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à toutes et à tous, très heureux de vous retrouver dans Politiquement Votre, le rendez-vous politique de CFM Radio. Et aujourd'hui une émission spéciale consacrée à la situation politique française à quelques mois de l'élection présidentielle de 2027. Des mobilisations sociales parfois violentes, des tensions autour de la politique budgétaire, des difficultés persistantes à dégager des majorités parlementaires. Dans le même temps, les différentes formations politiques préparent déjà l'échéance présidentielle avec des questions qui restent largement ouvertes sur les candidatures des alliances. et les projets. Pour en débattre aujourd'hui, quatre invités, quatre personnalités dans notre studio. Brigitte Paresh, bonjour. Bonjour. Vous êtes ancienne maire de Montauban, ancienne députée et vous appartenez aujourd'hui à l'Union des droites pour la République, l'UDR. Alain Botte, bonjour. Bonjour. Vous êtes membre de Nouveau-Montoban et vous représentez aujourd'hui l'Union humaniste et républicaine d'Occitanie. Nous en reparlerons. Bonjour Thierry Deville. Bonjour. Vous êtes membre des Républicains, ancienne tête de liste de prêt pour demain. Les Républicains confrontés à des choix importants concernant son positionnement et ses alliances à venir. Et enfin, Eric Grenier, bonjour. Bonjour Kader. Vous représentez Place Publique, le mouvement de Raphaël Glucksmann, qui vient il y a quelques semaines de remporter la primaire de la gauche. Merci donc à tous les quatre d'avoir accepté spontanément, je peux le dire, notre invitation et trois grands thèmes qui vont structurer nos échanges. Les manifestations, celle du 17 octobre, les mobilisations qui ont suivi, que nous disait-elle de l'état du pays et de ses tensions sociales ? Nous évoquerons le budget 2027 actuellement examiné au Parlement. Comment redresser les finances publiques et sur qui ? doit porter l'effort. Enfin, nous parlerons de la présidentielle de 2027, même si tout n'est pas clair sur qui sera effectivement sur la ligne de départ, à droite comme à gauche. Les stratégies se précisent, mais les divisions restent nombreuses. Nous essaierons de comprendre ce qui distingue vos... Propositions et éventuellement ceux qui pourraient vous rapprocher. Et nous commençons par les mobilisations sociales, revendications sur le pouvoir d'achat. S'ajoute donc la contestation des lycéens, notamment sur les moyens de l'éducation nationale et les conditions d'études. Lundi, plusieurs organisations syndicales lycéennes et étudiantes ont été reçues par Sébastien Lecornu à Matignon. Mais le mouvement se poursuit avec de nouveaux appels à manifester. Demain, samedi, Eric Régnier. Première question pour vous, qu'est-ce que cette mobilisation révèle de l'état du pays ?
Alors déjà, dans un premier temps, la jeunesse nous appelle à nous dire qu'elle veut prendre son destin en main, déjà, première chose. Qu'est-ce qu'elle nous dit de l'état du pays ? C'est, bon déjà, il faut faire la distinction entre les manifestations des lycéens et d'autres corporations, d'ailleurs, qui se sont jointes à ces manifestations au départ, et la casse qui est complètement inacceptable. Donc je dirais qu'il y a d'abord... Une attente d'écoute, des revendications qui doivent être, et depuis le début elles auraient dû être écoutées, on n'en serait pas là aujourd'hui. Et d'autre part, une grande fermeté sur la casse qui est complètement inacceptable et qui met les commerçants, notamment les commerçants, dans des situations inextricables. Ce qu'elle dit du pays, c'est aussi à un moment donné, et moi j'y suis confronté dans mon métier, que les jeunes aujourd'hui ont du mal à trouver, par exemple en alternance, des entreprises. 21% des jeunes en âge de travailler sont au chômage. Donc ça, ça n'est absolument pas normal. Et je crois qu'aujourd'hui, on doit se tourner vers la jeunesse, même si on est un pays aujourd'hui dont la démographie n'est pas très bonne. Mais en tout cas, on doit se tourner vers la jeunesse et investir en cette jeunesse. Brigitte Barrech, est-ce que
vous comprenez, vous, les revendications de ces manifestants, notamment les lycéens, qu'elles se sont rajoutées, les gilets jaunes, notamment ?
crois qu'il ne faut pas confondre la colère et les violences. Dans ces manifestations spontanées, et ça me surprend beaucoup, dans les lycées, je pense qu'elle est fille n'est pas pour rien. Elle est fille, vous dites elle est fille. Elle est fille, Jean-Luc Mélenchon, l'ultra-gauche, on dit l'ultra-gauche, les extrêmes-gauches, tout ce que vous voudrez, n'y sont pas pour rien, parce que cette explosion simultanée dans tous les lycées de la France, alors qu'il n'y avait pas de texte, comme l'affaire Vaquer, par exemple, quand à l'époque il y avait... il y avait une réforme en cours, est assez troublante. Il y a également, vous l'avez dit tout à l'heure, une grande colère dans le pays, on en parlera peut-être tout à l'heure davantage à la fin, et ça, pour preuve, par exemple, les Gilets jaunes, il y a une convergence des luttes, puisque les Gilets jaunes se sont rajoutés aux lycéens, mais il y a surtout, surtout, 10 000 militants de l'ultra-gauche, des casseurs avérés, des Black Blocs, qui se sont rajoutés, notamment, je pense, au soulèvement de la terre, vous savez,
ce... Oui, mais on va en parler des violences, notamment celle du 17 octobre. Mais sur les revendications, notamment des lycéens, vous dites que c'est un mouvement qui a été initié par la France Insoumise
? Oui, je pense qu'il a été orchestré. Il y a des raisons. On a vu que tout le monde est contre l'orientation aujourd'hui, ce fameux format sup qui ne marche pas. Par cours sup, pardon, qui a été conçu en 2018, je crois, par Macron, qui est un véritable échec, sans doute. Par Jean
-Michel Blanquer, qui a été concepteur.
Ils étaient manquants quand même. Il ne faut pas l'oublier. Donc là, il y a évidemment un sujet. Après, j'ai entendu des lycéens très politisés dire qu'il faut mettre 10 milliards d'euros sur la table ou rien au motif qu'il y aurait, soi-disant, des bâtiments vêtus à rénover, etc. Je pense que ce petit jeune est bien gentil. Il faudrait quand même qu'il explique comment il a donné ce chiffre des milliards d'euros. En réalité, il n'y a pas de volonté véritablement de concéder quoi que ce soit. C'est pour ça que je pense que ce mouvement ne s'arrêtera pas. Parce que c'est un moyen commode pour Mélenchon pour mettre la pagaille dans ce pays. J'y reviens. Et pour montrer finalement les dangers de la future présidentielle. Essayer de monter les gens les uns contre les autres. C'est ce que je reproche essentiellement. Et puis l'État s'accompagnait quand même dans ce mouvement prétendument lycéen. Il y a les Gilets jaunes qui sont malheureux parce qu'ils n'ont jamais été aussi pauvres dans ce pays. On en parlera je pense tout à l'heure aussi. Mais il y a également les frères musulmans. Il ne faut pas oublier qu'ils se sont rajoutés à cette manifestation. Notamment ce mouvement européen qui s'appelle Fémiso. Et puis les pilleurs, tout simplement, les délinquants qui profitent de la situation pour rapiner tout ce qu'ils peuvent faire, casser les vitrines, etc. Donc c'est un mélange très bien organisé. Il y a des délinquants d'occasion, on va dire, avec les pilleurs, qui se sont rajoutés après coup. Mais il y a surtout une volonté d'en découdre avec l'État, tout simplement.
Ces mobilisations ont également été marquées par des incidents. Vous en avez parlé, Eric Régnier, également. Le débat porte désormais sur les conditions du maintien de l'ordre, mais aussi sur les restrictions apportées à certaines manifestations tirées de ville. Faut-il durcir la réponse de l'État face aux violences ?
