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Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquilly. Bonjour à vous Olivier Galzy. Bonjour Jean-François Aquilly. Vous êtes le maire d'Hiverdroite d'Avignon et vous vous exprimez ce matin en direct justement d'Avignon. Votre présence était j'imagine nécessaire hier. Votre ville avait connu le 17 octobre de véritables scènes d'émeute. Comment est-ce que ça s'est passé tout simplement hier soir Olivier Galzy ?
Bien, bien. On avait un dispositif qu'on avait déjà mis en place et prouvé il y a une semaine de ça, à la suite de ce qui s'était passé le 17, où effectivement personne n'avait rien vu venir. Et donc on était prêts samedi dernier, ça avait fonctionné, on a remis le même dispositif en place, ça a fonctionné aussi. C'est un dispositif qui a consisté à d'abord doubler les effectifs de... de police, mieux préparer la stratégie pour éviter effectivement que le centre-ville ne puisse être envahi, notamment par les casseurs. Alors c'est dommage pour les manifestants, ils en ont fait les frais, ils ont été cantonnés à l'extérieur des remparts, mais en tout cas le centre-ville commerçant, lui, du coup n'était plus en danger. Et puis à la mairie aussi, on avait mis en place une application pour les commerçants. sur laquelle ils se sont inscrits, et ils pouvaient nous signifier à chaque fois qu'ils voyaient quelque chose, à chaque fois qu'il se passait quelque chose, qui nous permettait d'envoyer des motards de la police immédiatement. Et donc ça avait bien fonctionné la semaine dernière, ça a bien fonctionné hier, et ce qui fait qu'on n'a pas eu de problème.
Oui, les remparts qui ont retrouvé, si je puis dire, leur fonction d'origine pour protéger le commerce du centre-ville, votre priorité c'était cela, de protéger les habitants, les commerçants, les édifices publics, le mobilier urbain. Olivier Galzy, quel regard porte le maire d'Avignon ? sur cette montée de la violence dans ce pays. Est-ce que l'élu de terrain la ressent également
qu'on la ressent. Après, je voudrais quand même distinguer deux choses. Il y a une... Une forme de violence sociale, probablement, qui génère un mécontentement. Et ce mécontentement et les revendications des manifestants, elles sont légitimes. Et il y a un droit constitutionnel à manifester, qui doit être autant que possible préservé. Le problème, ce n'est pas eux. Le problème, c'est que dans le cadre de cette mobilisation qui est assez massive, il y a une sorte de fusion des luttes, j'allais dire, entre les manifestants. et les casseurs et les pillards. On constate aussi chez les manifestants une frange d'ultra-gauche, quelques éléments d'extrême droite aussi qu'on a pu constater, mais principalement d'ultra-gauche, qui organise, j'allais dire, cette violence. Ce qui fait que le 17, par exemple, à Avignon, d'un côté, on avait des milices d'ultra-gauche qui sont allées casser la préfecture. avec des dégradations sur des biens publics, et puis de l'autre, mêlée dans le flot, il y en a qui ont en profité pour aller casser des commerces. C'est cette fusion entre les milices d'extrême gauche et les pillards à laquelle on assiste aujourd'hui, et c'est ça qui est problématique.
Deux jours après le 17, il y a eu cet épisode, vous aviez organisé une réunion publique en mairie, et vous avez été soudain, si je puis dire, envahi, interpellé par des manifestants. Ça n'a pas été un moment facile ?
