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Ravie de vous retrouver avec toute l'équipe de retour en direct pour vous accompagner jusqu'à 21h. Camille, Marie, Laurent et Patrick, bonsoir à tous les quatre. Bonsoir Elisabeth. Alain, ce soir à la rentrée des classes.
actuellement, ça fait quatre semaines que je n'ai pas eu cours de philosophie. On attend juste de pouvoir rentrer dans la fac. Mais bon, pas possible. Toutes les entrées sont bloquées. Il faut laisser aussi pour les élèves qui ont envie de faire cours pouvoir faire cours. On a cours.
Il y a le bac à la fin de l'année.
Il y avait ce matin 41 lycées bloqués. C'est moins d'un pour cent du nombre total d'établissements. C'est donc une goutte d'eau par rapport au pic du mouvement le mois dernier.
'était ce matin sur quelques lycées perturbés, c'est a priori assez résiduel. C'est quoi ces blocus ? Ils sont
illégitimes
ne sont pas illégitimes mais ils sont illégaux.
Des blocages illégaux, dit le ministre de l'éducation. Et les forces de l'ordre ont effectivement été appelées à Lyon par exemple pour lever ici le blocage du prestigieux lycée Ampère. Des parents même ont tenté d'intervenir pour ouvrir un lycée bloqué à Marseille, une ville où 7 établissements sur 75 étaient ce matin bloqués.
les parents, on est solidaires par rapport au fait que, bien sûr, Marseille Vert a des besoins. Nous, on est pour les manifestations, pour leurs besoins. Mais par contre, il faut laisser les élèves qui veulent rentrer dans le lycée, rentrer dans le lycée.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu propose maintenant de recevoir à nouveau les lycéens la semaine prochaine. Mais malgré les promesses sur la fin de Parcoursup ou les embauches de professeurs, le compte n'y est toujours pas selon les bloqueurs. Le
plan c'était de bloquer l'établissement parce qu'on a des réponses qui sont un petit peu des miettes de pain que le gouvernement nous a donné récemment. Les réponses ne nous conviennent pas du tout et c'est des réponses incomplètes. 15 000 places en université, c'est même pas que c'est des miettes sur 250 000 places, c'est que c'est vraiment de la poussière.
C'est pas ce qu'on a demandé, c'est pas suffisant. On est toujours motivés et on va pas s'arrêter.
Les organisations lycéennes et étudiantes appellent à reprendre les blocages demain et surtout jeudi, jour de mobilisation intersyndicale. La CGT seule appelait à manifester samedi dernier aux côtés des étudiants et des lycéens, mais il y a eu peu de violence. En revanche, des images très impressionnantes. Ici, un gendarme mobile, les jambes en feu après le jet d'une grenade artisanale. Heureusement et miraculeusement, il n'est que légèrement blessé. Il n'a même pas cessé le service.
être tout à fait franc, je ne l'ai pas vu arriver. C'est tout ce qui rend la chose encore plus vicieuse. La sensation de brûlure est immédiate. On a le temps de sentir que l'équipement commence à être atteint et à sentir que la chair commence à piquer. On a peut-être frôlé aussi un peu la catastrophe.
samedi, jour de manif, c'était aussi Halloween. Déguisement autorisé dans le cortège, sauf les masques et les armes. Même factice, ont précisé les autorités en vain. Les manifestants s'en sont donnés à cœur joie. Masque ou pas, il y avait dans les rues de Paris des requins, des magiciens. Il y avait Donald Trump, il y avait l'ogre Shrek, des dinosaures Pac-Man. Bref, vous avez compris. On a même vu une chorégraphie sur le thème de thriller de Michael Jackson avec des manifestants en zombie. 320 000 personnes ont marché en France contre 550 000. au début du mouvement. En pleine vacances scolaires, ça reste non négligeable et les syndicats espèrent relancer voire étendre le mouvement ce jeudi.
a reçu énormément, énormément d'appels de personnes qui veulent savoir si elles peuvent se mettre en grève.
Nous avons des remontées de terrain, comme quoi cette journée sera massive.
On sent que les cheminots, les cheminotes et les travailleurs et les travailleuses d'une ensemble veulent reprendre, renforcer, monter d'un cran. Ça
sera une grande journée de convergence avec les salariés du privé qui seront présents, les fonctionnaires, les retraités, les
jeunes. Et puis à six mois du second tour de la présidentielle, à qui profite ce mouvement social ? Le RN de Marine Le Pen ou la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon ? Soumis qui d'ailleurs aime perturber les déplacements du rival à gauche. Raphaël Glucksmann, candidat PS Place Publique, il annonce qu'il sera quand même dans le cortège jeudi.
brutos ne m'impressionnent pas. Je serai partout, je ferai campagne partout dans le pays et j'irai oui le 5 en manifestation parce que je soutiens les revendications des syndicats. Quitte à prendre de la farine sur la tête, moi je pense que ça discrédite plus celui qui lance la farine que celui qui la reçoit.
Bonsoir Laurent Joly, historien, directeur de recherche au CNRS, spécialiste de l'extrême droite et du régime de Vichy. Merci de votre présence. Pareil jeudi, le piège, la droite face à l'extrême droite depuis la Révolution française, c'est un essai dont on parle dans un instant mais qui est l'objet de l'édito de Patrick. Quel est donc ce piège décrit par notre invité, l'historien Laurent Joly, dans les relations entre droite et extrême droite ?
C'est l'idée qu'en plus de deux siècles d'existence, l'extrême droite piège régulièrement la droite en entraînant vers la surenchère identitaire, la défiance envers l'état de droit, la désignation de bouc émissaire et parfois l'aventure autoritaire. Un piège parce qu'à chaque fois que la droite croit pouvoir récupérer les électeurs de l'extrême droite en reprenant ses thèmes, elle ne fait que légitimer le parti qui les porte, suivre l'extrême droite. sur son terrain ne l'affaiblissent jamais. On y reviendra avec vous dans un instant. Pourtant, il y a selon vous quelque chose d'impalpable mais de profond qui continue de séparer la droite conservatrice et libérale attachée à l'état de droit et une extrême droite populiste. qui le conteste cet état de droit au nom de la nation assiégée, de la volonté populaire, c'est cet impalpable que vous cherchez à rendre visible, ce qu'on a longtemps appelé le cordon sanitaire, qui est le produit d'une longue histoire, d'une histoire de France, c'est l'objet de votre livre, et dont vous avez trouvé l'illustration dans un épisode récent à l'Assemblée nationale. C'est la
scène d'ouverture du livre, elle fait suite à un meeting organisé par l'ERN dans un village du Loiret.
Oui, et comme je n'avais... Je n'en ai pas le souvenir, je suis allé voir parce que c'est édifiant. Effectivement, il y a un an et demi, en juin 2025, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont invité dans les champs tous leurs amis de l'extrême droite européenne, dont celui qui est encore Premier ministre de Hongrie, Viktor Orban.
ne les laisserons pas détruire nos villes et la sécurité de nos rues. Nous ne les laisserons pas violer nos filles et nos femmes. Ce qui se passe, ce n'est pas une migration. C'est un échange organisé de population pour remplacer le socle culturel de l'Europe.