C'est une question très pertinente. C'est toute la problématique entre le droit de manifester, qui est un droit républicain évidemment, et le droit de casser. D'abord, moi... Ma première observation, c'est la honte. La honte de mon pays. Le samedi 17 octobre restera à jamais gravé chez les femmes, les hommes, qu'ils soient politiques ou pas, peu importe. C'est une honte. Pourquoi ? Parce que la doctrine du maintien de l'ordre, elle doit être revue complètement. On voit bien qu'aujourd'hui, il y a une instrumentalisation de toutes les manifestations. Donc c'est extrêmement simple. Soit le pouvoir en place a la capacité de maîtriser les manifestations. Exemple. Samedi dernier, samedi 24, ces manifestations, elles ont été sériées, elles ont été globalement, même si effectivement, c'est pas parfait, il y a eu des blessés, mais ça n'a pas été débordé. Pourquoi ? Lorsqu'on écoute le maire de Limoges, qui explique que sa mairie a été cassée, parce que tout simplement, il n'y avait plus de munitions, il n'y avait plus de réponse matérielle des forces de l'ordre. Lorsqu'on a des commerçants qui appellent... la réponse est de dire on ne peut pas venir. Lorsque le préfet, la préfecture de police de Paris, précise aux commerçants qu'il faut que ce soit des milices privés qui viennent les aider pour se défendre, c'est quoi ? C'est une faillite de l'État. Donc ici, un changement total. de la doctrine du maintien de l'ordre. Il faut une vraie fermeté, il faut l'autorité de l'État en respectant la liberté de manifester. C'est-à-dire concrètement que si on autorise une manifestation... C
'est très simple. Lorsqu'on a
aujourd'hui une autorisation de manifester, et lorsqu'on sait qu'elle va être instrumentalisée, puisque aujourd'hui manifester, c'est le corollaire de casser. Soit on a les moyens... Effectivement, de faire ce qu'on a fait samedi dernier, et j'espère samedi prochain, de maintenir l'ordre en mettant 70 000 policiers dans les rues. Et là, il n'y a pas de difficulté. Soit on n'a pas les moyens. Et là, effectivement, il faut se poser la question de cette liberté républicaine qui ne doit pas avoir pour corollaire la faillite de l'État. Il
faut se poser des vraies questions. Il ne s'agit pas de maintenir l'ordre à tout prix. Il faut surtout se poser la question de savoir pourquoi on est là. Et il y a vraiment une situation qu'il faut régler. C'est la situation de ces militants, de ces black blocs. Il y avait quand même 10 000 militants d'ultra-gauche dans les rues. Il y avait 3 000 fiches S. Notamment, vous venez de le dire, celui qui a mis feu, donc ce magnifique campagne de la mairie de Limoges. C'est un fiches S reconnu et reconnu. Tous ces gens-là, il y a longtemps qu'on aurait dû les traiter. Vous savez qu'à l'époque, Retail, je crois, avait demandé la dissolution, ou c'était Darmanin peut-être, de ce mouvement, les soulèvements de la terre, et que ce Conseil d'État a annulé cette dissolution. Et ce sont eux qui sont à la manœuvre. Non, c'est pas tout de régler le maintien de l'ordre. Il faut traiter les causes.
Oui, les causes. Mais il y a aussi les manifestations, qui aussi ont été, pour la plupart, organisées dans le calme. Ici, à Montauban, il n'y a pas eu de difficultés. Est-ce que ces revendications, finalement, Finalement, elle ne passe pas à côté à cause de la violence, justement. C'est un peu le panneau dans lequel
il ne faut pas tomber. Alors c'est vrai qu'il y a des problèmes, il ne faut pas les nier. Il y a les casseurs, il y a les pilleurs, il y a l'instrumentalisation politique qui se fait aujourd'hui par l'extrême gauche et qui a pu se faire en son temps, et on l'a vu encore avec l'histoire de Trappes par l'extrême droite. C'est une chose. Non, on n'en va pas parler à Trappes, s'il vous plaît. Mais s'il vous plaît, je vais vous laisser parler. C'est trop facile. C'est toujours trop facile quand c'est les autres. Par contre, sur le fond, 'expression de cette jeunesse, il faut arrêter de l'embastiller dans ses considérations politiques et politiciennes. Parce qu'elle exprime quoi ? C'était la première question. Elle exprime un mal-être énorme. Parce que l'histoire de cette revendication, elle part certes d'un problème de vie dans les lycées, de conditions d'études qui sont parfois déplorables, et sans cela, l'état est aussi faible. Par contre, elle est l'expression d'une jeunesse qui est perdue. Pouvoir d'achat, très compliqué. Perspective d'emploi, très compliqué. Quel avenir on est en train de leur bâtir ? C'est aussi le doigt pointé vers nous. Tout cela. Et surtout, vous, Mme Marrèche, ça fait 25 ans que vous étiez investi en politique. Peut-être depuis Mitterrand, mais vous avez fait 25 ans. Entre temps, vous avez fait 25 ans depuis Mitterrand. Et sous Sarkozy, alors c'est vrai que vous étiez avec Sarkozy, vous êtes maintenant avec l'UDR, prochainement vous serez avec d'autres.
Nous,
on est toujours restés fidèles à nos idées. Par contre, oui, c'est sûr qu'il y a un cri, un cri d'alerte, un cri puissant. Donc arrêtez d'ambassier, je vous le dis, dans ces problèmes qu'il ne faut pas nier et qu'il faut régler par ailleurs. L'État en est grandement responsable. Mais que -nous comme réponse à cette jeunesse ? Et elle ne se limite pas aux conditions de vie dans les lycées.
Juste, je voudrais rajouter quelque chose sur les gens de vous exprimer. Je pense que ce problème a été très très mal abordé. Et là où je suis inquiet aujourd'hui, c'est de voir ce qui va se passer. Qu'est-ce qui se passe ? On est en train d'envisager effectivement 4 milliards de travaux, financer comment ? Sur l'épargne des Français. On est en train de se rendre compte qu'effectivement Parcoursup est une vraie galère et que le montage de Blanquer, c'est une catastrophe. Mais au lieu d'avoir tout de suite préempté le problème et dire effectivement, il y a trois difficultés, le nombre dans les classes, la problématique des régions via les travaux et le troisième sujet, Parcoursup. Au lieu de crever l'abcès, qu'est-ce qu'on a fait ? On ne s'en est pas préoccupé et aujourd'hui on vient comme des pompiers. Aligner 4 milliards d'euros, aligner des hommes, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on est en train de cultiver dans ce pays le rapport de force. Si je tape, si je râle, si je force, j'obtiendrai. Donc moi je pense qu'en termes de méthode, non seulement l'État était défaillant, mais j'estime que... Le rapport de force n'aurait pas dû atteindre ce niveau si on avait préempté dès le départ. Si le ministre éducation nationale avait préempté ces sujets, écoutez, on va les examiner de près. Parce qu'aujourd'hui, naturellement, c'est toujours la même méthode. Et après, effectivement, instrumentalisation. Et on descend, on voit très bien, on sait très bien comment ça se passe. C'est là qu'il fallait intervenir. Il y a quand même aujourd'hui,
le privé peut nous donner l'exemple. Il y a des entreprises privées comme la RATP qui ont travaillé sur les préventions des... Oui, mais des climatiques... bien sûr, des grèves, il y en a moins. Je pense qu'à un moment donné, l'État doit se préoccuper des signaux faibles quand il y a des revendications. Ça ne veut pas dire répondre aux revendications, à toutes les revendications, mais à un moment donné, on doit aussi être attentif. L'éducation, on sait que depuis des années, elle est de plus en plus mal. On sait qu'on a un manque de professeurs. On le sait. La faillite de l'école,
oui. C'est
pas la faillite de l'école. C'est qu'on a déglingué l'image des professeurs. Et oui, et plus personne ne veut le faire. problématique aussi sur l'état des bâtiments. Les régions, je crois globalement, ont quand même fait le nécessaire. La région Occitanie a déployé 800 000 euros pour... pour rénover les bâtiments. Il y a quand même des choses qui sont faites. Mais c'est vrai que quand j'entends que dans certains bâtiments, les filles ne peuvent pas aller aux toilettes parce qu'elles n'ont pas de toilettes, elles ont des toilettes communes avec les garçons, c'est quand même des problématiques qui peuvent être remplacées. C'est plus subtil.
