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Donc moi, j'ai lu avec attention, j'ai écouté plutôt avec attention votre vidéo et j'en finis par là. Avant-hier, vous présentez comme l'homme, le candidat de la paix civile. Alors moi, j'aimerais savoir comment vous voulez mettre en place cette paix civile alors que vous êtes... Pour moi, l'un des grands-pères du 17 octobre finalement.
Nous allons voir ensemble quelques séquences de ce débat entre Marion Maréchal et Dominique de Villepin autour des émeutes du 17 octobre 2026. Marion Maréchal le met face à ses décisions passées et à ses responsabilités politiques. Car si l'ancien Premier ministre n'est plus aux commandes aujourd'hui, ses choix d'hier font aussi partie des éléments qui ont contribué à la situation que nous connaissons aujourd'hui.
Pour moi, d'une certaine manière, vous vivez sur une sorte de rande d'image. Une grande image qui a 23 ans maintenant, ce fameux discours de l'ONU à 2023. D'ailleurs, cette image d'une France que nous avons aimée, il faut bien le dire. Mais qui donne, me semble-t-il, une image biaisée de l'homme politique que vous êtes. Parce qu'il donne une image de solidité, où là, pour moi, vous êtes l'une des nombreuses incarnations, en réalité, de l'impuissance d'État et de la soumission. à la fois à l'extrême gauche et au racaille de cités. Et j'en veux pour preuve, à l'époque où vous étiez Premier ministre, la manière dont vous avez répondu aux premières grandes émeutes qui ont frappé notre pays en 2005. Vous avez fait un grand discours à l'Assemblée nationale. Et à l'occasion de ce discours, votre réponse à la casse, aux pillages, aux agressions, aux incendies, ont été des centaines de millions d'euros supplémentaires de plans banlieue, ont été des logements sociaux supplémentaires. entre autres choses ont été la création de préfets à l'égalité des chances, bref. Vous avez été pour moi l'initiateur avant tous vos successeurs d'une sorte de mécanique infernale qui a consisté chaque fois à plus la racaille casse, plus l'État s'excuse, plus les Français payent. Donc vraiment l'incarnation d'une forme de culture d'excuses de l'État et d'une tentation d'achat de la paix sociale par l'argent. Et le résultat de cela des décennies après, c'est le 17 octobre. Donc moi j'ai lu avec attention, j'ai écouté plutôt avec attention votre vidéo et j'en finis par là. Avant-hier, vous présentez comme l'homme, le candidat de la paix civile. Alors moi, j'aimerais savoir comment vous voulez mettre en place cette paix civile alors que vous êtes, pour moi, l'un des grands-pères du 17 octobre, finalement.
Quand vous avez deux Frances qui s'opposent comme celle-ci, si vous mettez de l'huile sur le feu, eh bien, c'est un peu plus de violence que vous aurez.
Alors, je vais vous dire, monsieur de Villepin. J'ai entendu dire de vous, ça a été dit dans cette émission, que vous étiez l'homme de droite préféré de la gauche. Moi, je ne crois pas du tout que vous soyez un homme de droite. Je vous ai écouté d'ailleurs face à monsieur Ruffin, vous êtes d'accord sur l'essentiel, voire même vous êtes plus à gauche que lui sur un certain nombre de sujets. Et vous dites vous-même, je vous cite de mémoire, je suis très soucieux d'un gaullisme de gauche républicain, humaniste, écologique et culturel. C'est magnifique. C'est magnifique, si ce n'est que... votre projet de France humaniste à ces petites frappes de cités qui pillent et caillent. Je vous assure que si vous allez au milieu d'eux avec votre mégaphone et votre petit tabouret, non seulement vous ne repartirez pas avec le mégaphone et le tabouret, mais surtout, je ne crois pas que vous empêcheriez une seule seconde. ces vitrines d'être pillées parce que, en l'occurrence, excusez-moi, ces racailles de cité, elles détestent la France. Elles détestent la vôtre et elles détestent la mienne. Donc je ne crois pas, excusez-moi, que ce sujet du dialogue, de l'inclusion, fonctionne. Ça ne fonctionne pas, ça ne fonctionne plus, ça n'a jamais fonctionné. Néanmoins, je crois que vous vous trompez dans le diagnostic. Ça veut dire que vous considérez qu'aujourd'hui, c'est une personne comme moi. qui aurait brisé le vivre-ensemble du palimpseste de destin de la France qui se raconte au monde. Vous voyez, ce qui aujourd'hui brise, me semble-t-il, la cohésion nationale et la capacité à vivre ensemble, c'est le fait que nous soyons, pour ne citer que cet exemple, dans un pays où 42% des jeunes musulmans disent avoir une sympathie pour au moins une mouvance islamiste. Et ça, si vous voulez, pourquoi je vous dis ça ? Parce que ça recoupe, malgré tout, là encore une partie de votre héritage. Vous voyez, ce qui nous sépare, vous et moi, alors vous, vous le présentez de cette manière-là, c'est que moi, je suis traînée devant les tribunaux par tous les islamistes de France et de Navarre, parce que je les combats. J'ai d'ailleurs envoyé un homme en prison qui voulait égorger ma fille. Je me bats au Parlement européen pour faire interdire les frères musulmans. Et vous, quand vous étiez bien Premier ministre, vous avez mis à la table de la République l'UOIF, c'est-à-dire les frères musulmans, dans une volonté de faire reconnaître... un islam de France, vous vous
étiez pas du tout. Vous vous trompez sur le calendrier parce que si vous avez quelques mémoires... Ou
alors vous étiez ministre de l'Intérieur, peut-être. En tout cas, vous étiez aux affaires. Si vous aviez... Pas du tout. C'est
pas sous mon règne, si je puis dire. En tout cas... Et vous vous êtes félicité, monsieur Philippin, de cet arrivée de l'UEF. J'ai expulsé et j'ai été un ministre de l'Intérieur extrêmement ferme et exigeant, puisque j'ai expulsé... En faisant rentrer l'UEF à
la table de la République. Puisque
j'ai... Non, je crois que vous vous trompez. Non, non, je me trompe pas du tout. J'ai expulsé les prêcheurs de haine. J'ai expulsé les imams prêcheurs de haine. Je les ai expulsés de France. Donc à chaque fois que j'ai eu...
Félicité de la participation de l'OIF.
Je comprends
que vous soyez mal à l'aise.
Parce que 25 ans après, il y a 42
% des jeunes français et musulmans. Mais vous mélangez tout. Non, je ne mélange rien du tout. Parce que ce qui le rend aujourd'hui de vivre ensemble impossible, c'est ça, monsieur. C'est la montée de l'islamisme. C'est la haine de la France. Le Conseil.
C
'est
pas moi. Le Conseil. consultatif des musulmans de France avait été mis en place par Nicolas Sarkozy avec une fondation qui était afférente et à aucun moment il n'y a eu de geste en cette direction.
Mais vous plaisantez ou quoi ? Vous mentez donc ouvertement. Je ne manque
pas, je vous rappelle la chronologie des faits. Mais
vous êtes félicité de cela monsieur, vous l'avez accompagné, vous avez dit c'est formidable que l'UOIF soit à la paix parce qu'il représente, parce que vous avez été d'une naïveté criminelle.
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