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Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
week-end de la Toussaint 2026 a été marqué par des événements en Pologne dont les grands médias français ont finalement peu parlé et n'ont pas bien expliqué aux Français la complexité de la situation. Il s'est passé quoi ? Il s'est passé que le Premier ministre polonais, Donald Tusk, qui est réputé pour être quelqu'un d'ultra-européiste et proche de la Commission européenne, a fait un coup de force contre le tribunal constitutionnel polonais, l'équivalent de notre Conseil constitutionnel. Il a interdit aux présidents et aux vice-présidents de se rendre dans leurs bureaux. Et il a imposé une nouvelle présidente qui venait d'être élue par la majorité centriste du Parlement. Il a expliqué son geste devant les médias. en disant qu'en réalité, la volonté du tribunal constitutionnel polonais, avec les gens qui étaient à sa tête, était de faire prévaloir la loi polonaise sur les traités européens, ce qui est contraire à la jurisprudence européenne, et au bout du compte de faire sortir la Pologne de l'UE, ce qu'on appelle le polexite. Alors ceci pose un problème fondamental. C'est que l'on voit à travers tout le continent que dès qu'un pays essaie de sortir de cette nouvelle prison des peuples qu'est l'UE, eh bien il y a aussitôt toutes les manœuvres possibles et imaginables pour essayer de l'en empêcher. D'un côté, vous avez les partisans du président Nawrowski, qui est donc un partisan en fait du polexite, qui hurle au coup d'État. De l'autre côté, vous avez les partisans, les européistes, les partisans du Premier ministre, qui font valoir que la composition de ce Conseil constitutionnel polonais avait été extrêmement politisée, un peu comme l'est d'ailleurs le Conseil constitutionnel en France, et que ceci avait été vivement critiqué par la Commission européenne. Face à ça, on est donc face à une impasse institutionnelle. Et ce qui est intéressant, c'est de voir que Mme Le Pen, qui a pris la parole pour s'indigner de ce coup de force, se retrouve en fait dans une situation d'échec et mat. Et pourquoi cela ? D'une part, parce que Mme Le Pen est favorable à ce que la loi française prévale sur les traités européens. Mais c'est contraire à l'article 55 de notre Constitution, ce qu'elle ne dit jamais. Et en réalité, on voit que c'est conflictuel avec la jurisprudence de l'UE. Donc si elle voulait faire ça, nous serions dans une situation de conflit majeur avec l'UE dont elle ne veut pourtant pas sortir. Et puis par ailleurs, Mme Le Pen, elle trouve normal de préserver le droit du Conseil constitutionnel polonais. Elle considère que c'est un coup de force de s'y opposer. Mais est-ce qu'elle a pensé à ce qui se passerait si elle arrive à l'Élysée et si elle veut faire le référendum dont elle a parlé sur l'immigration en vertu de l'article 11 et que M. Richard Ferrand du Conseil constitutionnel s'y oppose ? Elle sera bien obligée de faire un coup de force contre M. Richard Ferrand, qu'elle a pourtant d'ailleurs contribué à faire nommer. M. Richard Ferrand, qui est un proche de Macron. Comme quoi Mme Le Pen, en fait, ferait mieux de réfléchir à deux fois avant de prendre des positions dans un sens ou dans l'autre. Là, ce qu'elle fait est devenu complètement illisible.
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