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La République a vacillé. Elle a vacillé face au déchaînement de violences venues de l'extrême gauche, de LFI et de ses proxys, des grands patrons menacés d'assassinats. 3000 commerces pillés, 1000 policiers et gendarmes blessés. Votre naufrage sécuritaire n'est ni un accident ni un hasard. Nous payons 15 ans de renoncement, de chaos migratoire, de laxisme pénal.
Éric Ciotti accuse le gouvernement d'avoir échoué face aux violences. Mais lorsque Sébastien Lecornu lui répond, le débat se déplace aussitôt vers les ordres donnés aux forces de sécurité. Abonnez-vous pour suivre nos analyses des questions de sécurité et des réponses du gouvernement sans détour ni langue de bois. Le 20 octobre 2026, à l'Assemblée nationale, le député des Alpes-Maritimes et président de l'UDR Eric Ciotti interpelle le Premier ministre Sébastien Lecornu après les violences du week-end. La question est urgente. De nouvelles manifestations sont annoncées pour samedi. Ciotti met en cause la réponse sécuritaire de l'exécutif et réclame des mesures concrètes. Le corps nu doit répondre à la fois sur le dispositif passé et sur celui à venir. Ce
week-end, la République a vacillé. Elle a vacillé face au déchaînement de violence venu de l'extrême gauche, de LFI et de ses proxys. Des préfectures envahies, des mairies attaquées. Celle de Limoges incendiée, Marianne renversée, des médias ciblés, des grands patrons menacés d'assassinats. 3 000 commerces pillés, 1 000 policiers gendarmes blessés, des actes que l'on doit qualifier de terroristes.
Ciotti frappe fort, mais il faut distinguer ses accusations des faits établis. Les chiffres et la qualification d'actes terroristes sont avancés par lui dans l'hémicycle. Son argument politique, lui, est clair. Quand des commerces et des institutions sont visés, l'État doit protéger et rétablir l'ordre. Et il ne s'arrête pas au constat, il met en cause les choix du gouvernement.
face à ces tentatives d'insurrection, nos policiers, nos gendarmes, nos préfets ont tenu, malgré des ordres incohérents, ils ont érigé le dernier bouclier de la République. J'y ajouterai les policiers municipaux et les pompiers. Alors oui, rendons leur hommage. Applaudissons-les. Ils ont tenu les portes de l'enfer.
Le passage le plus efficace, c'est l'hommage aux policiers, gendarmes, préfets, policiers municipaux et pompiers. Ciotti oppose leur engagement à ce qu'ils présentent comme une défaillance politique. C'est une ligne de fracture immédiate. Le terrain tient. Mais l'exécutif doit expliquer pourquoi des villes ont perdu le contrôle. La suite va transformer ce reproche en question précise.
pendant qu'il tenait, pendant qu'il tenait... Votre gouvernement, monsieur le Premier ministre, a failli. Votre naufrage sécuritaire n'est ni un accident ni un hasard. Nous payons 15 ans de renoncement, de chaos migratoire, de laxisme pénal. Alors oui, je vous appelle au sursaut. Combien de forces mobiliserez-vous samedi ? Allez-vous interdire ce week-end toutes les manifestations ? Allez-vous supprimer les allocations familiales et expulser des logements les émeutiers ? Allez-vous expulser les étrangers condamnés ? Allez-vous dissoudre tous les groupes terroristes d'ultra-gauche ?
Voici le cœur de l'interpellation. Combien de forces seront mobilisées ? Les manifestations seront-elles interdites ? Et quelles sanctions sont envisagées ? Ciotti va jusqu'aux allocations, au logement, à l'expulsion des étrangers condamnés et à la dissolution de groupes qu'il qualifie de terroristes. Il ne demande pas seulement un diagnostic. Il oblige le Premier ministre à se positionner sur des décisions concrètes.
