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Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
Il y a beaucoup de choses à dire. J'ai vu les jeunes blessés en manifestation, l'interdit de manifester, l'état des lycées. Alors on écoute la vidéo, on réacte dessus jusqu'à le match de la KC. Donc si vous avez des choses à dire, si vous voulez intervenir, si vous voulez qu'on échange, etc. C'est le moment les gars, là c'est carte blanche jusqu'au mondial de League of Legends.
'aimerais vous interroger aujourd'hui. J'ai préparé cette interview en faisant en sorte d'être le plus possible. À l'écoute de toutes les questions que peuvent se poser ceux qui nous suivent, les millions de personnes qui peuvent nous suivre directement sur les réseaux sociaux. On va parler notamment des manifestations en cours, on va parler des revendications des jeunes. On a un passage à réaliser un documentaire sur le sujet qui évoque cette question des revendications des jeunes. Donc on va en parler. On va parler aussi de ce que certains considèrent être des atteintes à la démocratie qu'ils ont pu avoir ces derniers jours. On va parler aussi des réseaux sociaux. On va revenir aussi sur l'attentat raciste à Trappes qui a eu lieu la semaine dernière. Et des questions profondes aussi qu'il pose. Beaucoup de questions. En une heure, on va essayer d'en aborder un maximum parce que ça me paraît être des sujets importants. Avant le 17 octobre, ce mouvement qu'on voit en ce moment, c'est peut-être au départ un mouvement lycéen. Et pour de nombreux lycéens, les conséquences de cette rentrée, ce seront des conséquences à vie. Le 30 septembre à Tours, Maël, 16 ans, a perdu l'usage de son œil droit. Le 5 octobre à Lens, un lycéen de 15 ans a perdu la main gauche après l'explosion d'une grenade policière. Et ce ne sont que deux cas qui sont parmi d'autres. Vous avez choisi
Hugo Décrit parce que c'est un béton ! Après Macron, en vrai les mecs, je vous mens pas que Macron, le seul lien qu'il a avec les créateurs de contenu, c'est Hugo Décrypte. Je vois pas du tout un Macron chez Zawaprod, je vois pas du tout un Macron à la limite chez Gaspard. Chez Gaspard et Hugo Décrypte. C'est les seuls mecs fréquentables par
Macron, genre. Cité, et c'est bien normal, les policiers et les gendarmes qui ont été blessés, plusieurs centaines qui ont été blessés, mais les lycéens qui ont été blessés depuis le début de la mobilisation. Vous ne les avez pas mentionnés. Il y en a plus de 248 selon le gouvernement. Et c'est probablement des chiffres qui sont sous-estimés puisque c'est difficile à comptabiliser. Pas de mention lors de votre déclaration le 16 octobre à Bruxelles, ni le 18, ni le 22 en Conseil de sécurité, ni ce lundi à Marseille. Pourquoi
d'abord de m'accueillir. Et vous savez, je pense qu'il ne faut pas commencer à faire...
Essayer
d'opposer en quelque sorte les blessés ou de dire les uns les autres. C'est ça que j'ai cité aussi les... Oui bien sûr, j'ai condamné les violences et moi je considère que... Le fait qu'on en soit arrivé là, c'est un échec collectif. Et je pense qu'il n'y a aucun lycéen qui a commencé à pousser ces revendications pour en effet avoir des conséquences si terribles. Et je ne connais aucun policier qui s'est engagé pour être pris aussi dans des moments si terribles et si violents. Et donc je suis dans le soutien et la compassion à tous. Pourquoi ne pas les
avoir
mentionnés dans ce cas ? Je les mentionne devant vous parce que je n'ai pas été interrogé sur le mouvement lycéen. Quand je m'exprime le 18, je m'exprime suite... à la fois aux manifestations que je sépare bien des émeutes et des pillages, et puis des attaques qui sont faites par des groupes ultra-violents. Et donc je parle de la journée du 17, je ne parle pas en effet des semaines qui ont précédé. Et je n'ai pas eu l'occasion de m'exprimer sur les semaines qui ont précédé. Vous avez eu
l'occasion à plusieurs
reprises. Je le fais devant vous aujourd'hui. Je le fais devant vous aujourd'hui. Et donc, je veux dire que depuis 10 ans, je suis presque 10 ans là où je suis parce que je crois dans notre jeunesse. Et donc, évidemment, ça me fait mal. Crois dans notre
jeunesse. Nos
adolescents, nos jeunes qui sont frappés, qui subissent cette conséquence directe dans leur chair. Et donc, tous les blessés que vous avez évoqués... Moi, ils me font mal et on est à leur côté.
