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à vous tous. Merci d'être venus du département des Charentes et aussi des départements limitrophes. On a fait un petit pointage à l'entrée pour voir de quel département vous venez. On voit que c'est relativement réparti sur les départements limitrophes. On vous remercie beaucoup pour ça. Je me présente, je suis Denis Dufour, je suis le délégué départemental de l'UPR 49. Dans la Charente, il n'y a pas de représentant de l'UPR. Ça peut venir, il n'y a pas de souci. Si vous êtes intéressé, vous pouvez en faire la demande. Et dans le cadre d'une mission qui nous avait été confiée de recherche de parrainage dans la Charente, on a rencontré des élus qui étaient, certains étaient intéressés pour rencontrer M. François Asselineau. Et on a couplé ça avec une réunion publique de façon à ce que M. Asselineau puisse faire une de ses premières réunions publiques depuis qu'il a lancé officiellement sa campagne sur la thématique. François Asselineau 2027, la solution pour retrouver notre liberté et notre indépendance. Je voudrais en profiter pour remercier d'une part les adhérents du CESSE. sous la conduite de Nicolas, qui est le responsable matériel, comme il n'y a pas de délégué, c'est lui le responsable matériel, et qui a assuré l'interface entre moi et les adhérents du CES. puis, il y a des militants. Il n'y a pas que les militants du 16. Il y en a du 86 aussi qui ont contribué à cette organisation. Donc, c'est vraiment une organisation interdéportementale qui a permis de mettre en place cette réunion-là. Comme je vous le disais tout à l'heure, le thème est clair. Donc à Célineau 2027, la solution pour retrouver notre indépendance et notre liberté. J'ai oublié quelqu'un. Dans les remerciements, je voulais remercier la municipalité, représentée par M. Boff, qui nous a mis gracieusement la salle à disposition. Très gentil. Donc l'après-midi va se dérouler en trois périodes. La première, c'est l'exposé de M. Asselineau vis-à-vis de sa candidature, l'avenir pour la France. Une deuxième partie, bon, ça va durer une heure et demie à peu près. Bon. Allez, on dit une heure. Donc voilà, une heure, une heure et demie. Ensuite, il y aura un moment d'échange dont vous pourrez poser des questions. On passera avec un micro. Toutes sortes de questions, vous voulez poser au candidat François Asselineau. Et puis, le troisième temps, il y aura un pot de l'amitié qui sera offert. Ce sera l'occasion. Éventuellement, de continuer la discussion de façon conviviale devant un verre, quelques petites choses à manger, histoire de s'occuper un peu l'esprit et de trouver cet échange, cette communion entre nous. Merci beaucoup. Je veux vous préciser qu'on est à votre disposition. Enfin, je suis à votre disposition. Je serai au fond de la salle ainsi que mon épouse. Si vous avez des renseignements, alors on voit que ça a commencé pour les adhésions, les dons. Et ça, c'est parfait. Ça, on peut vous applaudir parce qu'il y en a eu quelques-uns depuis le début. On a bien besoin. Pour alimenter la cagnotte qui va financer cette campagne, quelques maires doivent venir. Ils ne pouvaient pas venir hier, ils doivent revenir aujourd'hui. On a bien besoin d'eux pour soutenir la démocratie en France. Parce qu'actuellement, on connaît bien la situation et on a besoin de gens comme eux pour défendre la démocratie, notamment dans le cadre de la candidature de François Asselineau. Je vous remercie pour votre présence, pour vos applaudissements, mais pour votre présence également. Je vous souhaite un bon après-midi et place à M. Asselineau.
Merci, Denis Dufour, que je présente avec son épouse Pierrette, qui est à l'origine de cette réunion publique. Et je voudrais remercier, comme ça a été fait d'ailleurs, M. le maire, M. Boeuf, qui est le maire de ce village, qui a déjà mis l'habitant, je crois, et qui est là-bas. Et je vous remercie beaucoup. Je vous remercie d'autant plus que, par ailleurs, ils me parrainent. Et donc c'est... Voilà. Je voudrais vous entamer ce discours dont je vais essayer de faire en sorte qu'il se termine avant 23h par une petite remarque liminaire. qui est important de comprendre. C'est qu'il y a un sondage qui est sorti il y a quelques jours, qui n'est pas un sondage habituel. C'est pas sur le sondage pour qui vous allez voter. C'est le sondage pour qui vous allez voter étant d'ailleurs complètement frelaté. On aura peut-être l'occasion d'en parler, peut-être pendant les questions-réponses. Mais ça, c'est un sondage qui me paraît moins frelaté, parce que la question est moins frelatante, si j'ose dire. On a demandé aux Français, selon leur appartenance... leur souhait politique. Pour qui comptait voter, est-ce qu'ils estimaient qu'ils pouvaient encore changer d'avis ? Et en fait, on découvre qu'il y a quand même... C'est très considérable le nombre de personnes qui ne savent pas encore vraiment pour qui voter, puisque d'après ce sondage, il y a en gros... Je vais pas entrer dans tous les détails, mais il y a 2 tiers des électeurs qui disent qu'ils vont voter pour Édouard Philippe, qui disent qu'ils pourraient changer. 2 tiers des électeurs de Retailleau, 2 tiers des électeurs de Glucksmann. Deux tiers. Ça veut dire que la grande majorité... Bon, ça veut dire qu'ils savent pas vraiment pour qui voter. Donc ils disent qu'ils vont voter Retailleau, Glucksmann, etc. Mais en fait, ils savent pas très bien. Et c'est moins marqué ailleurs. Mais même ce qu'on appelle les extrêmes, même Mélenchon et Le Pen... S'agissant de Mélenchon, il y a encore un quart des électeurs qui pensent voter Mélenchon, qui disent « Voter Mélenchon ». qui ne sont pas sûrs de le faire. Et encore 20% des électeurs qui disent qu'ils vont voter pour Le Pen qui ne sont pas sûrs non plus de le faire. Alors c'est vrai qu'il y a quand même 80% et 75% qui disent qu'ils sont sûrs de le faire. Mais je voulais vous dire ça en préambule parce que ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est pas vain ce que l'on fait en ce moment, les réunions publiques. C'est important, une campagne, parce qu'on veut... Il y a certaines forces qui aimeraient faire croire que tout est déjà joué. Il y a quand même des forces qui vous ont seriné depuis des mois, pour ne pas dire plusieurs années maintenant, que l'homme politique préféré des Français, c'était Édouard Philippe. Voilà. Et puis vous êtes sommés de le croire. Et puis après ça, on est maintenant... On vous dit qu'il va y avoir un deuxième tour Le Pen-Mélenchon. Et donc ça va être la catastrophe, le choix entre les extrêmes. Ça, c'est pour essayer de faire en sorte que les Français prennent peur et se tournent vers d'autres voies. Et puis on va essayer de mettre des événements comme ceux qui se sont déroulés hier... sur lesquels il y aurait quand même beaucoup à dire, puisqu'il y a eu énormément de gens qui sont descendus dans la rue. Mais il y avait de tout. Il y avait aussi bien des cortèges tout à fait pacifiques que certaines forces qui se sont données dans la violence. Alors il est intéressant de savoir qui est-ce qui a fait ces actes de violence. Moi, j'ai des sources absolument certaines autour de moi qui, à Paris, ont entendu beaucoup de ces... Il y avait des manifestants tout de noir vêtus. Qui est-ce qui a décidé qu'il y aurait des manifestants tout de noir vêtus et avec des masques ? Et dans plusieurs villes de France, c'est qui ? Il y a une coordination derrière. Et les personnes que je connais, qui ont vu ça et entendu ça, ont noté que ces gens ne parlaient pas français. Ils ne parlaient pas arabe non plus, d'ailleurs. Parler une langue de pays de l'Est, peut-être de... Non, pas de Russie non plus. Bon. Enfin bref. Parce qu'il y a des choses bizarres sur ces questions. D'ailleurs, au même moment, vous aviez M. Macron et son épouse Brigitte qui étaient en train d'écouter au concert de Céline Dion. Et puis bon, quand il y a des agriculteurs qui manifestent, on sait leur envoyer des canons à eau, des trucs terribles, des centaures... Ah non, à Paris, il y avait rien. Il y a un petit problème, quand même. Et on me dit qu'ici ou là, il y aurait des casseurs qui auraient été arrêtés. On a découvert que ce seraient des gens qui étaient proches du ministère intérieur. Voilà. Donc on est dans un monde, dans un univers où il faut bien comprendre que... Tous les coups sont permis. Et quand je vois ce matin M. Sébastien Lecornu qui dit « Maintenant, les choses sont claires avec ces éléments graves. C'est qu'il y a ceux qui sont pour et ceux qui sont contre », on voit bien que l'idée, c'est d'essayer que tout le monde se mette en rang serré derrière la Macronie. Non, je crois pas que c'est comme ça que ça va se passer, les choses. Voilà. Donc je suis... Vous me connaissez. Enfin oui, la plupart d'entre vous, j'ai noté qu'il y avait parmi vous... La plupart me connaissent quand même. Tout le monde n'est pas adhérent. du moins en entrant dans cette salle, puisque comme je le dis souvent, vous savez que c'est entrée libre, entrée gratuite, mais la sortie est payante. Alors maintenant, je voudrais entrer dans le vif du sujet, donc sur la solution que nous proposons aux Français. Il y a un titre. Si vous prenez la Constitution française... Là, aujourd'hui, telle qu'elle existe, telle qu'elle nous a été léguée par Charles de Gaulle, elle a été écrite en 1958, elle a été approuvée par les Français par référendum en octobre 1958, promulguée le 4 octobre 1958. Elle a subi beaucoup d'altérations depuis lors, mais il en reste quand même les grandes lignes. Voilà. Il y a quand même un certain nombre d'articles qui n'ont pas été modifiés, notamment la plupart des articles du début. Si vous prenez notre Constitution, son titre 1, ça s'appelle « De la souveraineté ». Et dans l'article 2, il est précisé que la souveraineté nationale appartient au peuple, qu'il exerce par ses représentants et par le référendum. Donc il n'y a pas à tergiverser. La souveraineté, c'est-à-dire le pouvoir de décider les choses, ça appartient au peuple français. D'ailleurs, la linéa 2 précise que nul individu, nulle section du peuple ne peut s'en attribuer l'exercice. Ça veut dire que là, ces jours-ci, il y a une petite polémique avec le président du Conseil constitutionnel, M. Richard Ferrand, qui dit qu'on n'a pas le droit de faire des référendums sur tel ou tel sujet. C'est une section du peuple. C'est 9 personnes qui n'ont été élues par personne. Il ne pourra pas s'opposer au peuple français si tel ou tel président de la République décide d'appliquer l'article 11 et décide de faire un référendum en se passant de l'avis des assemblées. puisque c'est de ça qu'il s'agit. On a affaire à une caste qui voudrait que le peuple français soit tenu en laisse et que tout ce qui passe par lui doit d'abord être filtré par des espèces de duègnes qui sont les députés et les sénateurs, travaillés d'ailleurs par des réseaux d'influence, et qui nous disent ce qu'il faut penser ou pas penser. C'est la raison pour laquelle, personnellement, depuis longtemps, parce que ça fait dès 2012 qu'on le dit, je suis tout à fait favorable – et c'est inscrit dans mon programme – à ce qu'il y ait un référendum d'initiative... Moi, j'appelais ça le RIP, référendum d'initiative populaire. Non, mais il est défunt maintenant, puisqu'on parle du RIC, donc R-I-P pour le RIP, mais le RIC, le référendum d'initiative citoyenne. Il est normal que les Français puissent décider de leur propre avenir et puissent décider sur des sujets fondamentaux. C'est eux, au bout du compte, qui doivent décider. La souveraineté nationale appartient au peuple. Ça veut dire que, normalement, la France devrait être un pays souverain et indépendant. Dieu sait si c'est exactement ce que De Gaulle avait voulu rétablir. Et dans l'article 5 de la Constitution, il est précisé que le président de la République est le garant de l'indépendance nationale. Enfin toutes les personnes qui ont mon âge ou qui sont plus âgées dans cette salle et qui se rappellent quand ils étaient jeunes... ou tout simplement qui ont étudié l'histoire, à quel point De Gaulle avait fondé son retour et la création de la Vème République sur le principe de la souveraineté et de l'indépendance nationale, normalement, si je lis bien la Constitution française, eh bien je considère que la quasi-totalité des partis politiques sont inconstitutionnels. Quand on parle de « souverainiste », mot que je n'aime pas. J'ai déjà eu l'occasion d'expliquer pourquoi. Je le redirai dans un instant. Mais les partis politiques ou les candidats même, comme je vois M. Attal, qui a pour programme de créer les États-Unis d'Europe, c'est-à-dire de transformer la France, d'achever le processus en cours pour transformer la France en une espèce de province... avec un gauleiter qui est nommé par Bruxelles ou par des forces euro-atlantiques pour diriger le pays, M. Attal devrait être arrêté pour propos sédicieux. Et il n'a pas le droit d'être candidat à l'élection présidentielle avec ça. Mais de façon générale, comment peut-on briguer un poste de président de la République ? dont l'article 5 nous dit que le président de la République est le garant de l'indépendance nationale, et avoir des candidats qui, de Mme Le Pen jusqu'à Mélenchon et Mme Artaud elles-mêmes, sont tous pour la construction européenne. C'est-à-dire que tous nos pouvoirs, l'essentiel de nos pouvoirs ont été transférés ailleurs et à d'autres. Il y a quand même quelque chose qui va pas. Donc actuellement, on est dans un état déjà de... J'allais dire la politique française est devenue une espèce de carnaval de Venise. avec des gens qui ont des masques, ou le bal des faux d'erche. Et puis on a vers des gens qui disent une chose et sont contraires, et qui tiennent des propos totalement incohérents. Donc si moi, je suis candidat à l'élection présidentielle, c'est que je suis candidat à l'élection pour être président de la République française. Les autres sont candidats pour être gouverneurs de la province France sous direction d'une oligarchie auro-atlantiste. Ils sont pas médias à la présidence de la République française. Ils ne veulent être que ça. C'est le premier point qu'il faut avoir à l'esprit. Et comme vous le savez, ça remonte très loin. Ça remonte à Confucius, en moins 500 avant Jésus-Christ. C'est dans les Analectes de Confucius. des disciples de Maître Kong. On est à la période des royaumes combattants. Et il y a un disciple qui dit... Maître Kong est un savant, un sage. Si vous étiez appelé à gérer les affaires du prince de Wu, qui est là des princes de ces royaumes combattants, à quoi accorderiez-vous votre premier soin ? Et Confucius répond à rendre à chaque chose son vrai nom. Moins 500 avant Jésus-Christ. C'est quand même extraordinaire. Et beaucoup plus récemment, c'est Albert Camus qui disait « Mal nommer les choses, c'est contribuer au malheur du monde ». Donc déjà, il y a un premier point, c'est qu'est-ce que l'on veut de la France ? Est-ce que la France doit être un pays souverain et indépendant, comme le sont d'ailleurs l'écrasante majorité des États du monde ? Ou bien est-ce que l'on veut que la France devienne de plus en plus une province sous suggestion d'une puissance où l'on est complètement dilumé par des forces étrangères ? et que l'on ne vienne pas nous expliquer que c'est une loi de l'histoire... Parce que cette idée d'avoir un conglomérat de 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32... Parce qu'on en parlera peut-être tout à l'heure. Il y a des projets... C'est plus que des projets. C'est en cours d'élargissement encore à d'autres pays d'Europe. Cette idée d'avoir une espèce d'État fédéral rampant qui se crée... dont on ne connaît pas le périmètre final. On ne demande pas aux populations d'ailleurs leur avis sur ce que doit être ce périmètre final. On ne leur explique pas d'ailleurs quel est l'objectif obtenu, qu'est-ce que l'on poursuit. La construction européenne emprunte ce même travers que celui de la construction du socialisme. C'est que pendant 74 ans, les Russes, on leur a expliqué entre 1917 et 1991 qu'on construisait quelque chose, mais on ne savait pas ce qu'on construisait en fait. C'était en construire un socialisme. En 1930, dans la Pravda, il y avait des soviétiques qui disaient « Bon, alors la construction du socialisme, quand est-ce qu'on y arrive ? ». Et donc il avait été répondu par un article de 1930 que l'Union soviétique arriverait au stade du communisme, qui était le stade ultime, en 1960. Voilà. Et puis bon, il y a la Seconde Guerre mondiale qui arrive. Et puis après, il y a Staline qui meurt en 1953, Khrushchev qui fait la déstabilisation en 1956. Et puis en 1960, il y a des gens qui demandent à Khrushchev au fait « C'est quand le communisme ? ». Ah oui. Alors là, c'était reporté. Donc c'était... En fait, ça sera 1980. Deuxième date. C'était le moment où Jean-Paul Sartre parlait de l'horizon indépassable de notre époque. Le communisme était l'horizon indépassable de notre époque. certains avaient fait remarquer à Jean-Paul Sartre que l'Horizon avait une particularité, c'est que plus on s'en rapproche, plus il s'éloigne. C'est d'ailleurs ce qu'a dû remarquer M. Édouard Philippe avec son parti Horizon, puisque sa chaîne sur YouTube Horizon, faisant des scores minables, il a décidé de la rebaptiser. Ça s'appelle « Avec Édouard ». Mais enfin bon. Cette chaîne qu'il a créée il y a 6 ans, aujourd'hui, il a 8 800 abonnés et 1 million de vues. Voilà. La chaîne que j'ai créée, j'ai créé deux chaînes, UPR TV et François Asselineau TV. Là où M. Édouard Philippe a 8 800 abonnés, j'ai 637 000 abonnés. Et là où il a 1 million de vues, j'ai 150 millions de vues cumulées. Je sais pas si vous voyez. Mais les grands médias disent que M. Édouard Philippe est l'homme préféré des Français. Et moi, j'ai 0 heure, 0 minute, 0 seconde sur les grands médias. Un petit truc qui cloche, hein. On va y revenir quand même. Il y a une petite chose qui va pas très bien dans ce panorama. Pour en revenir à mon URSS, donc en 1980, Don Khrushchev est mort. Il était chassé du pouvoir en 1964. Il a succédé Brezhnev. Et puis... Sous Brezhnev, on dit que ça va être encore un peu reporté. On a droit à des phénomènes complexes pour atteindre le stade du communisme. Et puis après ça, on aura la dégringolade de l'URSS. Entre-temps, en 1976, un jeune chercheur français qui s'appelle Emmanuel Todd aura publié un livre qui s'appelle « La chute finale », dans lequel il remarque qu'à partir des années 1960, la mortalité infantile remonte en Union soviétique, ce qui est un syndrome très étonnant. Parce que normalement, quand un pays se développe, en vingles générales, on ne voit assister que la baisse de la mortalité infantile. Et la remontée de la mortalité infantile témoignait, selon Emmanuel Todd, d'une dégradation de la situation de la société soviétique. qu'il n'y avait plus assez de crédits, qu'il y avait du coulage, qu'il y avait des dysfonctionnements massifs. Et il avait inféré de cette remontée de la mortalité infantile l'idée que l'Union soviétique était entrée dans une zone de très grande difficulté. Et il en avait inféré la chute finale. Son livre est sorti en 1976, sous les colibets. Tout le monde a ricané. Et en fait, 15 ans après, l'Union soviétique s'effondrait. J'ai le malheur de vos... signaler qu'en France, la mortalité infantile a recommencé à monter depuis 3 ans. C'est un phénomène sans précédent. Ce qui montre que notre pays est entré dans une phase de décadence accélérée. Parce que ça n'existe pas. Normalement, un pays développé où la mortalité infantile remonte. Ça veut dire que nous sommes dans une situation vraiment catastrophique. Et tout ça pour dire – et j'en reviens à la reconstruction européenne – qui présente la même chose, c'est qu'en fait, on ne sait pas ce que l'on veut. avec cette construction européenne. Quel est l'objectif final ? Si vous achetez par exemple un immeuble, un appartement, une maison en VEFA, comme on dit, c'est-à-dire que vous achetez ça sur plan, puis on vous dit en général, voilà, vous aurez les clés, on les remettra si vous achetez maintenant, c'est sur plan, puis la maison sera prête deuxième semestre, 2028. Bon, ben vous attendez. Mais là, on ne sait pas. C'est absolument pas ce qu'on veut. On ne sait pas quel est le périmètre. de cette création. Vous le savez, ou plus exactement vous ne le savez pas parce que vous avez été fait pour vous