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Allez, 11h36, on accueille notre invité qui peut s'avancer et venir entrer en plateau, Sylvain Maillard, député ensemble pour la République. Bonjour, installez-vous tranquillement, merci d'être avec nous ce matin. Évidemment, l'actualité, ce sont ces images hier de ces cortèges, troisième samedi de mobilisation, cortèges qui se sont passés dans l'eau. calme dans la plupart. Après, il y a eu forcément ces moments agités de la dispersion avec des confrontations et des confrontations très violentes. On a vu encore entre les forces de l'ordre et les casseurs, mobilisation en recul, mais mobilisation toujours très forte entre 300 000 et 500 000 personnes dans la rue hier. Une réponse politique qu'il faut donner à ces manifestants, à ceux qui se mobilisent, ces Français qui ont beaucoup de revendications, des revendications très diverses. Quelle réponse politique leur apporter ? pour que tout ça s'arrête.
Merci beaucoup pour votre invitation, c'est ça la grande difficulté, c'est qu'il y a une multitude de revendications, certaines d'ailleurs, tout à fait, je trouve, très justifiées, sur lesquelles il faut une réponse, mais la temporalité est compliquée, on a une élection présidentielle dans six mois, et je crois que c'est aussi ce qu'on doit mettre dans le... dans l'atmosphère et les différents candidats doivent se positionner par rapport à certaines revendications. Puis il y en a d'autres, des revendications immédiates sur lesquelles on est en plein budget où il faudra probablement une attention. Moi je me permets, je suis député de Paris, d'avoir une attention particulière. On a un tissu commerçant qui est en grande souffrance à l'heure actuelle, à Paris comme dans les grandes autres villes de France et que quand on dit que la manifestation s'est bien passée... Tant mieux. La réalité, c'est que c'est un champ de ruines économiques derrière. Et c'est aussi des policiers, encore de très très nombreux policiers, qui ont été blessés. Le problème, c'est que... Après le 17 octobre, on s'est habitué à une telle violence que maintenant, on a l'impression qu'il n'y a que 150 policiers blessés, ça s'est bien passé. Non, ça ne se passe pas bien. Oui, on a montré les images ce matin. Économiquement, c'est une catastrophe. Oui, c'est
vrai qu'on en a parlé ce matin. On était notamment avec des professionnels du tourisme aussi qui nous expliquaient que pour Paris, c'est compliqué. Les commerçants, bien sûr, on en a parlé et on le disait ce matin. Un commerce pillé, c'est un commerce de trop parce que c'est un Français qui se réveille et qui n'a plus rien. Donc c'est extrêmement compliqué pour la situation économique. Et vous le parliez des violences, c'est vrai qu'on a vu, on a passé encore ce matin, on avait le témoignage exclusif de ce policier qui a été blessé, de ce gendarme blessé à la cheville par un cocktail Molotov. Et c'est vrai qu'on s'habitue, on se dit voilà ça s'est bien passé mais il y a quand même des actes de violence et un seul acte est intolérable.
C'est une tentative de meurtre. Vous vous le qualifiez. Quand vous lancez un cocktail Molotov directement sur un policier, c'est une tentative de meurtre. C'est ce que dit Bruno Rotaillot ce matin. Ce sera qualifié comme ça par la justice. Évidemment, les commerces pillés, c'est un drame absolu, et j'en ai eu beaucoup dans ma circonscription, entre autres autour des Halles, c'était une catastrophe. Mais je veux aussi parler des commerçants qui tout simplement n'ont pas eu leur commerce pillé, mais qui n'ont plus de clients. Des restaurateurs, je faisais hier le tour des restaurateurs, ceux qui faisaient, je vous donne un ordre d'idée, 3 000, 3 500 euros de chiffre d'affaires un samedi classique, en font au mieux 800, 900 euros. Et donc ça veut dire qu'il y a tout un personnel qui venait travailler, en fait, qui ne vient plus travailler. Donc en fait, on a un écroulement du commerce dans les centres-villes, et ça aussi, il faut en parler, parce que manifester, c'est très bien, c'est un droit, évidemment, mais ça a aussi des conséquences, et ces conséquences-là, on n'en parle pas assez. Sylvain
Maillard, effectivement, un commerce pillé, c'est une des options, un commerce qui n'a plus de clients, est resté ouvert et un commerce qui est obligé de fermer et qui du coup aussi n'a plus forcément de clients. On a vu le gouvernement qui envisage notamment de laisser ses commerces ouvrir le dimanche notamment pour essayer de récupérer une partie de cette frésorerie qui n'a pas été engrangée à cause de ces samedis. Vous dites ok super mais c'est une rustine, il va falloir faire autre chose ?
