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La violence engendre la violence. Sylvain Maillard, est-ce qu'on est dans une spirale de violence qui ne va pas cesser avant combien de temps ? Parce qu'on s'en attaque, on s'en prend aux policiers, on s'en prend aux pompiers, aux journalistes, on va l'évoquer évidemment dans un instant. Tout le monde désormais est une cible.
Il y a une société qui est plus violente. Indéniablement, on l'a vécu encore samedi dans les différentes manifestations, même si pas ce qu'on a connu au 17 octobre, on a l'impression que ça s'est bien passé. Non, ça ne s'est pas bien passé. Et je ne veux pas prendre juste un fait divers sur... Malheureusement, on pense aux pompiers, si c'est une personne, un fou qui lui a tiré dessus. Mais malheureusement, vous avez raison, ça se démultiplie, les agressions envers les policiers, envers les pompiers. Simplement, une société qui est plus violente, ça c'est vrai, c'est indéniable et sur laquelle il faut évidemment plus de force pour
répondre.
Mais aussi, ce sont des fous les uns après les autres. On a un vrai problème aussi d'accompagnement psychiatrique.
Rapidement, on est entré dans un cycle de violence, selon vous ou pas ?
Contestablement, il y a une surenchère de la violence aujourd'hui dans notre pays, d'abord parce que l'uniforme n'est plus respecté, un pompier, un policier. Aujourd'hui, il faut vraiment que ceux qui aujourd'hui osent s'en prendre à ceux qui portent l'uniforme recommencent à avoir peur, parce qu'ils ont arrêté d'avoir peur dans notre pays. Moi, ce qui me frappe aussi, juste d'un mot, c'est l'extrême rajeunissement aussi de la violence. J'ai appartenu à un gouvernement, celui de Michel Barnier, où nous avions eu le premier cas. vu depuis le ministère de l'Intérieur, d'un jeune de 14 ans qui était devenu tueur à gage. Et ça, je vous avoue que ça m'avait énormément marqué. Et donc, il faut absolument qu'on adapte aujourd'hui toutes nos solutions, toute notre façon de voir la société pour endiguer cette violence qui est devenue un vrai filet.
Olivier D'Artigol, on a le sentiment qu'il y a un mimétisme, effectivement, que chacun veut copier la violence des autres et qu'on est dans une spirale sans fin et que tous ceux qui représentent l'État d'une façon ou d'une autre sont encore une fois dans la ligne de mire du violon. La
situation d'aujourd'hui est totalement imprévisible. On ne sait pas de quoi sera fait l'avenir proche. dans cette imprévisibilité, il y a la violence, sous toutes ses formes. Violence dans le débat politique, violence concernant en effet des murs porteurs, des sapeurs-pompiers, un capitaine de gendarmerie, des enseignants, des journalistes. Donc on voit bien qu'on est sur une ligne de crête et qu'il peut y avoir une bascule. C'est la première fois depuis que je m'intéresse à la vie politique où je me dis je ne sais pas de quoi demain sera fait. Et dans cette inquiétude, il y a cette irruption sous différentes formes d'une violence.
Mathieu Vallée, je vais vous interroger sur ce qui s'est passé à Marseille, mais aussi ce qui s'est passé à Paris, sur un gendarme mobile qui était porte de Charenton. Un cocktail Molotov l'a visé avec ses collègues. Sa jambe a pris feu. On va l'écouter, il témoigne. On va écouter un tout petit bout de la séquence, puisqu'on est sur CNews et sur Europe 1, où on le voit recevoir ce cocktail Molotov. Sa jambe prend au feu et il témoigne à notre micro. Écoutez-le. Voilà pour ces séquences de violence. On va maintenant écouter le témoignage de ce gendarme mobile blessé, mais qui a continué son service malgré tout.
'ai été très rapidement soutenu par des camarades de mon unité qui ont cherché à éteindre ce feu qui persistait sur mes jambes et montait quand même assez haut jusqu'au niveau du torse. Ce qui est peut-être plus particulier pour nous aujourd'hui sur ce compartiment de terrain sur lequel on était engagé, c'est que ça a été face à une adversité qui était vraiment intense, spontanée, durable et avec un ensemble. d'éléments qui cherchaient évidemment à blesser, voire à blesser très gravement, conséquents des engins incendiaires, de l'explosif, des projectiles divers et variés. La catastrophe a été évitée.