mais c'est là où on voit bien qu'il y a quand même un problème, parce que le lundi matin, en effet, le lundi soir en l'occurrence, j'avais appelé sur les réseaux sociaux un rassemblement en mairie pour tout simplement dire stop. on a quand même vécu le 17 quelque chose qui n'était pas commun, et je crois qu'il y aura un avant et un après. On a une mairie qui a brûlé, on a des mairies qui ont été investies, saccagées à Marseille, la Marianne renversée, et donc j'avais appelé à ce rassemblement pour rappeler une chose, c'est que les maires sont au fond les dernières sentinelles de la République, en première ligne de front, face justement aux réalités concrètes, et que si on commence à s'attaquer aux mairies, alors il n'y a plus de rempart. C'était ça le message que je voulais exprimer. Et je crois que ce n'était pas un message politique. C'était un message citoyen qui aurait dû être suivi par tous les citoyens. Et effectivement, l'extrême gauche n'a pas pu s'empêcher de venir investir cet endroit. Ils avaient le droit de venir tout simplement pour écouter. Ils ne sont pas venus pour écouter. Ils sont venus pour essayer d'empêcher mon discours. C'est-à-dire que c'était une forme non démocratique d'expression de leurs revendications. Et à partir de là, ce qui s'est passé, et j'ai trouvé ça assez extraordinaire, c'est que ce sont les Avignonnais prédents qui les ont sortis. Ils les ont tout simplement sortis. Ça ne s'est pas fait dans la violence. C'est une foule qui a poussé et qui les a physiquement repoussés à l'extérieur de l'enceinte démocratique qui essayait d'exprimer un message assez simple. c'est que nous devons essayer de nous respecter les uns les autres. Et ça, j'ai trouvé ça une réaction assez salutaire de la part des Avignonnais.
Il y a un acteur politique très visible chez vous, Olivier Galzy, qui est le député local, Raphaël Arnaud, La France Insoumise, cofondateur de La Jeune Garde. Je sais bien que la relation est difficile, vous pensez qu'il participe à cette radicalisation du débat politique ?
Bien entendu. D'ailleurs, il y est, il est dedans. Le 17, il était dans la rue avant de prendre son train pour remonter à Paris, où il passe beaucoup plus de temps qu'à Avignon, j'ai l'impression. Pas plus tard que la semaine dernière encore, il était sur le parvis de la mairie pour une cause qui était en l'occurrence plutôt noble, puisqu'elle défendait, j'allais dire, c'est ce qui s'est passé à Trappes. Donc c'était un message contre le racisme et la discrimination et les appels à la haine. Je souscris tout à fait à ces messages. Mais qu'est-ce qu'il fait à ce moment-là ? Il prend la parole pour expliquer que tout ça, c'est de la faute des médias, que je suis un ancien homme des médias et que le maire était responsable de ce qui s'était passé à Trappes. Donc, vous voyez bien un petit peu le genre de philosophie qu'il essaie d'insuffler à Avignon. J'ai eu moi-même des menaces, des menaces à titre personnel. La mairie a été menacée. On a été obligé de mettre un dispositif particulier parce qu'on a effectivement, ici, à Avignon, un nid, si je peux me permettre, d'une ultra-gauche ultra-violente, qui est à mon avis d'ailleurs le laboratoire de Jean-Luc Mélenchon, pour ce qu'il espère peut-être être son troisième tour dans la rue, quand il aura perdu les élections, ce que je souhaite, quand il était venu au Festival d'Avignon, il était flanqué à sa droite de Raphaël Arnaud. Raphaël Arnaud, d'ailleurs, de son vrai nom, parce qu'on se cache beaucoup dans ses milices, mais malheureusement, ce ne sont pas des noms de codes de résistance, ce sont des noms de codes de fauteurs de troubles, et il affiche effectivement sa proximité avec la jeune garde. Raphaël Arnaud, pour rappel quand même, c'est proche. qui sont ici parfois à Avignon, ont été mises en examen dans l'affaire de l'assassinat de Quentin de Ranque. Ses proches tenaient la semaine d'avant les faits à Lyon la permanence de la candidate LFI au municipal à Avignon. Donc oui, on a ça ici à Avignon, effectivement. C'est contre cela qu'on doit se battre. J'ai tendance à penser qu'Avignon est au fond... Un petit laboratoire de la France. C'est une petite France, Avignon. On a toutes les fractures. On a les fractures sociales. C'est une ville qui, à la fois, est magnifique à l'intérieur des remparts, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, et puis qui est extrêmement pauvre aussi dans sa globalité, avec des quartiers dissensibles, prioritaires de la ville, qui sont frappés de pauvreté, de fractures ethniques. On a cette ultra-gauche qui est très puissante. On a l'extrême droite qui est très puissante aussi. Moi, à mon petit niveau, au municipal, à Avignon, j'ai essayé de un chemin et de montrer qu'il y avait un autre chemin possible que celui des radicalités. J'espère que ce chemin pourra être possible, en tout cas à l'échelle de notre pays.
