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On va
commencer très rapidement par une question simple, oui ou non, et ça donnera le ton de notre émission. Oui ou non, on doit maintenir les manifestations la semaine prochaine ? Eric Revelle.
Le 5 novembre, c'est une manifestation intersyndicale, d'appel à la grève générale. Oui ou non,
on interdit les manifestations la semaine prochaine ? Non. Non, on n'interdit pas les manifestations. Oui ou non ? Eric Revelle. Il y a un grave trouble à l'ordre public, oui. On l'interdit. Et pourquoi on n'interdit pas les manifestations ? L'économiste que vous êtes, qui voyait que la France est en train de s'écrouler, les commerçants qui meurent à petit feu, il faut quand même maintenir les manifestations.
Oui, parce que c'est un échappatoire à la crise sociale, la manifestation, si elle est bien encadrée. C'est de la faute des policiers qui n'ont mal encadré la manifestation, Éric Revelle ? Je dis toute mon admiration aux forces de l'ordre. Je dis toute mon admiration aux forces de l'ordre. Mais Eliott, moi je vous pose une question en retour. Si vous interdisez la manifestation du 5 novembre prochain, d'abord c'est un droit constitutionnel de manifester. Oui, oui, oui. Le droit d'entreprendre. Je vous pose la question, est-ce que vous êtes certain qu'en interdisant une manifestation qui pour le coup est annoncée depuis très longtemps et plutôt encadrée par les syndicats, est-ce que vous êtes certain que ça ne va pas jeter de l'huile sur le feu encore plus dans la rue ? Voilà ma question. Mais j
'ai compris, vous avez peur ? Vous avez la trouille, Éric Revelle. L'ordre vous
fait peur. Non, l'ordre ne me
fait pas peur. Non,
non, non, c'est pas l'ordre qui me fait peur. En interdisant des manifestations, parce qu'on sait qu'elles pourraient basculer dans la violence, donc en ne respectant pas l'ordre public et le risque de troubles à l'ordre public, là aussi, c'est un droit constitutionnel.
Mais ce qui bascule
dans la violence, ce n'est pas la manifestation entre en tout tel, ce sont les casseurs, les pilleurs. alimenté parfois pour les casseurs par l'ultra-gauche. Mais les casseurs... Oui, ceux-là, il faut les mettre hors d'état de vie. Eric Revelle,
je vais vous reposer une nouvelle question. Lors de la venue du pape, où 900 000 personnes se sont retrouvées place de la Concorde, il n'y a pas eu de casse, il n'y a pas eu de pillage. Il y a 900 000 personnes qui se sont réunies. Il y a eu un dispositif de sécurité qui était très important, mais c'est un week-end d'espérance, un week-end d'enthousiasme.
Alors je vais vous poser une question à mon tour. Est-ce que vous avez l'impression que pour la venue du pape, ceux qui étaient dans la rue, au stade de France, ou pendant les bénédictions, c'est la même France ? Ah bah je suis en train de vous expliquer. Mais la
réponse est dans la question, Éric Revelle. C'est-à-dire qu'en fait, comme vous avez peur... de cette minorité qui est agissante et bruyante, et qui, dans cette minorité, vous avez des éléments violents, qui n'étaient pas présents lors des rassemblements heureux, comme celui du pape, vous dites aux commerçants, faut continuer de manifester, parce que le droit de manifester, ajustatif, vous avez raison, c'est une liberté fondamentale, constitutionnelle, c'est la République. qui est à l'honneur lorsque l'on manifeste. Vous avez raison, mais pensez aux commerçants. Alors je pense aux commerçants. Disons qu'on fait comment pour les commerçants ? Je pense aux commerçants,
il y a l'aspect sécuritaire, et puis puisque vous m'avez interrogé sur mon statut d'économiste, je pense aussi à ce qui est en train de se passer dans le pays en termes de croissance. Donc en fait vous
regardez le pays sombré ? On est
au bord de la récession économique. Ceux qui ont peur peut-être, Eliott, et à juste titre, sont les commerçants qui se... C'est vous qui, l'un des premiers... d'ailleurs avait employé cette locution de confinement sécuritaire. Je trouve qu'elle est très bien vue. Parce que vous avez des commerçants qui se claquemurent et vous avez aussi les clients potentiels. qui déserte les métropoles les jours de manifestations. Et donc la consommation s'effondre. Et la croissance est en train de s'effondrer également en France. Donc on continue ?