Hongrois Victor Orban qui n'est pas le seul à proférer ce genre de choses ce jour-là, c'est clairement le grand emplacement, il parle des immigrés, une série de propos dont la députée Constance de Pellichy s'indigne deux jours plus tard à l'Assemblée lors des questions au gouvernement. C'est une ex-LR investie par les centristes de l'UDI qui siège dans le groupe indépendant Liott et qui s'approche du micro, la main tremblante et la voix gonflée de colère.
Est-ce que je suis la seule que ces propos choquent ? qu'ont en commun toutes ces personnes, en plus de bafouer nos valeurs démocratiques, républicaines et européennes. Elles s'exprimaient ce lundi dans le Loiret, mon département, lors du rassemblement de l'extrême droite européenne, organisé par Marine Le Pen. Cet événement a le mérite de la clarté. Le RN nous rappelle... qu'il cautionne les thèses racistes discriminatoires, qu'il nie le réchauffement climatique, qu'il est contre les femmes, qu'il promeut un pouvoir autoritaire, qu'il est anti-UE et qu'il sert la propagande pro-Poutine. Ce terme, monsieur le Premier ministre, c'est renier notre devise liberté, égalité, fraternité. Je vous remercie.
c'est ce qui suit, qui est intéressant qu'on vient de voir. Ovation debout de la gauche de la gauche jusqu'au banc de la droite LR dans une sorte de mouvement réflexe qui ressemble à une résurgence du cordon sanitaire.
Le livre remonte aussi aux sources de l'extrême droite française.
Oui, c'est un arbre généalogique précieux, j'allais dire. – Extrêmement précieux, au moment où le terme extrême droite est l'objet d'un combat politique et médiatique, où le RN tente de décoller cette étiquette, parmi les pépites que vous avez dénichées qui nous rappellent la permanence de l'extrême droite, cette formule d'un lieutenant du général Boulanger, Georges Laguerre, en 1888, il y a donc presque 140 ans, le suffrage universel est supérieur à toutes les constitutions, c'est la négation même de l'état de droit, c'est cette conception qui est… aussi au centre du débat public aujourd'hui est l'un des enjeux de la campagne présidentielle à venir.
'ailleurs, quand Marine Le Pen promet si elle est élue de recourir régulièrement au référendum, elle est en ligne directe avec ce que dit l'extrême droite en 1888 ?
Absolument, c'est l'une des deux lignes que je retrace. Vous avez la tradition, la première d'extrême droite, c'est celle de la restauration. Vous avez les partisans du roi qui sont... Pour l'égalité civile, le roi, lui disait, propose une charte constitutionnelle. Vous avez toute une partie des députés qui vont être élus en 1815, à la suite des 100 jours, qui sont extrémistes, qui refusent cette charte constitutionnelle, qui voudraient revenir à l'ancien régime, qui sont contre l'égalité religieuse. Et c'est vraiment là que naît ce clivage. Et donc, on a cette tradition, on va dire, réactionnaire, dont il va y avoir... Philippe de Villiers aujourd'hui, Marion Maréchal, sont vraiment les continuateurs de cette tradition politique-là. Mais il y en a une autre qui naît avec Napoléon, mais surtout sous le Second Empire avec Napoléon III. et qui va se cristalliser. Ce qui est intéressant, ce que j'ai découvert en travaillant sur mon livre, c'est qu'on va également l'appeler extrême droite, parce que les termes que j'utilise sont des termes mobilisés, utilisés dès l'époque. On est avant l'affaire Dreyfus, on est avant le nationalisme. Ces termes existent déjà et ce sont les purs et durs du régime. Vous savez, le Second Empire, c'était un régime plébiscitaire. Donc il y a une instrumentalisation. du suffrage universel. Et c'est cette tradition-là de l'appel au peuple, ce qu'on appelle de l'appel au peuple, que va reprendre le général Boulanger, au moment du boulangisme, cette idée que ce qui compte, c'est l'élection. L'élection qu'on manipule plus ou moins en faisant appel au bas sentiment. Et tout le reste, la Constitution, les droits des minorités, le Parlement, tout ça, on le considère comme...
Puisque l'état de droit, c'est... Une façon de protéger les minorités, justement. Tout à fait. Et les
termes sont les mêmes, c'est-à-dire qu'on se situe au-delà du clivage. La première tradition dont je vous ai parlé se situe à droite, sans contestation. Elle promeut même l'union des droites. Et l'autre tradition... bonapartiste, nationale populiste, on peut l'appeler différents termes, elle prétend toujours se situer au-delà de la droite et de la gauche. Elle prétend toujours parler au nom du peuple.
– Quand Bruno Retailleau, le patron des Républicains, candidat aussi à l'élection présidentielle, dit qu'il est favorable à un référendum sur l'immigration, où est sur cette question sa différence avec Marine Le Pen ?
différence avec Marine Le Pen, elle est assez ténue là-dessus. De la même façon, un ministre de l'Intérieur... Il
respecte les formes constitutionnelles, ce qui n'est pas le cas de Marine Le Pen. C'est une différence quand même.
Mais un ministre de l'Intérieur qui prend ses fonctions et qui redit une formule qu'il avait déjà utilisée avant que l'État de droit n'est ni sacré ni intangible... C'est une première. Moi, je n'avais jamais vu un ministre de la République tenir un tel propos. Donc on voit qu'il y a là, mais c'est le mouvement LR qui, de fait, devient assez marginal. Et ça, on a déjà vu ça dans notre histoire, des partis politiques. qui pensent, en s'ouvrant à l'extrême droite, se renforcer. Et en fait, ils ne font que... C'est le fameux piège. C'est le fameux piège qui toujours renforce l'extrême droite.
Bonne retailleau qui plafonne à 8% dans les intentions des sondages.
Le courant qu'il occupe, on peut pronostiquer qu'il n'a aucune chance. Voilà, ce type de courant-là, d'une droite à la fois... catholiques, identitaires, ça ne marche pas dans notre vie politique depuis très longtemps. Je veux dire, depuis l'affaire Dreyfus, il y a une sorte de tabou lié à la droite réactionnaire, ce qu'on appelle les cléricos, les réactionnaires. Donc, tous ceux qui ont joué cette carte-là n'ont pas percé. Tixier, Vignancourt, Philippe de Villiers, quand ils se sont présentés, ils ont eu peu de voix.
On voit bien à quel point Marine Le Pen est dans la filiation de cette extrême droite dont vous retracez l'histoire. Pourquoi est-ce que le Rassemblement national refuse encore, toujours obstinément, l'étiquette d'extrême droite
Est-ce qu'elle a toujours été infamante d'abord ?