Prenez Nantes. Nantes était l'un des plus beaux lycées de France. Il avait coûté 74 millions d'euros. Il était en bois. Il avait toutes les vertus écologiques, toutes les vertus des classes parfaites. Tout. Qu'est-ce qu'on a fait ? On a brûlé ce lycée. 74 millions d'euros. Donc aujourd'hui, ce que je veux dire, c'est... c'est que cette instrumentalisation, elle, elle est aussi extrêmement dangereuse, parce qu'elle nous coûte, à chaque concitoyer, encore des levées d'impôts. On est un pays, si on regarde le budget éducation national, ils
ne sont pas capables d'avoir des revendications. Je ne parle pas des jeunes, je ne parle pas du sujet. C'est l'instrumentalisation
qui met
le feu, si on voulait une image. Ne
parle pas sur le surmode, parce qu'en Ontario... En même temps, c'est un débaccadère, donc il
faut quand même qu'on soit...
C'est important. On a fabriqué des illettrés depuis des années. On a eu combien de ministres de l'éducation nationale ou divers que les autres avaient des programmes stupides. On veut absolument que tout le monde ait le bac et on voit bien que le niveau n'est pas là. Quand vous dites que les pauvres, c'est vrai qu'ils ne trouvent pas de boulot, mais parce qu'ils n'ont pas le niveau. La difficulté, même dans le numérique, j'étais très frappée de voir ça. Je ne sais pas, je digresse un peu, mais c'est quelque chose qui est un vrai
problème. Très rapidement, parce qu'on a beaucoup de choses à voir. 36
% des Français ne savent pas se servir des plateformes numériques. Je ne parle pas des réseaux sociaux, tout ça, tout le monde. On a compris.
Les plateformes, il y a une fracture numérique. Parcoursup est un exemple
et tant d'autres choses. Y compris les jeunes. J'ai été très étonnée. J'ai vu cette analyse qui est très importante. On a fabriqué des gens, malheureusement, qui n'ont aucune compétence. Et aujourd'hui, ils sont évidemment en erreur totale sur le plan du travail. Parcoursup, ce n'est pas
la fracture numérique. Non, mais ça, c'est le problème
de l'orientation. On leur a imposé des orientations qui ne leur conviennent pas. Par défaut, c'est inadmissible. Mais d'ailleurs, c'est un problème partout. Je m'excuse, je fais une étresse. On n'a plus personne. L'État ne répond pas. Vous n'avez que des plateformes, des robots qui vous répondent, et ça, ce problème, le rencontre tout le monde.
Vous êtes d'accord sur ce point, mais au-delà de ces manifestations, il y a une question qui revient régulièrement, et vous parlez de signaux faibles, c'est un signaux plus qu'important, c'est de la confiance entre les citoyens et leurs représentants, les gouvernements en charge, les majorités se fragilisent, mais la contestation, elle demeure plus vivace que jamais. Alain Botte, sommes-nous entrés dans une crise durable ? de la représentation politique ?
sûr, mais durable. Ça ne fait que trop longtemps qu'elle dure, cette crise de représentation. Nous avons plus de 15 ans. Il ne faut pas généraliser non plus. Il faut arrêter les caricatures, parce que c'est ce style de caricature qui amène à ce que, justement, on s'écarte des vrais sujets. Oui, effectivement, nous avons un problème de représentation politique. Contrairement à ce que j'ai pu lire sur le compte Facebook de Mme Barège, moi je ne suis pas macroniste.
Pour
autant, je ne suis pas macroniste. Vous avez annoncé
aux municipales que vous étiez apolitique. Aujourd'hui, vous êtes président du groupe des radicaux de gauche. Je ne suis pas macroniste.
Vous dites que je suis macroniste. Je ne suis pas macroniste. Je n'ai jamais dit que j'étais apolitique. J'ai dit que j'étais hors des partis. C
'est une liste apolitique. Hors des partis,
Mme Barège. Les mots ont l'importance. C'est comme ça qu'il y a plus de confiance. Le principe de, on le voit bien, un parlement hors sol, une représentation qui est de plus en plus diluée. Pourquoi ? Mais tout simplement parce que le monde économique ne s'intéresse plus à la politique. Les gens qui en étaient acteurs investis n'y vont plus. Il y a une rupture parce que derrière... Il y a cette faiblesse étatique qui amène à ce qu'aujourd'hui, les partis ne tenant quasiment plus rien, tous les projets qui partent du terrain sont aussi dilués. On est dans un chaos.
Et d'un
chaos... Malheureusement, tout peut
sortir. Thierry Deville, quelle responsabilité les partis traditionnels portent-ils dans cette défiance ? Est-ce qu'ils ont une responsabilité d'ailleurs ?
Tout le monde a une responsabilité, mais d'abord la première réflexion, il y a 30 ans, 40 ans, lorsqu'on faisait l'ENA, C'est simple, on regardait les promotions, on était attiré par deux types de métiers. On était attiré par la vie politique et on était attiré par l'administration. C'était l'un ou l'autre. Je prends des gens comme Juppé, des gens comme Fahius, peu importe les partis. Des gens qui avaient quand même un vrai corpus fondamental. Aujourd'hui, tous ces gens-là, vous savez où ils vont ?
Lorsqu
'on intervient comme moi dans quelques grosses entreprises, on reçoit les CV. Vous les recevez dans les gros conseils d'administration, des grosses structures internationales. Et ils viennent se vendre en disant, petit 1, rachetez-moi mes études, petit 2, je bosse pour vous. Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que notre élite aujourd'hui qu'on a fabriquée pour faire ou de l'organisation politique ou de l'organisation administrative a disparu. Et derrière, on a quoi ? On a un hôpital en faillite, on a une justice, une justice. qui est à l'eau, parce qu'il y a un vrai problème de moyens. On a une école, on en a parlé, et pour autant, on met d'énormes moyens. Si on fait des comparatifs dossier par dossier, par exemple l'éducation nationale, ça serait très intéressant de regarder les coûts moyens. On voit que ce n'est pas qu'un problème de moyens. C'est un problème d'organisation des moyens. Et ça, c'est une vraie difficulté, une vraie réflexion. Donc aujourd'hui, est-ce que les partis politiques, on voit bien qu'ils sont déliquescents, puisque je prends la... Je ne veux pas faire de politique primaire. Lorsque je regarde la primaire actuelle, j'ai d'un côté le Parti Socialiste avec Olivier Faure, qui est en tête de Gondole, qui est le patron du PS, une primaire à gauche, et celui qui sort, c'est Place Publique, M. Glusman. Je n'ai rien contre M. Glusman, mais qui va quand même ratatiner au premier tour le représentant du Parti Socialiste. On a bien la preuve ici. Et ce problème, on l'a à droite. On peut parler de la droite et du centre. On peut parler de la rotation. Attendez, ce problème, on va en parler, bien sûr. Ce problème, on l'a. On l'a au moins clarifié les choses. Je crois qu'effectivement chacun ça part de responsabilité. Le sujet c'est quand même
cette faiblesse de l'Etat et qu'est-ce qui concourt à ça ? Et le politique, malheureusement, aujourd'hui concourt à cette faiblesse-là. Je ne dis pas que... Je suis d'accord avec Thierry. Le gouvernement Génarque, on a atteint ses limites. La complication via toutes ces jazances, etc., oui, il y a beaucoup de moyens, mais il y a aussi beaucoup de filtres. Et chaque filtre retient une part de ses moyens. Éric Rény, est-ce que les partis de
gauche sont encore entendus par les catégories populaires ? On le voit, c'est quand même la difficulté, on ne va pas se le cacher. On voit très bien que les partis de gauche, mais pas que les partis de gauche, je crois que les partis traditionnels ont perdu de leur superbe. Je crois aussi qu'il y a eu un manque d'adaptation de leur logiciel d'idées aussi. Donc, bon, moi je vais parler aussi de notre candidat, puisque c'est Raphaël Glucksmann, que c'est quelqu'un qui n'est pas énarque, qui ne vient pas de l'énarchie. et qui n'est pas quelqu'un qui a traîné ses guêtres dans tous les ministères. En Georgie. Oui, si vous voulez, mais c'est pas... C'est un fameux ministre
en Georgie. Mais en
fait, c'est quelqu'un qui est nouveau en politique. Il a quand même été candidat aussi aux Européennes. Il a fait un bon score. Et il est le candidat, en tout cas, aujourd'hui, de la gauche. Et nous, il est incontestable que c'est notre candidat. Mais ce ne sera peut-être pas le seul à la fin. Ce ne sera peut-être pas le seul, nous verrons. Mais en tout cas, la primaire était ouverte à ceux que vous voulez. Peut-être que la
vieille politique avec M. Hollande va reprendre ses droits.