Donc en fait vous êtes, c'est extraordinaire d'ailleurs Eric Revelle. Vous savez on peut être complexe. On peut être complexe. Ah non, oui mais parce que je suis simplet. Non mais Eric Revelle, je trouve et je prends les auditeurs d'Europe 1 un témoin. Écoutez attentivement chers auditeurs d'Europe 1. Vous avez donc un formidable économiste, Eric Revelle. Qui est également un analyste politique de renom, qui connaît ce monde à la perfection, qui vient de décrire une France qui est en train de souffrir, pour ne pas dire de mourir économiquement, qui vous explique les raisons de cette mort économique et notamment de cette mise sous cloche dans les plus grandes villes de tous les commerçants, qui constate que lorsqu'il y a des manifestations et des mobilisations, la France est à l'arrêt. Et la croissance, l'économie, c'est aussi une question de climat, c'est une question de confiance. Les gens, ils ont besoin de sentir que le pays avance, que la France est mobilisée pour consommer. Donc ils constatent tout ça, mais la semaine prochaine, il faut surtout aller dans la rue le 5 novembre prochain.
Formidable. Je voudrais simplement, pour répondre aussi à Eric, toute liberté fondamentale a une limite. D'ailleurs, la liberté d'aller et venir, qui est une liberté fondamentale qu'a rappelé Eliott, a eu sa limite lorsqu'il y a eu le confinement sanitaire. Là, nous avons une manifestation qui dégénère à chaque fois. Il y a un climat de tension tel et des policiers et des gendarmes qui risquent leur vie. Ça me semble être une cause suffisamment. importante pour limiter cette liberté manifestée en ce moment. Est-ce que je peux vous poser une question à mon tour ? Mais vous m'en posez, j'ai le droit d'en
poser. Je sais pourquoi Éric Revelle pose des questions. Éric Revelle pose des questions parce qu'il est mal à l'aise, évidemment. Il a du mal à défendre son point de vue. Vous avez été
député. Imaginez que vous soyez député, parfois on accède à des Marocains, à des postes de ministre. Imaginez que vous soyez aujourd'hui ministre de l'Intérieur. Premier ministre, vous prendriez le risque, vous prendriez le risque de faire annuler la manifestation du 5 novembre. Mais d'ailleurs je crois qu'hier à Marseille on n'avait pas le droit de manifester par exemple. Non mais ça c'est autre chose, ça c'est autre chose. On parlait de deux choses différentes. Des manifestations qui sont autorisées et donc encadrées par les forces de l'ordre et des manifestations que le préfet... décrète comme illégal et qui se tiennent pourtant ça c'est le symbole d'un effondrement de l'autorité légale parce qu'elle avait été la différence entre manifestation légale et illégale. Non mais
vous êtes vous êtes bien mal à l'aise et je comprends c'est compliqué pour manifester Eric Revelle il faut effectivement c'est un droit fondamental mais il faut déposer déclarer la manifestation et puis le préfet dans une ville il peut dire bah non en fait on va pas manifester aujourd'hui parce que la semaine dernière lors de la manifestation c'était le chaos et donc les manifestations sont interdites. Et vous avez eu ça dans plusieurs villes de France et malgré ces interdictions vous avez des gens qui illégalement sont allés se manifester et se rassembler. Je constate aujourd'hui que finalement malgré ces trois week-ends d'insurrections pour le 17 octobre, de violences le 24 et de violences le 31, vous êtes favorable à ce qu'il y ait de nouvelles manifestations. Je vous propose de tendre l'oreille, monsieur Rével. Je ne suis pas favorable, Eliott. Vous l'avez rappelé, c'est un droit constitutionnel. Je ne vois pas quel gouvernement dans une démocratie
pourrait interdire ce que la constitution permette. Je vous propose de tendre l
'oreille, puisque vous êtes un homme responsable et d'expérience, et d'écouter le sujet absolument passionnant de Charles Huillier. On va prendre la direction de Bordeaux. 11 000 personnes ont défilé, c'est moins que la semaine dernière, certes, mais des tensions ont tout de même rythmé la fin de la manifestation. Et après une après-midi plutôt calme, des heures ont éclaté, et comme souvent, les commerçants ont fait partie des victimes collatérales. Parmi eux, vous avez quelques blessés, certes ils sont légers, mais c'est des blessés désormais. Charles Lillier les a rencontrés. Je vous propose d'écouter son témoignage.