Nous allons évoquer votre trajectoire dans un court instant. Olivier Galzy, d'un mot, vous avez été élu sur une promesse dans cette ville qui est difficile. Je la connais, il se trouve que je la connais bien aussi. Rendre Avignon plus sûr, ça fait sept mois que vous êtes élu. Vous avez promis 60 policiers municipaux supplémentaires. Je ne sais pas s'ils arrivent, s'ils sont arrivés. Et vous avez également une dette que vous récupérez à l'arrivée de 250 millions d'euros. Comment est-ce que vous faites pour essayer d'avancer avec de tels handicaps ?
'est l'équation extrêmement compliquée que nous devons résoudre. Les policiers en ont commencé, parce que malgré les difficultés financières, j'ai une priorité, effectivement, c'est la sécurité. Pourquoi ? Parce que mon grand projet pour Avignon, c'est qu'elle redevienne attractive. Avignon, ça a été une cité-État. Carrefour de l'Europe au XIVe siècle, elle en a toujours la position géographique, elle en a toujours les atouts culturels, climatiques, touristiques, tout ce que vous voulez. Donc elle pourrait aujourd'hui le redevenir. Mais pour qu'une ville soit attractive, il faut évidemment qu'elle soit sûre. On avait un petit problème de sécurité, on avait aussi un problème de propreté et de circulation, c'était les trois axes de ma campagne. Nous avons déjà commencé à travailler là-dessus. On est obligés de le faire à moindre coût parce que, comme vous le dites, on a découvert... Oui. Une ville en faillite, voilà. Alors on est à 220 millions de dettes, 220 avec ce qu'on appelle les satellites, c'est-à-dire les sociétés, mais dont la ville est actionnaire à quasiment 100%, donc la dette de ces sociétés, c'est aussi la dette de la ville. Et on se retrouve aujourd'hui à dépenser plus d'argent qu'on en gagne. On a plus de dépenses que de recettes. Moi, quand je prends la mairie en mars dernier, j'ai... Je n'ai pas en trésorerie un mois de salaire des agents de la mairie. C'est ça la réalité. Donc comment on fait dans ces cas-là ? On est obligé de commencer à réfléchir à réduire les dépenses. On est obligé de réfléchir à augmenter les recettes. Les recettes, c'est quoi ? C'est peut-être un peu plus faire... payer un certain nombre de services, comme par exemple les musées. On a des musées magnifiques à Avignon qui étaient jusque-là gratuits parce qu'on considérait que la culture devait être gratuite. Mais un musée, ce n'est pas gratuit. Un musée, ça coûte. Ça coûte de l'argent aux Avignonais, ça coûte pour le gardien, ça coûte pour l'électricité, ça coûte pour sécuriser les collections. Donc, on va effectivement instaurer un certain nombre de tarifications qui n'existaient pas. Et puis, on est en train de réfléchir à la possibilité d'augmenter les impôts si on veut pouvoir maintenir le service public. et les services publics essentiels. Donc c'est une équation qui est d'autant plus difficile que quand vous regardez ce qui est en train de se passer dans le projet de loi de finances au niveau national, on est encore en train de tailler dans les collectivités locales comme si c'était elles qui étaient les plus dépensières. On est, je crois, à plus de 7 milliards de projections de réduction. C'est-à-dire que moi, j'avais réussi en 6 mois à commencer à réduire les dépenses. et avoir une possibilité de sortie sans avoir d'autres actions à mener. Et avec ce qui va encore nous tomber dessus, on va être encore obligé... En fait, ce qu'on vient de réussir à faire où on était déjà dans une situation très compliquée, l'État va tout simplement nous empêcher de continuer à avancer et nous demande d'aller encore plus loin. Donc, ce que je crois qu'aujourd'hui, l'État et Paris ne comprennent pas, mais c'est un système très français, c'est que... Un arabe, il ne pousse pas s'il n'a pas de racines. Les racines de la France, ce sont ses communes. Il y a 36 000 racines en France, on a de la chance, on n'en a pas une, deux ou trois, on en a 36 000. arrosant les racines, et peut-être que l'arbre France pourra pousser à nouveau. Sauf que ça fait des décennies qu'on les assèche, ces racines-là, par un système hyper centralisé, qui nous impose, non seulement l'impossibilité, à un moment donné, de répondre aux fonctions qui sont la nôtre, moi je suis nouveau là-dedans, je le découvre. C'est magnifique, le mandat de mer.