Qu'importe M. De Ville déjà. Avec M. Rotaillot, M. Lusnard et les autres. J'ai aucune difficulté. Quand vous allez m'interroger, vous verrez,
il n'y a pas de difficulté. Une question, Brigitte Barèche, avec une réponse courte, si vous voulez. Quelles mesures vous prendriez-vous pour, en priorité, répondre à cette colère sociale ?
Déjà, je voudrais remettre en place la loi anti-casseurs. Franchement, cette loi d'indication qui avait été régée à l'époque de Pompidou, qui permettait... C'est vrai qu'elle est une loi d'exception. C'est-à-dire que le principe en droit pénal, c'est qu'on est responsable de son fait personnel. Cette loi, elle avait été érigée après les événements de 68, et elle avait fait son rôle, elle avait tenu son rôle. C'est Mitterrand bien sûr qu'elle a aboli quand elle est arrivée en 81, et je le regrette parce qu'aujourd'hui, on est en train de faire une loi anti-casseur light, c'est-à-dire une loi anti-pilleur, un casseur-pilleur. C'est-à-dire qu'en gros, qui casse, paye. On a érigé dans cette loi qui n'est pas encore passée, puisque la gauche évidemment est contre, la responsabilité civile. Mais il faut aller plus loin. Parce que tous ces types encapuchonnés, pour les attraper, c'est impossible, vous le savez très bien. Vous repérez donc. Vous avez donné une manifestation. Il y a des manifestations. Vous prenez le risque d'être pris, et même si ce n'est pas vous qui avez cassé la vitrine, c'est vous qui serez responsable. C'est ça le principe. Et croyais-moi qu'il y en aura un peu moins de manifestants. On est complètement débordés par ces Black Blocs, je le redis. Franchement, qui viennent d'ailleurs d'Europe, de partout, pour casser tout simplement, et pour renverser un système. Ce sont des anarchistes aujourd'hui qui veulent prendre le pouvoir. Cette
loi anti-casseur, finalement, est-ce qu'elle ne va pas rendre une manifestation compliquée, difficile à mettre organisée ? Au contraire, je pense qu'il
y aura moins de monde déjà. Il y aura moins de monde. Et puis, comme le disait, quand on met les moyens, quand même, ils y sont. C'est-à-dire qu'on commence à parfouiller les sacs à la sortie des mét à la sortie des trains, on peut le faire. Bon, ça coûte cher à l'État, quand même. Mais je pense sincèrement qu'après, ça permettrait aux juges, parce que la difficulté, on n'en parle pas, c'est la réponse au judiciaire. Pourquoi on a tant de gens ? Parce qu'ils savent qu'ils ne risquent rien. Aujourd'hui, l'héritage, quand même, de l'ordre, est-ce que le mot de rappelé, et de Mme Taubira, c'est quand même d'avoir supprimé les places de prison, c'est d'avoir supprimé les peines
planchées,
c'est d'avoir considéré que la prison n'était vraiment l'exception, qu'il fallait absolument des alternatives aux poursuites, des bracelets, des trucs et des machins. personne n'a peur de l'État. Ils savent qu'ils peuvent, en toute impunité, casser, piller, violer. C'est toute la difficulté de la réponse judiciaire. Ce n'est pas la faute des juges, c'est la faute de la loi. Et quand je dis que Macron est un socialiste, c'est que... Quand Taubira a pris ses lois dès le départ avec Hollande, eh bien, quand Macron est arrivé au pouvoir, il n'a rien changé. Donc, il est dans l'héritage total de ces 15 années qu'on subit.
Eric Rény. Sarkozy, il a changé quoi ? Mais non, excusez-moi. Moi, je rappelle quand même... Qui
a
supprimé
la police de proximité, si ce n'est M. Sarkozy ? Qui a diminué les moyens de la justice, si ce n'est M. Sarkozy ? Mais je dirais que, attendez, au-delà de ça, au-delà de ça, au-delà de ça, au-delà de ça, puisque j'ai la parole... Au-delà de ça, si je la proche à la parole,
on doit répondre aux questions. 80 000 places de prison. Aujourd
'hui, la question qui se pose, c'est quels sont les moyens qui doivent être dévolus à la justice et à la police. Je dirais quand même que vous dites, il n'y a pas grand chose. à faire. Si, il existe des techniques aujourd'hui de traçage sur les personnes qui pillent, on peut le mettre en place. Bien sûr que oui. Mais votre argumentation se base sur le fait que si on attrape tout le monde, les gens viendront moins. Je suis désolé, mais il y a aussi le respect de ceux qui viennent manifester. Il y a ceux qui manifestent tranquillement et pacifiquement. Pour cela, il faut quand même leur garantir le droit à manifester. On peut avoir une
approche. On peut essayer d'avoir une approche intellectuelle de la justice. Il y a une approche pratique, c'est le tribunal correctionnel. Je vous conseille d'y aller. Tous les politiques devraient y passer des jours et des jours. Pourquoi ? Lorsque vous avez aujourd'hui des procureurs de la République, et lorsque vous discutez avec eux, ils vont vous dire quoi ? Alors certes, l'alternative de la prison, mais la prison. Imaginez que vous êtes procureur de la République, vous voulez les mettre en prison. Vous savez ce qui se passe, M. Rénier ? Ce n'est pas la faute des magistrats, ils ne peuvent pas. Partir en prison. Et vous savez pourquoi ils ne peuvent pas partir en prison ? Parce qu'il n'y a pas de place. Donc aujourd'hui, M. Hollande, je lui en veux beaucoup, ces 3 milliards qu'il a désinfecté en 2012, il a désinfecté 3 milliards d'euros qui étaient fléchés dans le budget de l'État. Et ça, c'est une grosse
erreur pour construire des prisons. Alain Botte, écoutez, encore une fois, j'écoute ça, ça devient du spectacle. Mais c'est exactement ce qui est en train de tuer notre pays. à force de tout vouloir politiser, on oublie que sur la sécurité, Madame Marais, j'arrête de rigoler, vous êtes ridicule, à force de tout vouloir politiser, le premier principe de la République, c'est de garantir l'ordre à ses concitoyens. Ça, on est tous d'accord là-dessus. Mais il faut donner les moyens. Mais bien sûr qu'il faut donner les moyens. Mais on est tous d'accord. On est tous d'accord, c'est pas une histoire de droite ou de gauche. Il y a eu des prises de position par des gouvernements, par d'autres, etc. Aujourd'hui, l'urgence, ce n'est pas de refaire les matchs. L'urgence, c'est de se dire, quelle réponse apporte-t-on ? Et vite ! Pourquoi ? qu'on ne va pas entamer ce débat ici, mais le mal est beaucoup plus profond. On a un problème d'éducation. Le socle familial a explosé. Cette éducation, quand elle, finalement, est désavouée, arrive à l'école, c'est pas la faute des enseignants qui font tout leur possible, mais il faut quand même prendre en considération que ce manque d'éducation se traduit plus tard par une inculture. Et cette inculture amène à des attitudes, à des situations, malheureusement, déviantes, violentes. Et c'est notre République qui est en danger. Aujourd'hui, je suis désolé. Arrêtons de nous chamailler en reprenant le passé, etc. Apportons vite des réponses. Oui,
changeons le système, exactement.
Il y a une part du système, mais il y a aussi une part de l'ADN.
Pendant que la contestation se poursuit dans la rue, les députés tentent de construire un budget pour 2027 et les accords restent considérables. L'examen du budget se poursuit à l'Assemblée nationale. Le gouvernement souhaite ramener le déficit public à 5% du PIB. Mais les discussions sont difficiles. Dans une assemblée sans majorité, la recherche d'un compromis s'annonce particulièrement difficile. Thierry Devis, ce budget est-il encore susceptible de réunir une majorité selon vous ?