Qu'est
-ce que vous dites à un lycée 1 de 15 ans ? Moi, ça me dérange les mecs. Moi, j'ai un problème avec ça. Je n'ai pas eu l'occasion d'en parler ou je ne sais pas quoi. Mais on parle de un mois d'immobilisation de jeunes. Un mois quand même. Tu as des images partout. Il y a tout qui a tourné dans les médias mainstream. Des images partout. Des blessures extrêmement lourdes. En veux-tu ? En voilà. Et tu as un président qui nous dit je n'ai pas eu l'occasion. avait concert, je te jure. Mais frère, t'es président de la République. Tu n'attends pas qu'un journaliste trouve la bonne question pour avoir l'occasion d'en parler. Bordel, je comprends pas, moi. C'est terrible, comme... Il est vraiment déconnecté, les mecs. C'est pas possible. C'est pas possible. Mais je le fais devant vous, je te jure. Moi, ça me rend fou. Ce mec-là est perdu, genre. C'est pas possible.
Perdu une main, ouais, sa famille.
Ah, je pense que rien ne justifie ça. Et je pense que c'est pour ça qu'il faut aujourd'hui revenir au calme. C'est une des raisons qui fait qu'aussi, là où beaucoup de gens voulaient continuer d'aller dans l'affrontement après le 17 en disant c'est terrible ce qui s'est passé, il faut être très dur et uniquement très dur. Parce que quand le 18, je m'exprime, beaucoup de gens disent vous êtes pas assez dur.
le souci des mobilisations de flas c'est qu'elles sont une fois par semaine si c'était chaque jour pendant cinq jours ça aurait eu plus d'impact que cinq samedis je pense que tu as pas trop suivi la politique ces derniers temps parce que quand il y avait l'époque blocus c'était il ya un mois et c'était tous les jours c'était tous les jours sauf le week-end à la limite du coup tu as raté quelque chose monsieur s'il fut bout c'était tous les jours le blocage c'était tous les jours Non, il a raison. C'est faux, les mecs. Mais encore une fois, les gars, c'est faux. Ça se vérifie. Vous remontez sur mes streams. On a streamé quasiment tous les jours des blocus. Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi. Après, c'était un peu plus calme. Là, ça s'est calmé parce que c'est les vacances aussi du mois d'octobre. Ils se réunissent le samedi pour des manifestations. Mais les blocus, c'était tous les jours. Il y a eu un mois de blocage. On ne peut pas dire qu'il a raison. C'est vérifiable, les mecs. Je vous ai dit que les fake news, je n'aime pas ça. Tout est vérifiable. Mais les blocus tous les jours c'est pas tout le monde comme les derniers samedis. Bah franchement il y avait du monde. Après évidemment mais non mais c'est pas pareil. Mais les gars vous mélangez tout en fait. Ah vous mélangez tout. En fait le samedi c'est la convergence de tout âge. Les blocus c'était uniquement la jeunesse. C'est pas la même chose. C'est pas pareil les gars. Les blocus c'est jeunesse. Le samedi c'est convergence. De tout âge. C'est pas pareil.
qu'on ne doit rien laisser aux casseurs, aux pilleurs, aux groupes d'ultra qui ont fait des choses terribles aussi. Vous savez, de la même manière, j'ai vu des policiers qui étaient blessés, de très jeunes policiers, qui avaient perdu 14 dents, d'autres qui étaient... On l'a dit,
plusieurs centaines de policiers blessés.
Mais à la fin, certains qui étaient, qui ne savent pas s'ils seront en situation de pouvoir procréer, je ne vais pas rentrer dans le bétail, mais enfin il y a eu
des... Il pourra
peut-être même plus avoir d'enfant le policier ? What ? Attends mais... Ok... Wow ! Le samedi 17 octobre avait été prévu avant les blocus lycéens. Donc là, ce n'est pas une convergence massive. J'y étais le 17 octobre. J'y étais. C'était l'intersyndical lycéen. Vas-y, tu sais quoi ? Je n'ai même pas répondu. Laisse tomber. C'est pas grave. Laisse tomber.
