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Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
Comme dans tous les pays, vous avez des tensions. Vous avez des tensions très vives, il y a eu des conflits sociaux. Mais la maturité du peuple marocain, c'est d'être capable dans une situation comme celle-là de surmonter ça. Et en particulier, un détail, mais qui n'est pas qu'un détail. Nous sommes dans une zone qui est adossée à la classe, donc nous sommes sur les populations berbères et de mélange de populations. Et vous n'entendez pas parler de la moindre conflictualité de village à village ou de tribu à tribu. Nous Français, nous serions incapables de ça. Et la pagaille qui a régné dans les Alpes de Haute-Provence, si vous vous souvenez la dernière fois qu'il y a eu un épisode méditerranéen, c'était consternant, on avait l'impression qu'on ajoutait nous-mêmes au désordre. Donc cette maturité, voilà. Encore un mot juste et après j'en ai fini. A nous aussi de réfléchir sur le fait que nous sommes dans des zones sismiques, en France nous en avons aussi, nous avons à apprendre des Marocains. Deuxièmement, aucun pays n'est capable de s'équiper à lui tout seul des crises auxquelles il va falloir faire face maintenant climatique et haute. Donc nous avons besoin d'organes de sécurité civile. collectif de la Méditerranée. Le président Sarkozy avait inventé quelque chose de génial, qui était l'union méditerranéenne, que les Allemands ont transformé en deux temps trois mouvements, en un machin qui ne sert à rien. Mais il faut revenir à cette idée d'une union méditerranéenne du petit bassin pour s'entraider dans des cas comme celui-là.
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Je pense quand même qu'il faut s'arrêter un instant. Il y a bien sûr les discussions entre États et les gens qui nous gouvernent. Mais ce soir, vraiment, il faut laisser s'exprimer cette solidarité. Moi, ce dont je peux témoigner en tout cas, c'est que tant les associations marocaines avec lesquelles nous travaillons, que les gens ici en France, ce qu'ils expriment juste, c'est de la gratitude, c'est l'envie d'être solidaires, d'être heureux, d'être généreux, sans se préoccuper d'autre chose au fond. que comment peut-on aider et comment pouvons-nous juste adoucir un tout petit peu la situation actuelle. Et en particulier quand
vous voyez les témoignages rapportés par Stéphanie Pérez, on se dit bien sûr qu'ils ont énormément de force. Ce qui vient, ce n'est pas drôle, ce qui arrive là.
Il y a une chose qui est très importante, il y a l'urgence, il y a le moyen terme avec l'approche de l'hiver, mais… Le Maroc est un très grand pays et saura trouver aussi les solutions. Et puis, nous, notre modeste place, en tout cas, nous pourrons contribuer avec les associations locales pour organiser le passage de l'hiver. Il y a une chose, un point très important, juste un instant, c'est le soutien psychologique. Parce que, oui, bien sûr, tous les Marocains avancent aujourd'hui, sont dans cette espèce d'urgence des premiers jours. On se dit vite, il faut aider, il faut aider. Mais après, il y a une espèce de gouffre assez abyssale. Et nous travaillons beaucoup, nous, à la Fondation France, sur cet accompagnement psychologique pendant des mois et des années. Et on
rappelle, vous êtes notre partenaire ce soir, et c'est important pour nous à France Télévisions de vous accompagner. C'est aussi l'objet de cette grande soirée d'appel aux dons. Voilà, on va voir le visuel apparaître. Ça se passe sur le site, c'est ça ? Sur le site internet de votre fondation. La Fondation de France, voilà un petit don, 1 euro, 2 euros, 10 euros. 100 euros plus pour ceux qui peuvent. Voilà, tout est bon à prendre, évidemment.
Avec la solidarité et la mobilisation aussi des... Des artistes, des comédiens, on va voir quelques réactions. Celle de Gad Elmaleh. Vous voyez passer les tweets qui est renversé par la tragédie qui a frappé le Maroc cette nuit. Pensez, soutien à toutes les victimes et à leur famille. Ce message porté par Patrick Bruel. Également, quelle tristesse devant cette tragédie. Toutes mes pensées et soutien aux victimes, à leur famille, à tous nos amis marocains. Force et courage aux héros qui luttent pour porter secours. Et puis ce message aussi de Paul Nareff. Regardez, je suis envahi du nid. tristesse.
Michel Polnareff qui était, je crois, au Maroc le soir du séisme, et c'est la raison pour laquelle il était aussi très bouleversé par ce qui s'est passé. Le monde du sport également se mobilise. Alors il y a plein de tweets et plein de messages qui ont été passés sur les réseaux sociaux. On va regarder par exemple celui de Lionel Messi, grande star du foot. Mes condoléances à toutes les familles, dit-il, des victimes du séisme, ou encore les Lyons de l'Atlas, la célèbre équipe de football marocaine, qui ont donné leur sang aujourd'hui. Voilà, c'est symbolique. Et c'est évidemment important, comme l'a fait Jamel juste avant le journal. On était avec lui et nous en parlait tout à l'heure.
Je voudrais vous signaler que, bien sûr, il y a beaucoup d'hommes et de femmes et d'enfants qui sont sous terre. Il y a une mosquée de 1148 qui a résisté à 800 ans et qui est par terre aujourd'hui. C'est vrai. C'est une mosquée magnifique qui a été construite dans les Al-Mohad. et le patrimoine mondial de l'UNESCO, les hommes d'abord, les êtres humains d'abord, les monuments après. Mais ça fait partie un peu de la tragédie. Et ça, on verra après, plus tard, ça va apparaître plus à petit, les monuments importants qui disparaissent.
Vous étiez, je crois, au Maroc, il y a encore quelques jours. Il y a une semaine. Vous êtes parti juste avant le 6, mais vous connaissez bien ces zones rurales, montagneuses, et ces villages isolés
aussi. J'ai travaillé sur cette région, parce que j'ai un roman qui se passe là-bas, et je connais très bien. J'ai connu un instituteur que j'avais aidé à s'installer dans un petit village qui s'appelle Septemzouda. Un tout petit village, avec ma femme, on avait installé une école et on a fait venir un instructeur. On lui a construit une maison et le pauvre, il est mort avec sa femme et ses deux enfants.
Il y a des lieux absolument magnifiques dans cette région. Il y a Taroudan, connu pour ses tapis, vendu dans le monde entier. On ne peut pas y accéder
parce qu'il y a tellement d'éboulements que les ambulances ne peuvent pas passer.
C'est la question que j'allais vous poser. Vous avez peur de ce que vous allez découvrir la prochaine fois que vous irez là-bas ? De toute façon,
ça va être une très grosse affaire. Aujourd'hui, on n'en parle, mais les conséquences vont être énormes, énormes, énormes. Et la reconstruction, il va falloir y penser dès maintenant, et surtout s'occuper des orphelins, des veuves. C'est une tragédie immense, et c'est un des séismes les plus terribles depuis 200 ans. Parce que le choc a été à 20 kilomètres terre. 20 kilomètres.
vous entendais juste à bas bruit quand il y avait ces... On parlait des tremblements de terre, on disait on n'efface pas, ça ne s'efface pas.
long de choc psychologique, elle est considérable. Regardez, je me souviens avec exactitude. De l'endroit où je me trouvais au moment où j'ai eu le sentiment que la terre bougeait à Tangier. Le tremblement de terre pour un être humain, c'est l'ultime
sécurité, vous savez, le sol ne bouge pas.
Nicolas Châteauneuf qui nous a retrouvés. On a une idée de l'ampleur des dégâts dans les villages concernés ?
Oui, alors on va essayer de prendre un petit peu de hauteur. Pour vous expliquer, le Maroc est un pays qui est exposé au séisme, comme tous les pays qui sont situés au Maghreb, tout simplement parce qu'il se trouve dans une zone d'affrontement entre deux grandes plaques tectoniques, la plaque... Eurasienne et la plaque africaine. Vous savez, les plaques tectoniques, ce sont ces grands morceaux de croûte terrestre qui se déplacent et ce qui provoque régulièrement des tremblements de terre. Mais le séisme a eu lieu un peu plus au sud, donc à 500 km de cette frontière que vous voyez ici, à l'intérieur même de la plaque africaine. Et dans cette zone que vous voyez ici, les roches se déforment, se compressent, forment des montagnes. Il y a des failles que l'on voit ici en rouge. Et à 26 km de profondeur, une de ces failles a cédé. Alors il faut imaginer des blocs géologiques qui accumulent des contraintes au fil des années, au fil des siècles. Ça coince, ça coince, ça coince, et tout d'un coup, cela va céder. Un bloc va chevaucher l'autre, comme vous voyez sur cette animation. L'énergie libérée, elle est quand même gigantesque, puisqu'on parle d'une faille longue de 30 km qui s'est déplacée d'un mètre. En février 1960, vous l'avez dit, dans la même région, un séisme de magnitude 5-8 avait dévasté la ville d'Agadir et causé la mort de 12 000 personnes. Donc on sait que la région peut causer des très grands séismes. Et aujourd'hui, le plus à craindre, ce sont les répliques. Il y a déjà eu une réplique après le séisme de magnitude 4-9, donc c'est important. Et c'est ce qui est le plus à craindre dans les semaines qui vont venir, voire parfois même les mois.
Bien, merci Nicolas. Et c'est vrai que la tragédie, c'est qu'aujourd'hui, les spécialistes ne sont pas en capacité de… prévenir précisément le moment où la Terre va trembler, on ne peut pas lancer des alertes sur les téléphones portables, par exemple, ça n'existe pas. Le cycle est
tellement long, c'est sur des dizaines, des millions d'années, donc on ne peut pas calculer ça. Par contre, on peut échanger, et c'est un devoir, les scientifiques le font, parce que dans les scientifiques, il n'y a pas de baston sur les informations. Ils les échangent, ils les mettent en commun, c'est la culture cumulative. Mais qu'est-ce qu'on fait ? C'est être capable de repérer les signes avant-coureurs. Alors il y a des choses toutes bêtes qu'on connaît, les animaux se comportent d'une manière différente. et ce qu'on observe depuis l'espace. Pour nous, c'est nouveau, notre génération est la première qui peut bénéficier d'observations cumulées depuis l'espace.
Avec des signaux qui peuvent intervenir quelques secondes avant le tremblement de terre, mais qui peuvent permettre de se cacher ces quelques secondes qui peuvent sauver des vies. Je voudrais qu'on aille maintenant, si vous le voulez bien, retrouver Lise Vogel à Wirgan. Elle a rencontré des sauveteurs français qui ont pu arriver sur place.
Alors que les opérations se poursuivent dans les décombres derrière moi, nous avons pu rencontrer ici à Wirgan les premiers secouristes français arrivés sur le terrain aux côtés des Marocains. Il s'agit d'une brigade synophile très expérimentée puisque ces hommes sont déjà allés en Ukraine ou encore en Turquie après le séisme. Ils ont tous une formation de pompiers et ils sont tous des bénévoles volontaires. Ils nous ont expliqué qu'ici ils ont été bien accueillis par les secouristes. marocains qui ont accepté leur aide à une condition que ces français ne portent pas leur t-shirt sur lequel on pouvait voir le drapeau bleu blanc rouge les secouristes ont donc accepté de travailler avec une tenue plus neutre et de se faire discret pour autant ici bien sûr leur aide est précieuse pour aider à retrouver au plus vite des corps humains dans ces décombres que l'on voit qu'ici à perte de vue le village a été totalement ravagé par le séisme et donc évidemment la présence de ces chiens est un appui précieux pour les secours marocains. Je vous propose d'écouter Patrick Villardry, c'est le chef de ces secouristes français.