Je vais vous surprendre, mais je l'ai trouvé ce budget... Je trouve que la discussion budgétaire est très intéressante parce qu'enfin... Mais elle est toujours intéressante. Enfin, je commence à comprendre... Et là, en face de moi, Brigitte Barège, je commence à comprendre qu'effectivement, on aurait fait une grande primaire, nous, les Républicains, avec l'ISNAR et l'UDR. Et quand je vois l'UDR avec le Rassemblement National, j'ai du mal à comprendre. Je vais aller au bout. J'ai regardé de près le contre-budget du Rassemblement National. Je ne vais pas faire l'outrance de parler de la retraite à 60 ans, 62 ans. On ramène la retraite à 60 ans, voire 62 ans, et on fait 20 milliards d'économies. Je ne fallait pas parler de ça. Je vous parlais de quelque chose sur lequel vous étiez le chantre de la défense des collectivités locales. S'il y a bien quelqu'un qui les a défendus, c'est vous. Je me souviens que vous êtes monté au créneau pour François Hollande, qui a eu l'outrecuidance d'enlever 10,7 milliards sur la période 2012-2017. Ensuite, les contrats de Cahors.
Vous avez oublié les contrats de Cahors. Voilà.
Et donc, vous êtes allié avec le Rassemblement National. Et là, je suis tombé de l'arbre. Parce que j'avoue, j'ai essayé de regarder le travailler. Le contre-budget de vos amis propose sur la première année 2027 8 milliards d'euros d'économies sur les collectivités locales. Il propose 12 milliards d'euros dès 2028, de manière croissante jusqu'à 18,4 milliards d'euros en 2031, c'est-à-dire... que ces collectivités vont consacrer la totalité de leur capacité de financement et aujourd'hui, mieux que ça, cerise sur le gâteau, vos alliés, Madame Barège, vont proposer la fin de l'intercommunalité, suppression des agglomérations, suppression des communautés de communes, suppression des métropoles. Comment pouvez-vous porter un projet pareil ? Le contre-budget a été fait avec l
'intelligence artificielle. Monsieur René, vous êtes prévus
pour prendre la parole à... Après Alain Botte, est-ce que vous voulez répondre à Thierry Duville ? Ce que
vous voulez, moi il m'interpelle, je réponds. Alors il y a deux sujets dans un. Je commence par le dernier, c'est le millefeuille administratif. Le millefeuille des collectivités locales. Je suis totalement d'accord. Je l'ai prôné pendant les élections sénatoriales. Il y a un étage de trop entre la commune, l'intercommunalité, le département, la région, sans compter qu'à côté de ça, il y a les stratégies. Non, moi je suis pour les communes. Je suis pour les communes. Donc vous supprimez ça. Moi, personnellement, je ne sais rien à dire. Ce n'est pas Brigitte Barèche qui va décider. L'idée d'Éric Souty, c'est de supprimer le département et la région, et de créer des provinces, avec ce qu'avait prôné Nicolas Sarkozy, vous savez, le conseil territorial, qui était à la fois départemental et région. Mais c'est la version de l'église. Personnellement, moi, personnellement, et c'est une ancienne présidente de la GLO, et c'est une ancienne présidente du SCOT qui vous le dit, je considère que ces étages sont... énorme et complexifient énormément les choses, vous le savez très bien, notamment au niveau des finances, mais au niveau, par exemple, de l'urbanisme. Moi, je me suis beaucoup battue sur les questions d'urbanisme, toutes ces normes environnementales que nous ont pondues les écolos, les copains de François Hollande et de ceux de Macron et qui ont surenchéri et complexifié à l'extrême droit de l'urbanisme. Je ne vais pas parler du ZAN, vous en avez entendu parler certainement. Et donc, qui se gère maintenant au niveau d'un périmètre comme le SCOT, qui va se gérer au niveau d'un périmètre comme l'Interco, alors que chaque maire est à même, je pense, sincèrement, de gérer ses problèmes d'urbanisme et de faire attention à ne pas trop consommer l'espace. Ça, c'est l'exemple du Zannes. Sur le milieu administratif, c'est un grand débat qu'il faudra avoir. Je ne parle pas du milieu administratif, je parle des moyens en collectivité. Chacun a son domaine. Moi, je vous ai donné ma position. En tout cas, on a compris.
Suppression, Mme Barrage. Par contre, sur les finances. Parlez-nous des finances. Alors,
contrairement, je pense qu'il allume...
On est d'accord, on a un barrage, suppression des régions, suppression des départements. C
'est ce que vous... C'est ce que vous... Vous êtes d'accord avec ça ou pas ? La région est trop grande, trop vaste. Mais c'est quoi le projet en fait ? Et on a un exemple avec la nôtre qui est la plus grande de France. Et le département est peut-être trop petit. Donc l'idée c'est un truc intermédiaire entre le département et la région. Et c'est le projet de Mme Le Pen ? C'est un projet de Mme Le Pen. C'est un
projet de Mme Le Pen. C'est pas le projet de Mme Le Pen.
Écoutez, il faut... Je pense... On en a fait tellement de réformes sur le plan territorial. Il faut y réfléchir de façon posée. Ça me paraît raisonnable. Mais moi, je crois qu'il ne faut surtout pas supplémer les communes. Vraiment, je me suis rendu compte, pour avoir signé ce département, qu'heureusement qu'on a des maires dans les endroits les plus désertiques. Ce sont les seuls pays de la République.
Sur les finances, je vais vous
dire, le budget de M. Macron... Pas de ça, ce n'est pas ma question. Tu permets, je réponds quand même sur le sujet. Le sujet de M. Macron, en 2017, ne sera pas voté. Le budget, oui. Pas plus que d'ont été votés les précédents. Pourquoi ? Parce qu'il prévoit... 48 milliards d'euros d'impôts supplémentaires et 41 milliards d'euros de dépenses publiques supplémentaires. Nous, depuis le début, nous disons, et notamment avec Eric Ciotti, qu'il faut absolument commencer par supprimer la dépense publique, d'essayer partout de récupérer de l'argent qui est dépensé à tort et à travers. Jean-Luc Popov a les 1200 agents sous l'État placer tous ses petits copains, les copains de Macron, essentiellement, et qui nous coûtent très cher. L'exemple le plus caricatural, c'est celui de Bayrou, le commissariat au plan. qui coûtait 250 millions d'euros de fonctionnement par an, qui n'a servi à rien. Mais il y en a tant d'autres, je ne vais pas toutes les énumérer, mais vous connaissez mieux évidemment l'ARS. On a plus de fonctionnaires à l'ARS qu'il y a de soignants, alors que c'est une véritable calamité depuis qu'on a créé l'ARS. Il y en a 1 200, et donc là, vraiment, il y a des grosses économies à faire, parce qu'il faut commencer par là. Pourquoi est-ce que l'État demande aux collectivités, il veut leur fonctionner de l'argent ? Vous avez raison, dans le projet d'ailleurs de Macron. budget 2027, qu'est-ce qui est encore prévu ? C'est de prendre, et je suis vraiment, je me suis battue, vous avez rien de rappeler, sur le contrat de Cahors, où on voulait nous enlever de l'argent au motif qu'on avait fait tour de défendre. Et bien justement, 2027, M. Macron, que vous défendez aujourd'hui, vous êtes... Mais non, mais vous
êtes
là, vous êtes... Vous allez faire une première de la droite et du sein.
Madame Barège, à ma question simple, Hollande enlève... 10 milliards en 5 ans et votre parti, le rassemblement national, votre anier, propose d'enlever 8 milliards d'eux pour 2027 jusqu'à
18 milliards.
Mais ce n'est pas faux ce soleil. Votre contre-plan, c'est le contre-plan. Vous ne répondez pas à ça. Vous avez des reconjoints, vous avez des gens, c'est purement électoral. Monsieur Deville, laissez terminer. Vous n'avons pas qu'on puisse parler du vrai
sujet. Ce n
'est pas la démagogie, vous n'y répondez pas. Vous n'aimez pas qu'on vous bouscule.
Les collectivités, c'est ça, je vous pose une question précise. Le projet de loi de 2027 de Macron, nous ne l'accepterons pas. Pourquoi ? Parce que précisément, il va encore ponctionner les collectivités locales de 5,5 milliards d'euros avec une nouvelle contribution qu'à l'époque s'appelait le dilico et qu'aujourd'hui s'appellera la nouvelle contribution progressive de l'article 37. C'est la même chose. On va en ponctionner également le fonds, le FCTVA, vous savez ce que c'est, c'est le remboursement que doit l'État aux collectivités locales sur les dépenses de TVA qui a été allongée. Au début, elle a remboursé au bout d'un an. deux ans, ça va être carrément supprimé. On va aller vers 2 milliards. Au total, c'est 5,5 milliards d'euros que le gouvernement... veut ponctionner sur les collectivités locales. C'est 8 milliards de... Non, c'est pas vrai. Mais c'est le contre-plat. C'est ce qui est écrit dans le contre-budget. Il est incohérent le
contre-budget, je suis désolé. Oui, le vote,
il n'est pas mieux. C'est ce qui est écrit. Vous continuez à dépenser plus. C'est la réalité.