'est une scène terrible. Donc, moi, ma conviction, c'est qu'il faut revenir maintenant au calme des deux côtés. Personne ne pose des revendications pour arriver à ça. Donc, ce que je dis à ses parents, c'est qu'on est à l'écoute de ces jeunes. J'ai moi-même reçu, vendredi dernier, les lycéens, à la fois une partie des représentants de la vie lycéenne et des syndicats lycéens. On a passé deux heures et demie ensemble. Suite à ça, j'en ai parlé avec les ministres et le Premier ministre. Ils ont été vus lundi, il y a des décisions qui ont été prises. Maintenant que je veux qu'on revienne au calme, je pense que ce qui est terrible collectivement, c'est qu'il y a eu en quelque sorte cette montée en tension qui est arrivée au pire. Et donc moi, je suis extrêmement triste de ce qui s'est passé, très préoccupé, souhaitant le retour au calme et voulant tout faire pour ce retour au calme.
Et on va parler évidemment de... Non mais désolé, désolé les gars, le calme, le calme, le calme. Désolé, le calme, c'est ça que je reproche depuis le début au discours macroniste, parce que c'est pas le seul, tu vois, l'élément de langage revenir au calme, c'est le langage qui a été récupéré par des Aurore Berger, des Maud Bréjon, tous les macronistes, quoi. Le calme ne va pas remettre un professeur devant une classe, il manque des professeurs. Le calme ne va pas créer une place supplémentaire à l'université. Moi, ça me rend fou. Le calme ne va pas réparer les lycées délabrés. Non, on n'en peut plus de ce discours, les mecs. On n'en peut plus. 'est tellement le discours des privilégiés. J'en peux plus. Mais oui, c'est du rushbait. C'est du rushbait. Le calme ne va pas faire baisser le prix de l'essence, le prix de la vie. Genre, le calme, c'est... Non, non, non. Prevez sous 45 degrés l'été, mais dans le calme, s'il vous plaît, je te jure. On ne peut plus entendre des discours comme ça, les mecs. On ne peut plus entendre des discours comme ça. Le calme ne va
pas payer mes cours, je te jure. Putain. Pour toi, la sortie de conflit, c'est
calmez
-vous. Pitié,
genre.
propulsé sur toute situation. C'est parfois ce qu'on m'a aussi beaucoup reproché. Donc c'est normal d'abord d'avoir laissé les ministres faire. Et après, vous savez, par rapport à ce que vous venez de dire et les mots que vous venez d'avoir, je pense qu'en général, il faut essayer toujours de garder le calme. Depuis le début, quand il y a des excès, quand il y a des situations terribles comme celles que vous avez évoquées, parfois il y a des responsabilités de policiers qui sont engagées. Parfois, il n'y en a pas eu. Il y a eu aussi des risques qui ont été pris et ça n'enlève rien à ce que vivent ces adolescents ou ces jeunes. À chaque fois que des policiers ont été engagés dans des actes qui n'étaient pas normaux, il y a des enquêtes qui ont été ouvertes, comme vous l'avez dit.
Il y
a 50 enquêtes et procédures de l'inspection générale de la police qui ont été ouvertes. Donc, il n'y a pas de laxisme sur ce côté-là. Mais ma conviction, en effet, c'est que quand on sent cette violence...
D'ailleurs, c'est une manipulation de sa part de venir sur Hugo Décrypte. Après, les mecs, c'est une manipulation de la part d'Emmanuel Macron. Mais croyez-moi qu'en tant que média, indépendant de surcroît, croyez-moi qu'Hugo Décrypte, il n'aurait jamais refusé, les mecs. Il faut bien se mettre d'accord là-dessus. Il n'allait jamais refuser une étave d'Emmanuel Macron, qu'on soit bien d'accord. Il a même eu raison de le faire. Il a eu raison de le faire.