le cacher, qu'il y a quand même en ce moment 9 États qui sont non pas dans le couloir de la mort, mais peu s'en faut, mais ils le savent pas encore. Ils sont dans le couloir de l'adhésion. Nous étions, je le rappelle, 6 avec le marché commun en 1957. On est passé à 9. En 1973, le 1er janvier 1973, après l'entrée du Royaume-Uni de l'Irlande et du Danemark – sachant que la Norvège a refusé à cette époque d'entrer dans le marché commun, dans la CE –, on est passé à 10. avec l'entrée de la Grèce en 1981. Puis on est passé à 12 avec l'entrée du Portugal et de l'Espagne en 1986. Et ensuite, on est passé à 15 en 1995 avec l'entrée de la Finlande, de l'Autriche et de la Suède. Et puis les Français... On leur avait demandé... Pompidou avait demandé au moment de l'entrée du Royaume-Uni s'ils étaient d'accord. C'était le référendum de 1972. C'était d'ailleurs la première fois qu'on demandait aux Français par référendum ce qu'ils pensaient de la construction européenne. Puisque je rappelle quand même qu'à jamais on a demandé aux Français depuis le début s'ils étaient d'accord avec ce truc-là. Le traité de Rome a été signé et ratifié le 25 mars 1957, c'est-à-dire sous la présidence du Conseil de Félix Gaillard, comme tout le monde le sait. On est sous la présidence de René Coty. Et les Français qui avaient voté à l'époque pour la Chambre des députés... On était sous la 4ème République. Ça s'appelait la Chambre des députés. Ils n'avaient pas du tout voté pour ça. Ils avaient voté droite et gauche, mais ils n'avaient pas du tout voté pour qu'on signa un traité qui lançait la construction européenne. Après ça, tout s'est déroulé à l'insu des Français, si j'ose dire. La première fois qu'on leur a posé une question par référendum, c'est avec Pompidou, en 1972, pour l'entrée donc de ces quatre États, dont la Norvège qui elle-même ensuite a fait faux bon. Et voilà. Et les Français à l'époque ont... voter oui, mais un oui assez chiche, puisque le Parti socialiste avait appelé à l'abstention sur le thème « Oui à l'Europe, non à Pompidou ». Et donc il y avait eu... Le Parti communiste avait dû appeler à voter « Non ». Une partie de la droite et de l'extrême droite avait dû appeler à voter « Non ». Et puis les Pompidoliens et puis le Centre avaient appelé à voter « Oui ». Et le Parti socialiste avait appelé à l'abstention. En bref, ça avait été un tiers, un tiers, un tiers. Ça n'avait pas été... Donc le... Il y avait quand même eu une majorité de non pas. Excusez-moi, c'était 58% je crois de oui, 42% de non, mais avec 38% d'abstention. Voilà. Si les Français d'ailleurs avaient voté non à ce référendum, on ne serait pas sortis de la construction européenne pour autant. On aurait dit simplement qu'ils n'ont pas voulu provisoirement l'entrée du Royaume-Uni. Mais donc le principe, c'est qu'on n'avait pas demandé aux Français s'ils voulaient être dans ce truc-là. Et puis ensuite, il s'est passé quoi ? Il s'est passé 20 ans, jusqu'en 1992, où là... Mitterrand a signé et ratifié le traité de Maastricht. Donc c'était après l'entrée de l'Espagne et du Portugal, donc en 1986. Avant l'entrée de la Finlande, de la Suède et de l'Autriche en 1995, il y a eu le traité de Maastricht, qui a été quelque chose d'extraordinaire, même si les Français... Sur le moment, ils ont compris que c'était important. Mais on leur a quand même pas bien expliqué... Il y a une personne qui avait très bien expliqué ce qui allait se passer. C'est Philippe Séguin, qui avait fait un discours préjudiciel à une question prévable de constitutionnalité à l'Assemblée nationale. Et si ça vous intéresse, c'est vraiment passionnant, allez voir sur Internet ce discours. Voilà. C'est de 1992. C'est un discours qui a maintenant... Il y a 34 ans, il y a un tiers de siècle d'âge. Tout ce que dit Philippe Séguin, à 98%, c'est révélé exact. Voilà. En fait, il s'agissait d'une rupture décisive dans l'histoire de France. C'est que sans qu'on l'ait bien expliqué aux Français... En fait, on entrait dans une Europe fédérale. plus exactement dans un projet d'États-Unis d'Europe, ce que maintenant, d'ailleurs, M. Attal annonce clairement. Il veut faire de la France... Enfin d'une Europe... Les États-Unis d'Europe. Mais à l'époque, lorsque Philippe Séguin disait ça, il y avait des belles armes qui disaient « Mais non, c'est du conspirationniste, exagère », etc. C'est pourtant bien ce qui s'est passé, c'est-à-dire faire de la France une province dans un premier temps, avant de la démanteler en sous-État, dans une Europe continent qui serait une Europe fédérale. Et je rappelle parmi la pensée de De Gaulle, ce qu'il avait légué dans sa pensée. Il avait dit ça à l'imperfite. Vous savez ce que c'est que l'Europe fédérale ? C'est l'Europe sous commandement américain. Et on est toujours là. Dans des conditions extraordinaires de manipulation de l'opinion, les Français ont donc voté oui au traité de Maastricht, avec 51% des voix contre 49. Donc c'est vraiment quelque chose d'extrêmement ténu. Et on peut s'interroger sur le bien fondé de ce choix qui a été fait alors que... Le journaliste Serge Halimi, qui était joint au Nouvel Observateur, a expliqué ensuite dans un livre qui s'appelle « Les nouveaux chiens de garde », qu'en réalité, dans la campagne électorale, le camp du « oui » avait bénéficié de 80% du temps de parole sur les ondes. Donc ça veut dire qu'il n'y avait pas de vrai débat. Moi, je me rappelle, on faisait débattre des partisans de gauche du « oui » contre des partisans de droite du « oui ». Voilà. Donc tout le monde... Il faisait semblant de s'opposer, mais ils étaient tous d'accord pour dire oui. Comme aujourd'hui, d'ailleurs. Aujourd'hui, on veut faire croire aux Français que les opposants... Les oppositions... On veut faire croire aux Français, par exemple, que Glucksmann s'oppose à... Comment dirais-je ? À Édouard Philippe. Ce sont des clones. C'est les mêmes. Mais on veut même faire croire aussi aux Français. Alors je sais qu'il y a dans la salle des personnes qui ne seront pas d'accord avec moi. Mais pourtant, je maintiens. On veut faire croire aux Français que Marine Le Pen, ça serait l'opposition terrible, l'extrême droite, etc. Qu'est-ce qu'il y a d'extrême droite et d'opposition dans Marine Le Pen ? Que peut-être parmi ses adhérents, que peut-être parmi ses vieux fidèles, qu'il y ait effectivement des gens venus de l'extrême droite et qui tiennent des propos peu recommandables, à commencer par le jeune président du mouvement qui a du plomb dans l'aile, semble-t-il, ça, c'est un fait. Mais en réalité, le RN veut rester dans l'UE. D'ailleurs Mme Le Pen a dit il y a deux jours que si elle était élue hors de question de faire un référendum sur la sortie de l'UE, les gens qui voteront pour Mme Le Pen, il faut qu'ils sachent que nous resterons dans l'UE. Il n'y a pas de problème. Deuxièmement... Elle veut rester dans l'euro. Troisièmement, elle restera dans l'OTAN. Quatrièmement, elle a dit... Plus exactement, elle a des discours ambigus, parce qu'il y a certains de ses adjoints. comme par exemple Thierry Mariani ou Jean-Philippe Tanguy qui disent que de toute façon, il faudra arrêter le soutien à l'Ukraine. Et puis d'autres, elles-mêmes, qui disent « Non, non, on continue ». Voilà. Alors un jour, c'est pour. Un jour, c'est contre. On n'en sait rien. Aux dernières nouvelles, la position du RN, c'est de dire « Ben voilà, nous, on voudrait soutenir l'Ukraine, mais on n'a plus d'argent ». Vous avez pensé à une chanson que certains d'entre vous connaissent peut-être, une vieille chanson d'Annie Cordy. C'était la bonne du curé. « Je voudrais bien, mais je peux, point ». Voilà. « Je voudrais bien soutenir l'Ukraine, mais je peux, point ». Non, c'est pas sérieux. C'est pas sérieux. Soit on juge que c'est quelque chose d'absolument stratégique de soutenir l'Ukraine parce que c'est la démocratie, etc., auquel qu'on met le paquet. Soit on comprend qu'en fait tout ça est une arnaque générale. et que la France est en train de se saigner aux 80... Et l'Europe occidentale est en train de s'autodétruire à la plus grande joie des États-Unis, qui ont fait exploser Nord Stream 2. C'est pas les Ukrainiens. Là, le procès allemand, tout ça, c'est du pipeau. Pensez que Zelensky a pris sur lui d'aller descendre, d'aller détruire Nord Stream 2, alors que le président Biden et Victoria Nuland, la sous-secrétaire d'État, avaient annoncé à l'avance, dès début février 2022... que si jamais les Russes intervenaient dans le Donbass, c'était fini de Nord Stream. Donc ce sont les Américains qui ont détruit Nord Stream parce que ce qu'ils ont voulu et qu'ils ont obtenu, c'est un découplage stratégique de l'Europe occidentale et de la Russie. Et ce qui est en train d'arriver est absolument atroce parce qu'avoir une énergie hors de prix, c'est détruire son industrie. C'est exactement ce qui est en train d'arriver. Donc il y a vraiment... Les géostratèges américains sont assez forts dans l'histoire. Le plus beau, c'est que vous l'avez vu, pendant qu'on nous interdit à nous d'acheter des hydrocarbures russes, au motif que Poutine, c'est Adolf Hitler. Au même moment, les Américains achètent des centaines et des centaines et des centaines de tonnes de gazole et de diesel aux Russes. Et d'ailleurs, ceux qui croient encore que Poutine est Adolf Hitler, je leur ferai remarquer quand même que pendant 20 et quelques années, il a été reçu à les bras ouverts en France. Poutine, en 1987 ou 18, a été reçu par Jacques Chirac, qui l'a fait quand même grand croix de la Légion d'honneur. Quand même ! Ensuite, il a été... D'ailleurs, je crois pas qu'on lui l'a retiré. Ensuite, il a été reçu avec tous les honneurs, dû à son rang par Nicolas Sarkozy, pareil par Hollande. Et puis Macron... Il l'a reçu. Macron lui avait fait des petits plats dans les grands. Poutine avait été reçu au château de Versailles. Et puis Poutine avait été reçu à Brégançon, voilà, bord de la mer. Ça a duré pendant 20 ans. On a mis du temps à découvrir que c'était Adolf Hitler. Quand est-ce qu'on a découvert que c'était Adolf Hitler ? C'est lorsque simplement il a refusé que l'OTAN, après avoir organisé un coup d'État du Maïdan, en ayant chassé le président ukrainien légitimement élu, eh bien il a décidé que l'OTAN avait un projet qui avait été très clairement précisé, qui était le début de démantèlement de la Russie elle-même. Alors je vais pas vous parler trop de géopolitique ici, parce que je voudrais parler déjà pas beaucoup d'autres choses à dire. Mais tout ça pour dire quand même que – je reviens à mon propos – le RN, finalement, veut soutenir l'Ukraine. Il est contre la Russie, il veut soutenir l'Ukraine. Il veut rester dans l'UE, dans l'OTAN, dans la Cour européenne des droits de l'homme. Alors il va changer quoi, en fait ? L'immigration ? Mais l'immigration... Je rappelle quand même que l'immigration depuis le traité d'Amsterdam de 1997, signé en 1997, ratifiée dans le dos des Français par nos parlementaires en 1998, entrée en vigueur le 1er janvier 1999, le traité d'Amsterdam a transféré les questions d'immigration à la Commission européenne, à l'Union européenne. Il y a une dame qui s'appelle Mme Ylva Johansson. C'est une suédoise. qui a une cinquantaine d'années, qui était plutôt de gauche. Elle avait été nommée commissaire justement aux questions sociales. Et au moment de la présence tournante de l'UE par la Suède, c'était à dire que ça devait être fin 2004, elle s'était rendue à Barcelone. Et puis il y avait quelqu'un qui avait dit « Mais quel était l'objectif migratoire fixé par l'UE ? ». Elle avait dit que l'objectif de l'UE, c'était de faire entrer 4 millions de nouveaux migrants par an. en Union européenne. Et que l'objectif était de lutter contre l'immigration clandestine, mais de favoriser l'immigration légale, puisque malheureusement, les Européens ne faisaient pas d'enfants. On aurait pu imaginer quand même d'avoir des mesures favorables à la natalité. Quand un peuple, il n'y a pas assez d'enfants, on prend des mesures favorables à la natalité, plutôt que de voir nécessairement faire entrer des nouveaux migrants, surtout quand il y en a qui posent un problème d'identité nationale, comme c'est devenu maintenant le cas en France. Et je rappelle qu'en France, maintenant, toute opinion politique confondue, il y a quand même 75% des Français qui trouvent maintenant que ça va, qu'il y a trop d'immigrés, qu'il faut arrêter. Voilà. Y compris d'ailleurs... J'en connais beaucoup. de Français d'origine immigrée eux-mêmes qui considèrent qu'ils risquent d'être eux-mêmes embarqués dans un tourbillon qui les dépasse. Donc moi, je suis de ceux... Il s'agit de sur cette question, par exemple. Je rappelle qu'on ne peut pas parler de question migratoire si, de toute façon, c'est la Commission européenne qui décide du nombre de migrants qui vont entrer dans l'espace Schengen. Il faut être sérieux. Or, je note que M. Zemmour, Mme Knaffo, dont M. Bolloré fait très grand cas de Mme Knaffo, Mme Le Pen, Mme Marion Maréchal, tous ces gens qui tapent en permanence sur les immigrés veulent rester dans l'UE. Je rappelle que Mme Meloni, d'ailleurs, qui est en Italie, eh bien depuis qu'elle est présidente du Conseil italien, certes, elle a lutté contre l'immigration clandestine, qu'elle a fait baisser de deux tiers. C'est exact. Mais en revanche, l'immigration légale a augmenté de façon considérable, de telle sorte qu'il y a plus d'immigrés maintenant avec Mme Mélanie qu'avec son prédécesseur. Allez regarder les chiffres, hein ! Un truc incroyable. Donc moi, je vous dis, la politique française est devenue un théâtre d'ombre. Voilà. C'est dans d'autres domaines, surtout les sujets. On pourrait les prendre les uns après les autres. Alors... Je voudrais revenir à mon propos de départ. C'est que nous, on se bat. Moi, je suis là pour vous dire quelque chose de très simple, en fait. C'est qu'on ne peut pas durablement diriger un peuple, un pays, contre la volonté profonde de ses habitants. Voilà. C'est aussi simple que ça. On a vu les tentatives de colonisation à travers le monde. Après, au bout de la fin, il y a les décolonisations. Et puis les peuples retrouvent leur volonté. Voilà. Donc la France, elle, est entrée dans une chimère politique de façon subreptice, parce qu'on n'a pas bien expliqué aux Français quelles étaient les conséquences de la construction européenne. de l'UE. On leur a expliqué que l'euro avait des qualités extraordinaires, qu'il y aurait plus de croissance et plus d'emplois, et que la France serait plus forte parce que l'UE fait la force, et que ci, et que ci, et que ça. Et puis il y a un moment à partir duquel il faut quand même regarder le résultat. Le résultat, on est maintenant... On va être en 2027. c'est-à-dire par rapport à 1992... Ça fait quand même 38 ans depuis 1992. Il est temps de tirer le bilan de ces opérations. Est-ce que la France est plus forte ou moins forte qu'avant ? Est-ce que notre industrie se porte mieux ? Est-ce que notre agriculture se porte mieux ? Est-ce que les Français sont plus heureux ? Est-ce que le niveau de vie augmente ? Est-ce que la santé... Est-ce qu'en termes de rayonnement international, ça va bien ? Etc. Mais poser des questions, c'est y répondre. Mais les européistes ont cette particularité, comme les communistes de jadis, que jamais les faits ne leur sont opposables. Parce que nous avons affaire à des gens qui vivent dans le dogme. Vous savez, la différence entre l'esprit scientifique et l'esprit dogmatique, c'est justement ça. L'esprit dogmatique, c'est que vous postulez qu'il y a un dogme, une idée, que vous avez une vérité révélée. Et tout doit s'interpréter au regard de cette vérité. Et puis l'esprit scientifique, c'est l'inverse. Alors il y a eu la célèbre, comme vous le savez, opposition qui est apparue. C'est d'ailleurs la gloire du monde occidental. C'est ce qui s'est passé aux alentours des années 1580-1600. Il se trouve que dans l'Église catholique, il y avait un... un érudit qui vivait au XIIIe siècle, qui s'appelait Thomas, qui allait devenir saint Thomas d'Aquin, qui avait écrit une somme théologique. Après, il allait être nommé docteur de l'Église, après avoir été canonisé. Et saint Thomas d'Aquin avait introduit dans le dogme de l'Église catholique la cosmogonie de Ptolémée. C'était un grec ancien. Et c'était quoi ? C'était que pour être conforme... Enfin pour Pénolémée, il y avait la Terre qui était le centre du monde. Et puis le soleil tournait autour de la Terre. Puis la lune tournait autour de la Terre. Puis les étoiles tournaient autour de la Terre. Voilà. Et saint Thomas d'Aquin avait retrouvé l'écrit de cet ancien grec. C'est exactement ça. D'ailleurs, c'est conforme à ce qu'on nous dit dans la Bible, dans la Genèse. C'était Dieu qui avait créé la Terre. Donc c'était le centre du monde. Et c'était devenu un dogme. Et puis dans les années 1580, il y a un début d'amélioration de l'industrie, de l'outillage. On fait des lentilles. On fait un verre de plus en plus transparent, moins de grumeaux, mieux polis. On fait des lentilles astronomiques. Et puis il y a des gens qui regardent le ciel et qui sont des mathématiciens et qui commencent à faire des calculs. Le premier d'entre eux, c'est un moine polonais. Il s'appelle Copernic. qui vit dans le sud de la Pologne d'aujourd'hui, près de Cracovie, en fait, et qui fait des calculs et qui dit... En fait, c'est pas possible que ça soit le soleil qui tourne autour de la Terre. C'est l'inverse. Bon, il est perdu dans ses forêts polonaises. Bon, enfin déjà, c'est un peu sulfureux, quand même, parce qu'il se heurte au dogme de l'Église catholique. Mais ça va devenir un scandale lorsque Galilée... Alors là, c'est beaucoup plus au sud. C'est à Florence et à Rome. Galilée, qui est un scientifique très connu, un astronome, qui est ami des princes de l'Église, du cardinal Bellarmine, eh bien il se l'examine. Il a la connaissance des trucs de Copernic. Et puis il examine lui-même. Et puis il dit en effet... Ce n'est pas possible. En fait, c'est la Terre qui tourne autour du Soleil. Ça vous paraît un peu bizarre comme histoire, mais c'est quand même fondamental. Parce que ça veut dire que d'un seul coup, jusqu'à ces années-là, on pensait que l'homme était au centre de l'univers. Et reconnaître que la Terre tourne autour du Soleil, on en prend un coup, si vous voulez, sur la casquette, c'est que finalement, ce n'est pas nous au centre de l'univers. Et donc c'est à ce moment-là qu'apparaît l'esprit scientifique entre ceux qui considèrent que le dogme doit prévaloir, qui va être la réaction de l'Église, qui va donc condamner... L'Inquisition va condamner Galilée, vous le savez. La condamnation de l'Inquisition contre Galilée ne sera enlevée. que par Jean-Paul II dans les années 2000, je sais pas si vous vous rendez compte, entre 1600 et... Pendant 400 ans, ça aurait été frappé d'un interdit. Et de l'autre côté, ceux qui disent non, quand il y a un fait qui contredit un dogme, c'est pas le fait qui est faux, c'est le dogme qui est faux. Et donc ça, ça s'appelle l'esprit scientifique. Je vous raconte cette petite histoire parce que ça vous montre bien l'état d'esprit de la situation politique française aujourd'hui et de la situation dans laquelle je me trouve, en fait. En fait, je suis Galilée. Moi, je vois depuis des années, des années, des années, tous les faits contredisent ce qu'on nous a dit. La France et les gens ne sont pas plus riches. Il n'y a pas plus d'emplois. On n'a pas plus de rayonnement. On n'a pas plus d'industrie. C'est tout le contraire. La France ne cesse que de dégringoler. Mais on a affaire à des dogmes, à la Sainte Inquisition. qui, les européistes, comme jadis les communistes, c'était la même chose qui se passait en URSS. C'est-à-dire que l'Union soviétique allait de dégradation en dégradation. Il y avait des files d'attente inimaginables, il y avait des goulots d'étranglement, les gens étaient mécontents, ça marchait pas. On voyait que l'Union soviétique était en train de se laisser complètement distancer par les pays capitalistes. Mais ça n'était jamais, jamais, jamais de la faute du dogme. Donc il y avait des petites réformes, mais on disait « Voilà, en fait, c'est parce qu'il n'y avait pas assez de communisme ». Ça a été grand discours des années 60, 1960, 1980, puis après, les années 90, puis jusqu'à l'effondrement final. Nous, on en est là. C'est-à-dire que lorsque vous parlez avec des européistes, c'est jamais parce qu'à cause de la construction européenne, c'est parce qu'il n'y a pas assez de construction européenne. On en est jusqu'à ce que M. Attal nous explique qu'il faut les États-Unis d'Europe. Notez bien d'ailleurs que tous ces européistes... C'est des européistes en peau de lapin, en fait. Parce que moi, j'aime bien la cohérence. Lorsque M. Attal nous dit que son programme présidentiel, c'est de faire les États-Unis d'Europe, il devrait quand même se renseigner pour savoir si les autres sont d'accord. C'est comme si moi, je disais « Je vais me marier avec Beyoncé ». Ben oui, des petits détails. Est-ce qu'elle est d'accord ? 