Elle
a toujours été infamante Vous savez, après
les ultras, il y a 200 ans, Ça a été des représailles, ça a été des violences terribles, ça a été des gens qui vociféraient, qui ont vraiment finalement fini par ruiner la monarchie puisque l'extrême droite arrive au pouvoir en 1829, en 1830 vous avez la révolution de juillet. Donc plus personne n'ose se dire de droite, même de droite. Après il y a une droite qui se reconstitue. Il y a l'affaire Dreyfus, avant le boulangisme, la droite royaliste, parce que jusqu'à la fin du XIXe siècle, toute la droite, extrême droite, droite constitutionnelle, et pour un régime monarchique, ils se sont tellement décrédibilisés que plus personne même n'ose utiliser, n'ose revendiquer l'étiquette de droite. Même ça. Donc extrême droite, l'extrême droite c'est les royalistes, eux ne se cachent pas d'être très à droite, mais personne n'ose revendiquer l'étiquette d'extrême droite. Et comme il y a eu Vichy... La collaboration et que c'est l'extrême droite qui, à ce moment-là, est au pouvoir, alliée avec d'autres forces, évidemment qu'après Vichy, pire encore que l'affaire Dreyfus, être d'extrême droite, c'est être un ancien collabo, un pétainiste. Donc personne n'ose revendiquer ça. Et Jean-Marie Le Pen, lorsqu'il commence à rentrer en politique, il dit « Moi, je suis la vraie droite. La vraie droite nationale, populaire. » Et il récuse. D'ailleurs, je cite dans mon livre. Ce qu'il dit pour justifier pourquoi il récuse extrême droite, c'est exactement les mêmes mots qu'aujourd'hui. On est en 78 ou 79. Il dit « on me met cette étiquette-là ». pour me stigmatiser, pour m'interdire de dire la vérité aux Français.
– Le RN qui a pour argument, on n'est pas l'extrême droite parce qu'on joue le jeu électoral et le jeu parlementaire, ce qui n'était pas le cas très longtemps de l'extrême droite.
Elle joue le jeu parlementaire avec Boulanger, il décide de miser sur un démagogue populiste, c'est l'extrême droite royaliste qui est derrière, qui finance, qui paye et qui essaye d'utiliser le suffrage universel pour y arriver, ça ne marche pas. Donc il va y avoir une tentative de coup d'État qui va rater. déroule aide et puis après ils sont complètement décrédibilisés donc effectivement ils sont plutôt actifs dans des ligues mais à partir de 1936 vous avez un homme et son profil est assez proche de celui de marine le pen parce que lui décide de jouer la stratégie 2 je prends aucun risque je suis très prudent je dis pas un mot plus haut clôt que c'est le collège de la roque de la roque dont les croix de feu avaient fait très peur à la gauche, qui s'étaient unis. Lui, il crée un parti, le Parti social français. Et d'ailleurs, c'est assez frappant de voir les similitudes avec le RN parce qu'il a une base. qui est très radical. À chaque fois, il doit essayer d'expurger des gens qui sont antisémites, des brebis galeuses, il en a plein. Lui, il refuse officiellement l'antisémitisme, mais à la base, il y a plein d'antisémites qui vont aller agresser des juifs, qui vont aller taguer des synagogues, donc il les renvoie. Mais ce n'est pas la même
chose que l'action française.
Ce n'est pas du tout, l'action française ne l'aime pas. Et lui, il joue le jeu électoral. Vous voyez qu'on a un fort parti, le Parti social français, c'est un parti que quasiment tous les historiens classent à l'extrême droite. Il y en a même qui disent que c'est un parti fasciste. Ce n'est pas un parti fasciste, c'est un parti d'une droite extrême, nationale, catholique.
Laurent Jolie, vous faites dans votre livre la différence entre plusieurs familles de l'extrême droite. Et pour parler d'aujourd'hui, vous faites une différence entre celle plus populiste incarnée par Marine Le Pen et la ligne, disons, réactionnaire de Marion Maréchal. Sa nièce, elles incarnent réellement deux lignes. – Ah oui,
c'est vraiment deux lignes, Patrick Cohen venait de citer l'action française, c'est-à-dire qu'elles se sont toujours un peu fait la guerre, alors parfois elles s'unissent entre elles, mais c'est deux traditions-là qui remontent vraiment au XIXe siècle, cette tradition contre-réactionnaire, qui se revendique vraiment de droite, ça c'est vraiment un marqueur qui est pour l'union des droites, et une autre plus populiste, plus démagogue, qui prête toujours… prétend parler au nom du peuple. Et être au-delà des clivages, c'est vraiment quelque chose qui est stratégique, mais qui est aussi un vrai clivage de fond. Et c'est vrai que c'est assez fascinant de voir que le FN, depuis les années 90, parce que jusqu'au milieu des années 90, Jean-Marie Le Pen se situait clairement à droite, voulait s'entendre avec la droite, et depuis le milieu des années 90, depuis qu'il est devenu premier... En 95, chez les ouvriers et chez les chômeurs, il y a cette stratégie nouvelle, ni droite ni gauche, qui s'est imposée, mais qui parfois est discutée par des numéros 2. Bruno Maigret l'avait contestée, Bardella... Mais aujourd'hui,
ces deux femmes, pardonnez-moi, elles sont dans le même mouvement. En tout cas, Marion Maréchal fait la campagne de Marine Le Pen cette fois-ci, après avoir fait celle d'Éric Zemmour en 2022. Ça veut dire qu'elles peuvent être complémentaires aujourd'hui ? Elles peuvent s'additionner ? Aujourd
'hui, ils sont dans une stratégie où ils attendent, un peu comme le colonel Delaroque, qui disait en 37-38, le temps... travaillent pour nous. Donc ils sont dans une attente patiente, mais on voit bien. On se replonge il y a 5 ans, il y a 5 ans, c'est il n'y a pas si longtemps. Novembre 2021, Marine Le Pen, tout le monde dit oui c'est ça 2021, elle est finie, c'est Zemmour qui est devant. Il y a un moment
où effectivement les cours ne sont pas loin de se poser. Il y a Marion, sa propre
nièce et un certain nombre de membres importants du Rassemblement National qui sont partis chez Zemmour. On voit que ça peut tanguer assez facilement, mais là ils sentent qu'ils ont la victoire devant eux, donc toutes les divergences sont mises de côté.
La montée de l'extrême droite en France, c'est aussi une histoire de presse. Dans ce livre, vous décrivez comment certains grands patrons ont mis dans les années 30 leurs journaux au service des idées de l'extrême droite. C'est notamment le groupe Coty, François Coty, rien à voir avec le futur président René Coty. Est-ce que c'est le même phénomène ou de façon très différente auquel nous assistons aujourd'hui, mais de façon démultipliée par le... la puissance des réseaux et du numérique, est-ce que l'histoire se répète d'une façon ou d'une autre ? C'est
un vrai prédécesseur Coty. C'est un vrai prédécesseur de Bolloré, vraiment à tout point de vue. C'est-à-dire qu'il décide vraiment de mobiliser des moyens financiers très importants. Il rachète des journaux. Le Figaro. Le Figaro. Force de frappe considérable. Il crée un journal populiste, l'ami du peuple. C'est un peu le CNews de l'époque. Il fait constamment des campagnes outrancières contre les étrangers, contre la gauche. C'est une sorte d'agitation permanente avec un agenda. un politique ultra réactionnaire, à l'époque même fascisant pour Coty. Et on voit aussi ce même phénomène qu'avec l'univers Bolloré, c'est qu'il va s'appuyer sur des gens qui sont en fait assez minables et qui se retrouvent comme ça propulsés, idéalistes importants, alors que quelques années avant, ils n'étaient absolument rien. Donc c'est vrai qu'il y a des points communs. Par minables, vous voulez dire des figures
mineures ou des personnalités ? Des publicistes,
des journaux de la Ligue.