ce qui monte, il faut à la fois tout faire pour tenir l'ordre et réengager un dialogue. C'est ce qu'on est en train de faire. Je vois aussi des scènes terribles. Il n'y a aucune revendication qui justifie ce qu'on a eu le 17, ce qu'on a connu le 13 par exemple. On va parler du
17 dans un instant évidemment. Simplement sur la question du maintien de l'ordre et plus précisément ici de la question... de la façon que ça puisse passer aux abords de certains lycées. On l'a dit, il y a des enquêtes qui sont en cours, mais concernant les décisions qui peuvent être prises pour éviter que ce genre de situation ne se reproduise, alors qu'il y aura dans les prochains jours probablement d'autres blocus, d'autres manifestations de jeunes, voire de très jeunes. Est-ce que d'autres mesures sont prévues pour éviter que ce genre de drame ne survienne à nouveau
'abord, là aussi, je ne veux pas tout mélanger. Il y a beaucoup de lycéens qui ont voulu porter des revendications, qui parfois ont bloqué leur lycée. Il y a des blocus qui sont faits dans le calme. On a même vu des images parfois de blocus chéri quasi festif. On a ensuite des blocus qui ont été très violents. rappelle, parce qu'il ne faut pas les oublier, qu'il y a plusieurs centaines, ce qui est une première dans un mouvement lycéen, il y a plusieurs centaines de personnels éducatifs, d'enseignants, qui ont été blessés parfois gravement des élèves. Il y a aujourd'hui des enseignants et des directrices et directeurs d'établissements qui se demandent s'ils vont reprendre leur boulot parce qu'ils ont peur de leurs élèves. Donc le personnel de l'établissement aussi. Par
contre
c'est jeu d'être combatif sur les questions de Florent. C'est le président il peut réunir ta vie en vrai. Oh je sais pas les mecs réunir ta vie de quelle manière ? Je pense que Macron il est tellement affaibli, son régime est tellement affaibli que... Est-ce qu'il a que ça à faire d'aller casser les couilles à Hugo Décrypte ? Je pense pas les mecs en voyant, je pense pas.
Personnel de l'établissement aussi ? Oui, oui, oui. Les gens se sont parfois retrouvés à devoir protéger nos élèves. Et donc c'est ça, c
'est pour ça que je dis. Il ne faut pas opposer les gens même dans le bilan en fait. Parce qu'il y a des choses inacceptables qui se sont passées. Et puis après, il y a des gens qui ont essayé de récupérer politiquement, avec des projets très extrêmes tout ça, qui sont venus chauffer les jeunes, qui les ont emmenés à faire aux abords des lycées ou en ville choses qui étaient des actions très violentes. Et quand je parle du 13 octobre, moi j'ai vu des policiers blessés très gravement le 13 octobre qui étaient scènes terribles. Tout ça, qu'est-ce que j'en tire ?
LFI, Louis Boyard, je sais pas quoi, je sais pas quoi. Vous pouvez finir par leur retirer leur propre conscience politique. Les jeunes se sont organisés eux-mêmes. Ils ont créé leur blocus eux-mêmes. Ça a été relayé par les réseaux sociaux eux-mêmes. C'est eux qui ont pris l'initiative de ce mouvement. Il n'y a aucun parti politique qui les a manipulés, je pense pas. Je me dis que les partis politiques se sont greffés à tout ça, pas de problème. Mais de là à leur retirer leur conscience politique, ça m'énerve. Ça m'énerve, genre. Ça m'énerve. Un lycéen peut parfaitement comprendre tout seul que sa classe est surchargée, putain. Un lycéen peut comprendre tout seul que son lycée est en train d'être démoli par la vétusté. C'est très audacieux de dire ça. Pourquoi ? Pourquoi c'est audacieux ? Le lycéen il peut constater tout seul qu'il manque des professeurs dans le lycée, genre je comprends pas. De s'en manipuler, attention la France Insoumise vous retourne le cerveau. Je déteste ça les mecs. C'est pour ça que je serai toujours pour le vote à 16 ans. Parce que je le redis encore une fois, j'aime pas cette histoire d'infantiliser les under 16. Enfin en tout cas ceux qui ont 16 ans. Ils sont pas des débiles les mecs. Qu'est-ce qui peut différencier un mec de 16 ans et un mec de 18 ans, genre ? Par pitié. Je ne le dirai jamais assez en stream, mais quand tu as 16 ans, tu as beaucoup de droits. Tu as beaucoup de droits quand tu as 16 ans. Il ne faut pas l'oublier,
le chat. ne faut pas l'oublier. Eh oui. Ah là là là
là, le lycéen il a pas besoin d'un Mélenchon, j'aime bien Mélenchon hein, mais le lycéen il a pas besoin d'un SMS de Mélenchon pour aller faire un blocus, il a pas besoin d'un syndicat ou d'un révolutionnaire avec une moustache, j'en sais rien, dans une cave pour lui expliquer comment manifester, par pitié genre, j'en supplie, on va pas lui apprendre à manifester, il se démerde tout seul, c'est un grand garçon.
La première, il y a un travail qui est en cours.