Alors, moi, c'était mon premier combat politique. J'étais maire adjoint à ce moment-là, à Paris, dans le 9e arrondissement. Donc, les grands magasins, à dire, voilà, moi, je souhaite que Paris devienne une zone touristique internationale. C'est-à-dire que l'ensemble des commerçants décident s'ils veulent ou non ouvrir le dimanche. L'immense majorité d'entre eux n'auront pas intérêt à ouvrir le dimanche. Ils n'ouvriront pas parce que vos salariés, vous les payez double ou triple. Ça dépend des accords. Mais qu'on laisse la liberté. Vous savez quoi ? Ce pays est en train de mourir de manque de liberté. C'est-à-dire qu'on a une règle pour tout. Tout est entravé. Moi, je suis favorable, évidemment. Et si c'est l'occasion de transformer la contrainte en opportunité, c'est-à-dire que ce moment extrêmement difficile permet aussi de changer la réglementation, tant mieux.
Sylvain Maillard, ces dix ans de Macron, on en prend fin, deuxième quinquennat. Avec cette mobilisation qui a dépassé les lycées, on le voit, le mouvement est totalement hétéroclite, avec beaucoup de revendications. Est-ce que là, c'est quand même pas totalement le symbole d'un échec du macronisme, un échec total ? Pour arriver en fin de quinquennat, avec autant de grognes sociales, de gens en colère, de gens qui n'arrivent pas à finir leur fin de mois, qui sont dans une détresse économique, des fois sociale, une France qui souffre, en tout cas une grande partie des Français. C'est quand même le résultat d'un échec de la politique d'Emmanuel Macron.
Moi je suis comptable du bilan d'Emmanuel Macron, je l'ai accompagné depuis le début. C'est pour ça que je vous pose la question. Je suis un député depuis le début et il y a eu des vraies réussites, j'ai porté moi l'apprentissage, je crois que c'est une vraie réussite des deux quinquennats d'Emmanuel Macron et puis il y a eu des vrais échecs et c'est vrai et il faut l'entendre. Moi je veux juste vous dire, la société elle a énormément changé entre 2017 et 2027. Il n'y a pas que la société française. Profondément, nous avons une société occidentale qui se questionne fortement. Le monde
a changé aussi.