Dans ce quartier désormais connu pour ses fins de manifestation très délicates le samedi, quelques bars et restaurants, mais cette fois-ci, la violence est montée d'un cran. David, bandage sur la tête, a pu sauver son établissement, mais a fait les frais de son courage.
Moi, je me suis pris un pavé en pleine tête de la part des manifestants. J'avais tourné la tête au dernier moment, sinon je le prenais en plein visage. Je me retrouve le crâne fracassé, je ne sais même pas si j'ai des commosions ou pas, je commence à avoir des nausées, je dois aller à l'hôpital.
Car David n'est pas la seule victime ici. L'un de ses collègues a également été touché. Et François, le manager, se fait du souci.
Il est parti à l'hôpital. Il a pris un tir de mortier. Il a deux doigts fracturés. Quand tu travailles, tu ne viens pas pour prendre des pavés sur la tête. On est dans une zone de guerre, nous. Ça ne tire pas balle réelle, mais à pavé réel. On a eu deux blessés et deux choqués. En quatre personnes en moins, c'est du personnel, c'est sûr. Après, il y a des hommes ingérés, il y a des équipes qui stressent. C'est compliqué.
Car en plus de ces dégâts, sur le plan psychologique ces restaurateurs ont à nouveau fait face à une journée quasi exsangue au niveau de la recette et ça commence à durer ici bordeaux charles huilliers europe
Et on essaiera de joindre l'un des commerçants, justement, qui a été victime collatérale de ces violences en marge des manifestations. 11h14 sur Etrevelle. Je vous ai dit, est-ce qu'il faut maintenir les manifestations la semaine prochaine ? Mais je
suis comme 74% des Français contre la casse et le pillage. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Non,
c'est pas ça le sondage dont fait mention. C'est le sondage de Le Figaro. 64% des Français ne veulent plus qu'on continue les manifestations. Merci, merci. C'est le bon sens. Vous faites
partie, Eric Revelle, des 36%. Je vous parlais de Casbarian, pas de Revelle. C'est parce que Eric Revelle a soutenu qu'il fallait continuer de manifester la semaine prochaine. Et M.
Casbarian, qui habite en Nord-et-Loire, dit qu'il y a des gens qui viennent dans les commerces, qui viennent dans les propriétés privées, et il s'interroge sur le fait que qu'est-ce qu'on fait face à quelqu'un qui vient violer votre propriété privée pour menacer votre famille. Et là, on dit qu'est-ce qu'on fait. Et là, il répond quoi ? Parce que moi, entre 10h et 11h, j'étais
sur une autre chaîne, une chaîne amie. Vous êtes
au feu. Et là, alors évidemment, les mots ne sont pas... Mais il faut sortir cette séquence. Mais bien sûr qu'on va la sortir, cette séquence, et je vous encourage à la sortir, et le web également. Il faut défendre la propriété privée, il faut savoir se défendre. Voilà, ça s'arrête là pour l'instant dans le discours. Est-ce qu'on va s'interroger au Parlement ? Est-ce qu'il va déposer une proposition de loi ? Pour l'instant, rien n'est fait. Mais il y a cette idée de... Moi, j'ai un casse-bariant, un ancien ministre du logement, ancien ministre de la fonction publique, qui aujourd'hui, au grand rendez-vous, me dit que les Français doivent pouvoir se défendre.
Actuellement, le seul cas où on peut se défendre... C'est la nuit à son domicile, il y a une présomption légitime défense. Voilà. C'est ce que prévoient la loi et la jurisprudence. Allez au-delà, on tombe dans un régime à l'américaine.
Il cite le code pénal, 122-5, 122-6, et effectivement, voilà. Donc pour l'instant, on en est là. Je ne peux pas vous dire qu'il a sorti un flingue en disant voilà.