C'est la réalité. Est-ce que vous avez terminé votre... Je dis simplement que
ce budget ne sera pas plus voté que les précédents puisqu'elle a augmenté les impôts de manière conséquente et il augmente les prélèvements sur les collectivités. Et il augmente la dépense publique. Ça ne peut pas marcher. Nous, on prend la fin de la dépense publique inconsidérable qui nous a mené à payer 81 millions d'euros rien que sur les intérêts de la dette qui avoisine les 3,7 milliards.
Est-ce que la gauche peut continuer à défendre le service public sans proposer, elle aussi, des économies ?
Des économies, oui. Mais
forcément, on est tous conscients de la situation du pays aujourd'hui. Et la hauteur des déficits est à 3400 milliards d'euros. Donc forcément, il y a des choix dont vous êtes responsable également. Mais si vous voulez qu'on se jette les responsabilités à la figure... On peut passer notre temps à ça, mais je ne crois pas que ça fasse avancer le débat. Ce qui compte, c'est savoir ce qu'on va faire demain. Donc oui, bien sûr qu'il va y avoir... Il va falloir être soucieux des deniers publics, forcément, donc pas dépenser à tout va. Des économies, évidemment. Songez aussi, vous parlez du millefeuille administratif, forcément, il y a des choses à revoir là-dessus. Sur l'organisation de l'État et de la décentralisation, il y a des choses certainement à revoir. Après, il y a un élément aussi dont on n'a pas parlé, et c'est quand même le changement climatique aussi sur lequel il va falloir arriver à développer. Raphaël Duxman propose un million de voitures électriques à échange du quinquennat, avec un leasing social à hauteur de 100 euros, pour justement permettre à beaucoup de gens d'investir là-dessus, d'avoir une voiture électrique, et ensuite de permettre aussi à notre industrie de repartir. Parce que c'est aussi un enjeu pour la France. Alain Botte, quelles dépenses
importantes seriez-vous prévues à défendre ?
'abord, je me demande quel serait ce débat si nous étions 5 ans avant une élection présidentielle. Parce qu'effectivement, on voit que chacun campe sur ses chiffres. Oui, on est tous d'accord pour dire que sur le fonctionnement de l'État, il y a du fonctionnement repéré. Oui, on a créé tous ces filtres, je le disais tout à l'heure, qui amènent à ce que la manne, parce qu'elle est importante la manne. La contribution individuelle et collective est très très très forte. Aujourd'hui, la rétribution n'est pas liée à l'attente que se font les gens, les donateurs, malgré eux parfois, de ces montants-là. crois qu'il faut aussi essayer de... d'avoir une vue beaucoup plus large que de rentrer de suite dans tout détail. Quand on veut tuer un projet, on rentre par les détails. Il y a la dépense publique. Ça, c'est inévitable. Il y a aussi comment on encourage un avantage de création de richesses. Je ne dis pas forcément, je ne suis pas sur la thématique du partage de la richesse, comme certains le sous-entendent. Mais il faut aussi créer les conditions dans ce pays pour que l'activité... cette activité générant du pouvoir d'achat, ce pouvoir d'achat générant une dynamique économique, soit un peu plus efficiente. Là aussi, il y a peut-être, pour le coup, pas forcément des économies, mais des déplacements de fonds à opérer sur des dotations pour encourager cette dynamique-là. Mais, j'y reviens, ne nous trompons pas de l'essentiel. S'il y a deux domaines, est essentiel de revoir nos politiques d'accompagnement financier, ce sont l'éducation. La sécurité et la santé. C'est trois maillons de notre chaîne républicaine qui aujourd'hui sont effectueux.
Il y a deux façons de construire un compte de résultats. Mais de l'argent sur l'école ça sert
à rien. Mais non,
vous le dépensez mal, c'est tout. C
'est vous qui gérez
les écoles,
c'est pas moi.
On va pas en parler parce qu'on pourra en parler. Il y a deux façons
de
bâtir un compte de résultats. On peut toujours s'intéresser aux produits mais il y a aussi les charges. Lorsqu'on regarde le budget de la France, 800 milliards pour un peu plus, c'est le budget des affaires sociales. A l'intérieur, il y en a 400 milliards pour la retraite. Il est urgent. mais urgent que de façon responsable, quel que soit le pays de droite ou de gauche, tout le monde pense qu'en vivant plus longtemps, on doit naturellement décaler l'âge de la retraite. Ça me semble une évidence. Non ? Il y a un énorme travail à faire sur le sujet. Et c'est vrai que, je n'ai pas compris la subtilité, mais peut-être parce que je ne suis pas très brillant, je ne vois pas comment le Rassemblement National, qui propose une retraite à 62 ans, voire 60 ans, fait 20 milliards d'économies sur ce sujet. Mais c'est autre chose. Le RM
qui n'est pas d
'accord
avec
Eric
Sauti
sur le problème de retraite. Ensuite, il en reste 400 milliards. 400 milliards aujourd'hui, c'est quoi ? Lorsqu'on paye un salarié, on lui donne 100 euros brut. Il en a 80 avant l'impôt, et ça a coûté à l'entreprise, ces 100 euros brut, plus de 150 euros. Et après l'IRPP, après l'impôt seul revenu, il va y en rester peut-être 60. Ça veut donc dire qu'on a une disparition colossale, par le biais de prélèvements sociaux, de richesse. On vit en fait dans un modèle qui a été construit dans les années 60, plein emploi, baby boom, tout à l'avenant. On n'est plus là, donc il faut remettre... par terre la totalité du budget social sur les modalités. C'est plus de 800 milliards d'euros. Je vous rappelle qu'on a fêté l'an dernier, 2025, les 50 ans de notre grande réussite, 50 ans de budget français approuvés en déséquilibre. Imaginez, dans une entreprise on passe une année, deux ans, à la troisième on est mort. 50 ans comme ça. Naturellement, on commence à emprunter pour payer nos fonctionnaires. Au mois de juin, on va lever plusieurs centaines de milliards d'euros, je crois que c'était 350 le dernier emprunt, pour payer nos fonctionnaires. Donc si on n'est pas tout à plat, et si aujourd'hui on ne reprend pas notre modèle au total, on ne change pas de logiciel, on va à la catastrophe, et de toute façon, on sera rattrapé par la patrouille, c'est-à-dire l'ensemble des réglementations
à
la fois européennes et mondiales, et donc il y a plus qu'une urgence. Il y a une urgence aujourd'hui, et donc il ne faut plus faire de démagogie, il faut rentrer dans le lieu et travailler sur le faux.
Est-ce que c'est bien beau de parler des dépenses sociales ? Vous commentez, vous faites comme Macron, ou des grandes idées générales, vous ne rentrez pas dans le détail. Non, je ne commentez pas, mais je ne ment pas, moi, madame. Vous avez oublié de dire tout à l'heure que vous avez supprimé 10 000 postes avec Sarkozy de policiers et de janormes. Vous l'avez oublié, vous l'avez oublié. Quand bien nous coûtent les accords des viants, il faut en terminer avec l'Algérie, ça ne coûte trop cher. Est-ce que c'est nécessaire de faire la guerre à l'Ukraine ? Mais si, est-ce que c'est nécessaire de faire la guerre à l'Ukraine ? On parle de l'éducation de nos enfants,
avec l'école.