L'IA, l'intelligence artificielle qu'on a vue tous comme quelque chose d'un peu extraordinaire qu'on utilise au quotidien. Les
réseaux sociaux se sont émissés aussi dans notre quotidien. L
'IA, permettez-moi d'avoir un focus sur l'IA, elle est en train d'interroger chacun de nos emplois. Et ceux qui au début disaient oui c'est un... Ils sont même inquiets pour leur emploi. Les parents d'élèves que nous sommes certains d'entre nous et sûrement beaucoup de téléspectateurs sont inquiets aussi pour leurs enfants, pour la suite. Et j'entends les collégiens, j'entends les lycéens aussi s'inquiéter en se disant mais quel sera notre avenir, quels seront nos métiers, quels seront nos métiers dans 10 ans, dans 15 ans, peut-être même dans 5 ans. Et je crois que cette inquiétude profonde de notre monde occidental avec, et moi je préside le groupe d'amitié France Chine, je suis beaucoup en Chine, je vois l'avancée de l'air. la performance, l'avancée technologique incroyable de ce pays. Et à côté de ça, quand vous revenez en France... en Europe plus généralement, mais en France, vous avez le sentiment que beaucoup de choses sont un peu à l'arrêt. Mais de ce constat d'échec, vous
l'expliquez comme ça, ce constat d'échec, parce qu'on n'a pas pris un tournant, nous la France, peut-être, technologie ? On est
dimanche matin, alors on peut se permettre de prendre un peu plus au recul, je crois qu'on est un peu au bout d'une aventure. J'aime bien travailler sur les civilisations, et je crois qu'on est à un moment où il va falloir un cycle profond, sur lequel il va falloir réinventer et réinventer un modèle, un modèle de vie, un modèle social. qui est important, je crois que l'élection présidentielle, en tout cas j'espère, ce sera le moment de grande clarification sur ce que nous voulons, les uns et les autres, parce qu'on ne pourra pas continuer avec le modèle. Écoutez, on est en train de voter un budget, je passe mes journées à l'Assemblée, on vote un budget, on a l'impression que c'est un budget, enfin, personne n'en veut, personne le vote. Non, il y aura sûrement 49
-3,
il sera baladé dans 6 mois. Et on est à 5% de déficit, ça ne tient pas la route. Et notre modèle social ne tient plus la route, et profondément, il ne rend pas les gens... Vous l'avez dit, pardon de finir là-dessus, beaucoup sont dans la rue en disant ça ne convient pas, alors qu'on n'a jamais autant dépensé pour accompagner les uns et les autres. Donc on voit bien qu'on arrive à un modèle à bout de souple et qu'il va falloir en réinventer un autre.
Justement, Sylvain Maillard, ce changement de cycle aujourd'hui, qui est-ce qu'il incarne au sein du Bloc central ? On n'a pas le sentiment qu'il y ait une voix qui incarne ce que vous venez d'exprimer. Certains d'ailleurs, pour l'essentiel, sont assez aussi comptables des dix années qui viennent de se passer. Il reste une solution pour peut-être essayer d'empêcher Marine Le Pen et ou Jean-Luc Mélenchon de l'emporter. C'est une primaire. Maintenant, cette solution devient majoritaire dans le Bloc central. On entend beaucoup de voix. Gabriel Attal parle d'une... primaire social-démocrate. Aurore Berger, ce matin, dans les colonnes de journal Le Parisien, en reparle aussi. Est-ce que vous pensez aujourd'hui qu'il est temps d'aller vers ce chemin-là ? Le seul qui freine aujourd'hui, c'est Edouard Philippe. C'est le mieux placé dans les sondages aujourd'hui, en tout cas, pour peut-être vous représenter. Est-ce que vous appelez Edouard Philippe à rejoindre le camp de la raison, hypothétiquement, en acceptant de participer à une primaire ?