Vous êtes un journaliste, mais vous êtes également gendarme de réserve. Je suis,
non, je suis capitaine de Fréga dans la marine. Pardon, je vous présente mes excuses. Je suis réserviste d'ailleurs. Souvent, j'essaye, j'essaye,
en transparence. C'est un manifestant du jeudi, donc qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Et en transparence, quand je me trompe, j'essaye toujours de présenter mes excuses. C'est le cornu qui est gendarme. Oui, mais vous êtes réserviste. Réserviste opérationnel. Le cornu, les moines soldats. Et puis vous êtes un... journalistes hors pair, bien évidemment, mais est-ce qu'aujourd'hui, il y a une question qui va se poser, bien évidemment, c'est est-ce qu'il faut maintenir ces manifestations, puisqu'une majorité de Français demandent à ce qu'elles s'arrêtent ? Est-ce que vous pensez, je ne vais pas vous demander votre avis, en revanche, mais évidemment, je ne vous demande pas de ça, je vous demande en revanche, parce que je connais un peu le climat politique et médiatique, le système médiatique, ils ne vont pas aller sur ce terrain-là, les audiences elles sont exceptionnelles pour les chaînes d'information tous les samedis, et puis c'est... Il ne faut pas parler de ce que veulent les Français. Est-ce que c'est un sujet qui va, selon vous, d'intuition, d'expérience, être au cœur de notre actualité, quand on parle du réel, la question de l'interdiction de ces manifestations ?
Ça va être un sujet pour la France au global. C'est-à-dire qu'on nous regarde, vous avez vu les chaînes d'info étrangères, vous avez vu CNN, vous avez vu la BBC, on nous regarde en permanence, vous avez vu ce qu'a dit Donald Trump. Donald Trump qui a dit « n'allez pas en France, sauf si vous aimez la révolution ». Vous imaginez le manque à gagner, on est en train de, et je parle sous le contrôle d'Eric, on emprunte à 5% le taux d'intérêt. Le syndicaliste ou le journaliste ? Le journaliste. On est la risée en ce moment de l'Europe et du monde. Les Chinois ne veulent plus envoyer de touristes en France. On est au mois de novembre-décembre, c'est là où les commerçants, les hôteliers, la gastronomie française fait le chiffre. Merci
Pierre de Villeneuve d'être venu nous voir le grand rendez-vous et on va essayer de retrouver cette séquence de monsieur Casbarian qui demande aux Français de se défendre. Mais c'est une faillite de l'État régalien puisque la priorité d'un État c'est de défendre les biens et les personnes. C'est la première des priorités. Donc ça veut dire qu'on délègue la protection maintenant en particulier. Souvenez-vous de ce qu'avait dit le préfet de
police
de Paris.
Lequel ? De Paris, le préfet de police de Paris. Oui, qui avait dit aux gens, voilà, aux commerçants notamment, prenez des agents de sécurité privée. Alors ça a
été mal interprété, parce qu'il est revenu sur ses propos en disant, l'ordre c'est à la police de la mettre en place, et puis en prévention, en complément, si vous avez la capacité de mettre en place des... 1000 euros par jour. 1000 euros par soir. Et les plaques de bois, là,
qu'il faut renouveler
chaque semaine. Mais vous savez, ça fait très
longtemps que le gouvernement, les gouvernements se méfient des armes des Français. Le syndicaliste a repris la parole. Non, non, non. Je vous dis ça parce que Pierre Devineau s'en souvient sans doute, vous peut-être pas mon cher Eliott, mais il y a quelques années, le gouvernement avait demandé aux Français de venir déposer leurs armes dans des commissariats ou des gendarmeries pour les identifier, vous vous en souvenez ? Et voilà, et beaucoup s'étaient interrogés sur la démarche. Mais pardon, armer les Français, c'est faire pièce à la... Enfin, c'est encourager la stratégie de LFI du chaos. Mais enfin, attendez, vous voulez quoi ? Vous voulez converser dans quelle société, mon cher Eliott ? Vous êtes pour ou contre, vous, d'ailleurs, pour que les Français s'arment ? Vous avez
vu comme il est piqué, il m'interpelle. Moi, je suis pour l'ordre. C'est pas très compliqué. Je suis pour l'ordre. Je pense que si vous frappez, mais de la manière la plus ferme... les blagues bourges qui sont présents dans les manifestations, les éléments radicaux qui ne sont pas des petits délinquants mais des criminels quand ils lancent des cocktails Molotov. Si vous engagez la responsabilité de ceux qui préparent ces manifestations et qui se fichent qu'il y ait des dégradations, je peux vous assurer que les samedis, ils vont un peu changer. C'est-à-dire que les manifestations, elles vont se passer dans le calme. Il y aura peut-être un peu moins de monde. Dans ces cas-là, vous êtes pour que ces
manifestations calmes se tiennent. Mais vous vivez dans le monde de
oui-oui. Mais non, mais en fait, on est d'accord. Ah non, on n'est pas d'accord. Il essaie de se rattraper aux branches. Monsieur Revelle,
vous avez décidé, en responsabilité, vous avez décidé que la semaine prochaine, il fallait manifester. Grand bien vous fasse, on va poser la question à Nacha, qui nous a appelé. Peut-être que je le prononce mal, c'est peut-être Naka. Bonjour. Bonjour Eliott. Ravi de pouvoir échanger avec vous. Merci Pierre de Villeneuve d'être venu nous voir. On prononce Naka ou Nacha ? Nasha, tout simplement. Nasha, c'est un plaisir d'échanger avec vous. Vous êtes responsable d'une boutique de prêt-à-porter à Rennes. Et Rennes, c'est l'un des bastions de l'extrême gauche. Votre boutique, rassurez-moi, a été préservée, Nasha
nous avons subi notre troisième samedi de casse silencieuse pour nous. Les collègues, on fait des casse plus brillantes, mais nous c'est une casse silencieuse avec notre troisième samedi avec un flux en baisse de 60 à 70%.