Oh, force message sur mon stream, j'en ai vu sur le stream, je ne sais pas si vous avez vu, mais le compte typu de Psyodélique est bloqué. J'ai vu, j'ai vu, j'ai vu, j'ai vu, j 'ai vu.
n'est pas en cours, il y a des décisions qui ont déjà été prises sur la base des... Jour de fête, hein, jour de
fête. Il y a des travaux
qui sont en cours, donc tout ça doit, en responsabilité, ramener tout le monde au calme. Ensuite, moi je souhaite qu'à la rentrée, après les vacances de la Toussaint, les lycées puissent rouvrir, parce que quand on parle de l'avenir de notre jeunesse, il faut qu'elle puisse reprendre les cours. Parce que c'est la seule manière de préparer son avenir. Et donc moi, ce que je souhaite surtout, c'est compte tenu du fait que cette jeunesse a été entendue, qu'elle puisse reprendre le cours, que le calme revienne, et qu'on puisse rouvrir dans des bonnes conditions ces lycées. Et après, on a des chantiers en particulier sur le plan des bâtiments, parce que ça a été un des
vraies
revendications, que les choses aussi puissent être en... engagés avec un vrai calendrier d'amélioration des conditions très concrètes. On
va parler évidemment des expériences qui ont été faites en début de semaine, de la réaction aussi des syndicats, notamment des syndicats lycéens et étudiants depuis. Un mot tout de même avant de parler de cette question des revendications. Concernant le 17 octobre, puisque vous en avez parlé ici, il s'est passé beaucoup de choses, et même si la grande majorité des manifestants ont défilé dans le calme, de très nombreuses villes ont connu des pillages importants de commerce, de dégradation. On en a évidemment parlé sur la chaîne et on a suivi tout cela. Lundi à Marseille, vous avez reconnu qu'il n'y avait pas assez de force et qu'on n'avait pas du tout anticipé ce qui s'est passé. En parallèle de ces pillages, plus tôt dans la journée, il y avait donc tout un tas de manifestations et de nombreux élus ont dénoncé parfois un dispositif de maintien de l'ordre qui était inadapté et du coup des tensions aussi qui ont débuté très tôt. Donc il y a un peu ces deux situations qui se sont passées. En tant que président de la République, vous avez connu les Gilets jaunes, vous avez connu les émeutes en 2023 après la mort de Naël, vous avez connu plusieurs mouvements parfois marqués aussi par ce genre de tensions. Comment est-ce que vous expliquez qu'après tous ces événements, l'État ait pu être pris de court de cette façon-là
vais vous dire de manière extrêmement précise ce qui s'est passé le 17. C'est d'abord un mouvement qui n'est pas comparable ni aux Gilets jaunes, ni à des émeutes qu'on a pu avoir dans les quartiers. Il y a une colère sociale qui s'exprime, qui est au fond multiforme. Il y a la crise lycéenne, certains étudiants qui s'agrègent, et on a une colère sur le pouvoir d'achat. qui est assez atypique parce que le pouvoir d'achat, c'est aussi ce que j'ai expliqué ces dernières semaines, c'est lié à des choses qui ne sont pas des décisions du gouvernement. Le
gouvernement peut quand même avoir un impact d'une façon ou d'une autre sur le pouvoir d'achat. Oui et non parce que c'est notre argent à tous. Ça a bon dos l'Iran.
Ah ça a bon dos la guerre au Moyen-Orient Macron. Ça a bon dos. La crise inflationniste elle était un petit peu présente en France bien avant le Moyen-Orient les mecs. On le sait avec la guerre en Ukraine et en Russie. Bon il y a eu un impact aussi sur notre pouvoir d'achat. On est sur un processus de longue durée quand même. Après le Covid, oui, après le Covid aussi, bien sûr.
Donc il y a des dispositifs d'accompagnement, mais le cœur de ce qui déclenche cette crise de pouvoir d'achat, c'est la guerre. On dit qu'ils trouvent bien l'argent pour l'Ukraine, oui, oui. donc, à six mois d'une présidentielle, c'est assez rare quand c'est pas lié. C'est pas une augmentation d'impôt, c'est pas une décision, c'est pas une réforme des retraites qui déclenche ce mouvement social.
D'accord, mais c'est simplement là-dessus. Certains, par contre, manifestants ou des élus qui soutiennent les manifestations estiment que... Oui, il y a un contexte international qu'on ne va pas mal nier, parce que c'est une réalité, mais il y a par contre à côté la question des solutions portées par le gouvernement, s'il y en a, pour justement essayer de contrer tout cela. Si vous voulez
y revenir, sur la libération du carburant, sur les prix qu'on a plafonnés, etc. Donc il y a des réponses très concrètes. Mais donc il y a cette colère qui monte. Cette colère, elle est sous-évaluée par les services de renseignement. C'est-à-dire que ce qu'on annonce, c'est plutôt 250 000 manifestants, il y en aura 500 000. Donc il y a déjà quelque chose, il y a une masse manifestant plus importante. La deuxième chose qui arrive le 17.