Alors, il y a deux questions, si je me permets, importantes que vous venez de poser. La première, elle est... Ça fait dix ans qu'on est au pouvoir, ça fait dix ans qu'on est la tête dans le guidon, et que si on veut... porter un projet vraiment puissant de rupture, en tout cas d'accompagnement, de transformation de la société, évidemment, il faut un pas de côté et prendre... Moi, il y en a plein qui portent... Moi, j'aime bien ce que fait Bruno Le Maire, par exemple. Il explique un projet, vous le recevez régulièrement. Il est parti de ceux qui ont... qui ont pris du recul par rapport à la vie politique. Il fait autre chose. Je trouve que sa vision, quand vous avez bien connu le système et que vous portez des choses, sont intéressantes. Mais plein d'autres portent des projets intéressants. Gabriel Attal porte des... Moi, les Etats-Unis d'Europe, c'est quelque chose qu'on porte depuis longtemps, quelque chose que je trouve fort. Edouard Philippe porte aussi des réformes, je trouve, de structures. Mais c'est des petits bouts. Ce qu'il va nous falloir, vous savez quoi ? Ce qu'il nous faut, c'est un candidat. Le choix d'un candidat, moi, ça fait des mois... Je vais signer avec Maud Bréjon une tribune pour appeler à une candidature unique pour que cette candidature, derrière, puisse avoir l'espace politique pour pouvoir développer un projet et ne pas en permanence regarder son voisin. Gabriel Attal regarde Edouard Philippe qui regarde Bruno Retailleau et puis d'essayer de rester sur ce segment-là. Il nous faut absolument un seul candidat, comme les Jean-Luc Mélenchon, comme les Marine Le Pen, rapidement pour pouvoir porter un projet qui emmène. Vous savez quoi ? Je crois que les Français, en fait, ils ne veulent pas... Ils ne veulent pas du bordel, on va nous faire la France insoumise ou on nous fera le Rassemblement national. Mais il faut les faire rêver. Pour les faire rêver, il faut apporter un projet puissant. Et pour ça, il faut un seul candidat. Avec l'invection, c
'était sur la primaire. Alors,
c'est aussi le travail, je me permets de le dire, c'est aussi le travail des députés qu'on essaie de faire, nous, disons, il faut un moment qu'on prenne nos responsabilités, qu'il y ait une candidature. Il y a plusieurs possibilités. Il y a la possibilité d'une primaire, c'est vrai, le problème, elle est simple. C'est que personne n'est d'accord sur le périmètre de la... Alors c'est ça,
parce que de Glucksmann à Lysnard, en fait, où est-ce qu'on va ? Ou est-ce que c'est le bloc central-droite et on exclue la gauche, social-démocrate ?
C'est-à-dire que, imaginez que, d'abord, à mon avis, Raphaël Glucksmann n'a pas envie de refaire une primaire, donc il faut pas arrêter de le mettre. Mais imaginons que... Oui,
mais c'est 15% dans les sondages. Imaginons que Gabriel
Attal gagne la primaire. S'il y a David Lissard dedans, est-ce que David Lissard va soutenir Gabriel Attal ? Il faudra, en fait, ça c'est à vous. J'y crois pas un instant. Oui, mais ça c'est aux hommes politiques. Il faut prendre vos responsabilités. Moi je suis de renaissance, je vois mes électeurs et je vois mes militants. Oui, mais il faut prendre ses responsabilités. Je pense que mes militants ont du mal à faire compagnie. Oui, mais ils préfèrent quoi ? Oui, mais si vous leur dites,
dans ce cas-là c'est Mélenchon ou Marine Le Pen, donc ils préfèreraient sûrement Edouard Philippe ou Gabriel Attal, vous voyez ce que je veux dire, à un moment il faut être responsable.
Non pas sur le principe, sur la primaire, je suis mal à l'aise. Je me rappelle la primaire avec Benoît Hamon, des socialistes, où en 2017, je l'ai mis vécu à côté, j'étais avec Emmanuel Macron. À un moment, la moitié des candidats qui avaient juré qu'ils soutiendraient la candidature du gagnant sont partis avec Emmanuel Macron. Vous voyez bien qu'il y a une question aussi de loyauté, c'est-à-dire qu'il faut que ce soit une primaire où le gagnant, il emmène tout le monde et que tout le monde s'y plie. Donc je vois la... Logue centrale
droite républicaine, en fait, c'est ça ?