'est vrai. Tous les projets... Mais c'est à chaque fois la même chose. Moi, j'avais déjà dit ça pour les élections européennes. À chaque fois... Moi, ça serait drôle... Tiens, j'aurais dû venir... J'ai gardé pour la bonne bouche des professions de fouet. Mais on les trouve sur Internet des candidats pour les élections européennes de 2019, de 2024. C'est très drôle. C'est très drôle. Par exemple, pour le Rassemblement national en 2024, le slogan... Alors il y avait M. Bardella. Et Mme Le Pen était là, avec tout sourire, en disant « Donc votez pour nous, la France revient ». Vous pensez qu'on est revenu ? Rien du tout. Et il y avait tout un projet. Voilà une Europe-ci, une Europe-ci, une Europe-ça, une Europe-ci. Mais rien. Alors ils disent « Mais oui, mais c'est parce qu'on n'a pas la majorité ». De toute façon, ils ne pouvaient pas la voir. On a quoi ? On a 78 députés sur 735. 78 députés français. Donc on est de toute façon noyés. Donc moi, j'avais été le seul à dire que les élections européennes ne servent à rien, sauf voter pour moi, parce que moi, je dirais justement que ça sert à rien, qu'il faut sortir. Vous m'auriez donné une tribune pour aller dire qu'il fallait le Frexit, qu'il fallait sortir de ce Binz. Mais les autres, pas du tout. Allez regarder les professions de foi pour 2024. Je ne parle pas d'une élection qui a eu lieu sous Clovis. Je parle d'une élection qui a eu lieu il y a deux ans. Vous avez le Rassemblement national qui dit « Voilà, la France revient », avec toute une série de vœux pieux, en fait. Une Europe qui protège, une Europe qui scie, une Europe qui ça. Et d'ailleurs, au risque de décevoir ceux qui auraient pu avoir des... des faveurs pour le FN jadis. Reprenez toutes les professions de foi du FN depuis 1979. Vous les trouverez sur Internet pour les Européens. Vous trouverez que même du temps de Jean-Marie Le Pen, il était toujours question d'avoir une Europe qui protège, une Europe qui ci, une Europe qui ça. Et c'est pareil de l'autre côté. De l'autre côté, c'est pareil. C'est-à-dire que vous avez du côté de Poutou, du NPA, c'est une Europe des travailleurs. Non, c'est par Mme Arthaud. Une Europe des travailleurs, une Europe des ci, une Europe des ça. Voilà. LFI, c'est une Europe machin. Chacun... Alors c'est extraordinaire d'ailleurs. Chacun a son projet d'Europe, qui n'arrive d'ailleurs pas à faire partager aux autres. au sein même de la France. Mais pour changer d'Europe, je rappelle qu'il faut changer les traités européens, et que les traités européens, ce sont des traités internationaux comme les autres. Et donc il faut l'unanimité. Pour changer les traités européens aujourd'hui, il faut avoir l'unanimité des 27 gouvernements pour ce que l'on appelle la phase 1 dans un traité, qui est la signature, et ensuite l'unanimité des parlements pour ce qu'on appelle la ratification. Parlement ou dans quelques cas, notamment en Irlande, où c'est nécessairement un référendum. Ça veut dire qu'il faut 54 accords unanimes sur le même texte. C'est impossible. Alors c'est d'autant plus impossible lorsque par ailleurs vous prétendez changer l'Europe pour aller dans le sens de la France. Ça, c'est vraiment quelque chose de fondamental. Lorsque je vois que... Toujours une belle histoire. J'ai vu que M. Mélenchon, il dit que, lui, s'il est élu, eh bien il fera annuler la dette française détenue par la Banque centrale européenne. Bon. C'est à peu près 20% de notre dette. Très bien. Sauf qu'il n'en a pas le pouvoir. C'est pas lui qui décide. C'est le collège des gouverneurs des pays membres de la zone euro. au sein de l'institution qui se situe à Francfort et qui est largement dominée par l'Allemagne. Donc on sait que ça sera non. Voilà. Tout le monde le sait. Le seul effet des déclarations de Mélenchon, c'est que ça fait augmenter les taux d'intérêt réclamés par les marchés financiers pour financer la dette française. Parce que les marchés se disent... Ils commencent à prendre peur. Alors je connais le discours des uns et des autres qui consiste à dire « On va faire une partie de bras de fer, on va essayer ça ». Madame Le Pen, elle est allée à Bruxelles quelques jours au sujet de la contribution française à l'UE. Vous savez... Enfin j'ai largement contribué. Ça, c'est une de mes fiertés. C'est depuis bientôt 20 ans. J'ai beaucoup parlé de ça. Donc maintenant, c'est quand même passé un petit peu dans l'état d'esprit des gens. C'est qu'il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de gens, la grande majorité des Français, quand j'ai créé l'UPR il y a bientôt 20 ans, qui croyaient que l'UE nous donnait de l'argent, nous donnait des sous. Bien sûr, je faisais des réunions publiques. Il y avait moins de monde que maintenant. Mais dans les tout débuts, il y avait des gens... Mais oui, quand même, l'Europe, elle nous donne des subventions. Attendez, attendez, attendez. D'où vient l'argent D'où vient l'argent ? Il est vrai que dans l'Europe des 6, lors du marché commun, que De Gaulle n'avait pas voulu, mais qu'il avait trouvé en 1958... Le traité de Rome datait de 1957. Ça avait été signé sous Félix Gaillard. Je l'ai dit en préambule. Donc De Gaulle, en 1958, il est arrivé. C'était pour régler l'affaire d'Algérie. Donc il avait suffisamment à faire. Donc il avait mis l'Europe au congélateur, si j'ose dire. Et puis après les accords déviants, De Gaulle ressort le truc. Et puis il fait une conférence de presse extraordinaire le 15 mai 1962. Il est interrogé à l'Élysée par un journaliste qui lui demande « L'Europe, voilà, maintenant que l'affaire algérienne est réglée ». Et De Gaulle explique que l'Europe telle qu'elle se construit ne va pas, en tout cas qu'il y a des projets qui sont des projets chimériques, en particulier les projets supranationaux. Il explique que chaque pays... Il n'y a que l'Europe des six, pourtant. Voilà. Il dit que les Belges veulent avoir une politique belge, les néerlandais, une politique néerlandaise, les Italiens, une politique italienne, les luxembourgeois, une politique luxembourgeoise, voilà. Et que la seule façon... Je m'exprime moins bien qu'il ne l'avait fait. seule façon d'avoir une politique commune sur cet attelage serait d'avoir un fédérateur extérieur qui ne serait pas européen, mais qui, lui, en aurait une politique. Et De Gaulle vise évidemment les États-Unis d'Amérique, parce qu'il a bien compris que c'est les Américains qui sont derrière. J'ai vu l'histoire de Jean Monnet. Enfin je vous renvoie. J'ai fait une vidéo très longue là-dessus sur les petits gouvernements de la France. Allez le voir. C'est vraiment une vidéo que j'ai faite il y a 15 ans. Elle est toujours aussi valable. Donc De Gaulle nomme sans le dire les États-Unis. Pour qu'il y ait une politique commune à cet attelage, et c'était que l'Europe des 6, dit-il, il faudrait qu'il y ait un fédérateur extérieur. mais qui ne serait pas européen. Il dit... Certains ont peut-être cette vision. C'est quelque chose de beaucoup plus grand et de beaucoup plus large, avec un fédérateur extérieur qui ne serait pas européen. Alors il se passe quoi ? Il se passe que le soir même, il y a les ministres du MRP, c'est-à-dire l'équivalent des centristes d'aujourd'hui, du parti justement d'ailleurs de Robert Schuman, qui claquent la porte du gouvernement. Et donc De Gaulle se retrouve sans majorité. Donc il est obligé de rétro-pédaler. Et donc il est obligé... Parce qu'il n'a pas la majorité politique nécessaire pour rompre en visière avec le marché commun. Donc il fait de quoi ? Il décide d'essayer de faire fonctionner ça au profit de la France. Et donc à cette occasion... C'est de là que vient un peu une méprise. C'est qu'il avait obtenu que les fonds européens servent notamment à l'agriculture française. Ça va être le lancement de la politique agricole française. Pour nos amis agriculteurs, ils ont nous gardés familialement, parce qu'en 1962, il y avait 2 600 000 agriculteurs. On est tombé à 400 000. C'est vraiment... C'est l'euthanasie des agriculteurs à laquelle on assiste, en tout cas de l'agriculture familiale en France. Il y avait encore 2 600 000 agriculteurs en 1962. Et donc De Gaulle obtient de lancer une première politique qui s'appelle la politique agricole commune et où c'est l'Allemagne, en fait, qui va verser, qui va payer de l'argent pour que l'agriculture... française se développe. À l'époque, l'Allemagne et les Pays-Bas, je crois, sont contributeurs nets. La France est bénéficiaire net. Vous savez, tous les pays donnent de l'argent à la Commission, et la Commission en rétrocède. Et à l'époque, la France, elle est bénéficiaire net. Et on a, dans les années 62, 68, 70, 72, 74, on a eu un grand développement de l'agriculture française avec des fonds européens, et la France était bénéficiaire net. Mais c'était De Gaulle qui avait voulu ça. Et parce que c'était encore un petit truc, c'était pas l'UE. Et il en est resté dans l'esprit de beaucoup d'agriculteurs français. Maintenant, ils ont compris quand même. Ils sont pas bêtes. Mais ils sont même plus intelligents, en tout cas plus avertis, me semble-t-il, que la moyenne des Français sur ces questions. Pendant des années, on a fait croire que grâce à l'Europe, on avait eu une agriculture formidable. Et comme vous aviez Chirac, qui était spécialiste pour aller, comme on disait, tâter le cul des vaches au salon de l'agriculture, et qu'il était devenu président de la République, tout le monde a dit « Voilà, c'était Chirac, Chirac, Chirac, Chirac ». Ça, c'est là-dessus qu'il avait fait sa notoriété. Vous avez peut-être vu d'ailleurs qu'Édouard Philippe est allé au sommet de l'élevage à Clermont-Ferrand il y a quelques jours, et donc il a tâter le cul des vaches. Alors les journalistes ont dit « Ah, c'est un nouveau Chirac ». Oui, mais ça n'a rien à voir. Ça n'a plus rien à voir avec Chirac. Parce qu'on est plus 6, on est 27. Et puis la France a des contributrices nettes depuis les années 90. Et entre-temps, on est passé de 2,6 millions d'agriculteurs à 400 000. Et en plus de ça, tout fonctionne pour détruire l'agriculture française. C'est ça, la réalité. Donc ça n'a plus... Les gens qui y vivent avec un rétroviseur ne voient pas ce qui est en train de se passer. Ce qui s'est passé depuis, c'est que petit à petit, il y a eu ces élargissements dont j'ai parlé tout à l'heure, et que petit à petit, la France, qui était bénéficiaire nette encore du temps de De Gaulle, est devenue contributrice nette, c'est-à-dire qu'elle donne plus d'argent à la Commission européenne qu'elle n'en reçoit, et de plus en plus, et de plus en plus en plus. On en est arrivé à 14 milliards d'euros, disons 12 milliards d'euros, on sait même pas combien. Les chiffres sont secrets. Tout ça est mélangé. Ça dépend sur quelle période vous parlez, si c'est le 1er janvier, 31 décembre, ou si c'est une autre date, et si c'est ça, si c'est les crédits engagés, les autorisations de paiement. C'est un merdier. On n'y comprend rien. Mais en gros, la France donne chaque année 12 milliards d'euros de plus à l'UE que nous n'en recevons. Sachant que quand on les reçoit d'ailleurs, c'est pas de la tarte, parce qu'en général, la Commission européenne exige qu'on ait des drapeaux bleus aux étoiles d'or partout, alors que c'est notre argent qui nous restitue, en disant « Vive l'Europe, vive l'Europe ». Et puis par ailleurs, c'est la Commission européenne qui nous impose des dépenses que nous ne voudrions pas forcément faire. Alors c'est donc les mêmes. Ce qu'on reçoit n'est pas si bien utilisé que ça. Si un jour, vous avez du temps libre et de l'argent nécessaire et le goût pour y aller, je vous invite. Enfin je vous invite à rien du tout, c'est vous qui payez. Mais vous prenez un avion pour Pointe-à-Pitre pour aller passer une semaine de vacances en Guadeloupe. C'est joli. Je sais pas, il y a un certain nombre d'entre vous qui connaissent la Guadeloupe. C'est très joli. Il y a des belles plages, puis il y a un peuple charmant. Puis la France est présente en Guadeloupe depuis 1638, comme la Martinique. Bien avant le comté de Nice et la Savoie qui ont été rattachés à la France en 1860. Donc ce sont des terres françaises depuis très très longtemps, bien avant la ville de Lille. Eh bien si vous allez là, vous arrivez à l'aéroport du Rézet à Pointe-à-Pitre. Et qu'est-ce que vous voyez ? Vous voyez les drapeaux bleus aux étoiles d'or partout. l'escalator, l'ascenseur, le nouvel aérogare, tout a été financé par l'UE. Mais vu de Guadeloupe, nos compatriotes, qui constatent par ailleurs que les fonds français, il y a du problème, ils se disent « Mais finalement, à quoi ça sert de rester en France ? Pourquoi on serait pas directement en Europe ? ». C'est d'ailleurs ce qui est en train de se passer en Alsace avec la communauté européenne d'Alsace ou en Corse. M. Jean-Guy Talamone, qui est à la tête de la Corse, avait dit « Je verrai de mon vivant une Corse indépendante dans le cadre de l'UE ». C'est la politique de la destruction des nations sur lesquelles peut-être je reviendrai ou parmi les questions-réponses. Donc quand vous allez en Guadeloupe, le seul drapeau français que vous verrez, vous les verrez sur trois édifices, la préfecture, les commissariats de police, la prison et les impôts. Sympa comme truc. Voilà. En revanche, dès qu'il s'agit de se parer des plumes du pan, le drapeau bleu aux étoiles d'or. Bref. Il faut savoir qu'il y a ces budgets qu'on verse à l'UE, dont personne jamais ne vous parle, font l'objet de négociations pluriannuelles et qui reviennent tous les 7 ans. Et là, on est en ce moment en train de négocier. Les 27 États sont en train de négocier la période de ce qu'on appelle le contrat financier pluriannuel, CFP, pour la période 2028-2034. C'est-à-dire que le prochain président de la République, qui prendra ses fonctions en 2027, il va, à partir du 1er janvier 2028, être obligé d'accepter ces décisions qui vont être prises. C'est justement quel pays va donner quoi à qui et qui va recevoir quoi. Alors la Commission européenne, dans sa grande sagesse, a décidé d'augmenter le budget de l'Europe. Alors il y a trois catégories d'États en Europe. Il y a les États qui sont bénéficiaires nets. C'est-à-dire que ceux qui donnent 100 et qui reçoivent 150, ils se disent « si on multiplie le budget par 2, je vais donner 200 et je recevrai 300. Donc je vais multiplier par 2 mon bénéfice net. Donc je suis pour ». Donc tous les pays de l'Est qui sont bénéficiaires nets, sur l'ère des lampions, ils réclament une augmentation du budget de l'UE, bien sûr, puisqu'ils vont avoir plus d'argent. Il y a une deuxième catégorie d'États, ceux que, en jargon bruxellois, on appelle les pays frugaux, qui sont ceux qui sont contributeurs nets, qui donnent plus d'argent à l'UE qu'ils n'en reçoivent. Donc eux, ils se disent « Attendez, si je donne 200... » et que je reçois 110, si je double, je donnerais 400, je recevrais 220. Et donc je vais me faire complètement avoir. Au lieu de me faire avoir de 90, je vais me faire avoir de 180, quoi, en gros. Donc évidemment, ils sont contre. Ils refusent absolument. Ils demandent même une diminution du budget de l'UE. C'est qui ces pays ? Ce sont les bénéficiaires nets, c'est-à-dire l'Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande, qui sont contre. Puis il y a une troisième catégorie. Il y a un État qui est vraiment un contributeur net, qui donne énormément d'argent et qui réclame d'en donner plus. C'est la France. C'est-à-dire que nous, on est 12 milliards d'euros. Il y a en France des gens qui sont d'accord. Et ça vient de se passer d'ailleurs à l'Assemblée nationale. C'était hier ou avant-hier. Vous avez une majorité des députés français qui ont voté pour augmenter le budget de l'UE, pour augmenter encore ce que l'on donne. C'est quand même dingue. Il faut le reconnaître. Il y a eu l'ERN. Il y a eu l'UDR de Ciotti. Peut-être LFI. Il faudrait que je revienne ici, qui ont voté contre. D'ailleurs, il n'y avait pas tous les députés. Mais enfin tous les Renaissance, LR, Horizon, Glucksmann, PS, tout cet embouille-là, ils ont voté pour. Alors je reviens à mon CFP. 2028-2034, la Commission européenne a décidé de passer... Que la contribution nette de la France passerait à 18,5 milliards d'euros au lieu de 13. C'est-à-dire qu'on donnera... Je vais pas mettre... On donnera 40. Et on récupérera peut-être 21,5. Et on laissera 18,5. C'est des sommes inimaginables. C'est des sommes très très importantes. Est-ce que quelqu'un vous en a parlé ? À part moi, personne. Parce que les gens disent « Ah non, c'est trop compliqué ». C'est plus compliqué évidemment que si je me faisais filmer en train de saler des frites dans un fast-food version Édouard Philippe, ou en train de planter un myosotis comme il l'a fait. Voilà. Vous avez vu d'ailleurs... On va sortir une vidéo. Vous avez vu un problème sur Édouard Philippe aussi ? Il a dit qu'il était superstitieux. Mais oui, vous avez vu des articles dans Paris Match, Gala... Parait-il qu'il a peur des requins. Donc quand il est dans une piscine, il a peur des requins. Vous avez vu ça, ma bonne dame ? Donc on parle de ça. Il y a aussi un autre truc, c'est que quand il sort de chez lui, il faut absolument qu'il ait un sac de couleur verte dans lequel il y a une encre de marine et des écussions militaires, plus un objet mystérieux. On ne sait pas ce que c'est. C'est ça, sa campagne électorale. Excusez-moi, mais on prend les Français pour des cons. Voilà. Des guignols. Voilà. Pour Attal, on se pose gravement la question. Est-ce qu'il y aura un premier monsieur ? Est-ce que les femmes séjournées seront le premier monsieur ? C'est ça, la campagne. Voilà. Et les sujets, les vrais sujets, ce sont ceux dont je vous parle. Alors je reviens à mon histoire. 18,5 milliards d'euros pour financer notamment l'élargissement, dont on ne vous parle pas non plus. Il y a 9 États qui sont dans le couloir de l'élargissement. Ils doivent entrer dans l'UE. En tout cas, on demandait d'y entrer. Peut-être que je vais ma mémoire légèrement flancher. Il y a la Bosnie-Herzégovine. Il y a le Monténégro. Il y a la Macédoine du Nord. il y a la Serbie, il y a la Moldavie, il y a l'Ukraine, la Géorgie, l'Arménie et la Turquie. Alors la Turquie, ça fait quand même 35 ans, donc c'est plutôt un peu de côté. Mais en revanche, les autres, ça avance très... Ah non, l'Albanie, c'est pas la Turquie. L'Albanie, c'est la dixième... L'Albanie, voilà. Et ça avance, ça avance, ça avance. Or, tous ces pays ont un niveau de vie très très bas. Déjà en France, le SMIC en France est de 1 500. En Bulgarie, il est de 300. Mais en Macédoine ou en Albanie, il doit être de 100. Et puis ce sont des pays... Pas tous. Mais par exemple, l'Albanie est quand même considérée comme un des pays les plus mafieux du monde, avec des mafias extrêmement violentes, comme du type Entrangheta Calabrese ou Mafia sicilienne. C'est même plus violent. Donc c'est le pays de tous les trafics. Eh bien ça doit entrer dans l'UE. Et la France, officiellement, est pour. Mais est-ce qu'au cours de ces élections présidentielles, est-ce que vous croyez pas que ce serait quand même le moment de demander aux Français s'ils sont d'accord, en particulier pour l'Ukraine ? Parce que je rappelle quand même que l'Ukraine, c'est un pays immense, qui est quand même très très grand. qui doit être grand comme deux ou trois fois la France, et qui a des terres arables considérables, dont d'ailleurs plus de la moitié ont été rachetées d'ores et déjà par des fonds de pension américains BlackRock et Vanguard pour ne pas les nommer, mais que si l'Ukraine entre dans l'UE... Alors là, je suis désolé, mais s'il y a des agriculteurs dans la salle, il faut vraiment, vraiment qu'ils disent à leurs enfants de changer totalement de vie. Il n'y aura plus du tout d'agriculture française. plus exactement ce qui restera, c'est d'ailleurs ce qui est prévu pour rester, une agriculture de niche, comme si on devait tous être à la niche. Donc il y a l'agriculture, la méga-agriculture chère au président de la FNSA. 