Mais ça c'est bien fait pour le gouvernement ce qui s'est passé le 17 octobre, pourquoi ? Parce qu'à chaque fois les amis, vous n'avez pas remarqué dans les médias... Les policiers, les services de renseignement sous-estiment toujours le nombre de manifestants. A chaque fois, il y a 500 000 selon la CGT, 200 000 selon la police, 8 millions selon la CGT, 1 million selon la police. Vous sous-estimez toujours les mouvements. Vous ne comprenez pas la colère. Ils ne comprennent pas la colère des Français. Donc tout le temps, ils sous-estiment la masse. Toujours ! Ah là là là là, les services de renseignement avaient prévu moins de 250 000 encore. Mais là pour samedi, je suis sûr qu'ils vont sous-estimer encore le chiffre.
suis sûr. C'est là où les Black Blocs, les forces d'ultra-gauche très violentes, qui viennent polluer nos manifestations trop souvent, qu'on a connu au moment de la réforme des retraites, à d'autres occasions. Plusieurs premiers mai. l'a connu aussi il y a 10 ans lors des réformes de travail. Ces forces d'ultra-gauche d'habitude, elles se mettent dans les cortèges, elles harcèlent et puis elles le... font des dégradations, des violences terribles à la fin des manifestations. C'est encore ce qu'on a vu, par exemple, samedi dernier. Là, le 17, elles interviennent avant. Et donc elles prennent par surprise un dispositif qui est déjà sous-dimensionné. Avec un plan qui a été assez méthodique, c'est-à-dire qu'elles attaquent la mairie de Marseille, elles vont brûler l'office du tourisme à Lyon, elles attaquent plusieurs sites parisiens.
Vous avez la confirmation que, que ce soit à Marseille ou que ce soit à Lyon, ce sont
ces groupes précis qui sont derrière ? Oui, bien sûr, par les gens qui sont judiciarisés, par les traces qui ont été laissées. Quand il y a écrit « Acabe » et « Antifa », c'est assez rarement des gens qui sont venus... avec d'autres motivations politiques. Donc oui, j'étais avec le maire là, j'ai vu aussi les gens de la caserne de la garde républicaine qui a été attaqué à 14h sur la place de la République. Donc il y a eu ce dispositif, ça c'est très inédit. Donc deuxième élément de la surprise. La troisième chose, c'est qu'en voyant ces images, il y a eu une mobilisation de délinquants qui sont venus souvent des quartiers périphériques des centres-villes et qui, voyant que les choses se dégradaient, voyant que les forces de police étaient débordées, se sont dit qu'on peut y aller. Et vous avez eu plusieurs milliers de jeunes. qui sont très jeunes, qui sont venus plutôt des quartiers populaires, à Paris, à Lyon, à Marseille, ça c'est plutôt dans les grandes villes, et qui sont descendus et qui ont pillé les commerces. Et on a eu en effet un nombre énorme de commerces qui ont été attaqués, pillés dans les centres-villes.
T'es très jeune aussi. Le Pompey, Pierre, Roman, Macron. Mais bien sûr, les gars. Bien sûr. Ouais, j'ai du mal. En fait, le mec qui défile pour le prix de l'essence n'est pas automatiquement le mec qui vole une PS5, tu vois. Le lycéen qui demande des professeurs devant lui n'est pas automatiquement un black bloc. Zéro logique, son discours. Tout est décousu. Oui, mais c'est ça. Mais c'est décousu. On comprend rien. Genre, je comprends pas. Je comprends pas. Je comprends pas. Et le black bloc, on peut le décrire aussi, n'est pas automatiquement un gamin ou un adulte venu profiter d'un magasin ouvert, tu vois, lui aussi il a ses revendications. Peut-être même que les black blocs ils ont une signature où il n'y a pas de vol, il n'y a que de la casse, pas de vol, revendication politique, accab, antifa, peu importe, mais ils ont aussi leur signature, tu vois, si vous mélangez tout. Si vous mélangez tout, vous ne comprenez rien à l'événement. Voilà, vous ne comprenez rien à l'événement. Vous tombez sur un président et sur des services de renseignement qui sous-estiment le nombre de manifestations, euh... de manifestants, pardon, totaux. Voilà, ça donne des 250 000 alors qu'on était 500 000 dans les rues. Bon, bah ça donne ça, les mecs, en counya maman. Non, je rigole, je rigole. J'aime trop ce mot, putain, en counya maman. C
'était une situation inédite par rapport aux manifestations.