c'est
effectivement un jugement de valeur mais quand on regarde le C'est un jugement de valeur, mais qui est étayé sur des recherches. C'est-à-dire qu'on voit les trajectoires biographiques des gens. Ils sont dans des groupuscules ultra minoritaires, anti-judéo-maçonniques. Et tout de suite, ils se retrouvent propulsés comme ça, avec une surface médiatique incroyable. C'est ce qu'on voit avec Frontière. Normalement, Frontière, c'est très marginal. Et hop, on a une émission comme ça. Et ça, c'est vraiment comme ça que procédait aussi le système Coty, qui donnait une visibilité à des gens qui étaient extrêmement marginaux. même méprisé dans l'environnement nationaliste de l'époque. C'est un point qui a vraiment contribué, le Coty, à banaliser l'antisémitisme, lui-même n'en a pas récolté les fruits, mais il a vraiment contribué à créer ce climat des années 30 qui va amener à Vichy et beaucoup de proches de Coty
vont se retrouver à Vichy. Il a vu une assise financière beaucoup plus étroite que celle de Bolloré et son groupe. Il
y a la crise économique du début des années 30. Il finit en partie ruiné, il a un divorce catastrophique. Ce n'est pas la même psychologie, ce n'est pas le même personnage. On ne va pas dire Coty et Galbo-Lauré, mais il y a vraiment des points communs assez saisissants.
Et comment dire, en tant qu'on parle des mots et des mots utilisés par l'extrême droite, il y a ceux qu'on va revendiquer dans un discours, puis il y a aussi ceux qui vont évoluer, ceux qu'on va choisir de mettre en avant. On voulait s'arrêter sur le discours de Marine Le Pen il y a huit jours, son premier grand discours de campagne. Elle a laissé à Éric Ciotti et à Jordan Bardella ces deux chauffeurs de salle des aspects les plus radicaux de son programme. Et elle, elle a choisi d'assister davantage sur la beauté, sur l'esprit de renaissance qu'elle souhaite inspirer aux Français. On l'écoute et on commente.
voix, mes amis, que je vous propose de tracer est celle de la renaissance. La renaissance pour la France. La renaissance, c'est savoir puiser dans le passé, mais sans cette nostalgie qui a anesthésié, qui paralyse ou qui incite à revenir en arrière. Nous ne sommes pas dans le « c'était mieux avant ». Je ne vous propose pas de refaire la France d'avant. Je vous propose de concevoir et de construire la France de demain.
ce mot d'ordre « renaissance », il est largement utilisé, il est aussi imprimé sur ses affiches de campagne, il est dénué de toute radicalité, on ne veut pas dire que ce soit ni de gauche ni de droite, renaissance, ça a même le nom du parti de Gabriel Attal qui a intenté un recours pour contrefaçon, mais qui a été débouté par la justice cet été. Vous l'écrivez dans votre livre, Marine Le Pen, elle a conscience que son principal frein électoral, c'est la peur, elle se souvient notamment de 2002. En 2017, elle choisissait comme slogan « Au nom du peuple », en 2022 c'était… liberté chérie. Et en 2027, ce sera donc Renaissance, une façon de rassurer les Français. Quel regard d'historien vous portez sur cette évolution, cette évolution des slogans, des mots ? Est-ce que c'est purement cosmétique ou est-ce que ça quand même raconte une forme d'édulcoration de la pensée et des mots le péniste ?
'est purement cosmétique, c'est aussi un détournement permanent de mots liberté chérie. Voilà, c'est la résistance. Elle reprend comme ça des mots. Et la volonté est de rassurer les gens. Mais il y a un sous-texte. Le sous-texte, quand même, est typiquement d'extrême droite. C'est-à-dire qu'il y a les ténèbres. Et moi, je vais vous amener vers la lumière. Il y a cet excret que vous avez cité, mais il y a dans le discours qu'elle a fait à Hénin Beaumont aussi, celui que vous regardez dans le détail, vous voyez plein de mots très... très connoté. Elle vous parle de... Les adversaires, ils sont malfaisants. Il y a un système qui nous veut du mal. Et nous, on va arriver à le contrer. Et on va arriver à concilier, à faire du beau. Il y a comme ça des mots qui sont destinés à rassurer. En quoi c'est différent,
par exemple, le fait l'avocat du diable du coup, mais de Gabriel Attal et d'Emmanuel Macron qui utilisent le même mot « renaissance », en quoi c'est différent quand c'est… – C
'est différent parce qu'il y a ce qu'elle dit elle, et puis il y a tout ce que dit ses lieutenants, et puis il y a le programme, et puis il y a ce qu'elle lâche de temps en temps sur l'Europe, qu'elle nous parle de partis de l'étranger, que l'Europe… Il y a la volonté de réviser la Constitution, il y a la volonté farouche de mettre la priorité nationale, vous n'avez pas ça autour de Gabriel Attal ou de Macron lorsqu'ils parlaient de renaissance. – Et c'est ce qu'on met derrière le monde. – Et le bon qui est par exemple… C'est un petit peu la configuration colonel de Larocque à la fin des années 30. Il faut avoir une façade. qui soit rassurante, il faut donner de l'espoir. On ne gagne pas une élection présidentielle en France si on ne vend pas de l'espoir. Si on ne dit pas, ça va être mieux qu'avant. Parce qu'elle a beau dire, c'est un petit coup de pied de laine à Zemmour, on ne va pas restaurer la France d'avance. Vous vous rappelez qu'en 2021, Zemmour disait, moi je veux restaurer la France des années 60. Donc elle se distingue bien de cette vision réactionnaire, mais ça, c'est cette tradition. Cette tradition nationale populiste qui dit que l'avenir va être mieux qu'avant et qu'on va l'incarner en conciliant les Français. Mais quand on gratte un petit peu, on voit bien que ça va être la division, que ça va être cibler des minorités, désigner des boucs émissaires. Elle passe quand même beaucoup de temps à désigner des boucs émissaires elle-même dans ses discours quand on les lit ou les écoute en entier.
On parle beaucoup déjà d'un possible affrontement au deuxième tour entre les deux extrêmes, entre l'extrême gauche et l'extrême droite. Est-ce que vous les mettez sur le même plan, l'extrême droite du Rassemblement National et l'extrême gauche de la France insoumise ?
je travaille sur l'extrême droite et la droite. C'est mon sujet d'études depuis plus de 25 ans, donc je ne suis pas spécialiste de l'extrême gauche. Mais je lis, j'observe et je vois aussi des continuités. C'est un fait que dans notre histoire politique, la gauche de rupture ou la gauche qui a un programme, très social, a toujours été diabolisé. Quand vous lisez ce qu'on disait sur Jaurès, je ne mets pas Jaurès, émergence sur le même plan, mais quand on lit ce que la droite, l'extrême droite, et tout l'appareil médiatique ordinaire, la grande presse disait de Jaurès, de Blum, des Sosdem au XIXe siècle, c'était une diabolisation. Donc ça, c'est un aspect qu'il faut avoir en tête, et nous les historiens, on sait ça. Et par ailleurs, ce renvoi aux extrêmes, c'est aussi... quelque chose qui est dans notre vie politique depuis longtemps. La France, depuis 200 ans, elle a très souvent été gouvernée au centre, en fait, quand on regarde bien. Depuis Louis-Philippe jusqu'à nos jours, il y a vraiment des continuités frappantes. Et il y a toujours eu cette tendance de dire « il y a deux extrêmes ». Il y a deux extrêmes et on les renvoie dos à dos. Donc voilà, ça, c'est aussi ce qu'on fait dans notre classe politique. Mais je rappelle toujours une chose d'évidence, la différence entre les deux programmes, c'est qu'il y en a un qui nécessite de réviser de manière forcée. la Constitution pourrait être appliquée.