Nous, nous avons été très bien accueillis. Nous nous sommes mis à disposition des pompiers locaux. On a apporté notre savoir et notre aide. Et on leur a dit, si vous avez besoin des chiens, on se met à votre disposition. On s'est mis de compter, ils sont venus nous chercher, ils nous ont dit, voilà. On peut y passer un chien, oui. On en a passé un, deux, trois, quatre. On a passé les quatre chiens et tout s'est très bien passé. Il n'y a aucun souci.
On a beau connaître ces images, c'est stupéfiant à chaque fois, les villages détruits, les maisons détruits. Et ce que dit cette dame, Agnès Levallois, notre reporter, qui nous explique, parce que ça lui a été raconté, que les sauveteurs français ne peuvent pas porter le drapeau français
ce doit être une mesure de protection à partir des déclarations qui ont eu lieu justement en France, où la France a déclaré qu'elle était prête à porter son aide. et toute la polémique qui a commencé à apparaître ici en France en disant que le Maroc n'en voulait pas, je pense que la position justement de ces sauveteurs, c'est de dire, on se fond dans le paysage, l'important pour nous c'est d'être là, c'est de travailler, d'apporter notre expertise, et finalement en adoptant cette attitude, ça permet d'éviter de rajouter une polémique ou un début de polémique alors que l'urgence est au secours et à utiliser toutes les bonnes volontés qui sont là. Et ce qui est important, c'est qu'en fait ces sauveteurs sont là, mais on voit bien qu'ils travaillent. Ils travaillent vraiment avec des ONG locales. Et en fait, le secret, c'est ça. Et quand ils disent, oui, on est venu nous chercher, on s'est mis de côté, on est venu nous chercher, et qui est venu les chercher, ce sont les gens sur place. Mais c'est bien toujours comme ça que ça se passe. Mais bien sûr. Mais l'important, c'est qu'il y ait vraiment ce relais aussi important sur place que d'abord, ce sont eux qui connaissent le terrain beaucoup plus que ceux qui débarquent d'avions. Et ça permet comme ça une activité beaucoup plus efficace et une action beaucoup plus efficace pour les populations qui ont besoin de ce secours. En tout cas, ce qu'on a noté, c'est qu'il y a quand même des sauveteurs français qui sont arrivés sur le terrain. Comme il y a des sorteurs de plusieurs nationalités, il y a des Israéliens qui sont là, qui sont venus sans avoir l'accord du gouvernement israélien et du royaume marocain, parce que beaucoup d'ONG à travers le monde sont spécialisées, et donc le premier réplique, c'est de galer. Il faut peut-être expliquer,
la différence c'est que la sécurité civile, ce sont des militaires, donc ils dépendent du gouvernement français, et c'est la raison pour le faire. Ils
viennent à titre bénévole. En fait, ils viennent juste à titre bénévole. au sein d'une association marocaine. Donc il n'y a pas du tout de sécurité civile officielle française, ni de pompiers. Ce sont quelques personnes qui viennent à titre bénévole au sein d'une association locale.
Alors on est
aussi en direct avec... Je ne veux
pas qu'on laisse penser qu'il y a un sentiment anti-français parmi les Marocains. Ce n'est pas vrai. Il y a un problème dans la perception qu'il y a de la France en tant que nation. et surtout de son président de la République, mais il n'y a pas parmi les Marocains de sentiments anti-français, ce n'est pas leur manière d'être. – Surtout de son président de la République. –
Surtout de son président de la République. disons, une antipathie à l'égard du président Macron, parce qu'il n'a pas été très, très, très correct avec… Alors, je ne sais
pas si on peut faire de généralité, parce que ce n'est pas l'objet, ce soit de polémiquer. Non, de toute façon, ce n'est pas ça.
Non, c'est vous-même qui l'avez dit tout
n'est pas
polémique, ce n'est pas le sujet. On va vous entendre dans quelques jours. Si, au Royaume-Una Metsi, ce n'est pas un copain de Bistrot. Alors, on va… Et donc, il y a une manière de s'adresser aux gens qui comptent dans la façon de représenter la France. Alors, nous, nous sommes républicains, eux, ils sont royalistes, mais on doit quand même arriver à se respecter. Le sujet, c'est que
quand même, on a des
Et
on va
en
parler de l'amitié franco-marocaine avec Jack Lang qui est ancien ministre de la Culture, président de l'Institut du Monde Arabe, qui est aussi un pont culturel très très important justement entre la France et le Maroc. Vous avez d'ailleurs, Jack Lang, décidé, cité le séisme et ses conséquences connues, symboliquement décidé de faire illuminer la façade de l'institution avec les mots... Maroc au cœur et vous teniez ce soir à nous annoncer un dispositif en exclusivité d'une certaine manière pour apporter aussi des fonds au peuple marocain.
Absolument, Maroc au cœur. Ces mots resteront là, sur la façade de Lima, tout au long des semaines. Ce n'est pas un combat d'un jour, c'est un combat de plusieurs semaines. Oui, en effet, avec Mehdi Khotbi, le président de la Fondation Nationale des Musées du Maroc, et nous-mêmes, Lima, nous avons conclu aujourd'hui même un accord pour inviter les artistes. du monde entier, excusez-moi, pour inviter les articles du monde entier à faire don des œuvres qu'ils ont choisies, ces œuvres... par monsieur Claude Lemant seront proposés lors d'une cérémonie dans quelques semaines et l'argent qui sera ainsi collecté, nous espérons le plus élevé possible, ira aux victimes de ce terrible tremblement de terre. Je crois que notre contribution est simple et légitime. Le Maroc nous a beaucoup soutenus au cours des années et nous avons vis-à-vis de ce pays et vis-à-vis de son roi une grande reconnaissance. Sa Majesté, le Roi du Maroc est venu ici même où je suis pendant cinq reprises, soutenir des événements qui ont eu une grande portée, qui ont mis en valeur ce qu'est la force de la culture marocaine. Et n'oublions pas que ce peuple apporte à notre pays, outre son passé aujourd'hui, son génie créatif, ses travailleurs, ses inventions, sa médecine, ses recherches. Et aujourd'hui, nous devons tous nous mobiliser indépendamment des questions politiques. Je dirais qu'aujourd'hui, la politique... C'est ce qu'on a fait ce soir, Jacques Lang, précisément.
Merci d'avoir hommage.
L'humain d'abord. L'humain d'abord. Et je pense que l'association, la LIF, Association Internationale de Protection du Patrimoine, que nous avons créée voici quelques temps, apportera sûrement sa contribution aussi à la restauration des beaux monuments de Marrakech. de la région. Merci beaucoup, Jack Lang,
d'avoir été avec nous ce soir. Pardonnez-moi.
Une émotion, un désir de relever le Maroc et une admiration aussi pour ce peuple qui se bat jour et nuit. Jack Lang, j'entends votre enthousiasme et votre
amour du Maroc. C'est prêt.
Ah, je vous assure. qu'on porte avec une dignité, avec une force, avec une grandeur, qui mérite le respect et notre soutien. Pas d'un seul jour, mais de plusieurs semaines. Merci. J'espère que nous allons pouvoir continuer les uns et les autres. En tout cas, l'Institut du Maroc... C'était une déclaration d'amour au Maroc. ... prendra d'autres initiatives pour mobiliser la générosité, les énergies. au bénéfice de ce grand pays
qui nous Merci infiniment, Jack Lang. Merci beaucoup, Jack Lang. Pour cette annonce, ce qu'on retient, c'est vos mots, votre déclaration d'amour au Maroc, et cette initiative des œuvres qui seront vendues au profit des Marocains. Tous les sous sont bons à prendre, pardon de le dire comme ça, mais c'est ainsi.
C'est surtout que le... L'étendue de ce qu'il y aura à reconstruire sera immense. Et notamment, si vous voulez, dans toute cette partie des montagnes, dans tous les petits villages, c'est là qu'on va trouver les personnes les plus vulnérables. Des gens qui ont des difficultés, des personnes handicapées, des personnes âgées, des enfants qui auront parfois perdu un ou plusieurs membres de leur famille ou des femmes seules. Et donc cette aide, elle va être très essentielle pour toutes ces familles-là.
Alors, considérer, pas uniquement la région sinistrée, mais toutes les régions des campagnes marocaines où les gens habitent dans des maisons de ce genre. Il faut changer ça par des maisons.
Il faut reconstruire autrement.
Oui, mais pas uniquement là, dans tout le Maroc, dans le Raab, dans le Haouz, etc. Donc c'est un projet immense et un chantier très important qu'il faut financer.
nous allons maintenant retrouver Djamal Mazhi en direct de Marrakech.
Jamel, c'est à vous. Oui, Caroline, en direct de Marrakech, ici. Je me trouve juste à côté de cette mosquée, ce minaret historique sur la place Jamal Fna ici, qui n'a pas résisté à ce puissant séisme. La municipalité de Marrakech a dépêché cette pelteuse pour faire place nette. Alors il reste encore quelques gravats. Et à côté de la poussière, il y a comme un léger parfum d'insouciance qui règne ici sur cette place Gemaralfena, la plus touristique du pays. Regardez, c'est la vie qui reprend quelque part. Il y a de nombreux commerçants qui sont de retour, les touristes également qui sont là. Et on entendait ces commerçants tout à l'heure qui apostrophaient, qui interpellaient des touristes en leur disant n'ayez pas peur, n'ayez crainte, restez ici. Et le message est passé puisque les terrasses de café sont bondées, les hôtels sont quasiment complets. Il faut dire qu'ici c'est le début de la haute saison. Ici à Marrakech, la ville qui est devenue quelque part la capitale des soins tout au long de ce week-end avec un flot ininterrompu de patients, de victimes graves. Désormais dans les couloirs de l'hôpital, ça se calme petit à petit. Les patients viennent de plus en plus loin avec des blessures très graves. Souvent des gens qui ont été extraits des décombres. C'est ce à quoi on a pu assister aujourd'hui à Marrakech. Un formidable élan de générosité, une longue file d'attente de plusieurs centaines de mètres de long. Il fallait attendre des heures devant le centre de transfusion sanguine de la ville pour donner son sang. Il y avait dans cette file d'attente des jeunes, des moins jeunes, marocains aussi, et beaucoup de touristes qui sont venus apporter leur aide ici aux victimes.
Bien, merci Djamel. Contraste saisissant, Agnès Levallois, entre ce qu'on a vu tout à l'heure et les villages complètement détruits, et puis la Médina de Marrakech qui... qui revit presque normalement, j'allais dire.
Il y a quelques maisons quand même touchées.
– Oui, et il y a eu plusieurs morts. –
Oui, il y a eu quand même quelques rues qui ont été sérieusement abîmées, mais c'est vrai que globalement, Marrakech s'en sort très bien par rapport à tous les villages qui ont été… – Dans la Medina de Khaza, il y a eu
comme quatre morts.