Mathieu Vallée, quand on entend ce témoignage, quand on voit les images, est-ce qu'on peut se dire, et je reprends les mots de Sylvain Maya, que non, on ne peut pas dire que tout s'est bien passé samedi, parce qu'il y a eu moins de casse, moins de commerce pillé, moins de policiers blessés ? Est-ce qu'on peut dire ça ?
Moi, j'ai eu la trouille pour mes frères d'armes, policiers et gendarmes, que l'un d'entre eux ne rentre pas en vie. Et j'ai pas été seul, puisque Jordan Bardella m'a appelé, choqué par les images. Marine Le Pen également a communiqué. Et donc, avec leur confiance, il m'a été notamment demandé de faire des propositions pour améliorer leur sécurité. Parce que le premier devoir de l'État, c'est que ces gendarmes et ces policiers rentrent en vie, rejoignent leur famille après le travail, sans stigmate, sans blessure et sans terminer l'hôpital, même Ferrari. Depuis le début du mouvement, un major de police, Karim... 14 dents perdus parce qu'il a reçu une pluie de projectiles passe dans la République le 17 octobre. Un policier aussi atteint au testicule qui ne sait pas s'il va pouvoir continuer à avoir une vie normale, si j'ose dire, puisqu'il doit revoir le médecin le 12 novembre. Vous avez aujourd'hui des policiers qui sont atteints dans leur chair. Et sur ce témoignage de gendarme, je vais faire des propositions. Face à des émeutiers sauvages qui veulent tuer du flic, il faut retrouver la culture du LBD, la culture du lanceur de balles de défense. Et il y a une entreprise belge, Madame Ferrari, qui propose un nouveau LBD depuis l'année dernière. de Saint-Astier, il travaille, c'est là où on forme le match à l'ordre des gendarmes au centre national de force d'entraînement des gendarmeries, à Saint-Astier, qui intégrerait l'IA, qui permettrait aux policiers et aux gendarmes d'être assistés, sécurisés juridiquement, d'avoir une percussion plus forte, parce qu'aujourd'hui les munitions sont devenues des munitions nerfs, donc elles sont inefficaces, et les criminels en face qui veulent tuer du flic avec des engins incendiaires, une pluie d'engins incendiaires, vous avez parlé de ce gendarme, mais il y a aussi les policiers de la 32e compagnie d'intervention de Vincennes qui ont été visés. Je fais juste des propositions concrètes. C'est pour ça que je suis engagé en politique. Et que j'ai quitté les syndicats. Et surtout dans un parti qui a toujours défendu les policiers et les gendarmes. Avec Marine Le Pen et les gendarmes Bardella. Avec
une technologie IA qui les rendrait plus dans.
Les syndicats de police le savent. Les syndicats en ont eu connaissance. Ça permettrait par exemple d'éviter absolument le visage. Il y aurait une assistance avec une performance. Avec une photographie et une vidéo qui seraient prises. Alors qu'aujourd'hui on est un peu à l'âge de pierre. Ensuite Madame Ferrari. Face aux vulnances urbaines. Les braves à moto je propose de les dupliquer. qui est en métropole, dans les grandes métropoles. On a des motocyclistes motivés, formés, trois mois à l'école de police de source avec des opérateurs derrière. C'est quelque chose d'efficace. Les bacs, les brigades socialisées de terrain, mais aussi les compagnies d'intervention et les compagnies de sécurité d'intervention devront être mobilisées pour interpeller ces voyous. Et je termine, pardon. Comme ça, on met vos propositions
au débat. Aujourd'hui, chez les CRS,
il manque 1000 policiers pour permettre d'avoir 4 sections. Aujourd'hui, elles sont à 3 sections. Ça veut dire qu'on ne peut pas faire une sécabilité de 2 sections, chacune. Pardon, mais mon parti, c'est le parti de la technicité. C'est ce que les Français attendent. Ils en ont marre des grandes langorées de phrases qui veulent rien dire. Nous, on propose des mesures techniques, en plus des 100 heures de la gendarmerie qui ont enfin été déployées. Vous avez vu que 14 tonnes et demi, ça fait reculer les émeutiers. Donc, je termine sur ce sujet-là. Marine Le Pen et les gendarmes proposent 10 000 postes de policiers et gendarmes. Et donc, oui, je leur proposerai que nous renforcions aussi les CRS et que nous renforcions également... les compagnies d'intervention, il faut qu'aujourd'hui on ait des forces mobiles, adaptées, projetables, sécurisées. Et enfin, la direction générale de la police nationale m'a répondu, je veux dire sur votre antenne que les policiers et juridiques peuvent se faire remplacer tous leurs effets saccagés, vestimentaires, tenus, qui doivent être ineffigents, on travaille aussi sur ça, en faisant un rapport sans que ça soit décompté de leur compte personnel à point, parce que quand la République est touchée, ces policiers et juridiques peuvent se faire remplacer.