– Enfin, l'autre veut changer de République. –
L'autre veut changer de République. Mais on voit bien que notre République, elle a quand même un gros problème et qu'elle est peut-être à bout de souffrance. Vous savez, dans notre pays, quand il y a des grandes crises, on change de République. Donc, on ne sait pas ce que l'avenir nous réserve.
– Le piège, la droite face à l'extrême droite depuis la Révolution française, ce sera disponible jeudi dans toutes les bonnes librairies aux éditions Talendier. C'est signé Laurent Jolie. Vous restez avec nous. Le reportage de C'est à vous à suivre. Ici et maintenant, Marie Gentrique.
a aperçu un paquet. Je me suis approché, c'est là que j'ai vu la tête de l'enfant et les pieds dépassés. J'ai fait le tour et j'ai aperçu l'horreur. La jeune fille ensanglantée, des hématomes partout, des coupures, des bleus, les yeux au beurre noir.
39 ans après l'horreur, un procès. Il est 8h30 ce matin quand les parents de celle qu'on a longtemps surnommée la petite martyre de Ladis se présentent devant la cour d'assises du Loir-et-Cher à Blois. Ils arrivent séparément. Le père, 74 ans, canne à la main, masque noir sur le visage. La mère, 72 ans, cachée sous la robe de son avocat. A l'issue de la matinée, elle est prise à partie par une poignée de militants qui la suivent sur une centaine de mètres.
On est
avec les actes de torture et de barbarie que subit la petite pendant des années, morte dans des conditions atroces et insoutenables. Et de voir les parents libres, d'une certaine manière, parce qu'ils sont arrivés libres, alors qu'ils devraient être écroués. Tout commence
le 11 août 1987. Des agents d'entretien découvrent un paquet le long de l'autoroute A10, au point kilométrique 135, très précisément, dans le Loir-et-Cher, à côté de la commune de Suèvre. Le paquet en question, c'est une couverture bleue. A l'intérieur, le corps sans vie d'une fillette de 4 ans, avec de multiples blessures, des traces de coups, mais aussi des morsures et des brûlures offertes à repasser. Pendant plus de 30 ans, cette petite fille n'a ni nom, ni prénom. Personne ne déclare sa disparition. Son identité reste une... malgré la mobilisation des enquêteurs
le dossier photographique de cet enfant on a effacé toutes les traces de blessures notamment sur la joue sur le front sur la lèvre morsure sur la poitrine, oui, effectivement.
Tous les gendarmes, toutes les brigades de gendarmerie du territoire national ainsi que les commissariats de police disposent de la photo de la fillette que nous avons découverte en bordure de l'autoroute A10 et peuvent ainsi contacter le plus grand nombre possible de personnes afin d'identifier cette fillette.
Ce n'est qu'en 2018, grâce à l'ADN, que les enquêteurs identifient sa famille. Ils placent ses parents sous écoute, finissent par les interpeller. La petite martyre a désormais un nom. Elle s'appelle Inas Touloube. C'est le dénouement de l'un des plus vieux cold case en France. Et c'est une délivrance pour la commune de Suevres. C'est là que la fillette a été inhumée en septembre 1987 devant une quinzaine de personnes. La municipalité a inscrit sa sépulture au patrimoine funéraire local. Et preuve de son attachement, elle a demandé à se constituer partie civile. au procès. C'est un cas unique dans l'histoire judiciaire en France.
commune, elle a besoin aussi de comprendre. Elle a besoin d'être présente parce que je crois que c'est la seule personne, personne morale, qui a été capable de la choyer. Alors, c'est difficile de parler comme ça parce qu'ils ont choyé un cadavre.
Sa mémoire a perdu. Vous savez, elle a eu une famille de sang. Nous, c'est la famille de cœur. Ça a été un boom au niveau de la commune. Pourquoi ? Parce qu'on a reçu plein de courriers avec des dons, des lettres de remerciements pour perdurer sa mémoire.
Et ces dons justement ont permis de financer une nouvelle sépulture pour Inas en 2019. Son nom de famille n'a pas été gravé sur cette tombe. Il faut dire que depuis 39 ans maintenant, les habitants de la commune ont adopté cette petite fille, comme ils disent, au point de venir encore aujourd'hui régulièrement fleurir sa tombe.
On vient déjà pour nos morts et puis quand on vient comme on passe à côté, on vient faire une petite pensée. Parce qu'à la personne, sans ça, si ce n'est les gens du village, voilà, elle est là.
C'est quand même l'une des plus fleuries dans le cimetière.
Oui, oui, oui, pour l'honorer, voilà, c'est ça, pour dire qu'on ne l'oublie pas. Quelque part, on est un peu comme une famille pour elle. Là, on va avoir en plus peut-être le résultat de tout ça. Alors ça va encore ressouder les gens encore plus, je sens.
Bonsoir Esther Paolini. Bonsoir. Vous êtes journaliste police-justice au Figaro et vous consacrez un livre enquête à la martyr de la 10, cette petite fille qui pendant près de 31 ans n'a eu ni nom ni prénom dont les parents sont jugés depuis ce matin par la cour d'assises du Loir-et-Cher. Pourquoi vous vous êtes intéressé à cette affaire ? En quoi elle est très actuelle ?
Effectivement, j'ai voulu m'intéresser à cette histoire parce qu'on avait d'une part l'enquête des gendarmes et il y avait encore des zones d'ombre sur toute la partie familiale. Donc j'ai voulu m'intéresser à la fois à la vie au Maroc de la famille, puis la vie en France. Et en fait, je me suis rendu compte que c'était une famille qui avait vécu avec un terrible secret de famille, dans un huis clos terrible. Et en ça, on se rend compte que c'est une histoire encore très actuelle. Il suffit de se rendre dans nos tribunaux aujourd'hui. qui sont jugés pour des privations de soins ayant entraîné la mort des actes de torture barbarie des meurtures sur mineurs on en voit encore tous les jours avec les mêmes ressorts c'est à dire une enfant qui va être violentée dans l'indifférence générale et une famille qui passe sous les radars des autorités
que la petite ina s'était inscrite à l'école maternelle pour la rentrée 1987 elle s'y est jamais présenté sa famille a continué à percevoir des allocations à son nom pendant dix ans Personne ne s'est inquiété de sa disparition.