– Oui, mais par rapport aux discussions de tous ces villes… De tous ces villages, c'est vrai qu'il y a quand même un contraste. On a tout de suite parlé de Marrakech, mais en fait, ce n'est pas Marrakech qui a été l'épicentre, même s'il y a des drames, il y a évidemment des personnes qui sont mortes tous les décombres. Mais du coup, on n'est pas dans la même logique. Ce qui est très frappant, ce sont les images de tous ces villages qui ont été là pour le coup, qui sont rasés, puisque toutes les constructions se sont véritablement écroulées. Et du coup, Marrakech a cette capacité, puisque c'est quand même un symbole important pour la vie économique du Maroc, pour ce tourisme qui est tellement important aussi. l'économie du pays, donc il y a besoin de montrer que finalement, Marrakech revit tout de suite et ne se laisse pas atteindre par ce drame. Une question Jean-Luc Mélenchon, est-ce qu'à
la place qui est la vôtre, vous dites parfois, qu'est-ce que je peux faire ? qu'est-ce que vous pouvez faire
ne sais pas, on va me le dire. Il y a un peu de pognon ? Oui, évidemment, les sous c'est tout de suite. Non, moi j'ai appelé le chargé d'affaires du Maroc et je lui ai dit je suis à votre disposition, ce que vous voulez, je suis un homme de mon âge, je ne peux pas aller ramasser les pierres moi-même, mais je donne. Alors ce midi nous avons été convoqués par notre coordinateur Emmanuel Bompard parce que... On venait d'organiser une campagne de collecte pour la rentrée scolaire, d'objets, de choses à manger et tout. Et alors, comment on fait ? Il ne faut pas que tout soit nous-mêmes, on s'effiche la bagaille entre nous. Donc la décision qu'il a prise, après nous avoir tous entendus, c'est qu'on est appelé à aider les associations. localement, chaque fois que quelqu'un en fait quelque chose, pas rajouter une activité de plus, en disant coucou c'est nous les Insoumis, on est plus intelligents que tout le monde, mais on vient donner le coup de main, et puis mettre la main à la poche, pour ceux qui peuvent, parce que ce n'est pas un moment non plus très favorable en milieu populaire, où nous on est influents, pour mettre la main à la poche, parce que les gens en tirent la langue. Mais tous ceux qui peuvent, oui il y a un devoir, plus tu as, plus tu dois. Tous mes meetings je disais, la retraite il va vous la mettre à 64 ans etc, mais monsieur… Macron ne participait à aucun débat, téléphonait à Vladimir Poutine et n'avait donc pas le temps de discuter avec nous. Si bien que nous n'avons pu parler dans cette campagne présidentielle de rien puisque monsieur n'était pas là le sortant et que tout le monde disait que c'était lui le mieux placé. La question va se reposer. Eh bien, je vous dis les yeux dans les yeux. Et si on vous la repose ce soir, Jean-Luc Mélenchon,
en 2027, si on vous la repose ce soir, si vous êtes candidat, vous la mettez à quel âge, la retraite ?
À 60 ans, avec les 40 annuités, et je sais comment faire. Alors, mais il faut se comprendre, mais oui, mais écoutez, vous devez... Non, mais attendez, laissez-moi, vous avez longuement expliqué votre point de vue. Je ne suis pas
celui qui a
parlé le plus longuement depuis le début. Bien, alors je vais bien, mais au moins. Non, non, mais allez-y, allez-y. Pourquoi ? Parce que nous nous sommes engagés là-dessus, pas dans un moment d'irresponsabilité communicationnelle, mais parce que nous croyons. Nous ne croyons pas au scénario politique qui nous est présenté. Baisser les salaires, diminuer les cotisations sociales, et vous verrez, ça ira mieux. Ça fait 40 ans que ce cirque dure et que ça ne donne rien. Un retraité est une personne qui va, qui vient, qui rend service, qui aide familialement la cité. 80% ou 70% des maires des petites communes sont des hommes ou des femmes de 60 ans et plus. Donc la retraite est un investissement de la société. Dans toutes les sociétés, les plus âgées ont rendu des services aux autres générations. Et pour cela, il fallait qu'ils aient le temps de le faire. Donc nous savons le faire. Et je vous redis bien tranquillement, nous savons le financer. Alors pas en une nuit, madame, j'en suis d'accord. Mais il y aura un plan de marche. Il y a un plan de marche. savons le faire. Je vous dis qu'ils veulent la retraite à points. Je vous dis qu'ils veulent détruire ce système de retraite parce que le capital, ça porte un nom, a un intérêt à avoir 340 milliards dans ses caisses. Mais comment expliquer si la question est tellement rivale ?
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Pourquoi Jean-Luc Mélenchon rassemble autant de soutien malgré les attaques médiatiques ? Ce livre décrypte la défiance populaire, la crise démocratique et le réveil citoyen en France. Résistance, le combat pour une nouvelle France maintenant à 9,99 euros au lieu de 14,99.
Attendez, vous dites le capital, etc. Je ne suis pas en train de vous dire qu'on va privatiser les retraites.
Mais le système par point, c'est quoi, cher Alain Duhamel ?
D'abord, il faudrait être précis sur ce qu'on entend par ça. Et pour l'instant, ça n'est pas le cas, puisqu'on sait ce qui avait été esquissé. à partir de 2018-2019, on ne sait pas de quoi il s'agit de nouveau précisément. – Vous vous rappelez comment ça s'est
fini
? –
Oui. – Une nuit un samedi, le Conseil des ministres a mis d'une part le confinement et d'autre part a arrêté la réforme de la retraite. Pourquoi ? Parce qu'une partie du MEDEF a commencé à dire, attendez, qu'est-ce que vous nous racontez là ? On va faire une retraite à pointe, donc ça veut dire qu'il va falloir qu'on paye plus cher nos cadres pour qu'ils restent chez nous, parce que sinon ils s'en vont. Alors là, ils n'étaient plus du tout d'accord, parce qu'ils avaient réalisé ce que ça leur coûterait à eux, n'est-ce pas ? – Ça, c'était pas votre problème, ça ! – Écoutez, je dis simplement que ce qui semblait être la recette miracle ne compte rien à personne. – Je ne vous dis pas… – Après, on parle de la natalité, si vous voulez bien, parce que c'est un sujet qui a une grande importance.
– Je ne vous dis pas qu'il y a un remède miracle. – Moi aussi, je vous dis
qu'il y en a un. On continue comme avant avec un beau système et des cotisations au bon niveau.
– C'est une différence entre nous. Elle arrive souvent, elle se produit souvent. Vous croyez au miracle et moi, je n'y crois pas. – Alors justement, Alain, ça serait
quoi le remède miracle pour… Je n'y crois pas au remède miracle. Vous n'y croyez pas. Pour réconcilier les deux gauches. Par exemple, vous avez cité ce sondage exclusif pour BFM TV tout à l'heure. Il y a un autre chiffre, que vous n'avez peut-être pas relevé, mais que je vous souligne, qui dit que les Français demandent aux deux gauches de s'unir. Regardez, ils sont 60 à 72 % à demander une stratégie d'union pour les prochains scrutins, notamment sur les retraites. Est-ce que vous pensez que les deux gauches vont y arriver ? Est-ce qu'il y a une chance ? d'arriver unis alors qu'on sait que Marine Le Pen et Jean-Denis Bardella sont très haut dans les sondages.
Alors d'abord il y a une chose qu'il faut avoir en tête, Jean-Luc Mélenchon là, vous sûrement aussi d'ailleurs, l'électorat de gauche souhaite toujours que la gauche soit unie. D'ailleurs ce sont les
électeurs du nouveau Front populaire qui sont sondés.
C'est pas une nouveauté ça, moi j'ai toujours connu ça. L'électeur de gauche il a envie que la gauche soit unie parce que c'est comme ça que la gauche gagne. Et que, comme ils sont de gauche, ils veulent que la gauche gagne. Il ne faut pas trop compliquer non plus les raisonnements. Et ce qui est intéressant, c'est... Et Jean-Luc Mélenchon, c'est
un facteur d'union ou des désunions de la gauche ? Je n'ai jamais
dit que Jean-Luc Mélenchon est un facteur d'union. Je pense que Jean-Luc Mélenchon est porteur d'un projet qui n'est évidemment pas le mien, mais qui a sa cohérence, qui a même... des racines dans les insuffisances du système auquel spontanément je suis attaché, mais dont je reconnais toutes les insuffisances parce que je les vois depuis trop longtemps. Je ne suis pas du tout en train de dire qu'on a inventé le système idéal. On n'est pas dans la société idéale du tout. Jean-Luc Mélenchon souhaite une autre société. Est-ce qu'il peut emporter toute la gauche avec lui, derrière lui ? Aujourd'hui, au moment où on est... On est à 18 mois, un peu moins d'ailleurs maintenant, d'élections présidentielles où se prendront les orientations. Est-ce que d'ici... Alors là... Il faut être précis. Est-ce que d'ici le premier tour de l'élection présidentielle, il y aura une candidature unique de la gauche ? Mais pour l'instant,
c'est le meilleur candidat. Non,
mais attendez, vous ne me laissez pas continuer. Jean-Luc Mélenchon me laisse continuer et vous, vous m'interrompez.
ne peut pas dire qu'elle vous ébrimait.
Ah, un peu. En tout cas, d'ici le premier tour de l'élection présidentielle, c'est évident qu'il n'y aura pas un candidat unique à gauche. La question c'est combien il y en aura. Il y en aura forcément, je dirais au départ, je laisse les trotskistes de côté, au départ il y en aura forcément minimum 3 ou 4. Est-ce qu'ensuite ça se réduira à 2 ou pas ? Je n'en suis même pas sûr. Je ne suis même pas sûr qu'il n'y aura pas pour le premier tour 3 candidatures inégales. 3 candidatures à gauche. Et donc la question c'est... À la fin du premier tour, un, qui est en tête, bon là j'ai mon idée, et deux, est-ce qu'il y a à ce moment-là, est-ce que l'ensemble de la gauche se rassemble devant celui qui est en tête ou pas ? Alors c'est la tradition républicaine, et c'est la tradition républicaine qui fonctionne d'autant mieux que les rapports entre la gauche de Jean-Luc Mélenchon et la gauche réformiste sont bons. Et en ce moment, ils sont mauvais. Et je ne vois pas comment ils vont s'améliorer tel que c'est parti dans les 18 mois. Autrement dit, je pense qu'il y aura beaucoup de concurrence avec un Jean-Luc Mélenchon qui sera forcément fort. D'autant plus qu'il progresse en campagne à chaque fois, donc il sera forcément fort. Et la question de savoir si les autres arriveront ou pas à s'organiser autour d'un seul candidat, pour l'instant, ce n'est pas du tout le cas. Est-ce qu'ils y arriveront ou non ? Et est-ce que ceux ou celles... qui portera les couleurs de la gauche réformiste, sera de taille à concurrencer Jean-Luc Mélenchon. Et Jean-Luc Mélenchon en campagne, je le dis d'autant plus que mon rêve n'est pas qu'il soit élu, mais Jean-Luc Mélenchon en campagne est une machine qui tourne vite.