'est pas un agriculteur, le président de la FNSA. C'est un businessman. Et puis vous avez les agriculteurs qui ont la chance d'être sur une AOP. Si vous avez 25 hectares dans les côtes de nuit du côté de la Romanée-Comtie, ça va bien pour vous. Ça, c'est certain. Voilà. Mais tout le monde n'a pas 25 hectares dans les côtes de nuit à côté de la Romanée-Comtie. Bon. Voilà. Donc le problème, c'est que l'agriculture traditionnelle française, elle est déjà sacrifiée de façon délibérée. On a fait le compte. Depuis 1992, depuis le traité de Maastricht, il y a eu 18 accords de libre-échange qui ont été signés par la Commission européenne. accepté par le Parlement européen, accepté par les chefs d'État et de gouvernement, qui nous lient au reste du monde. Sur ces 18 accords de libre-échange, il y en a eu 16 qui ont fonctionné de façon très simple au bénéfice de l'industrie allemande au détriment de l'agriculture française. Le dernier en date étant celui de l'accord UE-Mercosur. Voilà. où on a négocié que l'UE allait importer 99 000 tonnes de bovins, principalement d'ailleurs du Brésil, avec de la déforestation. qui pourraient entrer en Union européenne quasiment sans droit de douane. Et en échange, une augmentation des quotas, c'est-à-dire des importations autorisées, d'automobiles de luxe produites en Union européenne. Bon, automobiles de luxe, excusez-moi de froisser notre amour-propre national. Mais les Brésiliens, les Argentins, comme les Chinois, les Taïwanais, les Japonais, les Américains ou bien les Sud-Africains, quand ils pensent « belle voiture », ils pensent pas forcément à Renault. Ils pensent plutôt à Mercedes, BMW ou Porsche. Voilà. En attendant de penser à des voitures chinoises qui arrivent et qui vont... Dans 10 ans, on en reparle. Parce que les voitures de luxe allemandes, je pense qu'elles ont vraiment du gros souci à se faire avec ce qui arrive venant de Chine d'ores et déjà. Mais voilà ce qui s'est passé. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'avec la Corio Mercosur, on est en train de donner un coup très sérieux à la filière bovine en France pour le plus grand profit de Mercedes-Benz. Et les européistes vous disent, avec la bouche en cœur, en disant « Ben oui, mais c'est bien parce que l'agriculture, c'est un truc à faible valeur ajoutée, alors que nous, on est les produits industriels, les produits... ». Mais c'est systématiquement comme ça. J'avais eu l'occasion d'assister à autre chose. C'était la fin des quotas textiles vis-à-vis de la Chine. C'est la partie de ça dont j'ai créé l'UPR. J'avais représenté mon ministre dans un entretien. avec le secrétaire général adjoint de l'Élysée. L'Élysée était mutante de Chirac, pourtant. Et il s'agissait... Qu'est-ce qu'avait inventé la Commission européenne ? C'était la levée des quotas textiles. Il n'y en aurait plus venant de Chine. Ça voulait dire quoi ? Ça voulait dire qu'on pouvait importer tous les produits textiles de Chine, sans limitation, pour réglementer le commerce extérieur. Vous avez 3 façons de réglementer le commerce extérieur. Vous avez les droits de douane. Vous avez ce qu'on appelle les barrières non tarifaires qui sont... Deuxième cas, ce sont les normes. Vous mettez des normes du style « il faut qu'il y ait, je sais pas quoi, x% de trucs, x machin, la distance va être 57,02 ». Donc comme ça, vous écartez la concurrence. C'est connu. Donc il faut une unification des normes pour abaisser ce qu'on appelle ces barrières non tarifaires. Et vous avez les quotas. Les quotas, c'est que vous décidez que vous importez x. Par exemple... 2 512 000 chemisettes hommes XL coton de Chine dans le territoire douanier de l'Union européenne. Et puis quand vous arrivez à ce 2 000 000 – je sais plus combien je dis – 450 000, que vous y arrivez le 12 juin, le 27 août ou le 15 novembre, à partir de ce moment-là, on n'en importe plus jusqu'à la fin de l'année. Ça s'appelle un quota. C'est dans le monde entier, il y a ça. Donc... de la même façon qu'on a obtenu avec l'Aquario Mercosur que le Brésil augmente ses quotas pour importer davantage de Mercedes-Benz. Mais qui a obtenu ça ? C'est pas la France, c'est l'Allemagne. Et qui est-ce qui est le dindon de la France ? C'est la France, évidemment. Eh bien dans cette histoire dont je vous parle, c'était la fin des quotas textiles contre l'ouverture du marché chinois aux Lloyds, c'est-à-dire aux assurances britanniques. Alors c'était très bien pour les Britanniques parce qu'ils n'ont plus d'industrie textile et puis ils prenaient place sur le marché. sur le marché chinois. Ça avait été négocié par un britannique, bien sûr. Et qui c'est qui était le nom de la France ? La France. Parce que nous, on voyait... Ça veut dire la destruction de l'industrie textile en France, qui d'ailleurs a eu lieu dans le Nord. Armentière, c'est terminé. Dans les Vosges, moi, ma femme est Vosgienne. Je connais bien les Vosges. C'est terminé. moi, j'ai pu voir de mes yeux vus, et c'était sous Chirac, à l'Élysée. On m'explique... Ah ben non, de toute façon, on peut pas être contre. J'avais dit au secrétaire général adjoint de l'Elysée... J'avais dit « Mais enfin, il faut que l'Elysée mette tout son poids dans la balance ». Est-ce qu'on a au moins une analyse macroéconomique de ce que ça va représenter comme emploi perdu dans des zones comme le nord de la France, du côté d'Armentière ou dans les forêts vaugiennes ? Parce que si vous avez une usine textile qui ferme dans une forêt vaugienne, des ouvriers ou des ouvrières qui ont 52 ans, 55 ans, 43 ans, on en fait quoi Si vous avez 52 ans, vous êtes quasiment à mettre au rebut. En plus de ça, dans un pays comme les Vosges, il n'y a pas d'emploi, en fait. Ça veut dire qu'on condamne des milliers, des dizaines de milliers de Français à... Ah ben non, il n'y avait pas eu d'analyse macroéconomique. Mais j'ai dit « Mais il faut que l'Élysée mette tout son poids dans la balance ». Et on me répond sous Chirac, le secrétaire général adjoint d'Élysée, qui me dit « Oh, tu sais, François, le poids de l'Élysée ». C'est comme ça qu'on est dirigé. Nous sommes dirigés en France par des gens qui ne défendent plus l'intérêt des Français. Et je vous parle de Chirac, que j'ai bien connu. Chirac, c'était quand même quelqu'un qui défendait encore un peu. Mais là, j'ai vu... Il y a un type qui est passé sur je ne sais quelle télé. Je regardais ça ce matin. qui disait que si Mme Le Pen arrivait au pouvoir, ça serait très grave, parce que dans les relations franco-italiennes, parce que Mme Méloni défend bec et ongle les intérêts des Italiens. Et donc là, il ne faut surtout pas qu'elle va voir Mme Le Pen, parce qu'on irait vers un conflit avec l'Italie. Si vous réfléchissez bien à ce que dit ce type, il est en train de nous expliquer qu'en fait... Il faut avoir quelqu'un qui ne défende pas nos intérêts pour pas avoir de soucis, en fait. Accessoire. Ouais, il fait croire que Mme Le Pen se battrait pour nos intérêts. Je rappelle que Mme Le Pen, encore une fois, elle reste dans ce système de l'UE. Il y avait un type génial qui était le gendreux. Le gendre de Churchill qui s'appelait Sir Crestor... Il était anobli, bien sûr, parce que la famille de Churchill, c'était quelqu'un qui descendait du duc de Marlborough. Vous connaissez peut-être cette chanson « Marlborough s'en va de temps de guerre ». Marlborough, c'était le duc de Marlborough qui avait livré 15 batailles contre les armées de Louis XIV et qui avait gagné 15 fois. Chapeau. Donc c'était une des plus grandes familles aristocratiques britanniques. à laquelle appartenait Churchill, mais aussi Lady Diana Spencer. Ils ont un château extraordinaire qui s'appelle le château de Blenheim, qui est au sud de Londres. Je vous invite... Non, je vous suggère d'aller le visiter. Mais les Français ne savent pas de quoi ils parlent. Les Français ne connaissent pas l'Angleterre, par exemple. Il y a énormément de Français qui sont allés à Londres. Mais si je commence à leur parler du château de Blenheim, du château du duc de Devonshire, qui est à côté de Manchester, où il y a les plus grandes collections de Michel-Ange, quand je leur parle par exemple de Salisbury, où il y a tous les militaires, c'est là où il y a le couple Skripal, enfin le père et la fille, vous savez, qui avaient paraît-il que les Russes avaient voulu les flinguer avec du Novichok, plus personne ne sait rien. D'ailleurs, j'ai regardé une fois une statistique, il y a quatre fois plus d'Anglais qui viennent en France chaque été que l'inverse. Même plus, c'est 5 fois plus. Donc les Français ne connaissent pas... De même que les Français ne connaissent pas l'Allemagne. On construit l'Europe avec des peuples dont on ne connaît rien. Bon, les Anglais sont partis, mais on ne sait pas de quoi... À qui on a affaire ? Voilà. Donc l'idée, c'était ces fameux quotas textiles. Il fallait tous aider. Et donc je reviens à ce que je disais sur Christopher Soames. Ils avaient nommé Sir Christopher Soames ambassadeur du Royaume-Uni en France. Et il a eu ce truc génial. Vous savez que tous les aristocrates britanniques parlent très bien français, puisque c'est la première langue étrangère qu'ils apprennent. Ils avaient dit... Mesurez bien ça. Il faut toujours nommer un Français à la tête d'une organisation internationale, parce que c'est le seul qui ne défend jamais l'intérêt de son propre pays. Mais c'est ça. C'est ça. Regardez Macron. C'est incroyable ce qui est en train de se passer. Il est en train de vouloir disséminer notre armement nucléaire. Aux dernières nouvelles, maintenant, il veut donner les secrets de fabrication de tous nos armements à l'Ukraine, puisqu'on n'a pas les moyens. Dans la grande majorité des États du monde, il y aurait depuis belle lurette un coup d'État. Et ce mesure aurait été foutu en prison. C'est de la haute trahison. Je rappelle d'ailleurs que le crime de haute trahison a été retiré de la Constitution française qui avait été écrite par De Gaulle par Nicolas Sarkozy. Vous le savez, ça. Je l'ai suffisamment expliqué. Il n'y a plus de haute trahison en France. C'est incroyable, ça aussi. Voilà. Donc je reviens à mon propos. Je parle dans toutes les directions, mais j'ai quand même un fil directeur. Le propos, c'est que Mme Le Pen a donc décidé... C'est la seule, d'ailleurs, qui soit un peu manifestée. Il faut le reconnaître. Parce que je pense qu'au RN, beaucoup de gens regardent mes vidéos. Ils sont pas les seuls, d'ailleurs, parce que j'ai des vidéos qui font des centaines de milliers de vues. J'ai mon compte Twitter. Il y a tous les journalistes de tous les médias français qui suivent ça avec avidité. Et par dire que je n'existe pas. Ils sont masos, je pense. Ils viennent me regarder pour souffrir. Et donc Mme Le Pen est la seule à avoir dit qu'il fallait arrêter un peu ces versements. Il s'est mis dans la tête – je sais pas qui c'est qui lui a mis ça dans la tête – qu'il fallait que notre versement à l'UE soit limité à 5 milliards d'euros par an en contribution nette. Pourquoi 5 milliards d'euros ? Je rappelle quand même que cette machine de construction européenne est en train de nous détruire. Mais maintenant, c'est vrai dans les statistiques. Lorsque la Pologne est entrée dans l'UE en 2004, le niveau de vie des Polonais était de 40% des Français. Depuis lors, la Pologne reçoit chaque année 15 milliards d'euros de subventions nettes qui sont principalement payées par les Allemands, les Français et les Néerlandais, sans que ni les Allemands ni les Français ni les Néerlandais ne le sachent. Et donc la Pologne a vu son niveau de vie grimper. Parce que quand vous donnez plein d'argent aux gens, en règle générale, leur niveau de vie s'accroît. C'est une question macroéconomique que vous devez saisir quand même, je pense. Et donc aux dernières nouvelles, le niveau de vie des Polonais a atteint 80% du niveau de vie des Français. Et d'après le FMI, le niveau de vie des Polonais va dépasser celui des Français en 2031. en plein pendant la période 2028-2034, d'ailleurs au passage. Et vous avez peut-être appris – on a appris ça il y a quelques mois – que le niveau de vie moyen de la France est devenu maintenant en dessous de la moyenne des pays de l'UE. Donc on est en voie d'appauvrissement. Donc Mme Le Pen, peut-être, ou ses conseillers, ayant peut-être regardé certaines de mes conférences, s'est découvert d'ailleurs une nouvelle passion, c'est qu'elle a dit qu'elle voulait limiter la contribution nette. Personnellement, je vois pas pourquoi il y a une contribution nette. Puisque si notre niveau de vie est en dessous de la moyenne, on devrait rebasculer dans ceux qui ont un bénéfice net. Ça me paraît logique. Bon. C'est peut-être un petit peu trop compliqué pour Mme Le Pen. Je ne sais pas. En tout cas, elle veut baisser à 5 milliards. Alors elle a fait un truc qui était... Évidemment, les médias n'ont pas parlé, encore une fois, mais je regarde ça à la loupe. Elle est allée à Bruxelles il y a 3 jours, 4 jours. Et elle est allée voir... Pour aller dire que la France, si elle était élue, on allait réduire à 5 milliards d'euros la contribution nette. Et ben rien. La Commission européenne, ils ont dit « Ben non. Il y a une négociation actuellement en cours. C'est pas ce qu'on a prévu ». Alors elle est allée voir... Elle est allée tirer des sonnettes. Déjà, elle est allée voir les députés de son groupe. Il y a le groupe des Patriotes au Parlement européen. Je sais pas quoi. Elle est allée voir pour qu'elle donne un coup de main. Sauf qu'à l'intérieur de ce groupe, il y a des Polonais, il y a des Slovaques, il y a des... Je sais pas quoi. Eux, ils sont bénéficiaires nets. Donc ils ont dit « Ah ben oui, mais non, on n'est pas d'accord avec vous ». Ils veulent pas que la France paye moins, puisque c'est l'argent qu'ils vont recevoir. Donc non, la solidarité de groupe, d'accord. Mais non, là, on n'est pas d'accord sur ce point-là. Là, on coince, évidemment. Après, allez voir les quelques bénéfices hier nets. Mais l'Italie, sauf que l'Italie, elle reçoit conjoncturellement beaucoup d'argent. Ils se sont bien débrouillés dans le cadre de la lutte contre le Covid. Donc c'est un pays contributeur net, l'Italie. Mais en ce moment, ils reçoivent plein d'argent. Donc les Italiens ont dit non. Voilà. Et puis les contributeurs nets, ils se disent aussi « Mais attention, si Mme Le Pen, si la France, elle obtient 5 milliards au lieu de 13,5, qui c'est qui va payer le reste ? ». Donc ils se disent « C'est nous qui allons payer. C'est nous qui sommes contributeurs nets ». Ou alors s'il y a la moins, ben nous aussi, on veut avoir moins. Donc c'est un autoblocage. Voilà. Donc finalement, Mme Le Pen est revenue gros Jean comme devant, avec simplement l'idée que soit elle accepte, soit elle accepte. Voilà. C'est exactement comme Mélenchon. Alors tout ça, ce sont des sujets évidemment que vous n'entendrez jamais dans la presse, parce que ce sont des sujets compliqués. J'essaie de les rendre un petit peu amusants. C'est pas toujours très drôle. Mais c'est des sujets vraiment fondamentaux à comprendre. Parce que depuis 20 ans, j'ai créé un parti politique qui propose aux Français tout simplement... Là aussi, c'est un anciennement de De Gaulle. De Gaulle qui avait dit à Perfit « Quand on est couillonné, on dit « Je suis couillonné, je m'en vais ». Donc de Gaulle avait annoncé à Perfit « Après avoir donné notre indépendance à nos colonies, je pense qu'il va falloir faire un référendum sur l'indépendance de la France ». Et il avait dit justement au sujet du marché commun que la fin du marché commun, ça n'embêterait pas. C'est pas lui, d'ailleurs, qui l'avait défini. Donc la question, c'est de savoir qu'est-ce que l'on fait maintenant. Je propose donc de sortir de l'UE, de l'euro et de l'OTAN. Quand j'ai créé ce mouvement il y a bientôt 20 ans... Même mon entourage le plus proche... considérer que j'avais perdu la raison. Il y a 10 ans, j'ai pu obtenir des parrainages parce que... Quand on a commencé à chercher des parrainages, je lui ai dit « Non, pas du tout ». Et puis quand il y a eu le référendum sur le Brexit, ça nous a donné un gros argument. On a pu dire aux maires « Écoutez, vous voyez, les Britanniques eux-mêmes, c'est quand même un sujet qui mérite discussion ». C'est comme ça que j'avais eu les parrainages. En 2027, le panorama a complètement changé. C'est-à-dire qu'il y a 20 ans, poser la question de l'UE, les gens ne comprenaient pas. Les gens ne comprenaient pas le rapport qu'il y avait entre notre appartenance à l'UE et des conséquences très concrètes dans notre vie quotidienne. Il y a 20 ans, quand je disais « Il faut sortir de l'UE », que j'annonçais... Il y avait toute une série de choses. Les gens me disaient « Mais non, mais vous avez raison, M. Asseline, etc. C'est vrai, etc. Mais l'Europe, c'est la paix ». Plus personne ne me dit que l'Europe, c'est la paix. L'Europe est en train de nous entraîner... vers la guerre. J'ai fait d'ailleurs une réunion publique que je vous y renvoie le 11 novembre 2018, qui s'appelait « L'Europe, c'est la guerre ». C'était quand même il y a 6 ans. C'était le 11 novembre 2018 pour le centième anniversaire de l'armistice. J'ai vu la coquetterie de faire cette réunion publique dans un café de la rue du Faubourg-Montmartre, qui s'appelle le café du croissant, parce que c'est là que le 31 juillet, il y a une mouche qui a été envoyée par les services de Macron. C'est la campagne ? C'est là-même qui avait été assassiné Jaurès, donc le 31 juillet 1914, pour essayer d'empêcher l'engrenage qui allait nous emmener vers la Première Guerre mondiale. Alors je vais pas parler ici trop de cette affaire. Je consacrerai d'autres réunions publiques ailleurs. Ceux qui sont intéressés, je les engage vivement à aller voir cette vidéo que j'ai faite à l'époque parce que... Excusez-moi de me citer, mais ce que j'ai dit est exactement ce qui se passe. Voilà. C'est-à-dire que nous sommes embrayés dans un engrenage. Ou en plus de ça, Macron est une des pièces maîtresses. On risque d'être embarqué dans un engrenage qui nous mène à la guerre mondiale. Mais vraiment, et de plus en plus. Alors c'est vraiment terrible. Et puisqu'on en est à parler l'élection présidentielle, il y a quelque chose qui m'est cher. Et je voudrais dire à ce propos, d'ailleurs, c'est qu'il faut que les Français votent pour quelqu'un J'avais envie de dire quelque chose de très très grossier, que je ne devrais pas dire devant des dames. J'allais dire qu'il faudrait que les Français, ils élisent quelqu'un qui d'abord et avant tout a du courage. Parce que vous voyez bien... Et je trouve que j'ai un petit avantage sur beaucoup de gens. C'est que j'ai de l'expérience et que j'ai été en cabinet ministériel, et que j'ai servi des ministres de la République, ou plus haut niveau. Vraiment, y compris j'ai accompagné sous la cohabitation François Mitterrand en Corée, au Kazakhstan. J'avais accompagné Baladur en Arabie saoudite. C'était drôle. Dans l'avion, il y avait un... Enfin bon, je vais pas raconter de secret. Non, il avait fait un stade à Ali. Si, il y avait ça. Il y avait une espèce de robe de chambre en soie avec des motifs en cachemire. Bref, on avait été reçus par le roi Sahad, le roi d'Arabie. C'était à Riyad. On commençait le dîner à 1h du matin. C'est vrai que pendant la journée, il faisait très chaud. Bon, je vais pas vous raconter toutes mes anecdotes. J'en ai dit des centaines. Mais ce que j'avais pu voir, c'est que j'ai devenu très... Les ministres que j'ai servi m'aimaient beaucoup. En fait, ils m'adoraient. Enfin on adore que Dieu. Mais bon, ils m'aimaient beaucoup parce qu'avec moi, d'un seul coup, c'était la vérité. Parce qu'on est dans un univers de falsification générale, en fait. Vous savez, l'esprit humain est ainsi fait qu'il reconnaît ce qui est vrai et ce qui n'est pas vrai. Je cite souvent ce proverbe égyptien qui dit que le principal atout de la vérité, c'est qu'elle dure. Moi, j'ai créé un parti politique, j'ai fait une charte fondatrice, ça fait 20 ans, allez la relire, à part le niveau du SMIC qu'il faudrait réévaluer. Il n'y a pas un mot à