C'est ça qui est quand même terrible. Il faut se resituer. On est à la rentrée septembre 87. Une petite fille ne se présente pas à l'école de Putot. Et aucun enseignant, personne au sein de l'école, voire du ministère de l'Éducation nationale, ne s'interroge sur cette absence. On sait que c'est une famille qui percevait de l'argent de la CAF. La CAF ne s'est pas interrogée, n'a pas été vérifiée. De même, on sait que la maman devait régulièrement être en contact avec la préfecture. son titre de séjour, la préfecture non plus ne s'est pas rendu compte qu'il manquait une enfant à l'appel.
Cette affaire, c'est aussi l'histoire d'une enquête hors normes, qui aurait pu être prescrite à plusieurs reprises, mais que les enquêteurs ont toujours tout fait pour relancer ?
Effectivement, on a vu qu'il y a eu à deux reprises des non-lieux, en 1991 et 1997, mais à chaque fois que la fin du délai de prescription allait arriver, les gendarmes de la section de recherche d'Orléans et les magistrats de Blois relancer un acte d'enquête en se disant peut-être que maintenant on obtiendra quelque chose. Donc c'était soit relancer un appel à témoins, soit refaire des analyses sur les scellés. Et c'est ce qui permettra à terme d'identifier les... Presque par hasard. C'est presque par hasard que ce cold case a été résolu. Effectivement, on n'y croyait plus, même si on se disait que la science pourrait un jour peut-être donner des réponses. Et il se trouve qu'on est en 2017 à Villers-Cotterêts, donc très loin de Suev où la petite fille est enterrée. Et un homme est interpellé. pour des faits de violence, une rixe dans un restaurant, quelque chose d'assez banal, enfin très éloigné de notre histoire. Il va être interpellé et son ADN va être prélevé. Entre temps, le fichier national des empreintes génétiques a été créé. Donc son ADN rentre dans le fichier. Et à ce moment-là, il y a un match. Donc les enquêteurs ensuite vont remonter tout l'arbre généalogique de cet individu. Et ils vont bien se rendre compte qu'effectivement, il manque une personne.
Quel est l'enjeu du procès qui s'est ouvert ce matin ? C'est d'établir les circonstances exactes ? de la mort de la petite fille ?
C'est ce qu'on espère en tout cas, puisque aujourd'hui, seuls les parents ont la réponse à cette question. Ils ont deux versions qui s'opposent, notamment sur l'horaire de la mort de la petite fille. Le père explique qu'elle était morte la veille au soir du départ. La maman, elle, indique qu'elle est morte dans la voiture. Elle a cette précision terrible que le dernier mot qu'elle aurait prononcé, c'est le mot maman. Maintenant, on sait que l'horaire du récit de la maman correspond davantage à l'horaire en... envisagé par le médecin légiste. Mais quoi qu'il arrive, c'est ces zones donc qu'effectivement il va falloir éclaircir pendant le procès. Et qui a
pris la décision de l'abandonner sur le bord de l'autoroute ? Inas n'a pas été victime d'un seul épisode de violence, c'est ce qui a révélé l'autopsie qui a été pratiquée ?
C'est ça qui est terrible, c'est que l'autopsie révèle plusieurs choses. D'abord des fractures anciennes, ce qui signifie que c'était une enfant battue de longue date. Il y a aussi bien sûr la précision terrible qu'il y a une quinzaine de morsures, je précise, une quinzaine de morsures humaines qui parcourent le long de son... encore. Certaines morsures sont tellement violentes que ça a créé des plaies, que ça a saigné abondamment, précise le médecin légiste. Et le médecin légiste conclut simplement en disant qu'il y a eu un choc traumatique et hémorragique qui serait à l'origine de la mort. Mais ça ne nous dit pas exactement comment elle est morte. Dans cette...
Inas a six frères et sœurs. elle a été la seule à subir des violences de la part de ses parents ? C'est effectivement
ce qui paraît un petit peu inaudible de l'extérieur. Les frères et sœurs ont été interrogés à plusieurs reprises. Ils décrivent plutôt une mère aimante. C'est elle qui était là pour les goûter, c'était elle qui était là pour les sorties scolaires. Et ce qu'on comprend, c'est que cette petite fille, elle est née au Maroc. Elle a passé 18 mois d'abord élevée par la grand-mère maternelle à Casablanca. Et le retour en France a été visiblement compliqué. une petite petite fille qui avait du mal à se nourrir qui refusait de prendre sa douche quand il fallait etc et ce rejet pour sa mère ça a été insupportable parce que ça marquait aussi sont en tout cas c'est ce que les experts psy envisagent ça aussi ça faisait rejaillir sa propre souffrance d'avoir dû aller en france poursuivre son mari et c'est un élément qui tente d'expliquer pourquoi elle seule a subi des violences la parole de
ses frères et soeurs elle sera au coeur du procès elle est très attendue heureux doute je crois l'exposition médiatique, un huis clos partiel serait envisagé. Leur parole, elle peut
être décisive ? Elle peut effectivement être décisive. D'abord parce qu'il y a deux grandes sœurs d'Inas qui étaient présentes la veille ou le jour de sa morte. Alors c'était des petites filles, mais elles étaient là. Donc elles pourraient peut-être donner des clés d'informations. Et puis elles seraient aussi décisives parce que c'est aussi un moyen de réhumaniser ses parents, de montrer les deux facettes. Maintenant, on sait qu'ils sont effrayés par la presse. leur avocate, on sait qu'elle va tenter, en tout cas, qu'il y ait un huis clos partiel pour les protéger de cette... Et c'est la précision que les
frères, eux, étaient soit pour deux très petits, soit le dernier est né après le décès. Il n'a appris d'ailleurs l'existence de cette sœur qu'au moment où on a retrouvé son identité.
Oui, effectivement. Il faut imaginer la déflagration pour eux. On est en 2018, leurs parents sont arrêtés. C'est déjà d'une extrême violence. Et à ce moment-là, on leur explique, vous avez une sœur qui a été abandonnée le long de l'autoroute. eux ne savaient pas, et face aux enquêteurs, ils expliquent que vous vous trompez, il y a une erreur judiciaire, c'est peut-être une cousine qui était au Maroc, mais ce n'est pas possible, ça ne peut pas être notre sœur. Et on peut les comprendre de
la violence. Il y a aussi un débat sur la sépulture. On l'a vu avec Marie, les habitants y sont très attachés. Les frères et sœurs, ils pourraient envisager de déplacer cette sépulture. C'est
envisageable, c'est crédible ? C'est effectivement la nouvelle qui a été un petit peu un coup de théâtre aujourd'hui. Les habitants de Suef qui ont fleuri, qui se sont occupés de cette tombe pendant près de 40 ans, on leur explique que maintenant, la famille d'origine pourrait la récupérer. D'après les frères et sœurs, il faudrait qu'elle soit enterrée là où elle avait des racines et là où elle a vécu des jours heureux. Donc on envisage peut-être le Maroc ou peut-être l'île de France où la famille réside encore. Ça a été une annonce d'un terrible choc pour les habitants de Suevres.
