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Trois prises de parole face à Sébastien Lecornu. Eric Coquerel, Mathilde Panot et Marine Le Pen tombent sur le Premier ministre sans ménagement. Mieux vaut avoir les reins solides. J'aimerais pas être à sa place. Voyez par vous-même. Alors, Monsieur le Président Coquerel, tout de suite.
Monsieur le Premier ministre, vous avez fait finalement une sorte... de nouveaux discours généraux de votre politique. Mais je ne crois pas que vous demanderez le vote de confiance une fois de plus. Peut-être parce que, comme vous venez de le dire à la fin, est-ce que j'ai l'air d'un chef qui a une majorité ? Mais c'est bien le problème que nous avons dans ce pays. C'est comment imaginer un gouvernement qui est minoritaire et qui continue, un an après, à essayer d'imposer une politique minoritaire. Je pense que le problème de fond est là. La deuxième chose que je voulais dire... Si... Je ne dirais pas que vous êtes cynique, monsieur le Premier ministre, mais vous êtes habile. Vous êtes habile. D'ailleurs, c'est votre réputation. Parce que vous venez de réussir un tour de force. Nous avions rendez-vous aujourd'hui pour essayer de trouver un compromis sur les recettes. Et vous nous dites maintenant, attendons le prochain épisode sur le projet de loi de finances de la sécurité sociale, voire sur une PPL sur les fraudes sociales et fiscales. Non, c'est ce qui a été dit. C'est bien ce que j'ai entendu. Il y a une certaine habileté, c'est-à-dire... On essaye de passer une haie après la journée où, comme je l'ai dit tout à l'heure, tout le monde pensait que vous alliez peut-être avoir des suspensions de séance pour discuter avec le groupe socialiste, et vous avez trouvé un compromis avec M. Wauquiez. Maintenant, je voudrais revenir sur une des choses que vous avez dites plus particulièrement sur les recettes, parce que finalement, vous avez expédié la taxe Zuckman en disant, au final, qu'elle n'était pas constitutionnelle. Non, ce qui a été... Non, mais laissez-moi répondre sur la question de la constitutionnalité. Si vous voulez bien. Ce que le Conseil a déclaré non constitutionnel, ce n'est pas la taxe Zucman. C'est la taxe qui a été proposée par le groupe socialiste qui avait une particularité, c'est qu'il ne vous a pas échappé que le seuil n'était pas le même. Il était de 10 millions au lieu de 100 millions d'euros et qu'en contrepartie de concentrer... Son objectif sur ceux dont vous reconnaissez très certainement qu'ils sont sous-taxés, puisque vous avez repris mes propos sur les 0,001%. En contrepartie, effectivement, on taxe tous leurs biens professionnels, qui pour la plupart sont des actifs financiers. Ce que ne faisait pas, puisqu'il y avait des exceptions, la taxe du groupe socialiste. C'est cela qu'a déclaré anticonstitutionnel aujourd'hui le Conseil d'État, qui je vous rappelle n'est quand même pas le Conseil constitutionnel, et non la taxe Zuckmann. Donc moi je serais très intéressé. Et Vassas a bien rappelé tout à l'heure pourquoi, en réalité, nous avons toutes les raisons de penser qu'elle est constitutionnelle. Parce que la taxe Zuckmane telle qu'elle est imaginée, elle ne surtaxe pas les milliardaires. elle met fin au fait qu'ils sont sous-taxés de manière éhontée dans ce pays. Et là, j'attends de voir effectivement ce que déciderait le Conseil constitutionnel. Donc c'est juste pour dire qu'il n'y a pas dans vos arguments quelque chose qui me convainc sur le caractère anticonstitutionnel de la taxe Zuckmann. Ben non, écoutez, chers collègues, j'essaie d'argumenter, trouver des arguments en face, puisque vous n'avez pas répondu à la bonne question. Par contre, je suis très content d'entendre... dire que les 26 milliards pour vous, que de la taxe sur les multinationales, restons dans le projet de loi. Et je pense que dans ces cas-là, les recettes de notre pays s'en porteront mieux. Merci.