Je suis choqué par le discours factieux que vous tenez, monsieur Dauflin.
J
'ai dit quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit ? Le troll. Ah d'accord.
'est une situation inédite par un défaut d'anticipation, notre faute, par une stratégie très inattendue de l'ultra-gauche. Donc, j'allais dire leur méchanceté, c'est pas la pourrait être gentil sans doute, mais enfin bon, ils ont fait très mal. et y compris à Limoges, parce que c'est eux qui vont former, chauffer des jeunes et des paysans pour venir sur la mairie. Et troisième chose, ce mouvement de délinquance qui vient sur la base d'images et qui en quelque sorte s'adapte et adapte sa stratégie avec des applications qu'ils utilisent et ils descendent. Donc voilà les trois formes qui sont faites. Donc ce que je veux dire par là, c'est que ce dispositif était inadapté, du coup on en tire les conséquences sur la partie ordre publique. Et je décide le 18 qu'on va à la fois ouvrir des négociations sur les revendications pour calmer le mouvement social, mais on va rétablir l'ordre républicain, avec partout où c'est nécessaire des couvre-feux dès le 19,
avec
des manifestations qui vont se tenir en dehors des centres-villes, pour protéger nos commerces et nos bâtiments publics, avec plus de force et avec maintenant aussi de l'anticipation et du contrôle dans nos profils.
Et sur ce point précisément, sur la question des manifestations, il y a une phrase de votre part qui a beaucoup fait réagir il y a quelques jours, le 22 octobre. Vous avez dit que les demandes de manifestés faites, je cite, par des gens qui n'ont aucune légitimité pour cela seraient interdites par les préfets. Et quand ce ne sont pas, je cite, des organisations syndicales, Partout où on le peut, on interdira. La Ligue des droits de l'homme parle d'une déclaration parfaitement illégale. Amnesty, il voit, je cite, une forme d'inversion des principes du droit où le droit de manifester devient l'exception. Depuis quand est-ce qu'il y a un critère de légitimité dans la loi pour exercer un droit à manifester ? C'est vrai
que Macron, il avait dit ça quand même. Genre pour lui, sa logique... sa logique était franchement c'est de distinguer des groupes qui sont légitimes à manifester ou pas genre il y a des mouvements enfin il y a un mouvement social nouveau qui peut être créé ici et là et qui peut apparaître en dehors des structures traditionnelles ils peuvent manifester autrement ils peuvent montrer une autre manière tu vois il accouque ça quand même franchement Hugo Ils posent pas des mauvaises questions. Franchement, les mecs, ils ne posent pas de bonnes questions. Oui, c'est une très très bonne question. Par exemple, le mouvement social Gilets jaunes, la structure même des Gilets jaunes, elle a fonctionné différemment, les mecs. Ils ont attaqué, ils ont attaqué, ils ont pas attaqué, ils ont envahi les ronds-points, les axes routiers, genre même sur les routes nationales. C'était très différent. C'était très différent de la CGT, c'était très différent des autres mouvements sociaux qu'on connaît habituellement. Les Gilets jaunes, c'était vraiment un exemple parfait. Donc le droit de manifester, c'est pas Macron qui va décider tel groupe est légitime ou pas. Dans ce cas-là, c'est que la CGT qui va défiler. C'est que la CGT, je ne comprends pas. C'est nul.
Ce qu'on a appliqué, c'est de se dire, on regarde tous les dépôts. D'abord, on a regardé, parfois on a été cassé, donc il y a un contrôle du juge. Ensuite, il y a des gens qui veulent créer littéralement des émeutes. Il y a des gens qui proposent des rassemblements. on voit bien qu'ils n'ont pas d'objectif clair, si ce n'est de créer le désordre ou de déclencher une situation.