Merci beaucoup Esther Paolini. Qui est-elle ? Enquête sur la martyre de l'autoroute à 10 qui est disponible déjà depuis quelques jours en librairie. Et je rappelle que le procès, le verdict de ce procès sera rendu le mercredi 18 novembre. Merci d'être venu nous en parler ce soir. Tout de suite le 5 sur 5 de Laurence & Echelle. les Etats-Unis à la veille d'élections majeures.
C'est demain le super Tuesday, le jour des élections de mi-mandat. Trump risque de perdre la majorité au Sénat. Il se démultiplie, mais y compris dans des bastions républicains réputés imperdables. Il était donc hier au Kansas ou dans l'Iowa. Et sur scène, il est, comme toujours, dans l'outrance. Le discours de Trump dans l'outrance qui fait toujours mouche au sein de sa base de fidèles. Il y a vraiment des fans indéfectibles de Trump, comme ceux rencontrés par nos envoyés spéciaux au Texas, Barbara Steck et Stéphane Lopez.
To
the fullest
Trump you are never disappointed
Trump 2028, ça c'est important, parce qu'en cas de défaite, la question c'est est-ce que les républicains vont respecter le résultat ? Or c'est pas sûr, il parle régulièrement d'une réélection de Trump en 2028, ce qui est interdit par la Constitution, même sur scène, écoutez le candidat républicain du Michigan hier soir pour l'ultime meeting de Trump, il a lui aussi fait référence à une éventuelle... nouvelle candidature de Trump. parle de campagne de réélection, ce qui est interdit. Tous les sondages prédisent cette fois une vague bleue, la couleur des démocrates. Selon le tout dernier sondage du New York Times, les démocrates ont 5 points d'avance dans l'Ohio, c'est l'état du vice-président J.D. Vence. 7 points d'avance au Texas. Le candidat démocrate au Texas s'appelle James Talarico, c'est lui, fils de pasteur, lui-même ancien séminariste. Donc c'est pas n'importe quel démocrate, c'est vraiment l'aile centriste, voire centre droit du parti démocrate. Il est Texan depuis 8 générations et il aime le rappeler. Parmi ses partisans, Il y en a qui font du porte-à-porte en son nom, comme cette dame. C'est une ex-républicaine, dégoûtée par Donald Trump.
Au
Texas, 500 millions de dollars ont été dépensés dans la campagne, c'est du jamais vu hors présidentiel, dont ? 190 millions d'un seul homme, Elon Musk. Il a mis 190 millions pour la campagne des Républicains au Texas. Il a même mis 446 millions sur la table pour les Républicains dans tout le pays. Les démocrates ont moins d'argent, mais ils ont aussi des poids lourds qui s'impliquent. Comme l'ancien président Barack Obama, il n'a jamais fait campagne depuis qu'il est parti de la Maison Blanche à ce point. Lui qui se faisait discret vis-à-vis de Donald Trump, là, il est passé à l'offensive. Attention, si des démocrates ont le vent en pouple, ils sont aussi capables de se déchirer. Par exemple, dans le Michigan, le candidat démocrate est un socialiste, trop à gauche pour son ex-rival à la primaire, une centriste, qui soutient finalement le républicain et qui se fait conspuer en conférence de presse.
est-ce que vous supportez un candidat qui s'est bien sûr avec les politiques que vous êtes bien sûr ? Non,
rien n'est parfait.
Je rappelle, il y a 35 sièges en jeu. Et pour que les démocrates reprennent la majorité au Sénat, il faut qu'ils fassent basculer 4 États, dont par exemple le Texas.
Il y a un sénateur par État, donc c'est 4 États. Un sénateur par
État, 4 sénateurs. Donc en tout, il faudrait faire basculer des républicains aux démocrates. Le Texas, par exemple, ça n'a pas été démocrate depuis 1988. Mais même Donald Trump, écoutez-le, se prépare à une défaite de son camp. Il a même une idée de ce que deviendrait sa présidence s'il perdait le contrôle du Sénat et de la Chambre des représentants.
Si ça se passe, je vais devenir Vito. Ce n'est pas la première fois. C
'est la
première
fois qu'on l'entend parler à ce point d'une présidence
empêchée. Il aurait d'autres ennuis que des lois qui échoueraient devant la Maison Blanche. Le pouvoir d'enquête du Congrès. D'enquête et de destitution de procédure d'impeachment qui... Forcément, si les démocrates ont la majorité dans les deux chambres, ça sera obligé.
Laurent Joly, c'est l'extrême droite au pouvoir. C'est l'extrême droite au pouvoir. Et ce qui est nouveau au XXIe siècle, c'est que les démocraties peuvent renverser. On l'a vu en Hongrie. On espère qu'aux Etats-Unis... Vous voulez dire que c'est réversible ? C'est réversible, ce qui n'était pas le cas au
XXe siècle, évidemment, avec l'extrême droite au pouvoir. Mais ça met du temps. Pour que la démocratie revienne à un fonctionnement normal. C
'est des dégâts, effectivement, de longue durée.
Sur le front de la guerre en Iran, Trump cherche toujours une porte de sortie.
Oui, il menace de nouvelles frappes. Il précise, il nous reste encore à nous occuper d'un ou deux sites, mais nous pouvons faire ça en 10 minutes. Ça, c'est du Trump tout craché. Malgré ses propos, l'heure est plutôt à la détente. Le régime iranien se dit prêt à rouvrir le détroit d'Hormuz sous deux jours. Si les Etats-Unis acceptent leur plan, c'est quand même un gros si. Le guide suprême dit quand même avoir donné à son gouvernement pouvoir pour négocier. Trump a surtout fait une démonstration en meeting de son ignorance et de son inculture au sujet de la guerre. à éviter d'être envoyé au Vietnam quand il était jeune. Il affirme maintenant qu'il aurait gagné la guerre hyper facilement s'il avait été président à l'époque.
Au lieu de
s'occuper d'Hochiminville, sauf qu'Hochiminville à l'époque c'est Saigon, donc la ville la plus importante côté américain, donc il aurait bombardé son propre camp s'il avait été au pouvoir à l'époque. Trump qui a passé une partie du week-end à sa résidence de Mar-a-Lago en Floride. C'est facile de détecter sa présence pour les voisins, parce que regardez, quand il est là, il y a des batteries de missiles Sol Air carrément qui sont déployés, c'est quand même le président américain qu'il faut défendre en cas de besoin. Notez quand même que l'espoir d'une résolution... du conflit en Iran fait baisser les prix du pétrole. Moins 9% pour le Brent qui est autour de 105 dollars le baril. Et en France, on commence enfin à ressentir la mise sur le marché d'une partie des réserves stratégiques. Le litre de gazole baisse de plus de 20 centimes en moyenne.
en vient à ces images terrifiantes, celle d'un crash d'un avion en Floride.
