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bonjour Alain de Crescenzo, bonjour à vous. Bonjour. Merci d'être si matinal, mais c'était important ce matin d'être avec vous en ouverture de cette édition un peu spéciale, comme toutes les semaines. Vous êtes le président de la Chambre de Commerce et de l'Industrie, la CCI France, troisième samedi de mobilisation sociale hier. les commerçants déjà éprouvés par les pillages, les dégradations des précédentes manifestations, redoutés de nouvelles violences. Quel bilan vous tirez de cette troisième soirée, si tenté qu'on puisse en faire un si tôt ce matin, Alain Dicré-Genzo ?
Non, on a resté un peu tard sur les boucs au WhatsApp hier pour échanger sur le bilan. Si vous permettez, moi j'ai trois phrases. qui résume le bilan de ce qui s'est passé hier. Premièrement, des violences extrêmes à Paris, à Lyon, à Marseille, à Nantes et Toulouse. Et moi, je suis actuellement à Toulouse et j'irai déambuler dans la ville juste après notre échange. malgré des manifestations qui n'étaient pas déclarées. Donc, à ce stade, si vous voulez, je veux vraiment, vraiment remercier les forces de l'ordre qui ont fait un boulot extraordinaire et je veux aussi saluer les commerçants qui ont respecté les consignes qu'on avait passées, c'est-à-dire rester prudent et rester calme. Ça, c'est pour les violences extrêmes. Deuxièmement, une cas sous contrôle. Ce qui nous est remonté, donc, à hier, 22h, 28h, pour être très précis, c'est une quinzaine de commerces qui ont été cassées. Donc, effectivement, une quinzaine de commerces, c'est peu par rapport à ce qu'on a vécu les 17 et les 24, mais c'est toujours inacceptable. Et surtout, le dernier point, il y a eu peu de casses, vous le comprenez, mais par contre, il y a une casse, et vous l'avez dit, économique et morale très importante. quelques retours d'ores et déjà. Sur les réservations qui étaient prévues cette semaine, il y a une baisse de 20% avec des annulations significatives. Et concernant le commerce, en proximité des manifestations, on enregistre une baisse de chiffre d'affaires entre 60 et 80%.
Ce qui est énorme.
Ce qui est énorme. Le moral est au plus bas. Je n'arrête pas de recevoir des messages. On en aura le bol. Je crois que c'est vous qui avez cité. On va mourir. Et puis il y a quelque chose qu'on ne vous voit pas encore. C'est que derrière tout ça, il va y avoir une casse sociale très importante. on commence à atteindre des dommages irréparables et nous sommes excessivement inquiets pour ce qui va se passer le 5 et quid du week-end d'après, c'est-à-dire le week-end du 7.
Il y a ces deux appels qui arrivent à l'indication, les commerçants sont à bout de nerfs. Vous dites à l'instant, ras-le-bol, on va mourir. Est-ce qu'on a un peu une idée de ce qui se profite ? Parce que c'est Noël qui arrive, c'est le moment ou jamais de faire ses courses dans les commerces de proximité. Et là, les villes sont désertées, et ce sont des théâtres, des zones de guerre, de guerre civile. Alain et Crescenzo, où est-ce que ça va ? Est-ce qu'il y a un moment donné où peut-être qu'il y aurait une réaction, voire même ne serait-ce que de la part du politique ? Arrêter de dire que tout va bien et que finalement c'est sous contrôle. Alors que rien n'est sous contrôle.
Alors, après, encore une fois, vous le savez, je n'aime pas taper sur ceux qui font le maintien de l'ordre, parce qu'on n'a pas à taper. Donc je crois qu'il faut surtout les saluer, parce qu'eux ne se reposent pas non plus. Ils font ce qu'ils peuvent, et ils arrivent vraiment, en continuant des manifestations. Vous avez vu ce cocktail Molotov, vous avez vu cette violence extrême, quoi. Et les gens sont toujours sur le terrain, nos forces de l'ordre sont sur le terrain. Moi, je veux vraiment les remercier. Moi, j'en fais appel, comme toujours, à la solidarité. C'est un mot qu'on utilise, qu'on cite souvent, mais qu'on n'applique pas assez. La solidarité, c'est cette fameuse pause dont j'ai parlé. Alors, effectivement, hier, il y avait énormément de manifestations qui n'étaient pas déclarées. Donc, ce n'est pas des manifestations déclarées. Ce n'était pas une volonté, je dirais, consolidée de faire manifestation. Mais globalement, il faut bien comprendre la chose suivante. Pourquoi je demande une pause dans les manifestations ? Ce n'est pas la manifestation. C'est ce qui se passe après. C'est ce qui se passe, que ce n'est pas coordonné, et l'impact pour les villes et pour les commerçants, encore une fois, et pour la ville, et pour le mobilier urbain, vous savez ce qui s'est passé. Donc une poste, ça veut dire qu'on ne renonce à ces droits. Une poste, ça veut dire qu'on comprend que la situation n'est plus sous contrôle, n'est pas sous contrôle, et qu'il faut absolument se poser un peu pour reconstruire. On a besoin de reconstruire et de faire nation. C'est ça le grand message qu'il faut faire passer.
Alain, dit Crescendo parce qu'il faut conclure. Merci pour cette première intervention ce matin. Cette pause n'est vraiment pas un refus de démocratie parce qu'il faut le rappeler, et vous en êtes d'accord, j'imagine que dans six mois, il y a une élection présidentielle. Alain, c'est la conclusion.
six mois, il y a une élection présidentielle. Et ce que j'entends déjà dire, c'est que pendant six mois, on aura des manifestations quasiment tout le week-end. Mais là, ce n'est pas acceptable. Ce n'est pas entendable et ce n'est pas réaliste.
Merci Alain DiCrescenzo, je sais que vous allez vous déambuler dans Toulouse et aller constater les dégâts ce matin. Merci pour cette première réaction ce matin. Vous êtes président de la Chambre de Commerce et de l'Industrie, la CCI France, et ce regard très réaliste sur ce que nous traversons.
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