Madame Ferré,
les Français vont attendre ça durant cette campagne. Ils en ont marre des grands discours creux prononcés par des gens qui ne connaissent rien.
droit à tout notre reprès. Et quand vous parlez de leur tenue, on se rappelle que pendant les gilets jaunes, ils s'achetaient eux-mêmes parfois. Les protections pour les tibias et pour les lois, tellement ils étaient démunis. Alors, LBD, Brava Moto, Bac, qui veut répondre à Liotman Nassrou ?
Oui. Alors, on ne connaît pas cette entreprise belge. Simplement, je pense que le vrai sujet, c'est la faiblesse de notre réponse pénale. Vous touchez à l'uniforme, vous passez la nuit en prison. avec des peines incompressibles. C'est pour ça que nous, on propose, puisque M. Vallée parlait de technicité, une révision constitutionnelle, avec une charte de l'ordre républicain que nous avons présentée, dans laquelle on s'assurait que le juge serait à ce moment-là contraint, on se souvient de tout le débat sur les peines planchers, d'appliquer des peines incompressibles, dites peines planchers, dans le cas où un uniforme est visé. Et puis le second point, c'est la faiblesse de notre réponse culturelle, cette fois. Culturelle parce que moi je suis épuisé d'entendre encore... Donc lui dit
LBD, Mathieu Vallée, vous dites culture. Non mais après la
doctrine du maintien de l'ordre, on peut en parler, il faut que nos policiers se sentent soutenus, il n'ait pas peur d'aller au contact. Mais j'entends encore des élus de gauche oser dire que dans notre pays, c'est la police qui tue. Après les images qu'on a vues, j'entends encore des élus de gauche expliquer que le problème ce sont les violences policières. Le problème ce ne sont pas les violences policières, ce sont les violences contre les policiers. Voilà. Il y a un moment où il faut dire les choses telles qu'elles sont. Et donc, il faut aussi combattre tous ces élus-là, Mme Rousseau et d'autres, qui tiennent des propos qui sont totalement déconnectés de la réalité. Ils vont réclamer toujours l
'état d'urgence.
Bien sûr, parce qu'il faut justement se donner les moyens de lutter contre ces casseurs. Mais on y a
quasiment un état d'urgence.
Oui, mais moi, je ne me résous pas à ce qu'on dise effectivement qu'hier, ça s'est bien passé. On s'est habitué à avoir des centaines de casseurs qui se croient tout permis à la fin de chaque manifestation. Il y a un dernier point, quand on dit à CAB. par exemple, eh bien on devrait être poursuivis et condamnés. Parce qu'il y a dans notre pays un délit d'outrage qui n'est quasiment plus appliqué. Donc tout simplement, il faut maintenant que l'uniforme soit respecté et que ce soit la République qui soit crainte et pas les casseurs qui soient craints aujourd'hui par nos policiers.