changer. Allez voir, j'ai des vidéos qui sont en ligne depuis 14 ans, 15 ans, 16 ans. Il y a quelqu'un qui a exhumé un passage de 2007 sur une radio qui s'appelle Herve Véal. J'ai vu ça. Quelqu'un qui a exhumé ça, qui a trouvé... J'avais 20 ans de moins. J'avais quand même des rides en moins, des cheveux en plus, des kilos en moins. Mais je disais déjà la même chose. Et c'est une actualité totale. C'est ça. Alors qu'aller regarder... Mais aller regarder ce que nos dirigeants ont présenté il y a encore six mois, il y a un an, deux ans. C'est-à-dire que ce ne sont que des mensonges. Et ce qui m'avait le plus frappé, finalement, dans ces passages dans le cabinet de Michelin, c'était que ce qui règne, en fait, c'est d'abord l'intimidation, la peur, la terreur, l'absence de courage. Voilà. Aujourd'hui... Si on faisait un référendum, je pense qu'il y a une écrasante majorité de Français qui ne veulent pas de guerre avec la Russie. C'est une telle évidence. Mais on y va tout droit. Et vous avez vu comment au coup de sifflet... Vous avez tous les candidats qui passent et tous, tous, tous, tous, tous qui sont obligés de dire « Ils soutiennent l'Ukraine, ils soutiennent l'Ukraine, ils soutiennent l'Ukraine ». Tous. Mme Polony, à peine... C'est une arme complète, l'affaire Polony. Elle ne sera pas candidataire. Mais Mme Polony, qui est d'un seul coup à droit à tous les médias, la première chose qu'elle dit, il faut soutenir l'Ukraine. Mme Sarah Knafo, qu'on nous présente... Alors elle, elle veut supprimer 800 000 fonctionnaires. Mais les dizaines de milliards d'euros à Zelensky, elle est pour. Elle a été obligée de le dire. Tous ces gens passent les uns après les autres devant ce sérum de vérité. Si vous dites que vous êtes pour l'Ukraine, c'est bon. Vous avez le premier stade. C'est bon. Après, il faut évidemment être pour l'Europe, pour l'euro, etc. Il y a tout ça. Il faut évidemment taper contre Xi Jinping. Il faut évidemment... Tournez autour du pot sur la situation au Moyen-Orient. Il faut être contre l'Iran. Et puis il faut appeler Israël à la modération. Voilà. Et c'est déjà beau quand vous dites ça. Alors là, vous commencez à pouvoir passer dans les médias. Voilà. Mais si d'aventure vous dites... que le régime Zelensky est un régime néo-nazi, mafieux, qui a eu des dizaines de milliards d'euros qui ont été détournés, que tout ça, ça ne nous protège absolument pas la France, parce que jamais la Russie n'a envisage de conquérir la France. Déjà, il faudrait d'ailleurs savoir, soit elle n'est pas capable de conquérir l'Ukraine, et c'est l'Ukraine qui va gagner. Un jour, on nous dit ça, le lendemain, on nous dit qu'ils vont conquérir toute l'Europe. Il y a un petit problème dans le narratif. Donc si vous dites ça, vous êtes aussitôt un agent de Poutine épouvantable, Poutine égal Hitler, etc. Je disais tout à l'heure qu'il a fallu attendre 2014, la révolution du Maïdan, pour que d'un seul coup, on nous explique que Poutine égal Hitler. C'est absolument faux. Et quand je dis ça, je ne suis pas un agent de Poutine. Je ne reçois pas... Parce que paraît-il que je reçois des valises de Poutine, des valises de Trump, des valises de Xi Jinping, des valises de Shepoké. Je vais ouvrir un magasin de maroquinerie, en fait. Non, non. C'est très grave. Et mesurez bien la corrélation extraordinaire qu'il y a. Si vous dites qu'il faut... Vous ne voulez pas la guerre. Si vous dites qu'il faut sortir de l'OTAN, vous ne passez plus dans les médias. Si vous dites qu'il faut sortir de l'UE, vous ne passez pas dans les médias. Alors pas tout à fait, quand même, parce que je voudrais attirer votre attention sur... Deux éléments. Et puis ça sera peut-être... Après, je vous passerai peut-être la parole pour les questions. Il y a le problème de la dette, d'une part. Et il y a le problème du Frexit, d'autre part. Le problème de la dette n'a rien de réjouissant. Nous allons vers une catastrophe financière de très très grande magnitude. Ça, c'est certain. On y est déjà. Je rappelle qu'en 2007, lorsque François Fillon était Premier ministre... Il était donc dans la préparation pour l'élection présidentielle du côté de Sarkozy, puisqu'il s'est présenté en 2017. Mais en 2007, il était celui qui allait devenir le Premier ministre de Sarkozy. Il avait dit qu'il était – quand il venait d'être nommé Premier ministre – à la tête d'un pays en faillite. Et à l'époque, la France avait 1 200 milliards d'euros de dettes. Aujourd'hui, on en a 3 600. On en a 3 fois plus. Alors si on était déjà en faillite en 2007, ce qui était un peu excessif à dire, que dire aujourd'hui ? Il faut savoir que la France, quand on fait de la dette, c'est quoi ? Il n'y a plus les bons du trésor que nos grands-parents, nos arrière-grands-parents avaient. Maintenant, Bercy aimait... des obligations. C'est ce qu'on appelle un emprunt. On apprend ça des obligations assimilables du trésor. Pourquoi assimilables ? Parce qu'elles sont assimilables les unes avec les autres, parce qu'elles sont toutes identiques. Elles ont une maturité de 10 ans. On paye les intérêts chaque année. Et la dernière année, on paye le principal. Ça s'appelle un remboursement in fine ou un prêt balloon. On fait ce que vous voulez. Donc ça, lorsque la France a besoin d'un emprunt, elle émet un emprunt. On ne dit plus émettre un emprunt, on dit faire une adjudication d'une obligation à si bien du Trésor. Adjudication, pourquoi ? Parce que ça veut dire que... Jadis, lorsque l'État s'endettait, il émet des bons du Trésor qui étaient achetés par les Français avec un taux fixe, mais dont 3% d'un taux d'intérêt. Mes grands-parents avaient des bons du Trésor. Comme tellement de Français, d'ailleurs. Aujourd'hui, on émet une obligation assimilable du Trésor. sur une espèce de... Comment on pourrait appeler ça ? Une espèce de vente aux enchères, en fait, une adjudication. Et puis sur les marchés financiers, vous allez avoir des investisseurs qui vont dire « J'achète ou j'achète pas ». Et ces investisseurs, ils achètent en fonction du taux d'intérêt. Donc on lance une adjudication avec un taux d'intérêt. Puis si ça n'est pas couvert, s'il n'y a pas assez de monde, il faut monter le taux d'intérêt. Et plus le taux d'intérêt monte, plus il va y avoir dans le chérisseur qui vont dire « Ça m'intéresse, je vais prendre ». Et on va arrêter le taux d'intérêt lorsque tout sera vendu, voire survendu. Il se trouve que la dégradation de la situation financière française, d'une part, le fait que vu de l'ensemble des pays du monde... Je suis désolé de le dire, la France, c'est un pays de branquignoles, franchement. Est-ce que vous vous rendez compte, vu de Tokyo ? de Singapour, de la bourse de Shanghai, de la bourse de Taipei, Sydney, New Delhi, Francfort, Londres, Sao Paulo, etc., Wall Street... Les gens qui regardent la situation française, ils voient quoi en ce moment ? Ils voient un pays qui donne l'impression d'être à feu et à sang, premièrement, hyper endetté, deuxièmement... avec un président de la République qui est à moitié siphonné. Tout le monde le sait. Troisièmement, il fait ricaner tout le monde. Je parle même pas de son épouse. Et puis quatrièmement, qui est-ce qui va être prochain président de la République ? Parce qu'ils suivent ça, les marchés financiers. Ils regardent les journaux. Alors ils ont le choix. Et on leur dit que ça va être soit Mme Le Pen, qui a été condamnée définitivement pour détournement de fonds avec ses 30 collaborateurs. Elle aura peut-être un bracelet au pied pendant la campagne. Les Japonais, les Singapour... De quoi, de quoi, de quoi. Ou alors sinon, c'est Mélenchon. Alors lui, il veut supprimer 20% de la dette détenue. Ils veulent qu'on leur prête de l'argent, qu'ils disent qu'ils vont pas rembourser. Qu'est-ce quoi, ce truc-là ? Et puis le dernier, c'est qui ? C'est Édouard Philippe. C'est lui qui a augmenté de 1 000 milliards d'euros. Et c'est lui le totalité le plus sérieux de la bande. Je vous assure que c'est comme ça que c'est vu du reste du monde. Les gens se disent que c'est un pays de dingue, en fait. Donc on prête pas. Ça veut donc dire que les taux d'intérêt montent, montent, montent, montent. Parce qu'il y a un moment à partir duquel, si ça devient vraiment attractif, les gens se disent « Bon, je vais acheter. Et puis si ça tourne mal, je pourrais toujours les revendre sur le marché secondaire. » Parce que quand vous achetez une obligation de 10 ans, vous pouvez la garder 10 ans, mais vous pouvez la vendre sur un marché de l'occasion qu'on appelle le marché secondaire. Alors c'est ce qui se passe. Et donc aujourd'hui, ces temps-ci, on est monté à des taux d'intérêt qui sont près de 5%. Bon. Alors on fait le calcul ensemble. Si vous aviez une obligation de 10 ans, on a payé les taux d'intérêt. À l'époque, il y a 10 ans, on s'endettait très bas. C'était 0,5%. 0,5%. Arrivent les 10 ans. Il faut payer le principal. On l'a pas. Donc on fait de la cavalerie. Il faut s'endetter pour payer le principal. Et comme en plus, on a un budget en déficit, il faut en acheter un peu plus. En plus. Ça aussi, vu de l'étranger, est-ce qu'ils sont revenus à l'équipe budgétaire ? Non, non, ils ont un défi géant. C'est des guignols. Donc on paye 5%. C'est-à-dire qu'on remplace une dette qui était sur 10 ans à 0,5 par une dette sur 10 ans à 5%. Et c'est par tranche que ça arrive, parce que tous les mois, il y a un morceau de dette qui arrive. Tous les mois, tous les mois, tous les mois, il y a des nouvelles dettes. La dernière adjudication du Trésor a été faite il y a 15 jours pour une tranche de 16 milliards d'euros. Et là, on s'est pris du 4,70, etc. Alors ça veut dire que les taux d'intérêt moyens, les frais financiers que nous payons, sont en augmentation verticale. En 2025, on a payé 60 milliards d'euros de frais financiers sur la dette. En 2025, on a payé 60 milliards. En 2026, on va être sur du 70 milliards. En 2027, on va être sur du 91 milliards. C'est le courant nu lui-même qui l'a dit. Et en 2030, on pourrait être à 120 milliards. Alors 91 milliards en 2027 de frais financiers, de produits financiers qu'on paye. Ça veut dire que chaque jour, vous disiez par 365, on paye 250 millions d'euros de frais financiers. Pour fixer un ordre de grandeur, c'est l'équivalent de 5 Canadair par jour. Vous savez, il en a manqué 2-3 canadaires. Il y a eu des pompiers qui sont morts. Il y a eu des dizaines de maisons qui ont brûlé, des centaines de milliers d'hectares qui ont brûlé parce qu'on n'avait pas de canadaires. Vous vous rappelez ? C'était l'été dernier. On n'avait pas les moyens. Je rappelle par exemple qu'il faut aussi... Chaque année, il faudrait... Il y a un sous-investissement. C'est un calcul du rapport du Sénat de 350 millions d'euros pour les routes qui sont en train de se dégrader. 350 millions d'euros. C'est-à-dire que chaque jour, à peu près... Enfin en 2 jours de temps de frais financiers, on pourrait rétablir toutes les routes françaises. On a 7% des ouvrages d'art, les ponts, les tunnels, qui menacent de s'effondrer. Il n'y a plus d'argent. Vous allez voir des commissariats de police. Vous allez dans les hôpitaux. C'est pour ça, d'ailleurs, que la mortalité infantile remonte. Vous allez dans des trucs de la justice. Vous allez dans les écoles. Vous allez dans l'outre-mer, si vous avez la famille outre-mer. En Guyane française, par exemple, il y a Marie-Passoula, qui est la commune la plus grande de France, en passant. C'est au sud de la Guyane. Il n'y a toujours pas de route. Donc il faut prendre la pirogue le long du Maroni ou bien en fait prendre de l'avion. Vous avez des manques d'école considérables. Si vous allez à Mayotte, c'est un chaudron qui va exploser. Il manque des fonds considérables, etc., etc. Bon, bref, voilà. Alors ça, c'est la situation de la France actuelle. Alors... Il faut arrêter cette histoire de dette. Et là, je voudrais vous dire quelque chose qui va peut-être vous prendre un peu à rebrousse-poil, ou en tout cas vous apporter une réflexion que là, vous ne trouverez nulle part ailleurs non plus. C'est que le drame qu'il y a, c'est que les Français, comme beaucoup de peuples du monde d'ailleurs, ne connaissent pas bien les conditions macroéconomiques et la façon dont fonctionne l'économie. Quand on dit qu'on a une dette importante, qu'on a un trop grand déficit, les Français pensent, ils se projettent... Ils pensent à eux. Ils pensent à leur vie à eux. Donc en règle générale, bon, les gens, s'ils sont salariés, ils ont tous les jours, tous les mois le même revenu. S'ils sont pas salariés, s'ils ont une profession libérale, ça varie quand même pas beaucoup. Et ça varie en fonction d'une activité qui n'est... Ça peut dépendre. Mais bon. En gros, les Français pensent que, puisqu'il y a un déficit, il faut tailler dans les dépenses publiques. Et donc... Parce que les gens, ils ont à l'esprit que, comme un couple de salariés, vous avez monsieur et madame qui sont salariés avec les enfants. Monsieur gagne 2 500 €. Madame gagne 2 000 €... Parce que vous avez les femmes statistiquement gagnant moins que les hommes dans leur travail. Je ne prends pas partie. Attention. Je ne fais pas... Donc ils gagnent 4 500 € à eux deux tous les mois. Si un mois, ils dépensent... 4 800 €. On part du principe qu'ils avaient un solde zéro dans leur compte en banque. S'ils dépensent 1 800 €, ils vont terminer le mois avec un découvert de 300 €. Bon. Si à la banque, ils ont une autorisation de la banque d'avoir un découvert de 500 €, il se passe rien. Ils vont payer des agios. Mais bref. Si le mois suivant, ils gagnent toujours 4 500 € et ils dépensent de nouveau 300 €... Ils vont avoir 300 € de découvert qui va s'additionner. Donc là, ils vont passer à 600 € de déficit. Là, la banque décroche. Vous avez outrepassé le découvert. Il faut que vous réduisiez vos dépenses, etc. De toute façon, on va vous faire des ajouts. Alors qu'est-ce que fait le couple de salariés ? Ils se disent « On va couper dans les dépenses ». Voilà. Donc il y a le mari qui va dire « Bon bah écoute, prochain week-end chez ta mère, pas question ». D'ailleurs, je peux pas la piffer. Bon. Donc c'est très bien. On va supprimer un week-end. Deuxièmement, le truc au resto, on va supprimer. Madame va dire « On trouve l'entraînement à la salle de gym. On va peut-être supprimer un petit peu parce qu'il coûte trop cher ». Bon, bref. Et puis au total, on va revenir. Au lieu de dépenser 4 500, ils vont dépenser 4 200. ou 4100. Résultat, ils vont récupérer 400. Et en 2 mois, ils reviennent in bonus. Ils reviennent dans le vert. Pourquoi ce raisonnement fonctionne-t-il ? Parce que tous les mois, M. gagne 2500 et Mme 2000. Donc il suffit de diminuer les dépenses pour revenir dans le vert. Alors beaucoup de Français croient que c'est la même chose qu'il faut faire pour l'État. On va supprimer les dépenses et on va revenir dans le verre. Mais c'est beaucoup, beaucoup plus compliqué. Parce qu'un État, ça n'est pas un salarié. Les recettes de l'État, ce sont les recettes fiscales. Et les recettes fiscales, il y en a des tonnes, mais les principales, les 4 principales, c'est la TVA, c'est l'impôt sur les revenus, l'impôt sur les sociétés et la taxe sur les produits pétroliers, sur l'essence. Ce sont les 4 principales ressources financières de l'État. Si vous dites... Comme j'ai vu Mme Cnaffot, qui partait le génie du siècle et qui veut licencier 800 000 fonctionnaires, mais pas elle qui est fonctionnaire, bien sûr. Si vous dites qu'on va licencier 800 000 fonctionnaires, il va se passer quoi à supposer qu'on trouve 800 000 fonctionnaires à supprimer ? Bon. D'ailleurs, quand on dit supprimer, il faut espérer que ça sera quand même pas d'une façon trop violente. Et donc ça veut dire qu'en fait, ils sont en rang au chôme dû. Et ça sera la même chose que pour mes valets vaugiennes tout à l'heure. C'est que si vous avez un monsieur qui est fonctionnaire ou une dame qui a 53 ans, déjà, il faut prendre une loi de dégagement des cadres. Puis normalement, il y a l'emploi à vie. Donc il faut prendre une loi. Ça, c'est déjà fait. Deuxièmement... Il faut donner une prime, parce que c'est une rupture unilatérale d'un contrat de travail. Donc il y aura des primes à payer pour les fonctionnaires en question. Et puis troisièmement, le fonctionnaire qui a 57 ans ou 53 ans, il va faire quoi ? Alors certes, Macron lui dirait qu'il suffit de traverser la rue pour trouver du job, mais il y a quand même 8% de taux de chômage. Et puis bon... Vous savez quand même qu'on se précipite pas au portillon dans les entreprises pour embaucher un fonctionnaire de 53 ans. Les gens en-dessus de 50 ans considèrent que c'est déjà difficile pour les seniors pour retrouver de l'emploi. Donc ça veut dire que ces personnes vont essentiellement se retrouver au chômage. Ça veut donc dire qu'on va déséquilibrer les comptes sociaux. Au passage, donc non seulement il va falloir faire une prime, mais il est payé. Mais surtout, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que sur ces 800 000 fonctionnaires, il va y avoir peut-être 1,8 million à 2 millions de personnes touchées. Parce qu'un fonctionnaire, en général, il y a une femme ou un mari ou je sais pas quoi, et puis il y a un ou deux enfants, pas toujours. Enfin en moyenne, il y a 2,8 enfants, je crois, par famille, 2,8 personnes par famille ou 3 de mémoire statistiquement. Ça veut dire que s'il y a 800 000, il y a des couples de fonctionnaires. Mais il n'y a pas que ça. Enfin on peut estimer qu'au total, il y aura peut-être 1 800 000 à 2 millions de personnes qui sont touchées par le fait qu'un membre de la famille aura perdu son emploi, qui était fonctionnaire, et qui maintenant est au chômage avec une baisse significative de ses revenus. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ces 1 800 000 consommateurs vont moins consommer. C'est évident. Déjà, il va y avoir une baisse de revenu. Donc ça veut dire que l'impôt sur le revenu va baisser. Ensuite, les gens vont moins consommer. Ils vont plus aller chez belle-maman. Ils vont plus prendre l'essence. Donc la taxe sur les produits pétroliers va baisser. Ils vont moins aller au resto ou moins aller au ciné. Et donc la TVA va baisser. Et puis l'impôt sur les sociétés va baisser. Et donc c'est un phénomène qui était incompréhensible au moment de la crise des années 1930, 1929, parce qu'il y avait des mesures. On coupait les dépenses publiques. Et plus on coupait les dépenses publiques, plus la situation s'aggravait. Jusqu'à ce qu'en 1936, il y ait un célèbre économiste britannique qui est aujourd'hui décrié, mais qui était très décrié il y a 20 ans et qui l'est beaucoup moins maintenant, qui s'appelait John Maynard Keynes. C'est ce qu'on appelle la pensée keynésienne. Et Keynes avait montré que parfois, en diminuant des dépenses pour essayer de diminuer un déficit, on aboutissait... Au contraire de les faire chercher, on aboutissait à une augmentation du déficit qu'on prétendait combler. Ce qui paraît contre-intuitif. Parce que justement, on cassait la croissance et on cassait les 4 moteurs qui permettaient d'avoir des ressources pour l'État. C'est vraiment important à comprendre, ce que je vous dis. Il y a 15 ans, j'étais à l'inspection générale des finances. On avait une journée à ce qu'on appelle le comité des inspecteurs généraux, ce qu'on appelle le COGEX chez nous. On rencontre des hauts fonctionnaires, des professeurs d'université, des intellectuels, des hauts fonctionnaires. Et ce mois-là, il y avait le directeur du Trésor qui était venu. Et c'était il y a 15 ans. Il était déjà question de lutter contre la dette. Je rappelle que Sarkozy, quand il s'est fait élire en 2007, il s'est fait élire contre la dette. Et il a dit « Un fonctionnaire sur deux remplacé ». C'était en 2007. Je rappelle que Macron, en 2017, s'est fait élire en disant « Je vais diminuer la dette ». Le directeur du Trésor qu'on avait vu... Vous avez dit... Mais écoutez, à chaque fois que c'est la même chose, c'est-à-dire quand on veut lutter contre les déficits, on taille dans les dépenses. Mais à chaque fois, on a une courbe en coiffes d'Iroquois. Ça m'était resté. Je sais pas si vous savez ce que c'est qu'une coiffes d'Iroquois, si vous avez des amis qui sont un peu gothiques ou je sais pas quoi. C'est peut-être pas le cas de tout le monde. Vous avez des amis gothiques ? Non. Vous avez été punk ? Ah oui, il y a longtemps, quand même.