Mais enfin Alain, j'ai l'impression que vous parlez comme si Jean-Luc Mélenchon était déjà candidat. J'ai loupé quelque chose. Vous êtes candidat pour 2027, Jean-Luc Mélenchon ?
Attendez, d'abord... Je vous répondrai parce que je m'attends à tout. Il n'y a pas une interview depuis 4 ans où on ne me demande pas si je compte être candidat et je réponds la même chose depuis 4 ans. Donc je ferai la formalité quand il le faudra dans notre entretien. Mais commençons d'abord par la question précédente que vous posiez. Et à quoi Alain Duhamel répondait ? La gauche préfère l'unité à la division et je confirme. La gauche préfère l'unité à la division parce que dans le combat... Mieux vaut être là, se serrer les coudes et faire face ensemble. C'est vrai dans l'entreprise quand on est syndicaliste et c'est vrai dans la bataille politique. Mais la vérité historique... 'est que personne ne s'est jamais unifié au premier tour d'une élection, quelle que soit l'élection, avant que nous, les insoumis, nous ayons proposé des candidatures communes à des gens qui en étaient à 1,67 à l'élection présidentielle pour les socialistes et 4 pour les verts. Et chacun a eu un groupe à l'Assemblée nationale. Donc, pour la question de l'unité, nous avons toujours été au rendez-vous. Mais après... Il faut bien que vous compreniez le problème qui nous arrive. C'est que quand vous êtes trompé deux fois, il y a un proverbe qui dit la première fois c'est pas de ta faute, la deuxième c'est de ta faute. Eh bien il faut en tirer la leçon, que faire ? Mais je vais vous dire monsieur Duhamel, vous avez raison. On préfère l'unité. Quand il y a eu l'unité ? Jamais. Deux fois dans les présidentielles depuis le début de la Ve République. 1965 et 1974. Et le reste, rien. Ça a toujours été dans la division. Et quand François Mitterrand gagne en 1981, le Parti communiste à l'époque fait presque 16%. Donc c'est vous dire que... Et puis alors les tensions, pardon, j'y étais, je m'en rappelle. Franchement, c'était pas les grandes amours. Et ça s'est fait. Par conséquent, la stratégie politique consiste à rassembler le plus de forces possible. Mais ne confondez pas Alain Duhamel, l'union politique et l'unité populaire. C'est différent. Parce que des fois, l'union politique peut empêcher l'unité populaire. C'est-à-dire, si les gens ont l'impression, qu'on s'apprête à leur mentir de nouveau, qu'après avoir pris un engagement, on fera le contraire, alors ils ne viennent pas. C'est pourquoi nous sommes dans une situation si compliquée, si difficile en ce moment. Que nous reste-t-il comme perspective ? Il n'y a pas besoin d'être un aigle pour le voir. Il faut être les meilleurs, il faut être devant et il faut avoir la plus grande dynamique possible. Alors qu'allons-nous faire ? tâchés d'être les meilleurs, les plus dynamiques, les plus entraînants, comme nous l'avons fait dans le passé. Car la dernière fois, c'était à 420 000 voix près que nous arrivions au deuxième tour. Et le deuxième tour, Alain Duhamel ne sait mieux que personne, c'est un autre monde. La France, tout d'un coup, est confrontée à un autre tableau. Voilà. Comprenez-moi, Alain Duhamel, pour que vous compreniez bien ma difficulté, on commence un débat budgétaire. Nous, on arrive avec le programme sur lequel on s'est entendu avec les autres. Et on dit, écoutez, voilà, nous, on pense qu'il faut relancer la machine, faire une bifurcation écologique et sociale. Que disent les autres ? Les socialistes arrivent et ils disent, on propose 20 milliards de coupes. On leur dit, mais attendez, ça, c'est François Hollande. C'est la politique de l'offre. C'est le contraire de ce qu'on a signé ensemble. Ça ne les dérange pas. Arrive l'extrême droite, eux c'est 100 milliards de coupes. Si bien que tout le monde est d'accord pour couper, sauf nous. Vous voyez que la différence de programme est telle que si nous faisions semblant comme des menteurs, les gens diraient vous nous mentez. Or, admettez Alain Duhamel, admettez que nous avons gagné nos galons pour ce qui est de la cohérence et... de la capacité à vivre sous un intense bombardement. Alors après, serais-je candidat ? Il faut quand même que je vous réponde. Ah, la
formule toute faite, merci. Allez-y.
Toute faite et correspondante à la réalité, nous n'en savons rien. Pourquoi ? Parce qu'entre-temps, je ne veux pas dire qu'en 2012, on ne savait pas qui était ce type qui essayait de faire le front de gauche et tout ça. Bon, très bien, je vais à l'élection, on me donne 3,5 dans les sondages, je fais 12. 11 et des choses, pour être précis. La deuxième fois, il y a une primaire au Parti Socialiste, et ils disent qu'ils ont élu un candidat de gauche bien plus intéressant que moi, et c'est Benoît Hamon. Alors on dit, on va demander aux vieux d'y retourner, parce qu'au moins il nous ramènera des gens qui ont dit qu'on lui a fait confiance la dernière fois. Bon. Je suis pronostiqué à 9% et je fais 19%. Et la troisième fois, alors là, pour le coup, il a fallu me pousser dans le dos, madame, je préfère vous le dire. Et puis, alors là, c'était je sais plus quoi, ils se sont trompés de 5 points la veille. Et le soir même, d'ailleurs, de 3. Alors, j'ai été candidat et nous sommes arrivés jusqu'à 22. Mais nous avons une leçon de tout ça. Les gens n'ont pas voté parce que j'ai une bonne tête. ou parce que j'aurais la réputation d'avoir un bon caractère, parce que tout le monde s'est arrangé pour me faire une réputation qui ne me rend pas spécialement, comment dire, aimable aux yeux du grand
nom. – Non, vous n'êtes pas l'homme le plus consensuel de France, je crois que ça se dit, c'est vrai. – Vous êtes même l'homme le
plus rejeté de la classe politique, Jean-Luc Mélenchon, par 71% des Français. – Rejeté, c
'est ça le sondage ? – Oui,
rejeté par 71% des Français selon un sondage d'Oxan. – Non mais je croyais que c'était
le président Macron qui était le plus rejeté, vous m'apprenez que c'est moi. – Personnalité politique. dans un domaine. Permettez-moi de vous dire que je ne crois pas une seconde à tout ça. Et ça ne présente à peu près aucun intérêt, ni le sondage, ni ça. Pourquoi ? Parce que les sondages ne sont pas une science. Alors on va le dire comme ça s'est fait, puisque vous avez eu l'amabilité de rappeler ce sondage-là. Eh bien, les sondages, pourquoi ? Parce que, vous savez, nous avons fait une commission d'enquête. Peut-être que vous l'avez su, c'était Antoine Léaumant. Donc Antoine Léaumant a été... à la commission qui s'occupe de ça. Et donc, grâce à lui, nous avons pu avoir, en bavardant, une impression assez profonde de comment ils s'y prennent, voyez-vous. Et que savons-nous ? Premièrement, dans tous les sondages, pour évaluer la position. 1. Il n'y a pas les dom-toms. ne sait pas pourquoi ils ne le font pas, mais ils ne le font pas. 2. Yo. Quand ils appellent dans les cités populaires, personne ne répond. Et quand ça répond, les gens ne disent pas « Oui, oui, c'est moi, monsieur machin, je vote insoumis, tout à fait d'accord ». Alors voilà pourquoi. Non, mais je devais donner cette explication, sinon les gens pourraient croire que ce que vous venez de dire a une valeur scientifique. Mais néanmoins, Jean-Luc Mélenchon,
j'allais vous montrer un autre sondage où on voit une énorme dynamique pour votre personne, pour la présidentielle de 2027. Ah, c'est une erreur aussi. Quand on voit le sondage, on prend des plus 4 points. Non, non, non. C'est une erreur. On n'a pas appelé les bonnes personnes. Je ne veux
pas entendre parler des dynamiques proposées par les sondages. Vous croyez ce que vous voulez. Moi, je vous explique ce que je comprends de la vie. Je vous dis que si nous nous guidons sur les sondages, nous devenons une agence de communication. Je ne changerai pas d'avis. sur ce qu'il faut faire avec ce pays et dans ce pays, parce que je ne sais quel obscur tripoteur de chiffres décidera que ce que je dis est bien ou pas. Il faut avoir de la force de conviction pour convaincre les Français. Comment d'accord, d'accord ? Si vous ne croyez pas à ça, alors quoi croyez-vous
Je n'ai pas envie de faire le débat sur la qualité professionnelle des sondages. Non, mais sur les convictions quand même. Ce n'est pas ça qui m'intéresse. Ce qui m'intéresse,
c
'est ce qui m'intéresse. C'est Jean-Luc Mélenchon, quelles sont ses chances et qui, avec qui travaillerait-il et qui aura-t-il comme concurrent ? C'est ça qui m'intéresse. Bon, je ne vous rappeliez, et c'était vrai, et ça a été vrai, donc je confirme ce que vous dites, que... À chaque élection présidentielle à laquelle vous participez, au départ vous êtes sous-estimé, puis que vous progressez, et que même vous progressez quelquefois au-delà du dernier sondage avant le vote, bon, je n'ai jamais dit le contraire,
personnellement.
Et je l'ai même... – Mais je n'arrivais pas après vous. – Non, non, mais je dis ça, c'est le début de mon raisonnement. – Vous voulez dire incodable et énorme, c'est ça ? – Non, ça veut dire je me donne le beau rôle au début, vous voyez que je suis fair play, moi j'ai toujours dit que vous progressiez en campagne, et c'est vrai, je l'ai toujours dit. Bon, ça ne veut pas forcément dire que c'était ce que je souhaitais, mais je l'ai toujours dit. Bon, vous avez rappelé, face de qui vous vous êtes trouvés, essayant de vous challenger au nom de la gauche, dite réformiste, je suis d'accord avec vous que ça n'était pas les meilleurs choix possibles et que ça n'était pas les résultats les plus brillants. Ça, on peut l'enregistrer. Donc, j'en reviens. à la question qui, à mon avis, est la question pratique maintenant, d'ici à l'élection présidentielle, c'est non pas est-ce que Jean-Luc Mélenchon sera candidat, moi dans ma tête, Jean-Luc Mélenchon est candidat. Bon, donc c'est pas ça qui m'intéresse. C'est est-ce que les autres arriveront à se mettre d'accord entre eux autour d'eux ? une seule personne, autrement c'est fichu pour eux, et une personne un peu attractive, ce qui n'a pas été forcément les cas précédents.
– Oh, quand même, Madame Hidalgo, c'était un personnage… –
Bon, son discours d'hier était très bien. Mais pour le reste… – Elle a
fait son discours d'adieu, c'est ça ? Parce que maintenant, l'élection est commencée. – Elle a fait un beau discours hier. En tout cas, à mon avis, elle a fait un beau discours. Non, c'était une méchanceté de ma part, mais aussi de parti pris.