Merci Madame la Présidente. Alors Monsieur le Premier ministre, après le discours que vous venez de faire, il y a une chose qui est claire, c'est qu'il n'y a rien à attendre de vous. Il n'y a rien à attendre de vous parce que vous venez d'expliquer que c'est nous qui serions en train d'abîmer la démocratie représentative, mais c'est vous au contraire qui abîmez la démocratie lorsque vous refusez de respecter le résultat des urnes. Vous dites... que vous voulez éviter une crise politique au pays alors que vous êtes en train d'enfoncer le pays dans une crise politique. Et le responsable, c'est Emmanuel Macron, qui veut continuer coûte que coûte la même politique alors qu'elle a été battue dans les irnes. Monsieur le Premier ministre, nous n'avons pas été élus pour qu'émander des miettes de votre programme. Nous avons été élus et nous avons gagné les élections pour rompre avec votre programme politique. Et c'est vous qui êtes en train d'appliquer votre programme, tout votre programme, rien que votre programme. Vous avez été très clair, monsieur le Premier ministre, vous dites que vous avez abandonné le 49-3, mais vous êtes un 49-3, vous tout seul, puisque vous refusez de nous laisser voter sur l'abrogation de la retraite à 64 ans. Vous venez de faire alliance et de passer toute la journée sur ces bancs, entre la Macronie, la droite et l'extrême droite, pour refuser la plus minime des décences, c'est-à-dire de faire participer les milliardaires à même hauteur que les Français dans ce pays, avec le refus de la taxe Zuckmann et le refus de l'impôt de solidarité. Alors, vous invoquez maintenant le Conseil constitutionnel. Je vous rappelle que cela vous gênait moins quand vous votiez ensemble avec l'extrême droite, par exemple sur la loi immigration qui a été retoquée, ou encore sur la loi du plomb avec l'acétamipride. Enfin, vous dites, monsieur le ministre, Le Premier ministre, que vous abandonnez le 49.3. Mais vous ne voulez jamais répondre à la question de savoir si vous abandonnez le super 49.3, qui est celui des ordonnances, qui permet de reprendre le texte initial, ce qui fait que nos travaux ne servent absolument à rien. Oui, Monsieur le Premier ministre, il n'y a plus rien à attendre de vous. Et tout le monde doit s'en rendre compte. Il ne reste que la censure et le départ du Président de la République. Merci. Madame la Présidente Le Pen.
le Premier ministre, j'avoue avoir un certain plaisir à vous voir vous débattre dans une situation aussi inconfortable. Car je reste persuadée que cette situation très inconfortable est de votre fait. C'est vous qui avez voulu rester en place contre vents et marées. C'est le président Macron qui a souhaité vous faire tenir en équilibre parce qu'il fallait à tout prix éviter les élections. Voilà, la réalité, elle est là. Donc vous vous débattez parfois et souvent, et plus qu'à son tour d'ailleurs, semble-t-il, dans des sables mouvants. C'est-à-dire que plus vous bougez et plus nous avons le sentiment que vous vous enfoncez dans des compromis qui vont devenir très rapidement contradictoires. Donc ce budget, nous essayons de le rendre le moins terrible possible. Et je crois que nous avons contribué par un certain nombre de propositions à tenter précisément de l'améliorer, si tant est qu'il puisse être amélioré. Vous avez parlé beaucoup de compromis, on a fait des propositions. Nous avons proposé par exemple la taxe sur les rachats d'actions qui par ailleurs a été votée. Nous avons participé au vote de la lutte contre la fraude, c'est-à-dire cette optimisation fiscale des multinationales étrangères qui en réalité est une fraude et qu'il faut arrêter d'appeler une taxe. Sur les bancs de droite pour pleurer dessus et sur les bancs de gauche pour faire croire que c'est une grande victoire, ce n'est pas une taxe. C'est juste l'application de l'impôt qui existe déjà des multinationales qui, en l'occurrence, cherchent à y échapper. Mais vous avez, face à ces propositions, toujours refusé ce que nous avions proposé. Et tout ce qui a été voté et qui est positif a été voté contre l'avis de vos ministres. donc on ne peut pas dire que vous soyez dans une situation de compromis en tout cas vous l'êtes très certainement avec le parti socialiste mais pas avec le reste des forces politiques et notamment celle qui peut être dans cette assemblée compte le plus parce qu'elle est la première
merci madame la présidente
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