On sait qu'il n'arrive pas à se payer des prothèses optiques pour les dents, les yeux, les oreilles. Et à côté de ça, il y a des gens qui viennent se faire soigner gratuitement, qui viennent de tous ces pays du Maghreb. Il faut qu'on arrête. Même les Américains, maintenant, qui viennent se faire soigner en France. Non, il faut qu'on arrête à la dépense sociale, qu'elle soit mieux dépensée, mieux contrôlée. Et aujourd'hui, malheureusement, ce n'est pas le cas. Ça part de tous les sens. Et là, vraiment, il faut aller... Mais que la dépense sociale soit révisée, mais tout à fait, mais bien évidemment que la dépense sociale doit être révisée aujourd'hui, bien évidemment. Depuis 15 ans déjà. Et quand tu parles de 60, on a eu la raison limitèrement depuis 80. Ça n'allait pas mieux avant. Mais non, la dépense, vous êtes les champions de la dépense, les socialistes. Je
ne suis pas socialiste, madame. Non, madame, je suis radical. Je ne suis pas du tout socialiste. Vous ne
savez pas économiser. Vous aimez bien dépenser de l'argent des autres. Mais comme le dit très bien M. Deville, ce n'est pas un problème de recettes. On est champions du monde des impôts et des charges. La France, on a au moins une médaille d'or, c'est celle-là. Par contre, c'est un problème de maîtrise des dépenses. Quand vous êtes au gouvernement, pareil, madame. Non mais vous dites-en vous chaque fois, je vous dis vous. Mais je dis sincèrement que moi personnellement je vais vous raconter l'histoire et j'en suis moi-même, là j'ai honte effectivement. Très rapide. Très rapide. Un jour, quelqu'un me dit, j'étais députée à l'époque, tu te rends compte, on a appris que les ingénieurs qui arrivaient en France à l'âge de 60 ans, qui n'avaient jamais cotisé, ils touchaient une retraite immédiatement, dans les 15 jours, à l'époque, de 900 euros par mois. Je dis, non, ce n'est pas possible. Je demande à Xavier Bertrand, qui était ministre de la Santé et de la Sécurité sociale.
Macroniste encore.
Oui, un de plus. Vous êtes tous des Macronistes. Vous étiez dans un Macronif, il y en a un barrage. Moi, non, Xavier Bertrand n'a jamais été... C'est quelqu'un que je l'aime bien. Et donc, il me dit, oui, tu as raison, on va voir ça de près. Qu'est-ce qu'il me dit Ils ne toucheront pas au bout de 15 jours, ils toucheront au bout de 3 mois. Voilà les défaillances. Là, pour le coup, je suis effectivement, à ce moment-là, j'étais députée de ce gouvernement qui était chiracien. Mais tout le monde doit balayer devant sa porte. Mais je crois qu'aujourd'hui, le seul... Vous allez continuer. Qu'est-ce que vous allez proposer ? Tous ensemble, tous les macronistes, parce que c'est le front commun. Je ne suis pas un macroniste, madame. Je ne suis pas un macroniste, madame. Non, il n'y a pas de front commun. Ça vous fait plaisir.
Ça vous fait du bien de le dire.
Je prends un exemple précis. L'AME, l'aide médicale d'État, c'est 1,1 milliard. Attendez, je finis. C'est 1,1 milliard. Est-ce que ça peut être une bonne chose, oui, si tous les pays européens pratiquent l'aide médicale d'État ? Pourquoi pas ? Sauf que nous, on est les seuls. Donc naturellement, ce n'est pas la faute de ceux qui viennent se soigner. Ce n'est pas du tout la faute. Donc voilà un dispositif où il est européen. Ou on ne peut pas l'appliquer, parce qu'on ne peut pas accueillir toute cette misère du monde. J'aimerais
quand même revenir sur le sujet qui nous intéresse, parce qu'on peut digresser à l'envie, mais il y a quand même la problématique... Oui, mais j'y vais dans le détail. La vie chère, on en parle aujourd'hui, c'est quand même une des inquiétudes de nos concitoyens aujourd'hui. Et donc, c'est réduire, une des façons de faire, c'est réduire la différence entre le brut et le net. Donc, une des solutions qui est proposée, en tout cas que nous on propose, c'est de transférer la CSG vers une... taxation importante sur les très hauts patrimoines. De plus de 2 millions d'euros. On parle de très très peu de personnes. Parce qu'on va voir dans les années à venir une augmentation des hauts patrimoines. Donc il s'agit simplement de les faire participer à leur juste mesure pour financer une mesure qui est quand même... très attendu par les salariés.
Votre idée, c'est de créer de l'impôt sur de l'impôt. C'est systématiquement créer de l'impôt. Arrêtez de parler d'injustice. Est-ce que vous imaginez quelqu'un qui a un patrimoine de 2 millions, tout ce qu'il a risqué pour l'avoir ? Je n
'en dis combien pas, mais aujourd'hui... Plus on gagne et moins on paye en proportion de son revenu. Mettez fin à la gamme J
sur l'écologie. Même la Cour des comptes dit qu'on a trop dépensé sur le photovoltaïque, tout l'encouragement. Les 112 milliards d'euros, 113 milliards d'euros, c'est la Cour des comptes.
Vous faites comme s'il y avait trop d'écologie. Non, il n'y a pas trop d'écologie.
Mais là aussi, vous avez tout préimposé les énergies renouvelables, et c'est très bien, mais elles ne feront que 15% de la consommation d'énergie. Et il a fallu heureusement qu'on ait revenu au nucléaire. Heureusement. Encore une belle bêtise. Votre bilan à Montauban n'est pas terrible là-dessus. Tout ça, on le paye. Ces 3 700 milliards d'euros, ils ne sont pas arrivés comme ça. C'est parce que c'est toutes ces erreurs. Vous n'avez jamais été au pouvoir. Vous n'êtes pas des gestionnaires. On le sait, ça se saurait. Mais
vous l'êtes parce que la Cour
régionale des comptes
a quand même relevé l'endettement de la vie. Vous êtes très bonne gestionnaire. On
entend en tout cas, vous écoutez, la difficulté à trouver un consensus. Ça fait partie du débat. Dimanche dernier, on change de sujet, on bascule sur la présidentielle à venir dans quelques mois. C'est le
sujet indirectement. On a fait que parler de ça. On ne parle que de ça.
Tout est politique. Dimanche dernier à Orléans, Marine Le Pen, sa campagne présidentielle, elle a évoqué la perspective d'un coup. gouvernement d'union nationale en cas de victoire à ses côtés. Éric Ciotti, votre président a de nouveau appelé les élus des Républicains à rejoindre son alliance avec le Rassemblement National. On a entendu que vous appelliez... Ça,
c'est une déclaration
d'amour.
Dernièrement,
j'en ai reçu beaucoup,
Brigitte Barret, j'ai une déclaration d'amour maximum.
Brigitte Barret, est-ce que l'union avec le RN est désormais la seule voie possible pour la droite ?
C'est l'union des droites. Je ne veux pas la limiter. Elle n'en veut pas, Marine Le Pen. Moi, ce que j'ai aimé dans la démarche de ce type, c'est que quand on a vu comment, je les aime bien, mais tous mes anciens amis de LR se sont macronisés pour des places de ministres qui ne leur ont rien rapporté. Monsieur Ciotti aussi s'est rapproché de Le Pen pour avoir un poste. J'ai beaucoup d'admiration. Moi, j'ai vu comment elle a été matritée par Macron par rapport à l'Algérie, par rapport à tant de sujets. Je l'ai soutenu quand j'étais députée, notamment sur le texte sur la lutte contre l'arco-trafic. Je pense que malheureusement, tous ces gens-là se sont décrivés. Ils sont comptables aujourd'hui du bilan de Macron. Mais M. Chuty avait toujours dit qu'il ne voulait pas faire alliance avec Mme Le Pen. L'idée, c'est de dire nous ce qu'on veut. C'est un vrai changement. Ce vrai changement, il ne peut pas passer par les vieilles recettes. Il ne peut pas passer par les vieilles façons de faire la politique. Il faut vraiment un changement radical. Pour ce changement, il faudra du courage. Et aujourd'hui, Marine Le Pen est la seule à incarner cette volonté de... redressement du pays. Donc, dans ce cas-là, moi, je suis avec Éric Sotty derrière elle, mais je vous espérais que d'autres nous rejoindront. Et d'ailleurs, j'en veux pour preuve déjà ce qui se passe au niveau local. Aujourd'hui, pardon de le dire, même quand je vois que ce pauvre Clarisse Lande, nommé secrétaire départemental, n'a eu que 20 likes. Ça donne un état des lieux des militants à l'air sur le département. Mais ça, excusez-moi, mais tout le monde m'en fiche de ça. Bon, enfin, bon, bref, c'est des petites histoires politiques. C'est de la peau de la ceinture. Mais non,
je compte les militants à l'air qui nous ont rejoint. Aujourd'hui, vous faites marcher votre... Vous faites tout marcher en
sous-machine, c'est pas bien. Moi, je comprends. Je la comprends. Je pense qu'elle s'annuit. Elle a perdu tous ses mandats. Son candidat a été élu avec 36%, elle a été battue au sénatorial, elle s'ennuie. Donc à quel point il n'y a plus de cette histoire ? Il faut arrêter. Arrêtons. Vous voulez que je vous
dise, pourquoi vous mettez le mot humaniste chaque fois ? Est-ce que Jean-Michel Baylé a un problème avec le passé de l'ADP ? Vous avez eu la question ? Avec M. René Bousquet qui a dirigé ce... Mais vous êtes minable. Je me suis toujours demandé... S'il ne voulait pas quelque part, les ministres de l'Union nationale de la pavure de la Dépêche du Migli a été pilotée par son équipe. Est-ce que vous êtes
certaine, madame ? Excusez-moi, madame Barège, quand vous étiez maire de Montauban, est-ce que vous étiez certaine que dans tous vos colissiers, ils étaient tous irréprochables ?