Mais la question qui est alors là est une vraie question, d'ailleurs qui est double, c'est est-ce que le reste de la gauche parviendra à se mettre d'accord autour d'un seul nom ? C'est absolument pas écrit d'avance. Je dirais même que s'il devait y avoir une probabilité, ce serait plutôt l'inverse.
C'est clair.
Et d'autre part... Parce que ça, c'est très important. On vous a mis en face de vous, la gauche réformiste, des personnalités qui étaient, disons pour parler gentiment, pas les plus charismatiques de France. Alors que vous, vous avez tous les défauts du monde, mais vous ne manquez pas de charisme. Est-ce qu'ils vont en trouver un ou une cette fois-ci ? D'une part, ils arriveront à se mettre d'accord sur... Votre douleur et
peine à voir.
Non, parce que c'est pas forcément... J'en sais rien, d'ailleurs. Je ne sais pas pour qui je voterai, en tout cas.
En tout cas, en admettant que Jean-Luc Mélenchon, il arrive qu'il passe le premier tour, qu'il se retrouve face à Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Vous n'avez pas les sondages, mais on voit bien que c'est à peu près kiff-kiff dans les sondages. Comment est-ce que vous pensez que Jean-Luc Mélenchon l'emporterait ? Est-ce que vous pensez qu'il y aurait, par exemple, un front républicain pour voter ? Pour Jean-Luc Mélenchon, avec des gens de droite, du centre, qui voteraient Jean-Luc Mélenchon contre Marine Le Pen. Si
Jean-Luc Mélenchon est au second tour, ce qui dépend, j'insiste là-dessus, sur la capacité de l'autre gauche à se mettre d'accord et à trouver une personnalité charismatique, on n'en est pas là. Si Jean-Luc Mélenchon est le qualifié au second tour, c'est évident qu'il y aura quelque chose qui prendra le nom que ça prendra, mais qui ressemblera à un front républicain, évidemment. La question est est-ce que ce sera suffisant ? Alors là, ce n'est pas du tout évident, parce que c'est la première fois, ce qui est différent des élections présidentielles antérieures, de la dernière, de l'avant-dernière, de l'antépénultième, c'est la première fois que... le ou la candidate du RN, objectivement, est aujourd'hui favorite. Donc ça veut dire que la question de savoir si qui s'impose à gauche... Et qui, à gauche, aurait les épaules pour faire face, je ne dis pas au candidat ou à la candidate du RN, mais à la poussée populaire qui existe derrière le RN, c'est une question absolument essentielle.
Ça me fait bizarre d'entendre parler de moi comme si j'étais mort. Là, c'est une blague. Ne mettez pas tout de suite au rideau à chaque fois. C'est vrai que
François Ruffin, par exemple, il dit que Jean-Luc Mélenchon est un bon candidat du premier tour, mais il ne sait pas comment faire sortir des millions d'électeurs.
C'est ça. Tandis que François Ruffin le sait, alors il va le faire. Et ce sera très bien, car nous serons enchantés. Bon, je n'ai pas l'intention, je préfère tout de suite vous arrêter, je ne polémiquerai avec personne. Je ne dirai même pas, comme vient de le dire Alain Duhamel, parce que venant de moi, on le prendrait mal, que la probabilité que se mettent d'accord des gens qui sont déjà divisés entre eux est très faible. Ce n'est pas le sujet. Nous sommes à un moment de notre histoire très particulière, qui ne ressemble à rien de ce qu'on a connu. pendant les 20 dernières années. Nous sommes dans une crise de régime, une crise économique, une crise morale et une crise internationale qui arrive. Par conséquent, regardez bien autour de vous aujourd'hui, parce que vous ne verrez pas ça longtemps. Les événements vont s'accélérer, se précipiter. Et le peuple français, que trop de gens prennent pour un ramassis d'imbéciles qu'ils ne comprennent pas, ils comprennent tout. Ils écoutent, ils pèsent.
– On ne dit pas des Français qui manquent d'intelligence. – Je ne dis pas ça de vous,
mais je dis que… – Non, non, je parle des Français en général. – Oui, oui, mais moi j'observe qu'il y a une manière de parler de ce que les gens comprennent ou pas, qui souvent fait comme si les gens ne comprenaient pas. Regardez, là nous avons une discussion, vous admettrez, que sur les retraites, il faut vraiment s'accrocher pour arriver à suivre ce qui se passe dans le débat. Bon. Eh bien moi, je suis frappé du nombre de gens qui écoutent la télé, qui regardent le soir, qui me demandent notre avis des fois dans la rue. Je suis embarrassé parce que je n'ai pas forcément toujours la réponse tellement c'est précis. Les Français sentent que leur histoire est en train de tourner. Et vous avez raison, monsieur Duhamel, de dire que l'hypothèse qu'il y ait l'extrême droite au deuxième tour en position favorable existe en France. Bon, c'est la France, quoi ! Et vous ne pouvez pas... C'est le peuple français qui l'aura voulu. Mais moi, ce qui me fait, ce qui me rassure, c'est l'intelligence collective. Un. Deux, l'histoire. L'histoire. Car l'écart que j'ai aujourd'hui, puisque c'est moi qu'on cite à chaque fois dans les sondages, il est de 20 points avec elle. avec Mme Le Pen. C'est le même écart qu'en 2022. Par conséquent, je vous mets en garde. Attention à ne pas penser la réalité à partir des sondages. Il faut la penser à partir de ce que vivent les gens. La crise dans laquelle ils vivent. Le fait qu'ils ont le sentiment qu'ils ne peuvent plus s'en sortir. Le fait qu'ils aiment leur patrie et qu'ils ont compris qu'il faut la refonder. Vous n'échapperez pas à ça. Et il y a deux manières de la refonder. L'entre-soi... mesquins, éliminant ceux-ci à cause de leur religion, les autres parce que c'est ceci ou cela. Et puis ceux qui veulent faire le pari de dire on va le faire et on va y arriver. C'est ça que j'ai appelé la nouvelle France. Le peuple français a changé. Maintenant vous avez, quand je suis né, moi il y avait un Français sur dix qui avait un grand-parent étranger. Aujourd'hui c'est un sur trois. Aujourd'hui quand vous vous adressez à une femme, vous n'avez pas la même personne en face de vous. que celle qui était, puisqu'on parlait de ça et que c'est la 5ème République et que je suis pour une 6ème, qu'une femme de 1958. Avez-vous regardé à l'INA comment les hommes parlaient de leurs femmes et des violences aux femmes ? Tout ça, le monde a changé. C'est ça qui va se concrétiser dans le bazar. Alors dans le bazar, il va falloir qu'ils disent de quel côté ils veulent aller. Eh bien moi, M. Duhamel, je fais le pari qu'ils choisiront d'aller du côté de l'optimisme pour la suite pour ce pays, j'en suis sûr. Certains.
Je suis d'accord qu'on est dans une période d'abord foncièrement différente des précédentes, ensuite qu'on est encerclé de crises soit déjà réelles, exemple l'Ukraine, soit... potentiels, par exemple l'intelligence artificielle, peut-être ceux qui nous écoutent vont se dire ça n'a rien à voir, mais si, on est entouré de plusieurs crises potentielles. Face à ça, il y a ce que vous représentez, vous, votre mouvement, vous, bon... Dans
l'histoire, dans le temps.
Ce que représente le Rassemblement National, c'est-à-dire un phénomène inédit en France. La seule chose que j'ai cherchée des précédents, comme je ne suis pas le seul à l'avoir fait... Vous n'étiez pas boulanger là-dedans ? C'est exactement ce que j'allais vous dire. Le seul point de comparaison que j'ai trouvé à un moment, ça a été le mouvement qui poussait effectivement le général boulanger, y compris une partie de la gauche et même de l'extrême-gauche d'ailleurs de l'époque, et qui, bon, heureusement... – Et Napoléon III aussi. – Heureusement, le général Boulanger n'était pas du tout à la hauteur de ce à quoi il aspirait. Mais cette fois-ci, on votera entouré de crises militaires, de crises de société, de crises scientifiques qui sont des enjeux considérables dont l'ensemble des Français ne peuvent pas avoir conscience, d'ailleurs l'ensemble des journalistes non plus. mais qui sont susceptibles de déclencher des phénomènes, y compris avant le vote. Donc on est dans une période vraiment extrêmement particulière. Alors simplement, là où on est très réducteur, je dis « on » parce qu'en l'occurrence on débat ensemble, là où on est très réducteur c'est que... On parle comme s'il n'y avait que d'un côté Jean-Luc Mélenchon, de l'autre côté le Rassemblement national, et puis le reste de la gauche divisée. Il y a quand même tout ce qui est entre le reste de la gauche divisée et le Rassemblement national. Pour qui se pose exactement la même question que pour la gauche dite réformiste ?
C
'est-à-dire, est-ce qu'ils seront capables ou non de s'unir derrière une seule personne ? Et là, ça va. depuis l'aile gauche macroniste jusqu'à
on ne sait pas où. Pardon, mais l'impôt sur la fortune a existé pendant des années. Les Français n'ont pas mieux vécu lorsque l'impôt sur la fortune était en place. Mais vous avez raison. Mais pourquoi ?
Parce qu'il n'était pas bien fait. Et deuxièmement, il faut regarder la tendance. Il ne faut pas faire la photo d'aujourd'hui et puis se dire « Ah, je ne comprends pas ». Non, il faut regarder la tendance. La tendance, ça a été l'appauvrissement. voulu de l'Etat. Des gens ont organisé l'appauvrissement de l'Etat et l'endettement de l'Etat. Si vous regardez, c'est pas François Mitterrand qui creuse la dette, c'est Monsieur Balladur qui fait des millions de dettes, des milliards de dettes, alors qu'il a vendu les entreprises publiques, c'est Monsieur Sarkozy 600 milliards, c'est Monsieur Macron... Donc c'est que la droite qui
fait de la dette.
Mais c'est une technique, ils ne font pas de la dette, ils dégagent de l'espace pour que le marché l'occupe. Mais ça ne se passe pas et ça ne marche dans aucun pays du monde. Ils font du libéralisme 30 ans ou 40 ans après Satcher et Reagan. Alors ils sont là, ils disent « Ah ça ne marche pas, tu n'as qu'à regarder chez les autres, on voit bien que ça ne marche pas. » J
'ai envie de vous répondre tout de suite, monsieur Mélenchon. Vous savez que je vous respecte, je respecte votre intelligence, votre culture, un certain humour.
Et je
partage pour partie votre diagnostic, je pense effectivement qu'on est dans une situation pré-révolutionnaire. Mais moi je pense que celui qui va faire la révolution, c'est quelqu'un qui s'appelle Nicolas. Je ne sais pas si vous avez entendu parler de Nicolas. Nicolas, il a 30 ans. Et c'est lui qui paye pour tous les autres. Nicolas, c'est les 10% de Français qui payent 70% de l'impôt sur le revenu. Nicolas, c'est les 30% de Français qui financent l'intégralité du système social. Nicolas, c'est celui pour qui 17h, c'est à peu près le milieu de la journée ou au moins de l'après-midi, pendant que beaucoup de gens sont déjà rentrés chez eux depuis longtemps. Nicolas, c'est effectivement celui qui travaille plus que les autres, qui essaye de gagner effectivement parfois un peu plus, qui refuse le système soviétique que vous défendez. Et moi, ce qui me frappe beaucoup, c'est que celui qui est vraiment appauvri en France, ce n'est pas l'État. Ce n'est pas l'État qui continue à payer des chauffeurs, des logements de fonction, 500 millions d'euros encore. 500 millions d'euros. 500 millions d'euros encore annoncés pour la filière musicale.