vous avez
eu un Iroquois. Donc l'Iroquois, c'est un truc qui monte et puis qui descend. Voilà. Et donc c'était ça. C'est le directeur du Trésor. C'est une coise d'Iroquois. C'est-à-dire qu'on taille dans les dépenses. On voit diminuer le déficit. Donc le déficit, on se rapproche du zéro. Et hop, ça boscue. Et après, on tombe plus bas que prévu. Et ça n'était que ça. Donc vraiment, c'est important à comprendre ce qui se passe derrière. C'est-à-dire que... Déjà, un truc que je voudrais dire aussi. J'ai beaucoup de choses à dire. Ne faites pas confiance à des gens qui sont à la tête de partis politiques en faillite. On juge un arbre à ses fruits, disait Saint-Anselme. Eh bien c'est la même chose. C'est quand vous avez des partis comme le ARN. Moins 10 millions d'euros de situation nette. D'aller voir les comptes, c'est disponible à la commission nationale des comptes de campagne. Il est vrai qu'ils ont fait des erreurs parce qu'ils étaient tombés à moins 35 millions. Mais moins 10 millions, ça veut dire qu'au bilan – il y a peut-être des comptables dans la salle – ils ont une situation nette de moins 10 millions d'euros. Le Parti socialiste, ils ont été obligés de vendre. Leur siège... D'ailleurs, le RN aussi. Ils avaient ce qu'ils appelaient le paquebot. Ils ont été obligés de vendre leur truc. Le Parti socialiste, c'était pareil. Ils ont été obligés de vendre l'hôtel de la rue de Solferino, qui est un truc magnifique qui était face au musée d'Orsay, pour acheter un nouveau siège qui se trouve à Ivry, etc. Alors les défendus PES ont trouvé que ça puait parce qu'il y avait trop d'immigrés. Ils étaient socialistes, évidemment. Donc ils trouvaient que c'était pas bien. Bon. Mais enfin, ils sont maintenant à Ivry. les partis politiques qui se présentent devant vous, qui vous disent qu'ils vont réduire la dette publique. La première chose, déjà, c'est de se faire communiquer comment fonctionne leur propre parti. Moi, l'UPR que j'ai créé, j'ai la fierté de vous dire que depuis que j'ai créé l'UPR, nous avons eu zéro euro d'emprunt bancaire. Nous n'avons jamais eu d'emprunt bancaire. Les seuls frais financiers qu'on a payés parfois, c'était lorsqu'on avait du crédit fournisseur, par exemple, pour payer. Et encore même pas. On n'a même pas été en découvert. Je crois qu'on n'a même jamais été en découvert. Mais qu'est-ce qu'on a... Enfin on n'a pratiquement jamais payé de frais financiers. On a parfois... Si vous prenez notre bilan, ça dépend du moment où c'est arrêté. On peut avoir un crédit fournisseur, par exemple, quand on fait des affiches. Bon, ben notre imprimeur, il nous accorde un paiement sur 3 mois ou 4 mois ou 5 mois pour lisser la trésorerie. Mais ça, c'est pas un emprunt. On n'a jamais eu d'emprunt. Et on a une situation ne pas dépendre de l'étranger, de forces extérieures, pas dépendre de banques. Et en plus de ça, pour prier des frais financiers. On est trop petits pour dépenser cet argent. Parce qu'au bout du compte, quand on paye des frais financiers, c'est l'argent aussi que donnent les adhérents, qui sert à payer des frais financiers. Moi, j'ai pas envie d'enrichir une banque. Donc je préfère que l'argent des adhérents soit bien placé... Et bien placé... Pas placé au sens financier, mais bien dépensé. Eh bien notre situation de net à la fin 2025, allez voir sur les comptes de la CNCCF, mais était positive de plus 400 000 €. Alors c'est pas immense. Mais il y a un petit détail aussi que j'ai pas dit. C'est que les autres partis politiques, ils ont des subventions de l'État. Parce que l'État donne des subventions aux partis politiques à condition que ce parti, au moment des élections législatives, ait présenté des candidats aux élections législatives dont 50 d'entre eux au moins, ait obtenu 1% des suffrages au moins. Et nous, quand on avait présenté des candidats, on n'avait eu que 40 candidats qui avaient dépassé 1%. Ce qui est dommage, parce que du coup, on a eu aucune subvention de l'État. On a zéro subvention de l'État. Zéro subvention... Je suis désolé de le dire. Je fais du spoiling, du divulgachage, comme on doit dire en québécois. Mais nous n'avons pas de subvention. On n'a pas de valise de Poutine. On n'a pas de valise de Xi Jinping. On n'a pas payé par des entreprises... Tout ça, c'est interdit de toute façon par la loi. Puis vous imaginez que... Imaginez qu'Interpol, tout... Comment ils s'appellent ça ? Enfin bref, on a toutes les bonnes fées des renseignements généraux du ministère de l'Intérieur, de Bercy, Tracfin et compagnie, qui surveillent évidemment comme le lait sur le feu, par qui on est financés. Bref. Et puis en plus, c'est pas le genre de la maison. Donc on est les seuls gens qui nous financent. C'est vous. C'est le peuple français, soit sous forme d'adhésion, soit sous forme de cotisations annuelles. qu'on appelle une adhésion, c'est la première fois, la primo-adhésion. Après, c'est les cotisations annuelles. Ou des dons. Ou bien quand vous achetez une bouteille de champagne, on a un petit quelque chose pour nous. Voilà. Ce sont nos seules ressources financières. Alors que les autres partis dont je parle, ils ont des sources... Le Rassemblement national doit avoir 15 millions d'euros de subventions par an. sans compter le fait qu'ils ont des élus et que les élus, normalement, leur donnent un petit quelque chose. En tout cas, c'est comme ça que fonctionne le PCF, que fonctionne LFI. C'est que les élus doivent donner de l'argent aux partis. Bon, je vais faire cette parenthèse. Mais c'est important. Parce que lorsque les gens vous promettent de réduire les dépenses ou de simplement réduire le train de vie... Bon, ben moi, là aussi, le train de vie, tiens, le train de vie de l'État. Moi, quand je suis allé à l'île de la Réunion pour les européennes, j'y suis allé. On était avec Lucas, qui était là, et puis également avec Norbert. On était à Troyes. Eh bien on a pris un vol comme tout un chacun, j'allais dire comme toute personne normale, n'ayant pas beaucoup d'argent, et étant obligé quand même de payer un... On a voyagé en classe bétaillère, donc la classe B, bétaillère, à la fin du... Donc on est arrivé comme ça, au bout de 12 heures d'avion dans l'aérostrade, parce qu'on fait des économies. Voilà. Je dis ça pour les adorateurs de Mélenchon, parce que je savais que Mélenchon ne peut pas voyager autrement qu'en première classe, en avion, parce que sinon, il a mal au dos. aussi, j'ai mal au dos. Moi, c'est l'argent de mes... On respecte infiniment l'argent de nos donateurs et de nos... Alors... Et je me permets d'ailleurs de dire qu'avec tout ça, on a quand même la chaîne d'un parti politique qui est la plus suivie de tous les partis politiques français, que nous avons moins de 6 salariés. Alors que les autres, ils ont 70, 80 salariés, etc. Mais qu'est-ce qu'ils font, tout ça ? Enfin c'est incroyable. Pareil pour les élections présidentielles. Pour l'élection présidentielle, nous, on a budgété 1,5 million d'euros. Ça paraît beaucoup. Mais le maximum autorisé par la loi, c'est 16,5 millions d'euros. Ce que dépenseront des gens style Édouard Philippe. Moi, je me demande à quoi ils le font, cet argent ? Parce qu'avec 1,5 million d'euros, là, on a des frais de déplacement. Je me permets de dire qu'au passage... Vous savez pas tout, mais c'est incroyable. Par exemple, là, nous sommes en campagne électorale. Il faut préciser devant la Commission nationale des comptes de campagne tout ce qu'on va dépenser, dont par exemple les frais de transport. On est en voiture à Troyes, donc les frais d'essence. Et puis les chambres d'hôtels, voilà combien ça a payé. Et puis là, il va falloir même... On va prendre des photographies des olives et des canapés qu'on va vous servir. Parce que la CNCCFP demande ça. Et si vous ne déclarez pas, c'est pas bien. On dit que vous dissimulez des dépenses alors qu'il y a un plafond de dépenses. Voilà. Donc il faut les déclarer. Mais vous ne pouvez même pas les prendre à votre charge. Il faut absolument tout déclarer, mieux que tout soit conforme. C'est un truc chinois. Bien. Avec tout ça, avec 1,5 million d'euros, je pense qu'on va très largement faire le truc. Si on a un peu plus d'argent, tant mieux, parce qu'il y aura peut-être des élections législatives qui suivront. Mais avec ça, c'est ce qu'on avait fait en 2017. J'avais quand même fait un certain nombre de réunions publiques à grands spectacles, des trucs très très... Par exemple à Paris, pour les 10 ans de l'UPR. D'ailleurs, je vous invite tout de suite à venir à Paris. Et là, pour le coup, c'est une vraie invitation, parce que ça sera l'entrée gratuite. À Paris pour les 20 ans. Donc on a fixé la date. Je me rappelle plus. Il faudrait qu'on me rappelle la date exacte. C'est le samedi précédent, je crois. À Paris, pour les 10 ans de l'UPR, c'est en pleine campagne présidentielle. Eh bien on avait eu à peu près 6 500 personnes. C'était vraiment très important. On savait que les gens s'étaient restés dans les mémoires. Ça nous avait coûté... La location, c'est des sombres de prix. Bon, le cas, c'était les portes de la Villette. Bon, il fallait payer tous les sièges, les dames pipi, l'accès aux pipis, la tribune, la sono, le truc et le machin. Ça nous avait coûté, je crois, quelque chose comme – je n'ose à peine vous le dire – mais quand même 180 000 €. Bon. Mais un candidat dont je tirais le nom avait fait la même chose une semaine avant. avec à peine plus. Il y avait eu 7 000 personnes. Nous, on avait 6 500. Et ça, je le sais de sources absolument certaines aussi. Lui, ça lui a coûté 640 000 €. Moi, je sais pas. Je ne sais pas. Peut-être qu'il y a des... Je sais pas. Il y a peut-être des rétro-commissions quelque part, j'en sais rien, mais c'est quand même bizarre. Moi, je ne comprends pas pourquoi d'ailleurs tous les partis politiques ont tellement besoin de dépenser de l'argent. Mme Le Pen qui dit qu'il faut qu'elle emprunte de l'argent, de l'argent, mais elle passe sur tous les plateaux de télé. L'essentiel, en fait, c'est les plateaux de télé. Quand vous parlez... Quand moi, je suis passé au TF1 20 heures avec Gilles Boulot, 8 millions de téléspectateurs. Vous pouvez en faire des... Donc l'avantage essentiel, c'est de passer à la télé, puis c'est tout. À la limite, les autres, ils n'ont pas besoin d'argent. Bon. Je referme tout ça, parce que je perds mon sujet et je voudrais y revenir. Donc c'est le problème de la dette. Et le problème de la dette, c'est qu'il faut s'attaquer aux dépenses récessives. C'est-à-dire que ce que disait Keynes... À la limite, payage... Alors attention, je suis pas la peau du laxisme. Loin de là. Au contraire, je viens de vous le prouver. Mais c'est moins grave de dépenser un chômeur, de dépenser de l'argent pour payer un chômeur qui ne cherche pas de travail. C'est pas génial. Mais cet argent, en gros, il va quand même le dépenser en France. Il va faire tourner la machine économique française. C'est pas bien parce que ça alourdit les charges sur les entreprises, sur les artisans, etc. Mais... Parce que ça va fonctionner. Mais c'est de l'argent qui est dépensé en France. Alors que si vous dépensez... Si vous envoyez de l'argent à l'autre bout du monde qui disparaît de la France, alors là, vous perdez tout. Et qu'est-ce qui se passe actuellement ? Et je suis le seul à le dire. Chaque année, 13 milliards d'euros qu'on envoie... par l'UE. Elle achète quoi ? Elle achète des F-35 américains, qui en plus viennent concurrencer les productions de Dassault. C'est dingue ! C'est extrêmement récessif comme histoire. On donne de l'argent à des pays étrangers. Et c'est au lieu... À la limite, s'ils nous achetaient... Jadis, dans le cadre de l'OCDE, c'est quelque chose que j'ai bien connu, quand on faisait de l'aide au développement, quand on donnait des dons, les dons étaient de l'aide 100% liée. On m'avait envoyé... J'ai été un pionnier au Cambodge, après les Khmer rouges, pour renégocier les dons au Cambodge. Il avait failli que j'explique au directeur du Trésor, qui n'y connaissait strictement rien, le pays avait été entièrement détruit, comment ça se passait. Et quand la France donnait 30 millions de francs de dons, cet argent devait être 100% des produits français. Donc c'était de l'aide bien comprise. On aidait, mais ça faisait quand même tourner la machine française. Et quand c'était pas des dons, c'était des prêts qui étaient donc au développement, il devait y avoir un élément de don qui était de 65%. C'était lié à 65%. C'est-à-dire que 65% des prêts que l'on faisait devaient se faire en prestations aux produits français. Ça a été interdit par les Américains, par l'OCDE, etc. Donc aujourd'hui, quand on fait de l'aide au développement, c'est pareil. C'est qu'on n'est pas... Ça n'est plus lié. Donc si vous ajoutez les 13 milliards d'euros que l'on donne à l'UE, qui ne revient pas dans l'économie française... 600 millions à 1 milliard de financement de notre participation à l'OTAN, dont une toute petite partie revient à la France. Les 10 milliards d'euros qu'on verse chaque année à Zelensky, qui sert à acheter... Enfin c'est des tournements, c'est des armes allemandes, américaines, etc., qui repartent. L'aide au développement, il y a certainement plusieurs milliards d'euros. Alors on peut pas tout couper, parce que ça participe d'une politique étrangère, de rayonnement de la France. Les premiers ont pu tout couper, les trois premiers. L'aide au développement, il faut y aller plus mollo, parce qu'on a aussi des intérêts à maintenir une aide à certains pays qui nous sont proches. Mais si vous ajoutez à tout ça la partie de notre dette qui est détenue par l'étranger... les 91 milliards d'euros de dettes de l'année prochaine. Il y en a à peu près la moitié qui est détenue par l'étranger. Ça veut dire que les 91 milliards d'euros... Pas de dettes, de frais financiers. C'est 3600 milliards de dettes. Mais les 91 milliards d'euros de dettes que nous allons payer l'année prochaine, on peut estimer qu'il y en aura à peu près 46 milliards. qui seront versés à l'étranger, à des fonds comme le fond Texas Pacific Group, le fond Carlyle, etc., qui détiennent des créances sur la France. Et donc on va envoyer ces 46 milliards d'euros, on va en envoyer aux États-Unis, au Canada, en Angleterre, au Japon, sauf que les Japonais viennent de revendre toutes les créances qu'ils avaient sur la France, en Chine, à Taïwan, à Singapour, en Allemagne, en Angleterre, etc., au Canada, aux Émirats, à Dubaï, Qatar, etc., tous les Émiratis, tous les TP du Golfe qui achètent de la dette française. Tout cet argent va partir. Et on ne leur enverra plus la couleur quand on va verser des fonds au Texas Pacific Group. Vous avez Mme Smith, qui est retraitée de l'État de Californie. Elle était fonctionnaire. Je sais pas où. Elle a une bicoque... Enfin une bicoque. C'est comme dans les... Elle a une villa splendide, une villa hollywoodienne, si vous voulez, au bord de l'océan Pacifique à San Diego, avec une piscine à débordement. Eh bien on va lui payer de l'argent, parce qu'elle a participé à son fonds d'assurance-vie, à acheter de la dette française. Ça va partir là-bas. Et elle va faire quoi avec cet argent ? La retraitée de Californie, elle va acheter des prestations en Californie, à Los Angeles. Donc c'est perdu pour nous, 45 milliards d'euros. Alors si vous additionnez, c'est 46 plus 13 plus 10 plus 1 plus, mettons, 3, 4, etc. Il y a en gros 2,5% du PIB que la France, chaque année, envoie à l'étranger. C'est un des facteurs très importants de la récession chronique de la France. Donc moi, la première chose que je dis... C'est qu'il faut arrêter d'envoyer cet argent à l'étranger. D'abord, il faut couper parmi les dépenses. Les premières dépenses superflues à couper, c'est justement ces trucs à l'UE, à Zelensky, une partie de l'aide au développement, une partie à l'OTAN, enfin tout à l'OTAN, mais aussi de renationaliser notre dette. Ce que De Gaulle avait fait sous les conseils de Jacques Rueff. De Gaulle, en 1966, avait expliqué... qu'il avait réussi à rembourser le dernier centime de dette française détenue à l'étranger. Toute la dette de l'État était désormais détenue par des Français. Notamment, vous aviez des parents, des grands-parents, les bons du trésor. Moi, quand j'étais petit, j'avais mes grands-parents qui me montraient « Ah voilà, pour faire des économies, il faut faire des bons du trésor ». Il m'a enseigné ça. Je suis pas sûr que c'était toujours, d'ailleurs, formidable, parce que quand il y a eu l'inflation des années 72, ils se sont un peu fait plumer. Mais enfin, c'est une autre histoire. C'est d'ailleurs une façon de régler le problème de la dette. C'est de plumer ceux qui payent. L'autre problème, c'est la guerre. C'est la guerre mondiale. On est allé... On va tout droit dedans. Donc nous, ce que je propose pour lutter contre la dette, c'est ces dépenses-là qu'on coupe. Mais diminuer de façon drastique le versement à l'UE, ça veut dire sortir de l'UE, Mme Le Pen en a fait l'expérience. Elle a fait son petit tour. Elle est revenue gros-jean comme devant parce que personne n'était d'accord. Voilà. C'est aussi simple que ça. Donc soit on paye, soit on s'en va. Mais on peut pas prétendre rester et ne pas payer. C'est aussi simple que ça. Mais par ailleurs, je suis le seul à proposer une renationalisation progressive de la dette. puisque les Français ont 6 600 milliards d'euros dans leur bas de laine. Pas en termes de patrimoine français. Je dis « dans leur bas de laine », c'est-à-dire sous forme de compte courant, de livret de caisse d'épargne, justement d'assurance-vie, etc. Et donc il ne s'agit pas de spolier les Français, dont je fais partie. Je n'ai pas du tout envie de spolier moi-même. Mais il s'agit que lorsque, par exemple, il y a une adjudication de 16 milliards, eh bien ces 16 milliards seront réservés aux Français. Il y a un pays au monde qui est comme dans cette situation. C'est le Japon. Le Japon a une dette publique énorme de 220% du PIB. Mais tout est détenu par des Japonais. Du coup, finalement, ils veillent des intérêts aux Japonais. Les Japonais dépensent ça dans l'économie japonaise. Et puis il n'y a pas de fonds d'investissement. Il n'y a pas de « hedge funds », comme on dit. C'est-à-dire des fonds spéculatifs qui sont là pour spéculer sur la monnaie, etc. Donc nous, ce qu'on fait, c'est faire petit à petit ceci. Et l'avantage, c'est quoi ? Ça veut dire qu'au lieu de verser 45 milliards d'euros à l'étranger et 45 milliards d'euros en France, on versera 90 milliards d'euros. de frais financiers à des Français en France. Alors ils achèteront peut-être un peu d'importation, bien sûr, sauf que, comme on sort de l'UE, je rétablis aussi les droits de douane. Je fais un truc à la Trump, parce que Trump, il augmente les droits de douane. Donc on rend les achats à l'étranger moins... Donc progressivement... on se ressent sur la France. Et les Français qui prêtent de l'argent à l'État, ils consomment en France. Ça fait redémarrer la croissance. Et plus la croissance augmente, plus les rentrées fiscales de l'État augmentent en même temps, et plus on peut rembourser la dette. Alors il y a un petit point là-dessus. Le seul petit bémol à ça, c'est que c'est interdit de faire ce que je dis. C'est-à-dire que ce que l'on pouvait faire sous De Gaulle, c'est interdit. C'est interdit par qui ? L'UE. Parce que dans les traités