Vous êtes nouveau, mais vous avez pris à bras le corps la problématique des élus locaux. Olivier Galzy, vous êtes arrivé, je me rappelle la campagne, vous corrigez si je dis une bêtise, mais vous étiez à 7-8% d'intention de vote, et vous avez... mis fin à l'inéluctable duel RN-LFI-LFI-RN à Avignon. Est-ce qu'il faut y voir un signe avant-coureur de ce qui pourrait être un scénario de 2027 dans ce pays ?
Je l'espère de tout mon cœur. Moi, je l'ai fait à mon petit niveau, Avignon, où j'ai bien compris, je souffrais pour ma ville, je souffrais pour ce qu'elle était en train de devenir, et je souffrais à l'idée de ce que j'avais évidemment identifié, c'est qu'au soir des résultats, nous aurions une alliance entre le PS et LFI, une alliance de la honte, qui allait soit donner en réalité les rênes de la ville à LFI, et à son canal Jeune Garde Avignonnet, ce qui était insupportable à mes yeux, soit par réaction au Rassemblement National, ce qui, à mon sens, n'était pas beaucoup mieux et beaucoup plus productif. Donc, on avait une dizaine de copains, on s'est dit, on ne va pas se laisser faire, on ne va pas leur laisser prendre la ville. On était dix. Fin août, on était dix. Six mois plus tard, on gagne la mairie. Pourquoi ? Parce qu'on arrive à un moment donné avec des convictions, avec une énergie, avec une volonté de changer les choses et avec une sincérité. Et ça a marché à Avignon. Mais ça a demandé beaucoup de travail. Du travail de terrain permanent, permanent, permanent, de conviction, d'adhésion. Mais je pense que l'échelle de la France, on doit pouvoir le faire. Et de toute façon, si on n'y arrive pas... va être compliqué. Ça va être très compliqué.
Vous dites que vous avez monté votre mouvement, le bon sens des territoires. Il y a un côté Lysnard chez vous, David Lysnard, le maire de Cannes, qui est candidat à la présidentielle, qui est un peu sur cette trajectoire-là, en réalité.
Oui, il est sur cette trajectoire. Ce qui est intéressant, c'est l'idée que les scénarios peuvent être déjoués. C'est ce que je crois que David Lysnard a très bien compris, avec quelque chose qu'il a d'intéressant, c'est qu'il est président de l'Association des maires de France. Cette réalité des racines de la France qu'il faut arroser, je pense qu'il la connaît, il l'a comprise depuis bien longtemps. Il est lui-même maire d'une... d'une grande ville. Mais que ce soit David Lysnard ou que ce soit quelqu'un d'autre, je ne fais pas l'arbitre des élégances. En revanche, je pense très clairement que tout ça va devoir passer par une primaire du centre et de la droite. Parce que si toutes les forces de ce centre-droite n'arrivent pas unies... au soir du premier tour, il n'y aura pas pour eux de second tour. Voilà, c'est aussi simple que ça.