on ne fait pas, il y a plusieurs possibilités, mais un très grand sondage, quelque chose de très très fort, avec 20 000, 30 000, 40 000. Vous avez un sondeur ici. On peut en reparler, mais quelque chose d'assez puissant, peut-être un, peut-être deux, et qui montre une tendance lourde. Vous savez ce qui est très difficile, il faut le dire aussi, parce qu'on parle toujours politique, ce qui est très difficile quand un candidat, c'est qu'une fois qu'il s'est déclaré, pour pouvoir s'arrêter. vous avez des militants, quand vous avez des donateurs, quand vous avez tout un écosystème, vous dites écoutez finalement j'ai réfléchi, je m'arrête. Mais regardez Gabriel Attal
qui a déjà fait meeting, il a fait ses goodies, il a une équipe, il a fait des tours des bistrots, il le dit plus ou moins quand même et il le sent bien quand il dit, c'est lui qui propose sans arrêt la primaire en disant en janvier je donnerai mon choix. On sent bien qu'il est quand même intelligent, il voit que dans les sondages il est à 4%, qu'Edouard Philippe est à
15%. Oui
mais avec Edouard Philippe on voit bien que il va se dire à un moment... Bon, même s'il a fait campagne, je me mets derrière le candidat qui sera peut-être bloc central droite républicaine. Je ne sais pas jusqu'où vous irez. Permettez-moi de
vous dire que d'expérience, je l'ai vécu encore il n'y a pas si longtemps dans une élection parisienne, à quel point c'est difficile d'arrêter un candidat quand il a lancé une campagne. Mais là, il y a un enjeu qui n'est
pas pareil, Sylvain Maillard. On change de président, c'est certain, là en avril prochain. Donc c'est vrai qu'il y a un enjeu. Et comme vous dites, il y a cet enjeu où pour l'instant, le second tour, c'est... Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Donc c'est vrai que là, il y a une responsabilité de toute façon à prendre. Et pardon, mais de se dire, oui, on a commencé la campagne, mais c'est pas grave, on s'arrête.
Vous
voyez ce que je veux dire.
Je suis tellement d'accord avec vous, mais les hommes restent les hommes. C'est extrêmement compliqué. Et vous savez quoi, je prends le même exemple, parce que je l'ai vécu vraiment personnellement la dernière campagne de Paris. Pareil, on changeait de maire. Et donc, vous savez quoi, à un moment, c'est très compliqué parce que vous avez... Oui, mais il y a même mouvance
politique.
C'est une petite entreprise, une campagne. Vous avez du monde, vous avez des salariés, vous avez des militants, vous avez des donateurs, vous avez tout un écosystème dans lequel vous êtes investi pleinement, c'est très dur. Et d'un seul coup, de se réveiller un matin en disant « écoutez, je m'arrête », en fait c'est très difficile. C'est vrai que l'avantage de la primaire, beaucoup de fond d'âge, ça permet à un moment de dire « on a un juge de paix, accepté par tous et qui explique ». Pourquoi il y a un gagnant et pourquoi d'autres s'arrêtent ? Et donc je trouve ça fort.
Il y a un calendrier quand même, parce que vous allez vous interroger entre le sondage ou la primaire. Jusqu'en janvier, en février ? Moi, le calendrier qu
'avait donné Gabriel Attal, dont avait parlé Édouard Philippe, je trouve trop tardif. Je pense que ce calendrier, il doit être... Moi, je l'avais dit, il y avait ces élections sénatoriales. C'est normal que chacun fasse campagne pour son camp. Mais ensuite, il me semble logique qu'avant Noël, idéalement, avant Noël, il faut qu'on ait notre candidat. On dit toujours que Noël, en plus, c'est le moment des brassages des familles. On parle beaucoup politique autour de la dinde. D'ailleurs... Les dîners de famille où on parle politique d'expérience, c'est toujours un peu compliqué. Et donc peut-être qu'à Noël, c'est pas mal de faire une crève. Mais je trouve que c'est un moment qui serait bien en disant qu'on est un candidat. Ça veut dire que les trois grands blocs de la vie politique française auraient leur candidat. Et ça permet de faire une campagne. Cette campagne, elle porte sur un
projet...