Il n'y
avait pas de... Non, jamais. Alors, s'il vous plaît, vous êtes minables. Il a
été opportunément assassiné au moment où il devait rendre des comptes. Oui, évidemment.
C'est pas la retour du débat, franchement. C'est très très grave ce qu'on dit. Moi, je n'ai pas peur du débat. Je note que vous vous ennuyez, pour dire des bêtises comme ça. Je ne m'ennuie pas. Je ne m'ennuie pas, M. Bosch.
J'ai de la mémoire.
Thierry Duvelet, vous avez entendu Brigitte Barrette qui vous tend les bras. Est-ce que vous refusez l'alliance ? Je vais
essayer, peut-être, si vous permettez, deux secondes, d'élever le débat. Pas l'intellectualiser, l'élever. On va reparler tout à l'heure du vote des ouvriers. C'est intéressant, le vote des ouvriers. 40% des ouvriers français votent pas communistes, votent pas LFI, votent Marine Le Pen. Donc naturellement, Marine Le Pen sur les sujets régaliens, sur l'autorité de l'État, effectivement, sous ce prisme-là, va retrouver beaucoup de républicains, jusqu'à Nouvelle Énergie, jusqu'à tout le monde. Par contre, dès qu'on va arriver sur les sujets sociaux et économiques, et c'est toute la différence, Madame Barège, ces sujets-là... Je viens, je les ai sous les yeux quand je parle des collectivités. 8 milliards d'eux jusqu'à 18 milliards. Ce que je veux dire, un autre sujet, la retraite. Pourquoi elle parle d'une retraite à 61 et à 62 ans ? Pourquoi son programme économique et social est
un programme de gauche ? Ce que vous ne savez pas, Mme Barège,
c'est qu'en soutenant Mme Le Pen, vous soutenez une politique sociale et économique de gauche, qui est exactement... Si vous invitez pas en économie sociale et sociale, c'est l'antithèse. C'est surtout l'émologique. Mme Barège, c'est l'antithèse. Je sais que vous aimez pas. Vous n'avez pas concret ce sujet-là. Tout le monde sait que c'est un vrai problème. Aujourd'hui, Éric Ciotti devrait participer à une grande primaire de la droite. Il devrait participer à
une
grande primaire de la droite, effectivement, mais pas celle du Rassemblement National. C'est ça qu'il devrait faire.
Aujourd'hui, vous faites de l
'opportunisme électoral, vous aurez certain de ma raison. Il va y avoir une vague. Madame Barège, Lorsqu'on essaie d'élever le débat, est-ce que le programme économique et social du Rassemblement national Ce programme économique social du rassemblement national vous convient-il ? C'est ça la question qu'il faut poser. Vous avez un voie. Répondez à cette question. C'est normal, vous ne voulez pas répondre. C'est normal, vous ne voulez pas répondre parce que ce programme de gauche, il ne peut pas vous correspondre. Vous n
'avez que cet argument. Mais ce n'est pas un petit argument.
Mais non, ce n'est pas un petit argument. Mais non, ce n'est pas un petit argument.
On arrive au terme de nos débats. Essayons d'être respectueux les uns envers les autres. Éric Grenier, vous vouliez prendre la parole.
Alors, j'avoue qu'avec tout ce qui a été dit,
je
suis perdu dans vos considérations pseudo-amicales d'il y a 15 ans. Nous, notre primaire, c'est fait. Nous, c'est clair.
Non, non, mais à droite, moi, je ne voyage pas, mais je ne sais pas
ce que M. Ciotti voyage, mais ça n'intéresse personne, franchement. Ce qui intéresse, c'est quand même qu'on parle du fourn. Eh oui, mais parlons-en du fourn un petit peu. Donc, je parlais tout à l'heure de la transition écologique. Je pense qu'à un moment donné, il y a aussi sur le pouvoir d'achat, sur toutes les sécurités. Mais oui, mais il faut parler un petit peu des sécurités. Cet été, Raphaël Guckman est venu à Bize Minervois pour rencontrer un certain nombre de personnes, dont... le président de la Chambre d'agriculture là-bas, dont le chef des pompiers, pour parler justement de la sécurité civile. Ça fait aussi partie, même si on arrive dans l'automne et l'hiver, aujourd'hui, d'une problématique qu'il va falloir traiter, parce que le changement climatique, il n'est pas derrière nous, il est devant nous, et on y est. Donc les moyens donnés à la sécurité civile sont aussi importants. Et donc il faudra aussi évoquer ce genre de choses. Merci. Brigitte Barrej, une conclusion très rapide, s'il vous plaît. Très rapide.
Je crois que par rapport au débat, les Français ne demandent pas aux responsables politiques d'être d'accord sur tout. Et aujourd'hui, sur les questions économiques, sur les questions sociales, bien sûr il y a débat, mais pour l'instant, ce qu'ils demandent... c'est d'avoir des politiques qui auront le courage, le courage d'assumer d'un plan difficile et d'assumer leurs décisions. Et ils ont bien compris que la seule à même d'incarner ce courage, c'est Marine Le Pen. Et je vous invite à venir interroger Charles Aloncle qui sera à Montauban la semaine prochaine, porte-parole à la campagne de Marine Le Pen qui pourra vous répondre sur le contre-budget, sur les réponses que vous n'avez pas obtenues.
Très rapidement une conclusion. La conclusion, c'est que nous sommes face à une échéance très importante, que nous sommes par ailleurs dans un chaos politique, et qu'aujourd'hui, il faudra avoir un peu la tête froide, essayer de se recentrer sur les points communs, parce qu'on est quand même sur des points communs, il y a des choses sur lesquelles nous sommes tous d'accord, sur l'ordre, sur la sécurité, sur le social, etc. Et puis peut-être faire en sorte que notre classe politique soit un peu plus à la hauteur des attentes et surtout des enjeux.
Surtout les radicaux de gauche.
Oh madame Borèche, vous êtes minable. Thierry Devine, conclusion.
Je pense qu'il faut... Le courage, ce n'est pas le contraire de la peur, c'est la capacité à la dépasser. Il faut du courage. Je reste convaincu qu'effectivement, il y a ensuite des problèmes d'appareil. Je suis conscience que le contexte, mais on est encore à 4 ou 5 mois d'élection présidentielle, pourrait paraître compliqué pour la droite. La droite républicaine, celle... ce que vous avez longtemps d'ailleurs incarné, sur les valeurs avec l'autorité de l'État, avec les rapports à l'immigration. Si on rajoute l'économie, je reste convaincu qu'on a tout à fait capacité à exister. Et j'ai confiance en Bruno Retailleau pour porter l'ensemble de ce projet.
On
en est bien heureux.
Merci. Brigitte Barèche pour l'Union des droites pour la République, Thierry Deville pour les Républicains, Éric Régnier pour Place publique et Alain Botte pour l'Union humaniste et républicaine d'Occitanie. Merci à tous les cas. Merci à vous. Je vous dis à très bientôt pour de nouveaux débats.
Avec plaisir.
Merci. Merci bien.
Reggae, l'ancien et la nouveauté. Toutes les musiques afro-caribéennes. T'es sur la bonne station. T'es collectée sur CFM Radio pour le Jam Rock Reggae Show. Et ça se passe tous les jeudis 20h, 21h massive. Alors monte le son, pousse les basses.
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