Toute dernière question avec vous, Olivier Galzy. Vous avez passé des années à interviewer ceux qui exercent le pouvoir dans votre vie d'avant. Vous étiez journaliste et quel journaliste ? Aujourd'hui, vous exercez le pouvoir vous-même. Est-ce que vous avez découvert que gouverner était quand même plus difficile que commenter ?
Oui, mais je me suis puté et c'est la raison pour laquelle je suis allé vers cet exercice. Le commentaire, c'est très important. Vous le faites et vous le faites avec brio. Je l'ai fait en mon temps. C'est extrêmement important. On apporte une vision. On pose des questions. La capacité du journaliste, c'est de poser les bonnes questions. Bonjour Nils, c'est celui qui se pose les bonnes questions. Pour ça, il faut avoir un peu de nez, il faut sentir la société pour pouvoir justement développer une bonne question qu'on va aller poser à celui qui est censé résoudre les problèmes. Le responsable politique, lui, il n'est pas là pour poser des questions, il est là pour apporter des réponses. Donc c'est ce qu'on essaie de faire concrètement. Moi, par exemple, à la mairie, vous voyez... quand il s'est passé ce qui s'est passé le 17, je me retourne vers mon élu aux nouvelles technologies, je lui dis est-ce que tu peux me développer une application qui serait super simple, où les commerçants s'inscriraient, on serait tous en réseau, ils nous donnent les informations qu'ils ont, et nous du coup on est en lien avec la police, on les envoie quand ça se passe mal, et nous on leur donne les informations qu'on a, il m'a développé ça en deux jours et deux nuits, gratuitement, bénévolement, je tiens aussi à le dire, tous ces élus locaux, ils bossent gratuitement, on n'a pas de salaire, on a des indemnités, mais qui nous évidemment pas le temps qu'on y passe. Moi, je passe mes jours, mes nuits, les week-ends, les semaines, les vacances, c'est terminé. C'est un engagement qui est extraordinaire. quasi bénévoles. Et ce sont ces gens-là qui font à un moment donné la force de la France et qui pourront la relever. Donc c'est la raison pour laquelle j'ai créé un mouvement qui s'appelle le bon sens des territoires, parce que je trouvais qu'il manquait deux choses au débat politique en France. Le bon sens, la question du bon sens. Aujourd'hui, on fait les choses par idéologie, par partisanerie, parce qu'un parti a un couloir politique et qu'il s'est partagé une sorte de fromage marketing du champ politique. Alors il va prendre une position qui sera contre celle de l'autre, même si ce n'est pas du bon sens. Donc il nous faut du bon sens et les territoires. Arrêtons avec ce centralisme qui nous impose ces règles absolument absurdes qui nous empêchent de mener nos mandats pour lesquels nous avons été élus. Du bon sens. Le pouvoir au territoire, c'est ce que propose le bon sens des territoires. J'ai créé ce mouvement. On a plus d'adhérents aujourd'hui que les Républicains, par exemple, dans le Vaucluche. Je donne un autre exemple parce que c'est le parti de droite qui a toujours été puissant ici. On est présent dans de nombreux départements de France. Il y a des élus qui sont venus des cinq régions pour rejoindre le pouvoir. bon sens des territoires. Si c'est une étiquette que d'autres ont envie de prendre et qu'ils ont envie de s'en saisir pour pouvoir... créer ce couloir. Moi, je suis totalement d'accord pour la leur donner. Ce qui compte, c'est que tout le monde se réveille, tout le monde réagisse. Et la révolution en France, elle doit partir d'en bas. Elle doit partir du terrain. Renverser la table en France, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on arrête de tout balancer de Paris et qu'enfin, on accepte que ça parte des communes. Et peut-être que là, ça fonctionnera.
Et ce sera votre appel sur l'antenne de Sud Radio. Merci Olivier Galzy. Je rappelle le maire d'Avignon, en direct de la Cité des Pâmes, d'avoir été l'invité politique de Sud Radio.
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