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n'est pas l'Etat qui paye ici. C'est inhabituel pour vous. Désolé. Non, non, non. C'est l'Etat qui
paye parce que vous n'avez pas l'air d'être au courant de ce que sont les aides à la presse. Oui, je suis pas sûr que les radios
payent des aides à la presse. Bon allez, vas-y, continue. Tout va mal et vous parlez en son nom. Vous êtes parlé au tutoiement, il n'y a pas de problème. On peut se tutoyer sans difficulté. Moi, ce que je vous dis, c'est que celui qui s'est appauvri en France, ça n'est pas l'Etat. C'est Nicolas. Et Nicolas, il va finir effectivement
par s'énerver. Qu'est-ce qu'on répond à Nicolas qui paye tout ?
Je ne sais pas si ce personnage existe, mais vous abusez. Parce qu'il y aurait d'un côté une ou deux personnes... Il y a des Nicolas dans la salle ! Non mais attendez, je ne le connais pas le Nicolas, c'est pour ça ! Nicolas
! Nicolas ! Nicolas ! Nicolas ! Nicolas ! Nicolas ! Nicolas !
Non, non, mais attendez, monsieur Contini, excusez-moi d'abord de vous avoir tutoyé, et deuxièmement, je croyais que vous parliez de quelqu'un en particulier à Laura Maldame, elle dit, c'est moi, je me dis, ah non, mais elle, c'est Nicole, c'est pas Nicolas. Aujourd'hui, tout est possible là-dessus. C'est un personnage moyen. Si c'est ça qu'on veut dire, vous avez dit, c'est pas l'État qui s'est appauvri, je vous dis, l'État s'est appauvri, et les Français se sont appauvris en masse. C'est-à-dire que pour la première fois de notre histoire, la tendance qui était jusque... Après la guerre, petit à petit, d'une génération à l'autre, ça s'améliorait. Moi, je viens d'une famille populaire et je représentais le progrès dans la famille parce que j'ai eu le bac, parce que j'ai eu d'autres diplômes après. Et ça s'est inversé. Alors, tout le monde continue à bosser beaucoup, y compris le niveau d'éducation s'est élevé considérablement, mais les gens se sont appauvris. C'est une certitude. Pourquoi la France
régresse
un siècle ? On en est à 10 millions. Alors, là on vient, mais on en est à 10 millions. de pauvres, d'accord ? Donc je ne vais pas vous dire que ça n'existe pas. Et en effet, tout le monde paye et paye beaucoup. On n'a jamais dépensé autant d'argent public. Non, ça c'est pas vrai. C
'est pas tout le monde qui paye. Vous avez raison, c'est pas tout le monde qui
paye. Non, non, mais écoutez, essayez de tempérer votre jugement, même si vous êtes de parti pris, mais essayez de voir comment les choses se dessinent. Pour que ça fonctionne, il faut que ça fonctionne, c'est-à-dire que ça tourne. Il faut qu'il y ait de l'activité, du boulot, des choses à produire, et pour qu'il y ait des choses à produire, il faut qu'il y ait des gens qui puissent les acheter. Si vous appauvrissez les gens progressivement, ils ne peuvent pas acheter, donc... Donc il n'y a pas de création d'emplois, et c'est reparti pour le chômage dans notre pays, et progressivement, tout le monde s'appauvrit. Donc il faut augmenter les salaires. Alors, un, il faut augmenter les salaires. Mais d'abord, disons les choses qui ne font pas plaisir. Ceux qui ont beaucoup vont... Enfin, franchement, vous vous demandez qui ? Bah oui, je manque qui. Les fortunes de ce pays ont été multipliées par deux. Bah oui, mais enfin, on va... Tant mieux,
bravo pour eux. Mais non,
mais vous croyez que ça vient d'où, leur fortune, que ça leur tombe du ciel ? Mais ça, c'est
pas fait sur nos dos,
c'est parce que ce sont des entrepreneurs
qui investissent et qui créent l'emploi et des richesses. Alors,
vous les mettez tous dans le même salle. Moi, je vais vous dire une chose. Avec les aides qu'on a données aux entreprises, je prends toujours les 30 ans parce que ça me paraît... Il y en a pour 3 000 milliards de dettes. 3 000 milliards de dettes. Avec ça, l'Etat avait de quoi s'acheter tout le CAC 40. Ce sont des aides qu'on a jetées, comme de l'eau dans du sable. Il fallait nationaliser le CAC 40 ? Non, mais il fallait autoriser. Quel a été le sens de supprimer des cotisations sociales pour des tas de catégories d'emplois ? Le résultat, c'est que c'est les autres qui les payent. Si, par exemple, vous appauvrissez les gens, ils vont tomber en dessous du seuil de l'impôt sur le revenu. Et même si ce n'est pas l'impôt sur le revenu. qui rapporte le plus, ça ne rentre pas dans les caisses de l'Etat, et aujourd'hui de quoi on parle ? On dit qu'il y a un problème à la sécurité sociale, parce que faire peur, c'est toujours le grand truc des gens qui sont au pouvoir. Et comment on va le régler avec une TVA sociale ? Mais bon sang, je vous avais prévenu à la campagne présidentielle, et monsieur Truc, comment il s'appelle, le ministre qui a été pendant tant d'années, le ministre des Finances, Bruno Le Maire. Voilà. Monsieur Bruno Le Maire disait « Oui, mais Mélenchon, il invente. » Eh bien, vous y voilà rendu. Si vous avez la TVA, dans ce pays, tout le monde paye des impôts. Mais la TVA, c'est l'impôt le plus cruel, celui qui rapporte le plus et qui coûte le plus aux plus pauvres parce que ça représente une part de leur salaire qui est bien plus considérable. Oui, mais dans votre
équation, il y a quelque chose que je ne comprends pas après. Oui. Comment en imposant les plus grandes fortunes vous augmentez le salaire de Nicolas et des autres ? C'est ça l 'enjeu ? Si on prend un
salarié qui a un salaire brut de 100, coûte 142 à sa boîte. Et lui, il touche 77. En Allemagne, ce même salarié qu'a 100 de brut, il coûte 119 à sa boîte et il touche 82. À un moment donné, vous nous parlez toujours comment on va approvisionner la caisse et chez qui il faut aller prendre pour approvisionner la caisse. Mais vous ne nous parlez jamais, monsieur Mélenchon, comment on fait pour qu'il en sorte moins de la caisse. Parce que je pense que le consentement à l'imposition, il part de là aussi. Aujourd'hui, tous les artisans, et moi je viens du milieu rural, qui se lèvent à 5h du matin, qui font... leur journée et qui voient leurs voisins qui attendent que les aides sociales y tombent, ils n'en peuvent plus et ils ne sont plus dans le consentement à l'impôt ces gens-là.
Écoutez,
vous applaudissez ça
? Vous croyez réellement que les gens qui ont recours à l'aide sociale sont des profiteurs pendant que les autres bossent ? Vous le croyez réellement ? Et je ne suis pas d'accord avec vous. Parce que quand vous serez malade, vous serez bien content d'avoir la sécurité sociale pour prendre en charge les soins. Écoutez, franchement... Alors attendez, répondez. Non, je m'excuse, le peuple français, c'est pas un ramassis d'égoïstes. Il faut savoir partager. Tout le monde est d'accord. C'est bon, je suis pas de votre avis. Non mais tout le monde est d'accord, non ? Vous êtes 50 et vous criez en même temps, je peux crier tout seul. Bon, alors la réponse sur le coût salarial. Oui, oui, non, non, attends. C'est ce que vient de dire notre agriculteur.
Non, il dit trop de dépenses sociales, c'est ce que dit Didier.
Voilà, lesquelles ? Allez-y, dites quelles sont les dépenses sociales qui sont de trop. Vous n'êtes pas malade, j'espère. Non mais vous avez pris trop de cachets aujourd'hui. C'est bon quoi. Je ne suis pas d'accord avec vous. Je n'ai même pas le temps de répondre. Allez-y, monsieur Mélenchon. D'abord, arrêtez de jouer le numéro à l'Allemagne, c'est formidable, ils bossent, ils sont sérieux. Tout ça, ce n'est pas vrai. Il y a autant de pauvreté de plus en Allemagne qu'il y en a ici. Il y a autant d'emplois qui ont été détruits. l'industrie allemande est complètement plantée, ils passent leur temps à essayer de nous piquer nos propres parts de marché, et d'une. Et de deux, je ne suis pas en train de vous dire que c'est en prenant aux plus riches qu'on va augmenter les salaires, quoi qu'il faille augmenter les salaires. Je suis en train de vous dire que c'est en cessant de donner à ceux qui ont déjà, et en cessant de réduire la part de la charge de l'État sur les plus riches, que l'on peut remplir la caisse. Mais fondamentalement, on la remplit, monsieur, non pas en coupant dans les dépôts. mais en augmentant l'activité du pays. Parce que c'est ça qui donne des résultats de l'emploi. La consommation populaire, c'est 53% de la richesse de ce pays. Par conséquent, si vous étranglez les gens, eh bien, en les étranglant, vous diminuez la capacité du pays. Donc, attendez, il faut faire... Attendez, je vais venir sur le net et le brut, parce que ça, c'est vraiment des comptes de magiciens.
Mais non, c'est pas vrai ! Sur l'affiche de salaire, on voit bien une grande différence entre le brut et le net. Voilà, et bien écoutez, elle est souvent incompréhensible. Allez-y, 30 secondes. Je viens sur
votre brut et le net et votre comédie habituelle. Je commence, oui, oui, oui. Allez-y, allez-y. Je commence d'abord. Les gens, c'est pas de la comédie, le brut et le net. On arrive à finir une phrase. Allez-y, allez-y, parce
qu'après, il faut faire la pub, et là, c'est de l'argent qui rentre pour nous. Non, non, non, il faut faire la pub. Alors, on fait la pub, et ensuite, on revient avec la démonstration sur le brut et le net. A tout de suite. Les GG ici, place du Palais Bourbon à Paris pour une émission exceptionnelle. C'est cette émission aujourd'hui en direct et en public. juste à côté de l'assemblée nationale qui conclut cette année qui marque le 20e anniversaire des grandes gueules. Premier invité était Gérald Darmanin, notre deuxième invité Jean-Luc Mélenchon, en attendant tout à l'heure madame Marine Le Pen. On conclut votre démonstration sur le brut et le net et ensuite Flora Guebaly, question sur la gauche.