J'entends
ce que dit Otman Nassrou et je soutenais un gouvernement dans lequel il faisait partie et j'entends la réponse pénale qui doit être plus importante. Oui, vous avez raison dessus. Il y a des questions techniques qui me semblent importantes. D'abord dire concrètement, moi depuis que je suis député, je n'ai jamais vu une promotion entière qui a été faite par la préfecture de police de policiers. On n'arrive pas à recruter. On a du mal à recruter. Moi, j'entends 10 000 policiers supplémentaires. Je ne sais pas comment vous les trouvez. Parce que le problème, les budgets sont là, mais on n'arrive pas à les recruter. Ça fait 10 ans, année après année. Parce que le métier n'intéresse plus. Les conditions de travail sont
abominables. La rémunération n'est pas à la hauteur. La formation n'est pas là. On n
'en est même pas là, Olivier D'Artigol. La question, elle est très simple. Vous êtes policier à Paris. Qu'est-ce qu'il demande la préfecture de police ? Les policiers, une fois qu'ils sont là, au bout de... trois ans, ils demandent à partir parce qu'on n'arrive pas bien à les loger. Parce que les conditions matérielles et de vie de famille sont compliquées. Et probablement la paie n'est pas suffisante. C'est pour ça que je protège toujours les policiers en disant qu'il faut les accompagner. Mais je constate le fait qu'il ne suffit pas de dire qu'il faut 10 000 policiers de plus. C'est compliqué pour remonter. Je voudrais juste terminer. Très important sur la doctrine de maintien de l'ordre. Il y a tous des spécialistes. Mathieu Vallée est sûrement un plus grand spécialiste
que
nous sommes. Je discute beaucoup avec un autre conseiller de Paris, Frédéric Pechner, qui nous dit aussi que dans la technique que nous utilisons à l'heure actuelle, il y a sûrement une façon de faire qui peut être remise en cause. Un dernier point. Ça veut dire quoi ? Dans l'organisation du LBD, par exemple. Le LBD, probablement qu'il y ait moins de LBD, qu'on soit beaucoup plus au contact directement, en tout cas c'est ce qu'il proposait, qu'on soit beaucoup plus au contact, beaucoup plus rapidement, plutôt que de lancer du LBD qui risque de plus blesser. Dernier point qui me semble essentiel.
Il n'y a pas de LBD actuellement, Mathieu. Alors
aujourd'hui... Il y a des
lanceurs de... Je vais vous répondre. Non, rapidement, parce que je voudrais juste faire la différence entre les LBD, les lacrymogènes... Le mouvement intérieur nous
explique qu'il donne pour instruction aux effectifs de prendre un sort de balle de défense. Dans la CRS-8 qui est intervenue le 17 octobre, mais aussi, pardon, je suis très bien renseigné, parce que moi je crois beaucoup aux acteurs de terrain qui ont été oubliés, méprisés, et qui sont en fait ceux qui ont les meilleures solutions, comme les histoires Marine Le Pen et Jordan Varela sur ce sujet-là. Donc moi je vous dis, M. Mayer, le problème, c'est que gauche et droite, depuis 10 ans, vous avez désarmé la police, moralement. Attendez, je vous écoutais, M. Macron, lorsqu'il dit violence policière contre l'OFSS sur brut, lorsqu'il dit inexplicable, inexcusable, sans attendre une décision de justice qu'impose notre état de droit. Vous m'étonnez qu'il y ait des policiers et des gendarmes qui veulent partir. Vous parlez de ceux qu'on n'arriverait pas à recruter, mais moi je veux vous parler de ceux qui partent, parce qu'ils en ont ras-le-bol de te lâcher aux premiers faits qui les mettent en cause. Ensuite, les grenades offensives. Non, mais ils veulent partir parce qu'ils ne veulent pas rester sur la préfecture de police. Non, ils veulent partir parce qu'ils ne sont pas soutenus par M. Macron uniquement quand il leur sert de chair à canon. Mais vous avez aussi, en plus d'avoir eu l'outrecuidance de les désarmer moralement, mais aussi matériellement, les gendarmes et les policiers, les grenades offensives. l'EGLI, F4, toutes ces grenades qui permettaient de protéger les policiers au jardin. Je ne suis pas certain que vous pouvez dire que le Gérald Darmanin n'ait pas accompagné la police. Monsieur Nunez, il a enlevé les grenades assourdissantes à un moment où il n'y avait aucune décision d'enquête. Il a suspendu pendant une semaine parce qu'il y a eu un jeune qui a une main arrachée. Suspendu seulement, elles la sont utilisées en cours. Je sais que c'est difficile de défendre monsieur Macron parce que vous avez du mal à assumer ses positions, mais vous imaginez ce que vous donnez comme message aux émeutiers ? On avance, on recule, on avance, sauf que les policiers au jardin, eux, ils ont la fierté et le courage d'avancer. pour protéger la France et la République. Monsieur Macron les a abandonnés. Et par exemple, moi j'estime que ce n'est pas désarmer les policiers. On est
pour, évidemment, on est pour et on arme. On n'a pas suivi les mêmes deux quinquennats. On a une autre difficulté, on a connu le 17 octobre, c'est que les émeutiers étaient organisés par des groupes beaucoup plus importants que d'habitude, 30, 40, 50. On a eu un groupe, entre autres, de plus de 2000 personnes coordonnées sur Paris. Et ça c'est vrai. pour les policiers, c'est très difficile. Olivier
D'Artigolle, on a beaucoup parlé de la gauche. Alors, allez-y.
