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à tous et bienvenue. Vous regardez 6 minutes chrono, le rendez-vous quotidien de la rédaction de Lyon Capital. Et aujourd'hui, nous sommes avec Sandrine Renel. Bonjour. Bonjour. Vous êtes députée socialiste, conseillère métropolitaine d'opposition à la métropole de Lyon. C'est plus avec votre casquette de député qu'on vous a invité ce jour. On voulait revenir sur l'examen du budget à l'Assemblée nationale. Il y a un an, le groupe socialiste avait... pas tout seul, mais avec d'autres, sauver Sébastien Lecornu. Cette année, est-ce que vous allez rééditer ça ou est-ce que vous allez faire tomber le gouvernement ?
Alors, effectivement, l'année dernière, nous avions réussi à obtenir un compromis, notamment sur le budget de la Sécurité sociale avec la suspension de la réforme des retraites. Cette année, il n'y a aucun compromis, aucune discussion avec le gouvernement. Aucune de nos mesures et de nos propositions n'a été reprise. Mais parce que vous ne voulez pas
ou parce qu'ils ne vous écoutent pas ? Parce
qu'en fait, ils ne nous écoutent pas et parce que nous, on a fait des propositions pour trouver des recettes. Nous avons passé dix jours à travailler sur le budget de la Sécurité sociale en proposant des recettes, en proposant des mesures. justice sociale pour épargner les plus les plus précaires et notamment les retraités puisque le gouvernement voulait taxer les retraités en désindaxant les pensions de retraite et donc du coup nous avons fait sauter cette cette mesure nous avons rejeté Le budget de la Sécurité sociale, donc maintenant il est dans les mains du Sénat. Et là, sur le budget de l'État, nous sommes en pleine discussion et il n'y a pour l'instant aucune avancée, aucune marge de manœuvre et aucune marge de négociation possible avec le gouvernement, qui est fermée à tout. Et avec surtout une absence de macronistes ou du bloc central dans les bancs de l'Assemblée nationale, c'est finalement une bataille entre le Rassemblement national et la gauche. Le reste est absent des débats.
'est-ce qui pourrait vous faire que vous puissiez voter ? ce budget de l'État sur le budget recette de l'État ? Rien. Rien.
Ils
peuvent rien faire pour vous
ramener à la
table des négociations. Il n'y a aucune proposition.
Ce sera
censure quoi qu'il arrive. La
taxe Zucman, si, il y a des manières, en fait, effectivement, de pouvoir faire un budget plus juste, mais qui ne sont pas, en tout cas, dans les cordes du gouvernement aujourd'hui. Mais nous avons proposé la mise en place d'une CSG progressive. Nous avons proposé aussi la taxe Zucman. Nous avons proposé de faire contribuer ceux qui le peuvent et ne pas toujours aller chercher chez les classes moyennes mais bien au contraire aller vraiment chez les ultra riches en fait et donc pas chez les personnes qui ont des revenus confortables mais bien ces personnes qui sont des millionnaires, les 13 000 millionnaires dont on parle qui ne payent pas l'impôt sur le revenu. Mais force est de constater que le gouvernement a préféré choisir les retraités ou les bénéficiaires des allocations familiales pour faire des économies sur le budget de l'État.
y a une question qui se pose beaucoup autour de l'adoption. de ce budget c'est est-ce qu'il serait bien raisonnable à trois quatre mois de l'élection présidentielle de faire tomber le gouvernement le cornu alors que vous avez encore une fois
nous n'y sommes pour rien c'est une conséquence alors on ne sait pas s'il tombera ou pas par ailleurs parce que nous ne sommes pas seul maître du jeu dans cette décision puisque il ya aujourd'hui plutôt trois blocs à l'assemblée nationale l'abstention de l'un
peut exactement le rassemblement
national mais c'est vrai qu'avec les choix qui ont été faits par le gouvernement. Il se met dans les bains du Rassemblement national. pour perdurer. En tout cas, encore une fois, nous, notre responsabilité, c'est de donner un budget juste, encore une fois, à la France, de faire en sorte que ceux qui ont du mal à finir les fins de mois, ceux qui sont dans la rue aujourd'hui et qui disent on n'a pas assez d'argent pour nos enfants, on a des difficultés, on a un problème de pouvoir d'achat, ceux qui ont des difficultés aussi à faire le plein parce que l'essence est trop chère, tout cela, en fait, c'est cela qu'on défend. Et donc, on veut bien évidemment avoir un budget juste. S'il n'y a pas de budget juste, on sera évidemment... dans l'obligation de censurer ce gouvernement.
évoquez les manifestations qui ont notamment eu lieu ce samedi, qui se sont mieux passées à Lyon et partout en France, mais au prix d'interdictions de manifester, de rassemblements interdits, qui ont aussi été dénoncés à gauche. Sur la base de ce week-end, est-ce que finalement ces rassemblements interdits, c'est la bonne solution pour pouvoir permettre à quelques manifestations autorisées de se dérouler dans le calme ?
Pas dans un calme relatif du reste. Le
calme était peut-être un peu exagéré. J'ai sollicité,
j'ai écrit au préfet de région justement pour lui demander pourquoi il avait interdit la manifestation de samedi alors qu'elle était par ailleurs autorisée dans d'autres villes et notamment à Paris. Même si le parcours a changé au dernier moment, elle était autorisée. Et donc pourquoi à Lyon elle était interdite quand on sait par contre que la semaine d'avant, on avait l'ultra droite qui défilait en toute tranquillité avec des chants et des slogans racistes. Qui était un rassemblement,
entre guillemets, spontané. Il avait été organisé, mais il n'avait pas été annoncé à l'avance. Non, mais dans lequel aucune force de l'ordre
n'est intervenue. Et finalement, je pense qu'il faut mieux autoriser les manifestations. C'est un droit. Ça garantit aussi la manifestation de cette colère qui doit être entendue. Tant que le gouvernement ne répondra pas à cette colère, que ce soit des lycéens, que ce soit des syndicats, que ce soit des travailleurs, il n'y aura pas de calme dans nos rues. Je crois que véritablement, il y a une colère qu'on doit attendre. Mais est-ce qu'il y a une
possibilité de répondre ? Puisqu'on voit que c'est l'équation quasiment impossible. Le gouvernement doit faire des économies. Mais de l'autre côté, les lycéens demandent 10 milliards. On a l'impression qu'on... Qu'aucune revendication ne pourra aboutir dès lors qu'il y a de l'argent en jeu ?
Encore une fois, nous on l'a dit, les recettes, on sait où aller les chercher, on sait où faire par ailleurs des économies. Quand il a fallu trouver 36 milliards pour la loi d'orientation militaire, on les a trouvés. Donc quand on veut trouver des financements, on sait où aller les chercher. Et je crois qu'aujourd'hui, la revendication de la jeunesse, elle est légitime, elle doit être entendue. Et effectivement, les 10 milliards ne vont pas tomber du ciel d'un coup, mais ce sera un plan sur plus. Mais en tout cas, il doit y avoir des annonces fortes et des mesures fortes avec, par exemple, la suppression de Parcoursup et la mise en place d'un nouveau système. Donc là, je crois que le gouvernement devrait plutôt réfléchir. Nous, on est évidemment force de proposition. On a des propositions aux côtés de celles des étudiants et du mouvement lycéen. Il faut absolument qu'il y ait des réponses qui soient apportées aujourd'hui.
Merci beaucoup Sandrine Renel d'avoir répondu à notre invitation et à nos questions. Je vous retrouve très bientôt pour une prochaine édition de 6 minutes chrono. Au revoir.
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