Qui a eu lieu à 10 km seulement de la résidence de Donald Trump, ça c'est un hasard, l'avion s'écrase en piquet, vous voyez quasiment à la verticale, ce qui n'a laissé aucune chance aux 9 passagers, tous sont morts. L'impact est si puissant qu'il laisse un cratère au sol, l'avion est comme désintégré, les médias américains ont diffusé le dernier échange entre la pilote et la tour de contrôle avant l'impact. Silence radio, enregistrement glaçant et images terrifiantes captées par les caméras embarquées des automobilistes. On peut donc voir le crash sous plusieurs angles. Les témoins racontent avoir vu une boule de feu grosse comme un immeuble. C'est sans doute une météo dantesque qui explique ce drame. L'avion a traversé une cellule orageuse qui s'est développée très rapidement, raconte Nicolas Béraud du Parisien Aujourd'hui en France. A l'extérieur, il faisait moins 45 degrés. La pilote a évoqué dans ses échanges radios avant le drame la formation de givres sur les ailes de l'appareil.
Après les frigos français, des supermarchés de toute l'Europe victimes d'une cyberattaque géante.
Oui, des supermarchés en Belgique, Estonie, Finlande, Luxembourg, Suède, Irlande et Pays-Bas touchés par une nouvelle attaque. C'est le même mode opératoire que chez nous le mois dernier. A chaque fois, des frigos transformés littéralement en four. 26 degrés, parfois même 50 degrés d'après certains témoignages en Suède. Il faut dans ces conditions évidemment jeter des millions d'euros de marchandises et de nourriture devenues avariées. L'Union européenne dénonce des cyberattaques répétées. extrêmement préoccupante et une tentative délibérée de perturber nos chaînes d'approvisionnement alimentaire et de saper la confiance des consommateurs. L'intelligence artificielle rend les attaques de pirates informatiques de plus en plus rapides et puissantes.
'agence artificielle, elle permet de mettre à portée des connaissances, de l'accès à de l'information et d'accélérer à peu près tout ce qui est fait en matière de hacking. Le mot de passe, il va être récupéré instantanément, utilisé sur tous les sites que vous avez pour vérifier. Donc ça amplifie terriblement la perte de mot de passe. Donc du moment qu'on a un peu d'argent et qu'on sait s'y prendre, on peut malheureusement faire ça de façon beaucoup plus facile.
Ces cyberattaques ont un impact limité heureusement. Carrefour Belgique évoque 15 magasins touchés sur 700. COP en Suède parle de 6 magasins sur 800. Ce sont à chaque fois des frigos anciens qui sont visés puisque ce sont des modèles qui n'ont pas été mis à jour.
La Chine continue de bouder Kylian Mbappé.
Oui, il y a une vidéo qui est ressortie ces dernières semaines qui date en fait d'il y a plusieurs mois, mais on entend Kylian Mbappé s'amuser d'une image détournée de lui. Vous voyez ce genre d'image des fans qui ont calqué sa tête sur celle de Mao Zedong. Ça date de plusieurs mois. Ça date de plusieurs mois en fait cette interview. Mais elle ressort là ces dernières semaines. Il évoque, je le cite, un dictateur chinois, je crois. Ce sont les mots de Kylian Mbappé, ce qui fait bondir le régime de Pékin. Bappé a perdu gros des contrats juteux avec des géants chinois, des boissons ou de l'agroalimentaire. Et c'est vrai que la population chinoise lui en veut beaucoup.
en tant que publicité, il ne peut pas être complètement déclencheur. Mais
j'aimerais qu'il faut qu'il ait une...
Je suis très aimée. Mais j'ai l'impression que j'ai l'impression que j'ai l'impression que j'ai l'impression que j'ai l'impression que j'ai l'impression.
Kylian Mbappé a rapidement publié un communiqué pour présenter ses excuses. Il parle de maladresse. Mais à ce stade, rien n'est pardonné. La télé publique chinoise n'a pas diffusé en mesure de rétorsion sa victoire 3-0 avec le Real Madrid hier. Mbappé a été passeur et buteur. Et comme les internautes sont facétieux, on risque d'avoir d'autres problèmes. Puisque regardez la parodie cette fois qui circule de Zidane, rebaptisé Zizou à la chinoise. Lui aussi fusionné avec le porté de Mao Zedong.
En France, ce sont les personnages historiques qui ont la cote au cinéma. Il y
a eu le succès des deux volets de Gaulle. 6 200 000 entrées en tout. Il y a maintenant Moulin qui, en un week-end, approche déjà les 300 000 entrées. Notre salut. Incroyable succès pour ce film qui a été salué à la fois par la critique et par les spectateurs. Près de 700 000 entrées. Sans parler du Giannoli. Les rayons et les ombres avec Jean Dujardin qui frôlent le million d'entrées. Pourquoi les films historiques connaissent un tel engouement ? S'interroge RTL. Je cite l'article. C'est sûrement lié au contexte actuel. Un contexte d'angoisse. surtout en France, ces histoires sont rassurantes pour les spectateurs qui se rendent compte que lors des crises passées, le pays a réussi à s'en sortir. Est-ce que vous êtes d'accord avec ce constat, Laurent Jody ?
– C'est vrai, et puis c'est aussi le fait que la mémoire de la Seconde Guerre mondiale depuis la fin des années 70, c'est très présent. Ça nous obsède, la mémoire de Vichy, de l'occupation, la résistance, on est encore dans ce régime mémoriel. Et ça dicte aussi les attitudes politiques.
passé qui ne passe pas, comme avait dit Henri
Rousseau.
On en vient à ses premières avaries sur la route du Rome. Il
a traversé de l'Atlantique à la voile en solitaire, dépardonné hier depuis Saint-Malo. Et déjà des premiers skippers en difficulté. Francis Joyon, 70 ans, vainqueur 2018. Il a chaviré. Une opération de secours est en cours. Autre avarie importante, collision entre Violette d'Orange et Romain Pillard. Ils se sont percutés au large de l'île de Brea, tout au nord des Côtes d'Armor.
Ça faisait un moment que je naviguais à côté d'elle, mais loin, vraiment loin. Et puis, le vent a forci. Elle ne m'a pas vu, je pense. Elle ne m'a pas vu parce que je l'ai vu débouler. Son foil tribord s'est frotté sur ma coque, a arraché une partie de ma coque du pont supérieur de ma coque. J'espère qu'elle va bien, que son bateau n'est pas trop endommagé. Je ne sais toujours pas si elle arrête ou pas.
Regardez le bateau de Romain Pillard. Il y a carrément un trou béant dans sa coque. Et celui de Violette d'Orange, qui est un IMOCA de plus de 18 mètres, c'est une autre catégorie. Il est aussi très endommagé. Ils ont tous les deux essayé d'aller réparer leur bateau à Roscoff. Elle, elle a dû pousser maintenant jusqu'à son port d'attache de Lorient. Elle va perdre énormément de temps. On ne sait pas encore si elle pourra même repartir son port d'attache de Lorient au sud de la Bretagne pour réparer cette avarie majeure.
Merci beaucoup, Laurence Sénéchal. Merci beaucoup, Esther Paulini. Votre enquête, qui est-elle ? Enquête sur la martyr de la 10 et puis le piège, la droite face à l'extrême droite depuis la Révolution française. Merci à tous les deux d'être venus ce soir sur le plateau de C'est à vous. Dans un instant, Michel Cymes, DJ Bourdon, Catherine Faux, Philippe Gueluc sont nos invités. On est ensemble en direct jusqu'à 21h. A tout de suite.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.