Cette semaine, le hasard de la vie a fait que j'ai pu discuter très longuement avec un commissaire de police de la banlieue et un responsable d'une équipe de stupes. Ce que je retiens de leurs témoignages, c'est quand ils me disent qu'on est à l'os, mais pas que dans les moyens d'armement, de locaux, etc., mentalement. On ne va bientôt plus tenir, alors que c'est le dernier rempart. Sur une soirée, comme samedi, c'est le dernier rempart, avant la bascule. La bascule vers quoi ? Et ils me disent parce qu'on n'est pas suffisamment soutenus et considérés. Je trouve par exemple que les dirigeants de gauche, de cette gauche qui ne déteste pas la police, devraient... Hier soir, au vu des images d'un capitaine de gendarmerie en feu, tweeté au maximum pour apporter leur soutien. Pourquoi est-ce qu'ils ne le font pas ? Ils doivent véritablement se sortir de cette torpeur qui fait qu'ils ont peur sur les réseaux sociaux d'être sous les tirs croisés des insoumis ou des fous en assumant des positions politiques. Parce que les policiers et les gendarmes dans ces moments-là, ils regardent qui réagit et qui ne réagit pas. Mais je vous assure... Sur les dernières années, il faut réfléchir à ça, ils se sont sentis non soutenus et déconsidérés. Et ça, c'est une forme de désarmement pour eux. Elle est peut-être psychologique. Je ne connais pas les armes telles que vous traitez, mais elle est très importante. Vous savez, ça
fait 10 ans qu'on dit toujours les violences policières, les violences policières. À force de dire ça, c'est exactement ce que vous avez dit. C'est pour ça qu'on dit qu'il n'y a pas de violences policières. Il n'y a pas de violence policière, il peut y avoir évidemment des dérapages individuels, mais c'est un métier extrêmement difficile. Je sais que vous l'avez pas dit,
M. Macron l'a dit, vous êtes en train de déplorer les conséquences dont votre président a chéri les causes, notamment en prenant le jargon de l'extrême-gauche, parce que c'est dans le même temps, vous savez, c'est des danses à
droite, à l'extrême-gauche. Je pense que j'ai toujours eu un discours clair, et je suis en face de vous en disant qu'il n'y a pas de violence policière, et je crois que ça a sapé le moral. Vous savez, j'ai passé aussi du temps, par exemple, avec la BAC de Marseille, qui m'ont... Embarquer avec eux, et je les en remercie encore il y a deux ans maintenant, évidemment que c'est incroyable le travail qu'ils font. C'est un travail extrêmement difficile et que si on ne les soutient pas, vous avez raison, c'est le dernier rempart.
21h17, on est sur CNews et sur Europe 1. Faut-il encourager les Français à défendre leurs propriétés eux-mêmes ? C'est ce qu'a dit Guillaume Gasparian, qui était notre invité ce matin sur CNews et Europe 1. Écoutez-le.
l'avenir, si on continue d'avoir une société violente où la propriété privée n'est pas respectée, où les cases continuent, etc., je pense qu'il faut sécuriser les Français, que ce soit les commerçants ou les particuliers, qui défendent leur propriété en leur permettant de le faire sous l'angle de la nécessité. Et en supprimant la partie proportionnalité, c'est-à-dire de considérer que seule la nécessité vaut. Et donc si vous êtes attaqué, vous avez la nécessité de riposter et que tous les moyens sont bons. Il y a d'autres pays... qui sont de grandes démocraties qui existent autour de nous, qui ont fait le choix de dire aux Français, à leurs habitants, oui, l'État est là pour vous protéger, mais vous avez la possibilité, si vous le souhaitez, si vous le pouvez et si c'est nécessaire, de vous défendre quand vous êtes agressé physiquement ou quand votre propriété est atteinte.