D'abord
je
voulais qu'on comprenne ce que j'ai essayé d'expliquer au départ, c'est-à-dire les deux systèmes, il y en a en effet deux. L'un qui dit on va dépenser, on va baisser la dépense publique et ça fera de la place au marché. moins d'hôpitaux, moins de services publics, et puis vous aurez la santé privée, le transport privé, etc. C'est un raisonnement qui a occupé le devant de la scène pendant 30 ans et qui a gagné partout, même dans la gauche, plein de gens disaient la même chose. Bon, pas moi. Et l'autre raisonnement, c'est de dire on remet la machine en route et ça va créer de l'emploi, donc ça va créer de la cotisation, donc ça remet les comptes en ordre. Et ceux qui s'opposent à nous disent pas du tout parce que vous allez creuser le trou. Et mon humour consiste à dire, les seuls qui aient creusé le trou jusqu'à présent, c'est les autres, c'est pas nous. C'est pas moi qui ai reproché de créer 100 milliards de dettes de plus avec mon programme présidentiel, à qui on va venir maintenant faire des reproches en face d'un gars qui en a fait 1000 milliards pendant la même période. Je mets ça de côté. Voilà la technique. Et comment on fait ? Parce que c'était votre première question. Bon, on a essayé beaucoup de choses. Je dis une chose, la France est en régression, c'est-à-dire que tout va de plus en plus mal. Portons-nous d'entrée de jeu sur les nouvelles frontières de l'humanité. L'endroit où ça se joue. Ça se joue où ? 1. Dans l'espace. Nous avons un atout. Nous sommes la première puissance spatiale européenne. 2. Ça se joue dans la mer, qui est la grande inconnue de l'ère moderne. Nous sommes le deuxième territoire maritime du monde. Trois, ça se joue dans la numérisation, l'intelligence artificielle, etc. Et nous, les Français, nous savons aussi bien faire une intelligence artificielle, fabriquer les cadres pour transporter l'information, et nous savons faire les satellites qui l'envoient. Donc... Portons-nous sur le devant de la scène, à la crête de l'endroit où on peut et on a besoin. Pourquoi on a besoin ? Parce que c'est la crise climatique, il nous faut des machines alternatives au nucléaire pour faire du frais et du chaud, parce que c'est dans l'espace que ça joue, chacun d'entre vous se trimballe avec son petit portable, il y a 4000 applications qui viennent de l'espace. Bon, je pourrais multiplier les exemples, je suis plein d'optimisme pour notre pays, à condition qu'on parle d'autre chose que ces comptes d'apothicaires, et là vous m'en faites un, vous me dites regardez il y a une différence. C'est vrai, qui est réel. Tout le monde est d'accord ? Ben oui, tout le monde est d'accord. Bien, alors je vais maintenant vous expliquer la vie comme nous la voyons nous, pardon si vous permettez. Le salaire net, c'est tout du salaire, c'est-à-dire que ce sont les conquêtes sociales des travailleurs, car le salaire... brut comme le salaire net est payé par la richesse qu'ils produisent par exemple l'argent qui passe dans les cotisations sociales c'est du salaire différé parce qu'un jour au lieu qu'on vous dise votre papa Eh ben écoutez, il a un cancer, mais ça risque de mal tourner. Donc qu'est-ce qu'on fait ? On continue à le soigner ou pas ? Si vous avez déjà la première semaine... Pardon, une seconde, une seconde. Je parle des pays où il n'y a pas de sécurité sociale. Vous allez faire payer 20 000 euros, vous payerez 200 euros. Eh ben vous dites déjà, on continue ou pas ? Tout le monde est mal. Bon, tandis que quand vous avez la sécurité sociale, chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. T'es très malade, t'es moyen malade, t'es pris en charge par tout le monde. Donc, ça, ça a été acquis sur la... à part de richesses que le travail produit. Ce n'est pas de l'argent qui tombe du ciel. Mais sauf que tout
repose sur le travail.
Oui, absolument. Et bien donc il faut augmenter la quantité de travail qui est mise en mouvement. Et pour augmenter la quantité de travail, il faut d'abord augmenter la nécessité du travail. Tout le monde comprends toi ? C'est-à-dire, qu'est-ce qu'on va faire ? On ne fait rien. Par exemple, tout le matériel dont on a besoin pour faire face au changement climatique, c'est à produire. Qu'est-ce qu'on fait là ? Rien ! Hier soir, ils ont voté à l'Assemblée qu'ils mettaient un moratoire sur toutes les énergies renouvelables. Ce sont des dingues qui ont décidé ça. Non, ils ont eu raison. Non, non, non, c'est le RN, bon, pardon. C'est pas moi qui l'ai dit, hein. Mais bon, c'est fou d'avoir fait ça. Et en même temps, d'avoir décidé de créer encore 14 petits réacteurs nucléaires. C'est de la folie de faire ça, parce que ça va mal tourner. prend du retard. Voilà pourquoi moi je suis plein d'enthousiasme et d'optimisme. La France peut devenir la nation. Numéro 1 dans ces domaines. Et si elle est numéro 1 dans ces domaines, compte tenu de comment elle est organisée, alors vous aurez des bons salaires et vous aurez une bonne qualité. Et
ça va passer par des échéances électorales, Flora ? Ah ben oui, je dirais.
Monsieur Mélenchon, merci d'être là. Je fais partie des gens qui ont pu, à un certain moment, vous trouver visionnaire et espérer que la gauche s'unisse vers la victoire. Mais là, honnêtement, c'est plus possible d'être de gauche et de vous soutenir. Je vous donne quelques exemples, parce qu'à LFI, en fait, vous n'avez plus rien de gauche. semaine, on a vu des drapeaux, des mollas dans les manifestations de LFI. 2. Vous avez tellement lâché la question de la sécurité que, quand il y a une finale de Ligue des champions, une femme ne peut pas descendre dans la rue sans avoir peur, peur de se faire violer, mais que vous, vous n'en avez rien à faire. Vous êtes sur d'autres considérations. 3. Monsieur Bompard a comparé la liberté d'expression de l'Union européenne à celle de l'Algérie. Mais qu'est-ce que c'est ? 4. Vous parlez d'un antisémitisme résiduel quand une enfant de 12 ans s'est fait violer à coup de salle juive. 5. Je termine ma phrase, monsieur Mélenchon. Je termine, je suis presque terminé, monsieur Mélenchon.
Non, mais bon, je n'ai pas dit ça et vous le savez aussi bien. Je termine
ma phrase. Vous êtes juste une
ancienne candidate de la liste Europe Écologie Les Verts qui trouvait l'occasion de me taper dessus. Parce que quand vous avez été sur cette liste, avec cette magnifique ligne que vous défendez, vous avez diminué par 2 le score de votre liste. Alors s'il vous plaît, y est au moins... à la pudeur de ne pas insulter les gens.
Est-ce que je peux terminer ma phrase ?
Vous avez le droit, madame, mais vous n'avez pas le droit de m'insulter. Je ne
vous ai pas insulté, monsieur. Je vous pose une question. Un
homme qui est capable de dire une chose comme celle que... Non, vous ne citez rien, vous inventez. Je ne suis pas un homme, je suis une femme. Vous inventez. Je liste des choses qui sont...
Non, mais je termine ma phrase. Je
termine. Vous insultez
tous les jours des journalistes sur Twitter. Vous réintégrez un député qui a été condamné pour violences sexistes et sexuelles. Donc d'abord, vous n'êtes pas féministe. Ensuite, vous n'êtes pas humaniste. Ensuite, vous n'êtes pas... universaliste. Et enfin vous n'êtes même pas républicain. Monsieur Mélenchon, comment
osez
-vous aspirer à représenter le peuple de gauche quand vous n'en avez plus aucune composante ?
Je ne vais pas perdre mon temps. Tout ce que vous avez dit madame, écoutez-moi bien, tout sans exception. est un mensonge. Donc je ne perdrai pas une seconde à démonter vos sottises une par une. Vous êtes quelqu'un de parti pris, et vous êtes quelqu'un qui est aligné politiquement, mais vous avez l'hypocrisie de faire semblant. Mais tous les deux, vous êtes de gauche. Donc là, on a deux gauches. Je ne sais pas si madame est de gauche. Parce que quand on agresse les autres avec ce vocabulaire, oui, oui, oui. J
'ai agressé monsieur Mélenchon ? Vous êtes de gauche, vous autres ? Non,
elle ne m'a pas agressé. Elle a dit que je m'amusais dans viol. Elle a dit qu'il y avait des drapeaux des mots là dans nos manifs. Ouais, ouais, ouais.
J'ai tout sourcé, mais vous ne croyez pas au journalisme ?
Jean-Luc, est-ce que là, on est justement en train d'assister à deux gauches irréconciliables, ce qu'avait théorisé Manuel Valls
? Si c'était ça l'idée, vous avez trouvé... Non, non, c'est pas monté,
Flora dit
ce qu'elle veut. C'est pas monté, vous savez, je suis autonome, je suis une femme, mais je pense par moi-même.
Oui, oui, mais c'est pas ça qui est en cause. Non, mais comment la gauche... Non, mais vous voyez, le fait que je lui réponde, c'est avoir une attitude sexy. Donc oui, madame, vous avez raison sur tout. Allez, au suivant. Non, mais... Vous voulez pas... Attendez, attendez, attendez...
Vous n
'êtes pas la gauche.
Vous n'êtes pas la gauche. Vous êtes les gens qui coulaient la gauche. Je vais vous dire pourquoi. Parce que vous jouez à un jeu. On comprend mes adversaires. Moi, je respecte leur ligne de combat. Ils ont décidé, c'est pas bête, ils se sont dit, on va faire des insoumis. L'équivalent à gauche de ce que la gauche a fait avec le RN à droite, en disant on va en faire le diable. Donc ils tracent une ligne, tous ceux qui sont d'accord avec le diable ne sont plus fréquentables. C'est une stratégie de combat. Et puis là où ils ont été forts, c'est qu'ils ont trouvé du côté de la gauche des gens qui viennent pelleter avec eux. Donc cette dame, en m'attribuant toutes sortes d'horreurs, elle est en train de vous dire que ce type n'est pas de gauche. Oui mais Jean-Luc Mélenchon,
le problème c'est que pour gagner, si la gauche peut revenir au pouvoir, à un moment donné elle doit s'unir. C'est l'histoire. de la gauche, vous la connaissez mieux que moi. François Mitterrand, il avait toutes les voix de gauche et en 80 il gagne. François Hollande avait réussi à faire venir la gauche à lui. Comment vous allez réussir à faire venir la gauche à vous lorsqu'on entend ce dialogue entre vous et Florent ?
Non mais c'est pas un dialogue, elle m'injurie. En quoi je vous ai injurier monsieur Mélenchon ? Non mais monsieur Mélenchon, est-ce que vous pouvez éviter de mentir en direct devant des millions de Français ? Non mais attendez, je vais vous répondre. La discussion entre vous et moi est terminée. Ah donc vous ne débattez pas avec les
personnes qui vous touchent au cœur ? Non, non, non. Parce que c'est vos convictions que vous avez abandonnées. Parce que débattre avec Charles, il n'y a pas de problème, vous n'êtes pas d'accord. Mais je ne vous ai pas insulté non plus. Lui, il me cherche à l
'endroit où j'ai mal. Mais vous, c'est pas pareil. C'est l'inverse. Monsieur Consignez-vous, vous n'essayez pas de vous mettre d'accord. Comment vous allez
resulter la gauche ?