européens, vous avez l'article 63 qui pose le principe de la libre circulation des capitaux, et l'article 18 qui impose la non-discrimination en fonction de la nationalité. Donc lorsqu'on fait une adjudication, s'il y a des fonds américains qui disent qu'ils veulent acheter de la dette, on n'a pas le droit, au regard des traités européens, de leur dire non. Mais si vous comprenez bien cette architecture générale... Enfin vous reconnaissez que c'est quand même... Je pense que je fais des réunions publiques qui sont quand même d'un autre niveau que celles de Mme Tondelier des autres, en fait. Bon. C'est que si vous comprenez bien la big picture, comme disent les Américains, c'est la vue de l'ensemble, notre appartenance à l'UE est devenue un formidable mécanisme pour mettre des sans-suit qui nous pompent notre substance, en fait. Quand on a besoin d'argent, on est obligé d'emprunter à l'étranger. Et les étrangers nous... Comme ça, pour nous... C'est la substance, en fait. C'est pareil pour les droits de douane, c'est pareil pour ci ou pour ça. Tout le monde convient, à commencer par Macron, avant lui par Hollande, qu'il y a un drame que l'on vit, c'est la désindustrialisation. D'une certaine façon, c'est encore pire que la désagriculture. L'agriculture, c'est un mode de vie. Ce sont des millions de personnes qui étaient à la terre. C'est la santé publique qui est en cause. C'est très grave. Mais l'industrie, c'est peut-être encore plus grave, parce que là, c'est notre niveau de vie qui est directement impacté. C'est très très important. Quand j'étais à HEC en 1979... On apprenait que l'industrie représentait 30% du PIB français. Aujourd'hui, on est tombé à 9%. Et pourquoi cette désindustrialisation ? Parce que quand j'étais à HEC en 1979, c'était sous Giscard, on était dans un pays qui contrôlait les mouvements de capitaux. comme du temps de Vincent Auriol, de René Coty, de Charles de Gaulle, de Georges Pompidou, de Giscard. Et ça a duré avec Mitterrand jusqu'en 1986. C'est-à-dire qu'on ne pouvait pas sortir d'argent de France – de façon significative, j'entends – sans l'autorisation de la direction du Trésor. Ceux qui se rappellent peut-être qui vivaient à l'époque... Il y avait eu le plan BAR en 1976. Il avait interdit de sortir plus de 5 000 francs de France. C'est-à-dire 1 000 francs, c'était un peu incroyable d'aujourd'hui. 1 000 €, à peu près. Donc lorsqu'il y avait son contrôle des mouvements de capitaux, les milliardaires, par exemple, ou les détenteurs de capitaux étaient coincés chacun dans son sol national. J'en parlais tout à l'heure. J'en déjeunais à quelques-uns. L'un des hommes les plus riches de France à l'époque, dans les années 70, c'était un type qui s'appelait Sylvain Floira. – on a peut-être été oublié – qui possédaient notamment Europe. Mais il avait une fortune qu'on estimerait peut-être aujourd'hui à 200 millions d'euros, 200 ou 300 millions, qui faisaient rire de pitié les milliardaires américains. Il trouvait que c'était petit. Lorsque Bolloré a succédé à son père à la fin des années 70, il a hérité d'une entreprise familiale, Bolloré, qui fabriquait – et qui fabrique d'ailleurs toujours – du papier à cigarette. Quand vous achetez du papier à cigarette O, C, B... Le B, c'est Bolloré. « OCB », ça veut dire « Oh, c'est Bolloré ». Et puis ils avaient des plantations de caoutchouc en Afrique francophone, un petit peu de négociation, etc. Quand il a hérité de ça, il y avait eu des articles de presse, dans la presse économique. Il avait une fortune – je sais pas – mais en gros, on doit mouiller une fortune qui était peut-être de l'ordre de 100 millions d'euros d'aujourd'hui. Bon. C'est une belle fortune. Il n'y a pas beaucoup de gens dans cette salle qui en ont autant, je pense. Moi-même, je suis quand même assez loin. Bon. Mais 100 millions d'euros, j'allais dire, ce n'est que 100 millions d'euros. C'est-à-dire que vous imaginez, par exemple, quelqu'un qui gagne au loto, il a 120 millions d'euros. 100 millions d'euros, c'est... Par exemple, vous avez une superbe villa à Saint-Tropez. Ça vaut 8-10 millions d'euros. Un très très grand appartement de 300 mètres carrés dans un quartier plus chic de Paris, ça vaut 8 millions d'euros. Donc déjà, les deux, ça fait 16 millions d'euros. Vous avez quelques tableaux de main. Vous avez 2-3 voitures de sport. Vous achetez à votre épouse une rivière en diamants. Et puis un saphir de Ceylan qui est gros comme un œuf de poule. Et puis vous avez des actions. Bon voilà, vous êtes très très très riche. Mais ça ne fait jamais que 100 millions d'euros. Mais ça n'a rien à voir avec les fortunes d'aujourd'hui. Lorsque M. Bernard Arnault, il a 200 milliards d'euros de fortune, ça a rebaissé. 200 milliards, c'est 200 000 millions. C'est 2 000 fois 100 millions d'euros. Vous vous rendez compte ? Non, on ne se rend même pas compte, en fait. Parce que lorsque Bernard Arnault a eu 200 milliards d'euros, ça veut dire qu'il avait une fortune qui était supérieure aux produits intérieurs bruts d'une quarantaine d'États dans le monde. Alors qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé que les gens les plus riches, les détenteurs de capitaux... Et moi, je ne suis pas... Je suis pas communiste. Je suis pas contre l'enrichissement des gens. La libre entreprise, c'est bien. C'est ce qui fait le dynamisme d'une société, bien sûr. Mais essayer dans sa vie d'avoir 100 millions d'euros, c'est pas la même chose qu'essayer d'en avoir 200 milliards. Parce qu'à un moment, à partir duquel il y a un changement de nature. Et ça, c'est fondamental à comprendre. Donc lorsqu'il y a eu à partir des années Reagan, des années 80, ce qu'on a appelé le capitalisme financier, sur pression américaine, les pays de l'OCDE ont été appelés à abaisser, à supprimer toute restriction aux échanges de capitaux. Parce que de telle sorte que les fortunes qui étaient coincées en France, qui devaient dépenser leur argent en France, elles puissent les dépenser ailleurs. Et sous-entendu mettre en concurrence les prolétariats, les ouvriers, les employés de tous les pays du monde, évidemment en allant faire faire là où c'était le moins cher pour maximiser son profit. C'est ce qui s'est passé. En 1986, a été pris l'actunique européen, qui est un traité européen, qui a imposé sur la demande des pays de l'UE, qui a été imposé sous la demande des États-Unis, la libre circulation des capitaux. 1986-1987, première délocalisation industrielle. L'usine Hoover de Dijon qui fabriquait des aspirateurs. qui dit « Voilà, on va se délocaliser, aller dans un pays à moindre coût de salaire ». C'était le début. Il y avait un article du Monde que j'avais lu qui était le début de ce qu'allait essayer de devenir torrentiel. C'est que les détenteurs de capitaux vont se dire « Plutôt que de rester coincés en France, on va aller faire fabriquer ça au Bangladesh ». en Thaïlande, au Vietnam, Bangladesh, en Inde, etc., etc., pour bénéficier de taux de salaire très, très, très inférieur. Le résultat des courses, c'est quoi ? C'est que les détenteurs de capitaux, qui étaient très riches, sont devenus ultra-riches, ultra-ultra-ultra-riches, et ultra-ultra-riches au point de prendre le pouvoir sur les États. avec le phénomène des oligarques. Et en ce moment, quelqu'un comme Trump, vous voyez bien que des gens comme Elon Musk lui parlent de haut. Aussi sympathique ou pas que puisse être Elon Musk, c'est quand même quelqu'un, le premier être humain au monde, qui a dépassé une fortune personnelle de 1 000 milliards de dollars. Elon Musk, Jeff Bezos, Bill Gates, qu'est-ce qu'il a fait avec son argent ? Il a pris le pouvoir à l'OMS. avec des visées extrêmement nauséabondes, d'ailleurs. Donc on a affaire à des fortunes immenses, immenses. Et avec cet argent, qu'est-ce qui s'est passé en France ? C'est la même chose. Bolloré, qui avait négant de 100 millions d'euros en 1980, en 2009, il avait une fortune qui était évaluée par le magazine The Challenge à 2,5 milliards d'euros. C'est vraiment... C'est 2 500 millions d'euros. On n'est plus à 100 millions. Ça avait été multiplié par 25. Et en 2024, 15 ans après, c'est 12 milliards d'euros. 12 000 milliards d'euros. C'est vraiment important. Alors qu'est-ce qui fait Bolloré avec ça ? Et quand je dis Bolloré... Je pourrais parler de Patrick Drahi, Xavier Niel, mais aussi Martin Bouygues, Bernard Arnault, etc. Ces personnes, elles font quoi ? Eh bien elles ont décidé qu'elles vont pas tuer la poule aux œufs d'or. Il faut pas que les Français tuent la poule aux œufs d'or. Donc elles achètent l'élection présidentielle. C'est ça qui se passe. Comment on fait pour acheter une élection présidentielle ? Comment on fait pour forcer les Français à voter contre leurs propres intérêts ? Il faut mettre la main sur les médias et sur les instituts de sondage. Qu'est-ce qu'a fait M. Bolloré ? Il a acheté Grasset, qui est un éditeur, pour publier. Et puis il publie des trucs style Zemmour et compagnie. Ensuite, il achète les Relais H dans toutes les gares de France pour vendre des bouquins. Ensuite, il a racheté l'École supérieure de journalisme pour former des journalistes qui vont dire beaucoup de bien de ces bouquins. Ensuite, il a racheté Europe 1, CNews et le JDD ou JD News pour dire que ces bouquins sont fantastiques, que les idées sont géniales. Et enfin... Il a acheté l'institut de sondage CSA pour dire aux Français que c'est vraiment ça qu'il faut faire. D'ailleurs, les Français sont d'accord. Ainsi donc, vous avez compris à quoi sert l'élection présidentielle, ce que c'est devenu. Ce que De Gaulle ne pouvait pas imaginer, en fait, c'est qu'en fait, nous avons une oligarchie qui a mis la main sur le processus électoral pour empêcher... que les Français élisent quelqu'un qui défend leurs intérêts et pour les forcer à élire quelqu'un qui vise à maintenir les privilèges des oligarques, comme on les appelle. Et c'est pas un phénomène uniquement en France. C'est un phénomène qu'on a vu se développer en Russie avec l'affaire Boris Yeltsin. Il y avait des oligarques qui avaient eu la main sur... C'est le grand tournant historique. C'est ce qui fait de Poutine un personnage historique. Poutine, c'est pas du tout Adolf Hitler. Poutine, c'est quelqu'un qui est sorti du KGB. Parce qu'il y a eu... Dans la société soviétique, quand même, des gens qui se sont rendus compte que Boris Yeltsin, qui était un poivreau, un vétéré, etc., était complètement dans la main des Américains. Il avait vendu le patrimoine des soviétiques, des Russes, à des oligarques qui avaient tout privatisé. Et donc Poutine a été une espèce de sursaut de phénomène immunitaire de la société soviétique, post-soviétique russe, pour nommer un type qui, en fait, a fait rendre gorge aux oligarques. D'ailleurs, la plupart se sont enfuis. Et il a repris la main pour servir les intérêts du peuple russe. Alors je ne dis pas qu'eux. Bien sûr, il a pu s'en remettre dans la pouille. Je ne suis pas là, je ne suis pas là. Mais fondamentalement, c'est ça. C'est fondamentalement ça, le problème qu'il pose. C'est la même chose pour Xi Jinping et pour les dirigeants communistes chinois. Les Chinois sont sortis du communisme sans jamais le dire. À partir de Deng Xiaoping, puis les successeurs, Jiang Zemin, Hu Qintao, Xi Jinping maintenant. Et c'est prodigieux, ce qui s'est passé en Chine. En 1995, il y avait 1,3 milliard de Chinois. Il y avait peut-être 900 millions de Chinois dans la plus grande pauvreté. La plus grande pauvreté... Moi, je suis allé en Chine en 1998 en touriste avec ma femme, sac à dos. Vous pouvez pas imaginer ce que c'était que la Chine dès qu'on quittait un peu Pékin. Déjà, Pékin, c'était pas très reluisant. Mais quand on arrivait en Mongolie extérieure, quand on arrivait au fin fond du Shandong, etc., c'était la misère en 4 volumes. C'était horrible, horrible, horrible. C'était la pays les plus pauvres du monde. Aujourd'hui, toute la pauvreté a été éradiquée en Chine. Ils sont passés de 900 millions de très pauvres à zéro. C'est inimaginable. Et avec un pouvoir qui est communiste... Mais communiste, c'est de nom, ça. C'est pas du tout un peu un pouvoir communiste. C'est un pouvoir... Au contraire, c'est ultra-capitaliste. Mais c'est une nouvelle dynastie qui s'appelle communiste, comme ils auraient pu s'appeler la dynastie Ming, la dynastie Song ou la dynastie Manchu. Mais le pouvoir, c'est toujours le fils du ciel, le Tian Tzu, l'empereur de Chine, et qui est hors de question. qui est un oligarque qui lève la tête. Lorsqu'il y a le fondateur de Nvidia, Jack Ma, lorsqu'il y a des multimilliardaires qui commencent à être un peu... Direction le Laoga, ils vont dans les réserves pendant 2-3 ans. Puis après, ils reviennent, ils se sont calmés. Il y a des purges, parce qu'il y a une lutte, justement, contre la prise du pouvoir par des gens qui veulent prendre le pouvoir de l'État. Alors je ne suis pas un apôtre des méthodes de Poutine et de Xi Jinping, je vous rassure. Mais nous, c'est l'extrême inverse. C'est-à-dire que nous, on a un État qui est devenu le larbin des milliardaires. Mais regardez ce qu'a dit Attal. Attal a dit « On ne peut plus concourir à l'élection présidentielle si on n'a pas avec soi la presse Bolloré ». C'est-à-dire que les gens qui vont se présenter devant vous pour la présidentielle, les candidats que vous aurez, vous aurez deux catégories. Vous aurez ceux qui ont fait allégeance aux maîtres de notre époque, aux oligarques. Et pour faire allégeance aux oligarques, il faut dire qu'on est pour l'UE, bien sûr, qu'on est pour l'euro, qu'on est pour l'OTAN, qu'il faut soutenir Zelensky, etc., etc. Et là, vous pouvez passer dans les médias. Après, c'est accessoire. Ceux qui pensent par exemple que Mélenchon, ça serait le grand soir... Ce ne sera pas le grand soir, Mélenchon. Je les renvoie à ce qui s'est passé en Grèce lorsque Tsipras était arrivé au pouvoir. Parait-il qu'on allait voir... Ce qu'on allait voir, c'était l'extrême-gauche, l'extrême-extrême-gauche. Au bout d'un an, vous aviez les retraités qui se suicidaient. Le nombre de suicides de retraités en Grèce a été multiplié par 2. Parce que Tsipras, il est passé sous les fourches codines de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne. Mélenchon fera pareil. Pareil pour Mme Le Pen. Ce que je crains beaucoup, c'est justement ce qui va se passer dans les 2-3 ans. Parce que je ne vois pas... Si c'est les 3 personnes que j'ai citées, Le Pen, Philippe ou Mélenchon, je ne vois pas comment ça peut se passer à l'horizon de 2 ans. Il ne peut pas. Donc il y a tous les candidats qui se présentent devant vous, sauf un. Parce que moi, je dis ce que personne d'autre ne dit. Je vous dis la réalité. Avec moi... C'est pas pour rien que je ne passe jamais chez Bolloré ou que je ne passe pas sur aucune des chaînes de radio. Et les chaînes publiques, c'est du pareil au même, puisque c'est sous la houlette de Macron qui lui-même a été présélectionné. C'est pas pour rien que je suis blacklisté. Et puis je terminerai ce propos parce qu'il y a certains d'entre vous qui me diront « Oui, mais il y a Philippe de Villiers qui parle du Frexit sur CNews ». Eh bien je répondrai à ceux-là qui, effectivement, je l'ai bien noté. Mais Philippe de Villiers, vous l'avez vu il y a 3 jours, pour la énième fois, il a expliqué – il n'est pas candidat, d'ailleurs, à la présidentielle – qu'il n'y avait aucun candidat qui proposait de sortir de l'UE et de l'euro. On se connaît très bien. Je le connais très bien, Philippe de Villiers. On a pas le papoter en tête-à-tête pendant une heure ou deux du temps où j'étais chez Pasqua. D'ailleurs, en règle générale, il fait des bouquins qui sont des plagiats de mes conférences. Et quand il a fait un livre qui s'appelle « J'ai tiré sur le fil et tout est venu », c'est pas qu'il a tiré sur le fil. C'est que j'ai regardé les vidéos de Asselineau et tout est venu. C'est plutôt ça, le bon titre du bouquin. Bon. C'est vrai. D'ailleurs, je l'avais invité à ce qu'il vienne sur UPR TV. Venez parler de votre bouquin. Fait savoir qu'il n'était pas intéressé. Voilà. C'est comme... Il y a un influenceur très, très connu qui fait des millions de vues, qui m'avait proposé... Je sais pas si je dois dire... Je me lâche avec vous. Il m'avait proposé un débat... Moi, je suis toujours pour les débats. Un débat avec Bardella. Je dis ben oui, oui, oui, oui. Il m'est revenu. Après, il m'a dit... Il avait téléphoné au secrétaire Bardena. Il m'a dit « On vous rappelle ». Et puis trois jours après, non, M. Bardena n'était pas intéressé par un débat avec moi. Allez, on sera charitables. Donc j'ai vu que M. De Villiers dit ça. Et maintenant, il parle de Frexit. Pourquoi ? Parce que l'état d'esprit des gens... Elle évolue beaucoup. Ça n'a rien à voir. Quand on va voir des maires, il y a beaucoup de maires qui trouvent que ce que je disais est très intéressant. C'est un autre problème. Il y a aussi beaucoup de maires qui n'ont pas le courage. Ils ont peur de Pierre-Paul-Jacques. Bon, quand même, comme disait De Gaulle, redressez-vous. Ah, redressez-vous. La France est en train d'être détruite. Enfin quand même, il faut quand même un moment ou un autre se redresser. C'est quand même pas la mort que je demande, c'est de me parrainer. Il y aura 500, 600, 700 signatures. Mais il faut aller au-delà de tout ça. Les oligaristes, ils ne sont pas bêtes. Ils voient bien ce qui se passe. Ils ont bien vu qu'en Islande, les Islandais ont refusé d'entraîner même des négociations pour entrer dans l'UE, avec 57% de non, dont 60% de moins de 20 ans. Ils ont bien vu ça. Ils ont bien vu ce qui se passe en Allemagne. En Allemagne, le parti alternatif fut Deutschland qui a obtenu... Dans deux ex-lenders d'Allemagne de l'Est, Sachs-Anhalt et Mecklenburg-Poméranie occidentale, c'était le fièvre de Mme Merkel. C'est la frontière avec la Pologne. Dans les deux cas, c'est arrivé en tête. Or, ce parti, qui fait 40-50% dans l'ancienne Allemagne de l'Est et dans l'ancienne Allemagne de l'Ouest, c'est aussi le premier parti avec 25%, a de fortes probabilités... d'arriver au pouvoir en 2029, aux prochaines élections générales en Allemagne, à moins qu'elles soient plus tôt. Or, il a dans son programme le Dexit, la sortie de l'Allemagne et la sortie de l'euro. Parce qu'ils ont la crainte... Bon, il y aurait un problème à gérer ces Target 2, mais ça, c'est trop compliqué. Mais pour que je l'explique facilement, puis je vous ai déjà donné trop d'informations. Vous allez être fatigués. J'ai peur. Je vous plains. Mais je veux terminer mon truc. C'est que ce parti risque d'arriver en Allemagne. Et imaginez que l'Allemagne sorte avant la France de l'UE et qu'on se retrouve le plus gros. Contributeurs nets. Et qu'en plus de ça, on ait 9 États nouveaux qui entrent. Et qu'en plus de ça, les Français n'aient même pas pu en débattre au moment de l'élection présidentielle de 2027 parce qu'ils n'auraient pas eu les 500 parrainages. C'est la raison pour laquelle vous allez être mes ambassadeurs, pour aller voir vos maires, chercher les parrainages, et surtout pour dire tout autour de vous, il n'y en a qu'un pour lequel il faut voter. C'est François Asselineau en 2027. Merci. Alors, maintenant, c'est la séance des questions. Et après, ça sera la séance du buffet. Donc plus les questions seront longues, plus vous attendrez pour avoir le buffet. Monsieur.