Alors, M. Casparion est de votre parti, c'est moi, Maillard.
J'ai signé beaucoup d'amendements avec lui, d'ailleurs, pendant le budget. Est-ce qu'il a
tort, sur le fond ?
Moi, j'entends ce qu'il dit et je trouve que c'est un sujet de réflexion qui est intéressant. On dit toujours, vous êtes attaqué chez vous à 3h du matin, il faut de la proportionnalité par rapport à votre réponse, comme si vous étiez un professionnel. On parlait des policiers, les policiers sont des professionnels, ils sont formés et on voit que c'est déjà difficile. Donc imaginez-vous, vous défendez votre famille, vous êtes chez vous et vous êtes attaqué par 3 personnes à 3h du matin. Si vous ripostez,
c'est vous qui allez en prison. Et donc si vous
ripostez, vous risquez... Il faut être dans la proportionnalité, c'est-à-dire que non seulement il faut savoir exactement, ils arrivent avec des gourdins, il faut avoir peut-être des gourdins, pas leur taper trop fort sur la tête. Donc moi je trouve que c'est un débat très intéressant. Vous ne commencez pas en disant qu'il ne faut absolument pas
en arriver là. Et on va tout faire pour ne pas en arriver là. Non mais
attendez, c'est deux choses.
Vous croyez quoi ? Ça n'arriverait pas avant ou
après ? Moi on me demande de me positionner là-dessus. Je trouve que c'est courageux de sa part et je trouve que c'est intéressant. Je
m'étonne, je vous le dis, qu'un député, un représentant du peuple, ne dise pas qu'il faut tout faire pour ne pas en arriver là. Parce que si on en arrive là... C'est qu'on ouvre une porte, on ne sait pas comment derrière ça va se passer. C'est certainement très mal. Moi, j'aurais attendu de vous, parce que je vous connais un peu, en disant « non, je n'en suis pas là à
ce stade-là ». Je pense que là, vous voulez me relancer, je pense que c'est la mauvaise foi. Je trouve que sa proposition, très clairement sur un point précis, c'est-à-dire que vous êtes attaqué chez vous, par exemple le soir, je trouve que c'est une proposition qui mérite d'être débattue. Moi, ce
que dit Guillaume Casparian ne me choque pas et j'ai été choqué, comme beaucoup, je pense, comme beaucoup de gens peut-être qui nous regardent ce soir par des... de justice parfois sur des commerçants qui ont tiré sur des cambrioleurs et se retrouvent mis en cause. Ce n'est pas entendable. Ce n'est pas possible qu'on condamne des gens quand vous êtes mis en danger dans votre intimité, dans votre chez-soi. Bien sûr. Donc moi, ça ne me choque pas du tout. Mais c'est vrai que je ne veux pas non plus d'une société où on se retrouve à faire justice soi-même. Et c'est vrai que le fait que la question se pose aujourd'hui en dit beaucoup. Sur la faiblesse aujourd'hui de l'État à nous protéger, sur la faiblesse et le manque de confiance. C'est la première mission de l'État. Oui, elle n'est plus... aujourd'hui et on voit qu'il y a une crise de la confiance que les citoyens placent dans la capacité des pouvoirs publics à les protéger et ça c'est extrêmement inquiétant donc il va falloir quand même au bout d'un moment que la main de l'État cesse de trembler. Or, elle a tremblé pendant très longtemps. Et je suis d'accord pour dire que les revirements ces derniers jours sur la doctrine, sur l'utilisation des grenades, sur l'empathie qu'on demandait à nos policiers qui se prenaient des parpaings et des cocktails Molotov sur la tête, je suis désolé de dire que ça ne contribue pas à donner le sentiment que l'État est déterminé à protéger les honnêtes gens. C'est les honnêtes gens qu'il faut protéger, pas les criminels et pas les délinquants.