Donc vous
refusez de dialoguer avec moi ? Flora, Flora,
Flora.
Justement, comment allez-vous
faire en sorte, je ne sais pas si ce sera sous la bannière NFP, mais de repartir ensemble au combat politique ? Tu es même à l'Assemblée d'ailleurs. Oui, oui, oui, on voit, on voit, on voit.
Mais déjà, vous avez cité François Mitterrand.
Tout à fait.
Et vous pourriez me citer. Le vieux. Le vieux. Il se trouve que, pas une fois, l'un d'entre nous n'a gagné, à gauche. en ayant toute la gauche unie derrière lui. Quand François Mitterrand... Au premier tour, c'est sûr, mais au deuxième tour, il faut que tous les électeurs de gauche... Voilà, mais attends, parce que les gens se représentent le monde d'une manière qui n'existe pas. François Mitterrand, pour prendre l'exemple de 1981, avait en face de lui un parti communiste extrêmement critique, extrêmement critique, qui à l'époque, c'était sérieux, hein, c'était 15%. Il avait aussi contre lui un écolo, etc., etc., etc. Donc il a gagné, parce qu'au premier tour, les gens ont dit, on a plus confiance dans son progrès. dans ce qu'il dit que dans ce que les autres lui reprochent et ça a été la même chose pour Hollande et ça a été la même chose pour moi je n'ai jamais été le candidat de toute la gauche j'ai été le candidat commun du parti communiste et du parti de gauche en 2012 et le reste du temps tout seul y compris la dernière fois y compris contre le fait qu'il y avait des écolos il y avait même un communiste pour la première fois et c'est dans ces conditions que j'ai réuni 7 millions, un peu plus de 7 millions de voix, 22% des suffrages. Donc, vous m'autoriserez à penser au moins... au moins pour avoir fait ça, que peut-être il y a du bon dans ce que je fais et peut-être que les autres devraient se demander comment ça se fait qu'il n'y arrive jamais et qu'il recule tout le temps. Il y a 83
% des Français qui ne veulent pas dire les choses. Il y a 83% des Français qui ont dit dans un sondage récent qu'ils ne voteront jamais pour vous. Votre ambition c'est de faire gagner Marine Le Pen parce qu'elle arrive. Vous pouvez déjà lui dire. C'est ça votre ambition
? Non, ça suffit madame. Personne, il n'y a pas 83% des gens qui ont dit qu'ils ne voteraient pas pour moi, vous êtes une menteuse. Voilà tout.
Il y a la proportion qu'il y a dans cette salle,
curieusement. Moi je me fais
insulter pendant 20 minutes en fait, juste parce que je me demande.
Je voudrais terminer. Est-ce que j'ai le droit de terminer ce que je disais ? Dans toutes les circonstances, j'ai toujours fait le choix. pour ma part de l'Union. Je rappelle qu'après avoir été accablé de sarcasme du type de ceux que je viens d'entendre, nous avons fait au lendemain d'une élection où tout le monde avait été contre nous et terminé à moins de 2%. Nous avons permis aux socialistes d'avoir un groupe, aux communistes d'avoir un groupe, aux verts d'avoir un groupe. Et ensuite, le coup d'après, quand M. Macron a dissous pour une raison, il était persuadé que la gauche était tellement divisée qu'elle ne remonterait jamais sur le cheval. Elle s'est raté. Nous avons pris les bonnes décisions en une... nuit de nous remettre d'accord alors qu'ils avaient passé deux ans à nous taper dessus en disant tout ce que madame vient de dire en résumé et en aggraver dans son nom donc tout ça ce que moi je demande je n'ai pas le choix On me demande de renoncer au programme que nous avons défendu si je veux pouvoir entrer dans une coalition de premier tour à l'élection présidentielle. Je dis que les Français tranchent. Si vous voulez que ce programme avance, alors vous pouvez vous joindre à nous. Je dis à toutes les personnes de gauche qui veulent l'entendre, vous pouvez vous joindre à nous. Au groupe, au sous-groupe, au courant, vous pouvez vous joindre à nous. Voilà pourquoi...
Un groupe
qui n'est pas humaniste, qui n'est pas féministe. Est-ce que j'ai le choix ? Je vais vous donner un exemple. Je signe avec mes camarades un accord qui s'appelait NUPES. Vous vous rappelez de ce truc ? On signe, il y avait 640 mesures. Il n'y avait même pas 24 heures qu'on venait d'être élus que déjà ils passaient tout par-dessus bord. Et la dernière chose dont on n'a pas parlé ici... Pour prendre un exemple récent, on arrive dans les motions de censure. Franchement, on a été, nous, élus pour combattre un gouvernement. Quand un gouvernement vous menace de 49.3, vous n'avez qu'une réponse, c'est la censure. On dépose une censure, deux censures, trois censures, cinq fois de suite. Les socialistes refusent, pourquoi ? Parce qu'ils disent, vous allez voir, on a trouvé une bonne combine avec M. Bayrou, vous allez avoir tout ça, plus le conclave et la réunion de la retraite. Le conclave,
c'est lundi, dernière réunion. 100 % bidon.
Mais le début, ça a commencé par une liste comme ça de mesures que le PS prétendait avoir obtenues. Le budget suivant, ce pauvre Barnier, il est mort pour rien, parce que le budget suivant a été pire que le précédent. Et les socialistes l'ont laissé passer et ont permis à... Donc vous dites quoi aux
socialistes ? Il faut
censurer ? Ben évidemment. Moi je leur dis, vous ne pouvez pas... Écoutez, c'est vous qui nous avez dit que vous avez fait un plan d'enfer avec Bayrou, qui avait des avantages, plus le conclave pour rediscuter de la question de la retraite. Au fini, on n'a rien. Donc, si vous êtes cohérent, vous devez voter la censure. Moi, je ne me cache pas de mon but. C'est que les censures de gouvernement minoritaire, alors que nous avons avancé... Oui, mais le PS tout seul ne peut pas le faire. Beaucoup d'idées dans cette assemblée. Beaucoup d'idées... La gauche toute seule ne peut pas le faire. La gauche toute seule ne peut pas censurer Bayrou. Vous avez besoin du RN. Mais c'est pas comme ça que ça se présente. Ah bah si, c'est de l'arithmétique. Mais oui, mais bien sûr. Mais la censure, c'est de l'arithmétique. C'est un député plus un député, il en faut 289 pour faire tomber. Voilà, vous avez raison. Il faut qu'il y ait une majorité pour voter la censure. Mais vous n'êtes pas obligé d'être d'accord sur les motifs de censure. Mais le RN a peut-être l'idée qu'il l'a eu à un moment donné. La preuve, c'est qu'on a fait tomber Barnier. Et il y a bien fallu qu'il vote avec nous. Ils ont voté sur notre motion. Pardon. Ils ont voté sur notre motion de censure. Et là, il y en aura sans doute une de plus. Mais ce que je veux dire aux gens qui m'écoutent, c'est que ce n'est pas par plaisir qu'on fait des motions de censure. C'est qu'il y a un minimum de légalité institutionnelle et républicaine qu'il faut continuer à respecter. Le président de la République décide tout seul que le résultat des élections ne le concerne pas. Nous, on doit au moins faire vivre. Et quand un gouvernement fait un 49-3, vous n'avez qu'une seule réponse.
Jean-Luc Mélenchon, on va terminer cette séquence avec vous. Comme on l'a fait avec Gérald Darmanin, avec trois noms qui sont dans l'actualité, voir votre réaction. Premier nom, Dominique de Villepin.
Bonus. Oui, parce que c'est un gars de droite, on s'est combattu. Qui est devenu de gauche. Non, je ne dirais pas ça du tout, vous trompez sur lui. Mais il a sur la politique internationale une vision du monde qui est celle des gaullistes et que la gauche a le plus souvent, et nous en particulier, les insoumis. Donc c'est vrai que sur cet aspect-là, on est souvent d'accord. Bonus. Bonus parce qu'on a au moins ça. Quand vous voyez le niveau d'agressivité qu'on a dans la famille, merci. On croit chez les voisins, s'il y a des gens qui nous trouvent sympas, on trouve ça bien.
Deuxième nom, Léa Salamé qui vient d'être choisie pour présenter le 20h
de France 2.
Eh
bien, ce n'est pas une bonne nouvelle pour nous, parce que quand Léa Salamé était à France Inter, les Insoumis ne sont pas invités. Donc là, à France 2, on ne va plus être beaucoup invités. Troisième nom, Donald Trump. Alors, c'est assez fascinant, parce que ce gars est quand même inouï. Il a réussi à montrer la nature, comment dire, soumise de tous les chefs d'État européens. Il menace d'envahir le Groenland qui est danois pour que personne ne moufte. Macron revient du Groenland. Oui ben c'est bien, il nous a défendus, c'est ça qu'il a fait. Oui, non mais on peut pas dire personne ne moufte, il a été justement montré qu'il était pas d'accord quand même. Ah c'était ça qu'il faisait ? D'accord. Alors pourquoi il a rien dit ? Non mais attendez, je pose la question. Je l'ai vu avec ses moufles à l'oreille, je me suis dit tiens, il est parti à courir derrière les manchots. Bon, alors, parce qu'il en a ici, c'est pas la peine d'aller là-bas. Bon, donc, alors il a été au Groenland, très bien, bon parfait. Mais pendant qu'il a vu Trump, pourquoi il lui a pas dit, parce qu'ils étaient là à se taper sur le bide et tout ça, pourquoi il lui a pas dit, dites donc, vous savez le pays d'à côté là, à qui vous avez demandé si vous voulez être annexé, 51ème état des Etats-Unis, le Canada, il y a le Québec dedans, qui sont nos frères, pourquoi il lui a pas dit, dites donc, on ne permet pas que vous envahissiez le Canada, on ne vous permet pas d'envahir le Mexique, on ne vous permet pas de mettre le monde à feu et à sang, parce que ce que vous êtes en train de faire, en brisant un système, que vous avez construit, mesdames, messieurs les Américains, vous êtes en train de ficher une pagaille universelle.
aux grandes gueules, Jean-Luc Mélenchon défend une vision profondément différente de celle de ses contradicteurs. Pour lui, la crise française vient avant tout de l'affaiblissement de l'État, de la progression des inégalités et d'un modèle économique qui privilégie, selon lui, la logique du marché. Il propose donc d'augmenter les salaires, de faire davantage contribuer les plus riches et de relancer l'activité par l'investissement public. Texte collé.txt Mais le débat révèle aussi une opposition de fond, ses adversaires mettent davantage l'accent sur le coût du travail, la pression fiscale et la responsabilité individuelle. Mélenchon, lui, insiste sur la solidarité collective et sur les services publics, dans une logique qui rappelle la conception républicaine de Jean Jaurès, pour qui la démocratie devait aussi permettre l'émancipation sociale. Sur l'écologie, il défend par ailleurs une stratégie de transformation industrielle et technologique, notamment autour des énergies, du spatial et de l'intelligence artificielle. reste une question essentielle, cette vision constitue-t-elle une véritable alternative économique et écologique, ou risque-t-elle au contraire d'accroître encore la dépense publique et les tensions politiques ? C'est finalement sur ce choix de société que repose l'essentiel de la confrontation.
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