Monsieur le Président Éric Ciotti. Bon, je n'irai pas sur le terrain polémique et très politicien de votre question. Si. D'autant plus que, si je devais le faire, je convoquerais peut-être l'actualité en Italie le week-end dernier, qui a laissé avoir des scènes terribles de pillages, d'agressions et de violences urbaines. Or, il me semble que le bilan que vous semblez vouloir dessiner pour nous autres ne s'applique pas sur la manière de rendre ni la justice ni la police. en Italie. Donc ça nous amène à mon avis à un constat sur ce qu'est la violence, comment elle se propage désormais dans nos sociétés, notamment par les réseaux sociaux. Ensuite vous parlez d'ordre incohérent. Je vous ai tout à l'heure expliqué en répondant à la question de Marc Fainaut. Alors je comprends que votre texte était déjà écrit à l'avance.
Le Cornu refuse le terrain qu'il juge polémique et politicien. Mais il reconnaît la gravité des scènes de pillage, d'agression et de violences urbaines. Puis, il renvoie au débat sur la propagation de la violence et aux réseaux sociaux. Le point sensible reste pourtant la gestion policière. Ciotti l'accuse d'ordres incohérents et le premier ministre affirme avoir déjà répondu. Reste à savoir ce qui changera samedi.
J'ai déjà largement répondu à votre question sur les raisons pour lesquelles il y a eu une perte de contrôle sur certains moments et dans certaines villes. Trois, je vous ai déjà répondu en vous disant que samedi prochain, le dispositif sera massif. on aura l'occasion de le présenter sans démagogie, sans coup de menton, parce que pour le coup, monsieur le président Ciotti, c'est aussi ça, respecter les forces de sécurité intérieure.
La réponse de Lecornu prend un relief particulier à la lumière des informations rapportées par MSN le 20 octobre. Selon le Média, le Premier ministre a reconnu des défaillances dans le dispositif déployé le week-end précédent qu'il aurait jugé trop statique et pas assez mobile. Il a aussi promis un dispositif policier massif pour la mobilisation suivante. Autrement dit, l'exécutif annonce un changement de format après une première réponse qui n'a pas empêché les violences décrites dans le débat. MSN rapporte également que des organisations étudiantes et les Gilets jaunes appellent à manifester samedi. La pression ne vient donc pas uniquement de l'opposition. Une nouvelle journée de mobilisation se profile et les autorités doivent de préparer leurs réponses. Le même article décrit un affrontement politique à l'Assemblée. La droite dénonce le laxisme sécuritaire, tandis que la gauche critique la répression policière. Le Cornu se retrouve pris entre ces deux reproches avec une question immédiate à trancher. Comment protéger les personnes et les commerces sans laisser la situation dégénérer ? Pour les Français, ce débat ne se résume pas à une bataille de formules. La sécurité des commerces, des services publics et des forces de terrain dépend de décisions prises avant que les rues ne s'embrasent. Si le dispositif précédent était effectivement trop statique, comme le rapport MSN, l'exécutif doit expliquer ce qui a été corrigé. La mobilité, le nombre de forces, la coordination. Dans sa réponse, le corps nu promet un déploiement massif, mais réserve sa présentation détaillée. C'est là que la pression de Ciotti porte. Une promesse générale ne suffit pas à juger l'efficacité d'une stratégie. Le gouvernement devra être évalué sur les moyens engagés et sur les résultats, pas seulement sur le ton de ses déclarations. La droite gagne du terrain lorsqu'elle exige des comptes sur la protection des citoyens. Elle doit aussi rester précise. Les chiffres avancés par Ciotti dans son intervention sont ses affirmations, tandis que la reconnaissance de défaillance rapportée par MSN concerne le dispositif policier. Cette distinction renforce le débat au lieu de le brouiller. Le perdant, si les réponses restent vagues, ce sera d'abord l'État, dont l'autorité dépend de sa capacité à faire respecter la loi et à protéger sans délai. Verdict. Ciotti pose les questions que l'exécutif ne peut pas esquiver, et la reconnaissance de défaillance rapportée par MSN donne du poids à son exigence de résultat. À présent, les annonces devront être suivies des faits. Selon vous, le gouvernement a-t-il donné une réponse suffisante pour garantir la sécurité lors des prochaines manifestations ?
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