C'est vrai qu'on a parlé beaucoup de ces élus de gauche qui disent que la violence est légitime. C'est un discours qui infuse petit à petit dans la société.
Et moi, je viens d'une tradition de gauche qui ne déteste pas la police. Elle existe toujours. Je n'arrive pas à comprendre. Cette gauche-là ? Oui, elle existe toujours. On ne l'entend pas beaucoup. Non, mais ce n'est pas qu'on ne l'entend pas. Elle a été muette hier soir. Moi, ça m'a fait mal de chien. Je me dis, mais qu'est-ce qui est en train de se passer ? Il faut faire attention parce que si la peur des insoumis, parce que c'est ce dont il s'agit, c'est de ne pas être traqué sur les réseaux sociaux pendant 48 heures, fait que la gauche que j'aime, sur laquelle je peux me retrouver... Ce thé dans de tels moments, ce sont des moments constitutifs où on regarde très précisément à la loupe qui dit quoi. Et il y a des silences qui, dans de telles situations, coûtent cher.
21h21 sur CNews Européens, Mathieu Vallée, autodéfense. Est-ce que c'est vers cela qu'on se dirige ? L'État continue d'être impuissant.
D'abord, dans le code pénal, il y a une présence de légitime défense qui est accordée aux citoyens qui, de nuit, repoussent des personnes qui rentrent par violence dans leur domicile. Oui, d'accord, mais ça existe déjà. Mais en fait, avec Marine Le Pen, ce qu'on propose, ce n'est pas de permettre aux gens de faire justice eux-mêmes. Ce qu'on propose, c'est de restaurer l'état de droit, c'est-à-dire de remettre les choses à l'endroit. Comme par exemple, des peines minimales, des peines planchées pour ceux qui touchent à l'uniforme. Parce qu'en fait, les Françaises et les Français, c'est régulièrement les plus défavorisés, les plus vulnérables. Vous savez, on parlait des pompiers tout le monde. à l'heure. Mais moi, quand j'étais commissaire de police, chef de commissariat, on devait assister les sapeurs-pompiers pour éteindre un incendie, pour porter secours à une personne qui était en difficulté physique ou médicale dans son appartement parce qu'il se faisait caillasser. Donc je ne suis pas étonné de voir qu'un sapeur-pompier à Open Merabeau, du SDIS, du service départemental d'incendie et de secours des Vouges-du-Rhône, qui s'est fait tirer dessus par une personne connue du service de police et qui était sous contrôle judiciaire encore une fois, qu'on ne connaissait évidemment une fois de trop. Donc moi, je vous dis simplement que oui, aujourd'hui, la justice, c'est ce que Marine Le Pen a demandé à Pascal Piera, qui est une ancienne magistrate, ancienne avocate, en laquelle j'ai toute confiance, Jean-Paul Garraud également. On a la chance dans notre parti d'avoir des gens qui ont pratiqué la matière et qui feront ses propositions concrètes. Et sachez, Laurence Ferrari, que les contrôles préventifs dont parle M. le préfet de police de Paris... Les flics font un boulot extraordinaire et formidable. Mais vous savez comment ça se termine ? J'ai publié sur mes réseaux le fonctionnement artisanal de ces engins assurdiens qui ont été abattus sur les policiers et les gendarmes hier. Les policiers et les gendarmes, des fois, ils contrôlent des gens avec ces engins. Ces personnes, elles sont relâchées. Ou elles prennent des travaux d'intérêt général ou des stages de citoyenneté. Mais ce n'est pas des stages de citoyenneté qu'ils font face à des gens qui ont des armes de guerre sur eux. C'est la case prison. Et donc, tant qu'on ne remettra pas la justice à un endroit et qu'on aura un syndicat de la magistrature qui dit qu'il faut supprimer les places de prison, qu'il faut remettre les gens dehors et qu'il ne faut pas de frontière. notamment des Black Blocs qui viennent de l'étranger, vous avez compris la messe, on ouvre la porte aux voyous et on ferme la porte de protection des policiers. On
est sur CNews et Europe 1, on a évoqué la violence contre les pompiers, contre les forces de l'ordre.
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