Est-ce que vous pensez que Macron et Brigitte dorment en cuillère ? Il faut tellement te guimbas. Une question raconte, toi. Est-ce que Macron est une Brigitte dans mon cuillère ? Non, mais les gars, s'il vous plaît, genre, par pitié, un peu de sérieux, merde ! Cette
question de légitimité que vous évoquez. Oui. Dans la loi, il n'y a pas de... Non, mais là, on est dans une situation,
vous le voyez bien, où l'ordre public doit être tenu. Et donc, c'est pour ça, d'ailleurs, que c'est sous le contrôle du juge. De manière très claire, plusieurs préfets ont parfois interdit... tout bonnement, des demandes qui étaient faites par des syndicats ou des organisations non représentatives. Il est arrivé que les décisions soient cassées. Donc la loi est respectée dans notre pays. Alors pourquoi ? Parce que je veux que chacun comprenne qu'après le 17 octobre, justement pour éviter les situations du pire, parce qu'on a des gens aujourd'hui qui ont décidé d'utiliser les manifestations pour faire de l'hyperviolence, on fait courir un risque à tout le monde. Et donc, on a préservé le droit de manifester. C'est une des raisons qui fait que d'ailleurs, je n'ai absolument pas cherché un régime d'exception. Je n'ai pas déclaré l'état d'urgence.
Il y a quand même une exception dans le sens où vous dites, s'il n'y a pas de syndicat,
on ne peut pas... Et donc, il y a aussi des gens qui n'étaient pas des syndicats représentatifs qui ont pu déposer des demandes et qui ont été acceptés. Mais partout, a proposé un trajet alternatif.
Pour éviter effectivement les commerçants. Et donc, c'est comme ça qu'on a atterri.
Et c'est comme ça qu'on a pu organiser les choses. Et je peux vous dire que cette décision... Elle a sauvé beaucoup de centres-villes samedi dernier, parce qu'elle a permis à nos forces de l'ordre d'encadrer des manifestations qui ont été déclarées, auxquelles on a proposé des tracés alternatifs, qui se sont bien passés, et d'éviter que ceux qui utilisent ce contexte viennent tout casser. Et je pense que c'est très important aussi, parce que dans notre Constitution, les droits qu'on veut défendre, et je les soutiens comme vous, et donc je suis attaché aux droits de manifester. Je suis aussi attaché au droit de commercer, au droit de propriété. Et je suis attaché à l'ordre public sans lequel il n'y a pas de liberté.
Et sur cette question, on vous l'avait dit justement, globalement les manifestations se sont déroulées dans le CAM, le ministre de l'Intérieur aussi l'a déclaré. Mais ma question portait pas forcément sur le fait d'excentrer les lieux de manifestation, mais encore une fois sur la déclaration, le fait de parler de gens qui n'ont aucune légitimité, et de dire encore une fois, quand ce ne sont pas des organisations syndicales, partout où on le peut, on interdira, ça ce n'est encore une fois pas quelque chose qui est inscrit dans la loi. Non, c
'est tout à fait vrai. Mais c'est une indication que j'envoie. C'est-à-dire, je dis, maintenant, il faut un retour au calme. Et je veux préserver le droit de manifester des organisations syndicales qui portent un mouvement social. Je dis à tout le monde, regardez dans quel état le pays après le 17, on doit revenir au 4.
Autre question concernant… La loi et la Constitution sont respectées, tout ça
se fait sous le
contrôle. Et le Conseil d'État a réagi dans la foulée. Il n'a pas réagi dans
la foulée à ce que j'ai dit.
Il
a agi…
Suite à un recours qui a été…
Et il a d'ailleurs écarté ce recours pour aller au bout du raisonnement. Donc il n'a pas réagi, il a écarté le recours des gens qui… En
disant que c'était le rôle des préfets de prendre cette décision.
Et donc les préfets ont regardé et les préfets l'ont fait sous le contrôle du tribunal administratif. Donc vous pouvez être ainsi rassuré. À la fois, les gens qui ont dit ce que vous avez dit ont été déboutés devant le Conseil d'État sur mes propos, et les préfets ont fait leur travail, et sous le contrôle du juge administratif, parfois ont interdit, parfois ont proposé des tracés alternatifs, et à chaque fois que ça a été réautorisé, il y a eu des cas où les choses ont été interdites et les gens ont manifesté, comme à Bordeaux, et ils sont poursuivis.
Le Premier ministre a... On poursuivit, oh putain, on aura un tracé de merde samedi les mecs, hein. Il y avait le tracé. Bon, après, le tracé, il était un petit peu abusé. C'était un tracé jusqu'à la place de la Concorde. Donc, place de la Concorde, c'est juste à côté de l'Élysée et à côté de l'Assemblée nationale. Bon, évidemment, l'intersyndical n'aura pas ce tracé. C'est un peu culotté d'avoir fait ça. Mais on aura un tracé de merde. On aura un tracé de merde où ça va être une vieille ligne droite de con, encore une fois, et puis ça va puer la merde. Voilà.
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