troisième escadron de gendarmerie mobile, compte tenu de la situation, il y a quelques jours encore, pour porter leur nombre à trois. Et je veux vous garantir que tout ce qui a été annoncé le 3 juillet par Mme la ministre des Outre-mer, M. le ministre délégué Jean-Didier Berger... Tout se revient en œuvre, y compris la mise en œuvre de la brigade canine que vous citez. Il y a déjà un chien qui est présent, un autre va arriver en novembre, le suivant en 2017. La brigade nautique va voir le jour. Les effectifs de l'OFAS, de la BAC ont augmenté, continueront d'augmenter. Je puis vous rassurer là-dessus, monsieur le député, la sécurité dans les Antilles d'une manière générale, et en Guadeloupe en particulier, relève bien de nos priorités. moi comme ministre de l'Intérieur, et madame Naïmi Mouchou comme ministre des Outre-mer.
monsieur le ministre. La parole est à présent à madame Marie-Agnès Poussier-Vinzbach pour le gros bison horizon et indépendant.
Madame la présidente, merci, chers collègues, madame la ministre déléguée chargée de l'intelligence artificielle et du numérique. Dans la nuit du 11 au 12 octobre, des pirates ont pris le contrôle à distance des réfrigérateurs de centaines de supermarchés. Des stocks entiers de produits frais ont dû être jetés. Ces derniers mois, les données de chasseurs ou de détenteurs de crypto-monnaies ont fuité, exposant ces personnes à des usurpations d'identité, des cambriolages, des agressions, voire des enlèvements. Le grand banditisme, comme des États hostiles, s'empare de ses failles. La menace touche le quotidien des Français. L'État n'est pas épargné. L'agence qui gère nos cartes d'identité, passeports, permis de conduire a été piratée. Près de 12 millions d'usagers ont été touchés. Le 30 avril, le Premier ministre a présenté une feuille de route imposant des règles de sécurité à tous les ministères. Pourtant, en août, l'administration fiscale a reconnu que les données de 670 000 particuliers et professionnels avaient été consultées et extraites. L'outil indispensable, nous le connaissons, c'est évidemment le projet de loi Résilience. Il obligera plus de 15 000 administrations, entreprises stratégiques, hôpitaux, collectivités à mieux protéger les systèmes. signalé toute attaque grave dans les 24 heures. Le gouvernement a répondu hier à notre collègue Patricia Lemoyne qu'aucune date ne pouvait être fixée au vu des aléas de l'examen du budget. Madame la ministre, mes questions sont simples. Où en est-on concrètement de la feuille de route pour lutter contre ces attaques ? Les moyens engagés sont-ils selon vous à la hauteur ? Et pouvons-nous compter sur vous pour que ce texte soit examiné avant la fin de notre session ? Je vous remercie.
Merci beaucoup Madame la députée. La parole est à Madame Anne Le Hénonf, ministre en charge de l'intelligence artificielle et du numérique.
Merci Madame la Présidente. Madame la députée Marie-Agnès Poussier-Vansbach, merci pour votre question. Nous faisons face à un niveau de menace cyber très élevé qui touche désormais tous les pans de notre société, vous l'avez dit, du citoyen aux grandes entreprises et aux administrations. Les récentes attaques contre les installations frigorifiques dont vous avez parlé ont ainsi directement visé notre économie et nos chaînes d'approvisionnement. Concernant la sécurité numérique de l'État, la feuille de route des efforts prioritaires en la matière a été rendue publique pour la première fois au printemps dernier. a personnellement demandé une accélération de la sécurisation des administrations avec un suivi direct à son niveau de la feuille de route. Deux priorités, l'authentification multifacteur et le renforcement de la supervision. Les équipes sont à pied d'œuvre pour le renforcement de la sécurité de tous nos ministères. Concernant les 200 millions d'euros mobilisés dans le cadre de France 2030, concrètement, cette nouvelle enveloppe a été répartie en trois axes. 76 millions d'euros pour mettre à profit les capacités de l'intelligence artificielle afin de renforcer notre cybersécurité et développer les technologies de cryptographie. de nouvelle génération. 63 millions d'euros pour renforcer notre autonomie stratégique en cybersécurité et la résilience des systèmes d'information de l'Etat. 61 millions enfin... pour soutenir la montée en puissance des entreprises françaises de cybersécurité. Les travaux, je dois vous le dire, ont bien avancé sur les trois axes, pour les trois quarts de l'enveloppe totale. Vous pourrez le constater dans les prochaines semaines, pour les actions qui mobilisent les écosystèmes de recherche, notamment, et de start-up. Concernant le PJL Résilience, il sera inscrit en séance publique dès que possible, mais le risque cyber concerne toutes les organisations et dépasse le périmètre de Nice 2. Toutes doivent dès aujourd'hui intégrer le risque cyber. et prendre les mesures nécessaires pour se protéger en s'appuyant sur notre écosystème cyber d'excellente qualité. Je vous remercie.
Merci beaucoup Madame la Ministre. La parole est à présent à Monsieur Marcelin Nadeau pour le groupe GDR.
Merci Madame la Présidente. Ma question s'adresse à Madame la Ministre de l'Agriculture. Madame la Ministre, en Martinique, auprès de 80% des produits consommés sont importés. La dépendance alimentaire pèse lourdement sur le quotidien des familles. Il est en effet admis et documenté que les prix alimentaires y sont en moyenne 40% plus élevés que dans l'Hexagone. A l'heure où nous examinons le budget pour 2027, ce sont plus de 24 millions d'euros de crédits nationaux consacrés à l'agriculture des dix Outre-mer qui sont menacés. La filière Cancucrom, la banane, l'élevage, les fruits et légumes sont concernés. En Martinique, plus de 640 000 euros de contrepartie nationale au financement européen du FEADER seraient également perdus. Ces choix sont incompréhensibles tant ils fragilisent les revenus agricoles, l'emploi, la transmission des exploitations et pour tout dire notre capacité à produire localement, alors même que les producteurs subissent les conséquences du dérèglement climatique et la hausse. Nous ne demandons pas seulement le maintien de dispositifs de compensation. Nous demandons un changement de cap consistant à protéger le foncier agricole, soutenir les productions vivrières, développer l'élevage et la pêche, accompagner la transition agroécologique et garantir les débouchés rémunérateurs aux producteurs locaux. Madame la ministre, allez-vous donc renoncer à ces coupes budgétaires et sanctuariser les crédits destinés à l'agriculture ultramarine ? prétendre lutter contre la vie chère dans les dix Outre-mer en réduisant les moyens de celles et ceux qui nous nourrissent. J'attends votre réponse.
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