ça s'appelle la casse silencieuse. C'est une formidable formule que je vais garder. Vous me permettez que je la garde cette formule, Nacha ?
Avec plaisir. Mais je dirais toujours que
c'est une commerçante à Rennes qui a employé cette formule, la formule de la casse silencieuse. Pour vous, Nacha, est-ce que vous pouvez nous expliquer justement ce que représente concrètement cette casse silencieuse
casse silencieuse, c'est concrètement moins 60 à moins 70% en moyenne, quels que soient les secteurs d'activité sur l'hypercentre, pour les trois derniers samedis de manifestation. Donc derrière, ce sont des défaillances d'entreprises en cascade qui vont arriver. Ce sont des chiffres d'affaires non rattrapables, car quand bien même on travaillerait la nuit ou le dimanche, un samedi de shopping, ça ne se corrige pas avec une autre journée. Concrètement, une de nos voisines avait des contrats d'alternance. Elle a dû les arrêter dès la première semaine, suivant la première manifestation, par manque de moyens.
écoute attention, Anacha, je vous écoute attentivement. Je ne sais pas si vous avez pu entendre le début de notre émission, j'aime toujours que nos éditorialistes, qui sont très courageux et brillants, puissent aussi être transparents. Et je pense que la question... de l'état d'urgence ou la question des manifestations, faut-il les interdire ou non dans les entre-villes et dans les grandes villes, elle se pose désormais puisque vous êtes en train de mourir à petit feu. Vous êtes victime donc de cette casse silencieuse, moins 60, moins 70%. Georges Fenech est favorable à ce qu'on interdise les prochaines manifestations pour sauver nos commerçants, pour éviter d'être sous confinement sécuritaire. Éric Revelle, lui, est favorable à ce que les manifestations perdurent. Vous, vous seriez favorable à ce que les manifestations se poursuivent ou pas ?
Oui, je suis favorable parce qu'on est dans un état de droit et que je pense qu'effectivement, si le gouvernement écoutait un petit peu davantage la population, on n'aurait peut-être pas besoin d'aller dans la rue tous les dimanches. Mais je pense que les commerçants, patrons et salariés sont à la limite tous aussi des gilets jaunes. Moi, je n'ai jamais manifesté de ma vie, mais pourquoi pas un dimanche, j'irais manifester pour que le gaz baisse ou que le gazoil baisse. Néanmoins, il faut travailler, c'est quand même le nerf de la guerre. Et pour l'instant, les deux ne sont pas compatibles.
Et j'entends parfaitement votre argument qui est bien plus clair que celui de M. Revelle. Mais je peux vous dire qu'Éric Revelle avait le sourire. Il avait le sourire, M. Revelle, parce qu'il se sentait un peu seul. Et d'avoir le soutien d'une commerçante qui subit justement les conséquences directes et indirectes de cette casse. Vous avez parlé de casse silencieuse. C'est là aussi très intéressant. Plus sérieusement, Nasha, vous allez nous expliquer. comment vous allez pouvoir tenir les prochaines semaines. Il est 11h28.
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