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L'accès aux soins, il devient une injustice supplémentaire. Il devient, disons-le clairement... Merci, M. le Président. Mme la Ministre, M. le Président de Commission, M. le Rapporteur, mes chers collègues. Les semaines suivent et se ressemblent. Lors de notre niche parlementaire, nous avons vu ce qu'ont donné la posture, l'agitation, l'obstruction du temps perdu, des textes empêchés. Au final, ce sont les Français qui subissent. En attendant des solutions concrètes aujourd'hui, j'espère sincèrement que ceux qui ont fait le choix du blocage permanent et du vacarme, plutôt que du travail parlementaire, sauront enfin travailler utilement et permettre l'adoption d'une proposition de loi attendue sur un sujet très simple, très concret et profondément humain, celui de la gratuité des parkings des hôpitaux publics. Pour beaucoup de nos concitoyens, l'hôpital est une épreuve. C'est l'angoisse du diagnostic, l'urgence de la prise en charge, l'attente dans un couloir, l'inquiétude pour un proche, la fatigue des familles, la pression constante sur les soignants. Et à cela, on a ajouté depuis trop longtemps une double peine. Payer pour se garer. Payer pour venir se soigner, payer pour accompagner, payer pour soutenir. C'est une dérive anormale qui n'a rien de digne. Au ressemblement national, nous défendons une idée claire. L'accès à l'hôpital public ne doit jamais dépendre de la capacité à payer un stationnement. Cette conviction, nous ne l'avons pas découverte aujourd'hui. Nous l'avons portée bien avant ce débat dès 2024 par Thibault François, ancien député du Nord, que je salue. Nous avons proposé notre texte sur la gratuité des parkings hospitaliers parce que nous voyons sur le terrain des familles modestes étranglées par des dépenses qu'elles n'avaient pas prévues. Nous l'avons fait parce que la maladie rend captif. Le patient n'a pas le choix de l'heure, ni du lieu, ni de la durée et ses proches non plus. Dans notre pays, un Français sur trois renonce aujourd'hui à des soins pour des raisons financières. Dans ce contexte, chaque euro compte. Et quand le stationnement devient une barrière, même indirecte, il devient un obstacle à l'accès aux soins. Il devient une injustice supplémentaire. Il devient, disons-le clairement, un impôt déguisé par la maladie. Soyons lucides, si cette situation s'est installée, c'est aussi parce que l'hôpital public manque de moyens. Parce que certains établissements ont externalisé la gestion de leur parking, parce que la logique de rentabilité a pris trop de place au point de transformer l'accès à un service public en péage. Et dans beaucoup de territoires, notamment les plus ruraux, les périurbains, la voiture n'est pas un confort, c'est une nécessité faute de transport en commun adaptée. La proposition de loi de notre collègue Stéphane Ablo va dans la bonne direction. Elle part d'une intention juste, remettre de l'humanité, protéger les patients, leurs proches et reconnaître le rôle des personnels. Mais pour que ce texte soit réellement utile, il doit être appliqué partout, de façon claire et sans englement. C'est pourquoi le Rassemblement national défendra plusieurs amendements de bon sens. D'abord, éviter une règle uniforme et déconnecter des réalités médicales. Deux heures de gratuité pour les visiteurs, ce n'est pas la même chose selon qu'on accompagne un proche pour une visite courte ou qu'on traverse une hospitalisation lourde et longue. Nous proposons donc une adaptation par décret fondée sur la nature de la prise en charge. Nous souhaitons également sécuriser l'application de la gratuité notamment pour les urgences et les soins programmés afin d'éviter toute interprétation restrictive ou toute dérive locale. Nous proposons enfin de renforcer l'évaluation et la transparence, notamment par une demande de rapport, parce qu'une loi doit être contrôlée et parce que le Parlement doit pouvoir mesurer l'impact réel du dispositif, en particulier lorsque la gestion du stationnement est confiée à des opérateurs extérieurs. Et j'en reviens à mon propos initial. Après les scènes des séances passées, j'espère et nous espérons tous que certains agiront enfin avec responsabilité. Je pense également à nos collègues de la France insoumise qui ont trop souvent préféré le tumulte à l'efficacité. Aujourd'hui, nous avons l'occasion de faire utile. J'espère qu'ils pourront se comporter comme des élus responsables et permettre à ce texte porté par un député socialiste transpartisan, texte transpartisan, d'aboutir. Le Rassemblement national votera ce qui va dans le sens des Français, des patients, des familles, des soignants. Nous serons constructifs, nous serons exigeants, parce que l'hôpital public doit rester un lieu de soins, pas un lieu de facturation. Je vous remercie. Merci, monsieur le député.
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