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Parcoursup sera remplacé pour la session 2028. Le gouvernement l'a annoncé lundi, après un mois et demi de mobilisation lycéenne et étudiante. Jeudi matin, le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, est l'inviteux de France Info. Retenez une date, le 9 octobre.
Vous annoncez la fin de Parcoursup et son remplacement. Ça ne plaît pas à tout le monde. L'ancien ministre de l'éducation Jean-Michel Blanquer, qui a mis en place Parcoursup avec votre prédécesseur Frédéric Vidal, vous accuse de lâcher avec l'abandon de cette plateforme. On l'écoute, c'était ce mardi sur France Info.
Démagogie à gauche, lâcher au centre et à droite, oui. Et surtout, immense démagogie aux deux extrêmes.
Alors est-ce que vous avez cédé par facilité, Philippe Baptiste
? D'abord, je vais répondre à Jean-Michel Blanquer, pour qui j'ai d'abord la plus grande estime et la plus grande amitié aussi, donc je le ferai avec beaucoup de plaisir. Là, il n'y a pas de lâcheté, je crois qu'il faut refonder et reposer le débat. Et c'est bien de ça dont on parle pour la blockchain plateforme. Le
9 octobre, sur cette antenne, le ministre écartait l'abrogation de Parcoursup. C'était de la démagogie pure, disait-il. Une façon de prendre les lycéens pour des lapins de trois semaines. Et il ajoutait n'avoir jamais entendu ce que ses partisans voulaient mettre en place. Abroger et remplacer, ce n'est pas tout à fait le même verbe. Mais la question qu'il posait alors est exactement celle qu'on lui pose aujourd'hui.
dites en gros, c'est un bon système, Parcoursup. Les présidents d'université disent c'est un bouc émissaire facile. Jean-Michel Blanquet, on l'a entendu, parce que vous n'avez pas répondu à la question, il dit. En creux, il y a eu une lâcheté au centre, y compris au gouvernement. Et il dit que le taux d'échec en fin de première année d'études supérieures grâce à Parcoursup a baissé en 8 ans de 60 à 50% de 10 points. Donc vous validez ça. Pourquoi supprimer un
système qui fonctionne ? Parce que je pense qu'il y a des questions aujourd'hui. Il y a une colère sociale autour du système et il y a aussi une incompréhension d'un certain nombre d'outils qui sont utilisés dans le système. Donc, je veux dire, il faut répondre à ces revendications. La relance
commence par nommer la question restée sans réponse. Puis elle en pose une plus nette. Pourquoi supprimer un outil dont l'ancien ministre revendique les résultats ? Deux raisons arrivent. Une colère et une incompréhension. Tous deux portent sur la façon dont Parcoursup est perçu. Aucune ne dit ce qui, dans la plateforme elle-même, ne fonctionne pas.
Audrey vous a... Vous posez la question et à pointer l'état de l'Assemblée aujourd'hui. Vous avez six mois, vous dites qu'il faut discuter, vous n'avez pas aujourd'hui d'idée précise de ce à quoi doit ressembler la prochaine plateforme qui remplacera Parcoursup. En gros, si je comprends bien, il y a une chance non négligeable que vous ayez promis aux étudiants le remplacement de Parcoursup et que vous quittiez le pouvoir sans l'avoir
fait. Mais attendez, ce que nous avons dit aujourd'hui, c'est une prochaine plateforme pour la campagne 2020. Pas du tout. Puis,
quelques mois devant nous. Le travail sera largement avancé, dit le ministre. Achevé avant la présidentielle, la séquence ne le dit pas. Trois questions. Pourquoi ce changement ? Pourquoi supprimer ? Et qui ira au bout ? Trois réponses, refonder le débat, une colère sociale, un calendrier tendu. Le ministre a aussi posé ses quatre questions de fond sur la sélection et cité l'OCDE. C'est dans l'interview complète, en lien. Le 9 octobre, il demandait ce qu'on mettrait à la place. Trois semaines plus tard, c'est à lui qu'on le demande.
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