Oui, mais il y a quand même
un électorat de gauche en France qui n'est pas celui de Jean-Luc Mélenchon. Vous l'avez dit,
je vous ai écouté. C'était juste avant. Vous savez très bien que Raphaël Glucksmann, au moment des législatives, quoi qu'il arrive, l'électorat, tout le monde se retrouvera derrière NFP. La dernière fois, ça s'appelait NFP. La fois d'avant, ça s'appelait la NUPES. Vous savez quoi ? Ils se réunissent toujours tous ensemble. Ils se détestent, ils adorent se détester. Mais la vérité, ils sont toujours tous ensemble. C
'est vrai que vous, vous êtes quelqu'un qui venait de la société civile. C'était à l'époque Emmanuel Macron en marche, qui s'était entouré de personnalités. on était de la société civile, vous étiez entrepreneur, vous vous êtes engagé politiquement. Vous l'êtes toujours. C'est un combat très noble, très dur, on le sait. Dix ans, deux quinquennats difficiles avec Emmanuel Macron. Comment vous vous sentez, vous, là, aujourd'hui ? Vous avez envie de repartir vraiment pour le combat politique ? Vous êtes prêt ? Non, mais on peut comprendre qu'au bout de dix ans, c'est compliqué de s'engager. Pas tout le monde le fait, la preuve. C'est
une question qui est très importante, qui est souvent très intime, de savoir aussi, par rapport à son entourage, sa famille, c'est difficile. On parle beaucoup de choses de nous-mêmes, bien sûr, mais on est évidemment, plus le temps passe de moins en moins étanche à les sentiments de la famille et de l'entourage. Moi, j'ai le sentiment que, dans la période qui arrive, parce que j'ai aussi maintenant cette expérience de 10 ans de député, Je peux apporter quelque chose de plus fort et plus puissant dans un projet politique. J'ai appris beaucoup de choses. Quand je suis arrivé dans la vie politique, j'étais un chef d'entreprise plutôt à succès. Et donc on se disait, moi je vais régler un peu, faire comme une entreprise. C'est très différent. C'est deux mondes très différents. Il y a des choses qu'on peut dupliquer et d'autres pas du tout. Et il faut du temps, il faut du temps d'apprentissage. Je pense qu'on devient un député plus influent, plus... plus puissant dans la réponse avec un peu de temps et j'ai le sentiment, c'est pas très modeste, mais d'être... peut-être plus fort maintenant, pour pouvoir imposer des thématiques, imposer et les porter et les faire appliquer. Parce que ce qui est très difficile, ce n'est pas d'avoir une idée, ce n'est pas même de déposer une proposition de loi, vous en parliez tout à l'heure sur ce qu'est déposé LFI. Le problème, c'est de le faire adopter. Et quand vous en avez fait adopter une, vous en avez fait adopter deux, ce qui n'est pas si mal au bout de dix ans, j'ai eu la chance d'en faire adopter plusieurs, vous vous rendez compte de ce qui est possible de faire et que vous avez cette... Ça donne un sens à votre pensée, en tout cas. C'est évidemment une question importante, et puis c'est aussi pour porter un projet. C'est aussi pour ça que je veux m'investir avec bon nombre de députés pour avoir un candidat, porter un projet, influer sur ce projet. Donc vous serez dans le combat politique. Influer pour ce projet, parce que sinon, si c'est pour uniquement occuper des places, c'est cocher, entre guillemets.
Toujours avec le président actuel, Emmanuel Macron, vous envoyez des messages, des SMS, vous échangez. Je ne parle jamais de mes discussions. avec le président. Vous me faites une François Bayrou.
Donc il y en a, puisqu'on ne parle
pas de ces discussions. On ne demande pas le contenu, on ne demande pas le contenu.
On
échange tous, et bien sûr, les uns avec les autres. Je crois qu'on est à un moment très, très important. Un moment vraiment de société très important. Je ne sais pas si c'est l'élection la plus importante. En tout cas, je pense que c'est la réflexion. collectivement du peuple français la plus importante de ce qu'il veut pour son avenir. On est un changement d'époque qui peut être la décennie extraordinaire pour nous. Si on s'investit dans l'IA, dans les nouvelles technologies, dans le quantique, extraordinaire pour notre jeunesse, ou bien ça peut être un gouffre qui nous emporte.
Merci beaucoup en tout cas Sylvain Maillard. Pardon, Arlette. Non, non,
je veux juste... Oui, non, vous craignez la campagne électorale ou vous pensez qu'elle pourra être sereine ?
Ne
me dites pas, je l'espère. Elle va
être extrêmement dure et c'est pour ça qu'il va falloir être très solide sur ses appuis, sur sa candidature, sur son projet. Elle va être très dure. Merci beaucoup. Malheureusement.
Merci en tout cas. Objectif 2027 de retour dimanche prochain. Merci à tous et restez sur LCI bien sûr.
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