monsieur Asselineau. Alors pourquoi pas... J'ai toujours rêvé d'une union de partis souverainistes. — Et pourquoi ne pas vous allier donc avec d'autres candidats souverainistes ? — Alors
ça n'est pas à moi qu'il faut poser la question, en fait. J'ai créé le premier parti. Lorsque M. Philippot a créé son parti dix ans après... J'ai fait une vidéo d'ailleurs qui circule. Je lui ai proposé de venir à nous. Il a refusé. Donc c'est pas à moi qu'il faut demander pourquoi je ne veux pas. C'est aussi simple que ça. Et tous les partis qui se sont créés depuis lors ont tous refusé d'aller les uns avec les autres. S'il y avait une personne qui avait réussi à rassembler tout le monde, on pourrait dire que je suis un gros gnogneux, mais personne. Je peux vous donner... On a décidé de 34 personnes qui ont créé des partis politiques pour faire du Asselinon. Voilà. Ça, c'est la première réponse. Pourquoi est-ce que les autres ne veulent pas venir ? C'est plutôt ça, le truc. Il y a une deuxième réponse que je peux vous dire, c'est que... Un Frexit peut en cacher un autre. Tout à l'heure... C'est une excellente suite à ce que je viens de dire. Je n'ai pas tout à fait terminé ce que je voulais dire. Les oligarques ont compris que l'Europe est mal partie. L'oligarchie française a compris que ça risque de mal tourner. Et dans ces scénacles, on envisage des scénarios. Et il y a un scénario qu'il faut bien comprendre. C'est que l'idée du Frexit fait son chemin. Mais on a affaire à des esprits très intelligents, des stratèges, des gens autour. C'est comment neutraliser quelque chose qui vous est contraire tout en faisant semblant de l'accepter. C'est exactement ce qui s'est passé au Royaume-Uni avec le Brexit. Le Brexit avait été présenté de façon épouvante. Ça allait être un désastre. Les Britanniques ont voté. Ça n'a pas du tout été un désastre. Mais les dirigeants britanniques ont aidé tous des gens qui étaient contre le Brexit. Parce qu'il faut se rappeler que le Brexit a été voté suite à un référendum décidé par M. David Cameron, qui était le Premier ministre conservateur de l'époque. Il avait décidé ce référendum parce qu'il voyait la montée en puissance du UKIP, du parti de Nigel Farage, notamment aux élections européennes, qui grappillait de plus en plus de voix, notamment à droite de l'échiquier. Et les élections au Royaume-Uni sont ainsi faites que ce sont toujours des élections à un tour. The winner take all. C'est-à-dire que vous avez une élection législative dans une circonscription. Mettons que vous avez un candidat qui fait 35%, le deuxième fait 27%, le troisième 18%, le quatrième 14%. C'est celui qui a 35% qui obtient le siège de député. C'est pas comme chez nous où il faut, à un deuxième tour, avoir plus de 51% des suffrages. Non, c'est le premier qui arrive. Donc ça force à une concentration des partis, ce système. Et ce que faisait Nigel Farage, c'est que progressivement, il mordait de plus en plus de voix. Et le Parti conservateur se savait que si Nigel Farage présentait son parti aux prochaines législatives, il risquait de perdre... Il y aurait un truc à trois. Et le Parti conservateur arriverait derrière le Parti travailliste. Ça serait un raz-de-marine pour les travaillistes. C'est pour ça que David Cameron a négocié avec Nigel Farage. dans les années 2014, 2013, 2014, 2015. Et Nigel Farage a dit « OK, je ne présente personne aux législatives. À une condition, c'est que vous annoncez la tenue d'un référendum sur le Brexit ». On n'appelait pas ça le Brexit. Enfin ça, c'est devenu maintenant. Nigel Farage a dit ça. David Cameron a pensé... que jamais les Britanniques ne voteraient en faveur de la sortie de l'UE. Ils pouvaient tabler sur une mise en conditionnement, le « Project Fear », comme il disait, terroriser les populations, faire croire que ce serait l'apocalypse. Il y aurait des sauterelles, il y aurait les douze plaies d'Égypte, je sais pas quoi. Le sol s'ouvrirait sous les pas. Il y a eu tout le monde à défilé. Rappelez-vous au Royaume-Uni. Il y a eu Obama, même Macron. Tout le monde est allé dire « C'est atroce ce qui va vous arriver ». Rappelez-vous, Macron avait dit qu'il ferait le tapis rouge pour... Et on avait estimé... Il y avait des études qui avaient estimé qu'il y avait 300 000 cadres et employés de la City londonienne qui quitteraient le territoire britannique, qui seraient reçus de Macron avec le tapis rouge. Reprenez. Il y avait même eu des reportages qui disaient qu'en cas de Brexit, il n'y aurait plus assez de papier hygiénique, les gens ne pourraient plus aller se torcher. C'est des trucs incroyables. Non, mais vraiment, je ne plaisante pas. Je ne plaisante pas. C'est la réalité. C'est l'absolument réalité. Donc David Cameron avait dit « On organise le référendum ». Il y a eu ensuite cette mise en conditionnement. Sauf que les Britanniques sont des Britanniques. Ils se sont pas laissés influencer. Ils ont un comportement illien. Faut jamais l'oublier. C'est un petit aparté. Vous avez pensé à ce que disait De Gaulle, qui rappelait toujours le sens des réalités. La politique, c'est partir des réalités. De Gaulle disait « Si je dis que l'Angleterre est une île, personne n'en revient. C'est pourtant la réalité ». C'est du bon sens. Donc les Britanniques ont voté pour le Brexit. Mais normalement, nous, par exemple, vu d'ici, on se dit « Ça y est, ils sont passés au Brexit ». Mais pas du tout. Parce que c'était un référendum, ce qui est rare au Royaume-Uni. Les référendums sont rares. Mais ça ne changeait pas l'exécutif. Au Royaume-Uni, celui qui est Premier ministre, c'est le chef du parti ayant plus de députés à Westminster, dans la House of Commons, la Chambre des communes. Donc le référendum n'avait changé en rien. le nombre de députés. Et le nombre de députés, c'était toujours le Parti conservateur. Donc conformément à la tradition britannique, le Premier ministre, ayant perdu le référendum, a donc démissionné. Mais celui qui lui a succédé, celle qui lui a succédé, c'est une dame qui s'appelait Theresa May, qui était une ardente opposante au Brexit. La Première ministre qui a dirigé l'Angleterre ensuite était une opposante au Brexit. Elle a négocié avec Michèle Barnier. Ça n'en finissait pas parce qu'elle était comme Pénélope. Si vous avez quelques humanités, vous avez peut-être plus l'Odyssée. Et vous savez que Pénélope était la femme d'Ulysse et qu'il y avait des prétendants comme son mari avait disparu après la guerre de Troyes. Il s'était égaré. Certains pensaient qu'il était mort et enterré. Et donc il y avait des gens qui tournaient autour de Pénélope, qui avait un physique assez agréable. Donc il y avait des prétendants. Et elle était fidèle à son mari. C'est un rêve. C'est un mythe. Donc elle était fidèle à son mari pendant des années. Et donc pour faire patienter les prétendants, elle avait dit qu'elle allait faire une tapisserie et que lorsque la tapisserie était terminée, elle choisirait son mari. Vous avez sinon à lire les grands classiques de la pensée occidentale. C'est l'Odyssée d'Homère. Et puis ce qu'elle faisait, Pénélope, c'est que le jour, elle faisait sa tapisserie, et la nuit, elle la défaisait. Donc ça n'avançait pas. Et les prétendants se disaient « Mais quand est-ce que ça faisait des années ? ». Ça n'avançait pas jusqu'au jour où il y a un prétendant qui débarque la nuit, puis qui voit qu'elle est coincée, elle est obligée de... Voilà. En fait, c'est exactement ce qui s'est passé avec le Brexit. C'est que Mme Theresa May faisait des négociations telles que ça n'en finissait pas. Ça n'en finissait pas. Ils avaient actionné l'article 50 du traité de l'UE qui fixe 2 ans pour négocier un accord de sortie avec les autres. Et au bout des 2 ans, ça n'avançait pas. Alors finalement, je ne me rappelle plus parfaitement la chronologie, mais enfin elle a dégagé. Et celui qui lui a succédé, c'était Boris Johnson. qui était également à l'origine contre le Brexit. Sauf que pour devenir Premier ministre à la place de Theresa May, c'était un conservateur, il avait déclaré d'un seul coup qu'il avait été converti aux vertus du Brexit. Donc c'était lui. Mais lui aussi, il avait quand même... Un petit peu moins quand même. C'est quand même lui qui a fait avancer les trucs. Voilà ce qui s'est passé. Et ensuite, on a eu un changement de majorité. Ça a été des travaillistes. Mais celui qui aurait dû diriger le Royaume-Uni, c'est Nigel Farage. C'est celui qui était en faveur du Brexit. Les Britanniques ont été dirigés depuis lors par des gens qui sont opposés. Actuellement, ce sont des travaillistes qui sont des clones de Macron, que ce soit Starmer ou le nouveau Burnham. Ça veut dire jambon brûlé, je crois, en anglais. Burnham. Bon, qui est nouveau... Mais ça m'arrive de dire les conneries. Mais c'est pas tout à fait faux. Donc Bernheim, le motif, c'est l'équivalent de Merz en Allemagne ou de Macron. Et donc eux, ils dirigent le Royaume-Uni, mais ils ne font pas profiter la population du Brexit. Ils n'ont pas rompu avec toute une série de réglementations de l'UE. Il faut comprendre quelque chose. C'est ce qu'on appelle la succession des États en droit international public. Lorsque la France sera sortie de l'UE, si demain on sort de l'UE, ça va pas être la fin du monde. En fait, vous savez ce qu'il va se passer si on sort de l'UE ? Il va rien se passer. Le soleil va se lever à l'est. Et puis les gens vont dire « Tiens, on croyait que ça allait être la fin du monde ». Mais non, rien. Pourquoi ? Parce que toutes les réglementations, toutes les lois vont continuer d'exister. C'est ça, ce qu'on appelle la succession des États, tant qu'on ne les aura pas modifiées. C'est-à-dire qu'actuellement, dans notre droit, on a intégré... Dans les lois, on a intégré en droit français, on a transposé en droit national, on a transposé les directives européennes. Donc c'est dans notre droit national. Donc si demain, on sort... Par exemple, le coup des bouteilles, avec le machin, la petite capsule, c'est dans le droit national. Donc demain, si on sort de l'UE, il y aura toujours la réglementation de ça pour les fabricants de bouteilles. Mais la différence, c'est que comme on sera sortis de l'UE, on aura le droit de changer de décret et de dire « Allez, on enlève ça, puis voilà ». Et là, on aura le droit, puisqu'on ne sera plus liés par ces engagements internationaux. Vous comprenez ce que je veux dire ? Donc ce que je dis là, on le trouve dans tous les domaines, en matière de politique internationale. On ne sera plus liés par les sanctions contre la Russie. C'est-à-dire que si on sort de l'UE, on a pris, nous, des sanctions, mais on pourra aussitôt les supprimer. On pourra renouer des relations de bons voisinages avec les Russes. On peut vous dire que c'est ce que je ferais. Moyennant, des hydrocarbures et de l'essence, on diminuera la facture de l'essence des Français par deux. Parce qu'au ce moment, on paye des sommes faramineuses pour Zelensky, pour les beaux yeux d'un mafieux. C'est incroyable, quand même.
En même temps, pour les vos yeux de l'Ukraine, en général, quand même, que l'Ukraine... Enfin moi, je sais pas, mais il me semble que l'Ukraine a quand même été attaquée par Russie. —
Alors oui et non. —
J'ai rien compris, mais...
Oui, malheureusement. Non, alors je vais vous dire.
— C'est facile. Mais que Zelensky soit un mafieux, sûrement. Mais le peuple ukrainien...
Oh, vous savez, je pense que le peuple ukrainien, il n'a pas demandé grand-chose. Voilà ce que je pense. Comme les Russes d'ailleurs, comme les Français. C'est pas souvent les peuples qui décident. Il faut savoir... Alors là, si vous me permettez... Je vais revenir, mais je termine la question, puis je reviens. Mais je ne vais pas éluder. Au contraire, ça n'est pas du tout bon genre. Donc je termine mon propos. Ça veut dire en particulier pourquoi je dis « Un Frexit peut en cacher un autre ». C'est parce qu'actuellement, on commence à voir une petite chansonnette de gens qui disent qu'ils sont pour le Frexit pour sortir de l'UE. Mais au lieu d'inviter l'expert national... Je prétends quand même... J'ai quelques raisons pour prétendre. C'est quand même moi qui ai apporté 95% de l'appareil intellectuel sur ces questions. Il suffit de voir mes vidéos, qu'on fait des millions de vues, etc., etc. Bon. Au lieu de m'inviter, on invite des gens qui ont copié, mais qui n'ont copié que certaines parties. Et en particulier, il y a un truc qui manque chez les autres. C'est que moi, si on sort de l'UE, d'abord, les autres, ils essaient de coller une idéologie. Ils essaient de coller une idéologie anti-islamiste ou bien une idéologie, je sais pas, anti-israélienne ou bien une idéologie et ci et ça. Nous, pas du tout. Nous, c'est pas une idéologie comme ça que l'on colle. Nous, on va... à la limite, tous les gens de droite comme de gauche devraient être d'accord avec le Frexit, puisqu'il s'agit de redonner le pouvoir. Mais nous, on ajoute quelque chose. C'est de mettre un terme à la libre circulation des capitaux. C'est THE point. Jamais ! Jamais, jamais, jamais, jamais, vous ne verrez Philippe de Villiers, Philippot, Dupont-Aignan et consorts proposer la fin de la libre circulation des capitaux. Dans la minute, ils ne sont plus invités sur CNews, puisque c'est ce qui a fait la fortune de Bolloré. C'est pour ça que je ne suis pas invité. Il faut bien comprendre que... La libre circulation des capitaux, c'est ce qui explique à la fois les délocalisations industrielles et l'appauvrissement des Français et la disparition de notre industrie, et à la fois la fortune de Patrick Draik, Xavier Niel-Bolloré, qui ont mis la main sur les médias. Il faut donc comprendre que les médias sont nos principaux adversaires. Ça veut dire au passage que nous, j'ai créé un parti politique depuis d'emblée qui est un parti qui rassemble des gens de droite et de gauche. Et ça n'est pas de la tarte. Parce que c'est pas évident. Sur un certain nombre de sujets, c'est difficile. Mais je fais en sorte, plus ou moins bien, mais plutôt mieux que mal, puisque je vois l'échantillon des gens qui nous rejoignent, il y a vraiment des gens de partout. de partout qui nous rejoint, et de toutes les confessions aussi. Beaucoup de Français d'origine musulmane, par exemple. Bien que j'aie proposé, pour d'autres raisons, d'inscrire dans la Constitution que la France est une République laïque de tradition chrétienne, nous avons beaucoup de Français d'origine musulmane qui approuvent tout à fait ça. Je me permets de le signaler. Mais ça sera un autre débat. Nous, on a des propositions qui conviennent à la grande majorité des Français, parce que je me bats en fait... C'est pas pour moi que je me bats. C'est pour nous, c'est pour le peuple français, parce que sinon... On va continuer à voir notre industrie disparaître et notre niveau de vie disparaître. Et pour arriver à ça, il faut avoir une alliance de la droite et de la gauche. Et ça n'est pas une élégance. Ça n'est pas un fantasme. C'est une loi d'airain de la société française. Il se trouve qu'en France, vous avez des patriotes qui sont à droite et à l'extrême droite. Et vous avez des patriotes qui sont à gauche et à l'extrême gauche. Et puis vous avez beaucoup de gens qui sont des collabos dans l'arme et qui sont plutôt au centre. Voilà. Qu'on me fasse pas dire. Il y a aussi des collabos dans les deux cas. Mais par exemple, c'est ce à quoi a été confronté De Gaulle dans les années 40. C'est que De Gaulle n'était pas communiste. Mais De Gaulle, il a voulu rassembler tous les Français qui voulaient lutter contre l'occupant nazi. Et il y avait qui ? Il y avait une partie de l'extrême droite. La cagoule morassienne, extrême droite, mais anti-allemande. Et De Gaulle avait exigé auprès de Jean Blain qu'il l'intègre. Et puis il y avait le Parti communiste, surtout à partir de l'opération Barbarossa, Parti communiste, qui était l'âme de la résistance interne. C'est d'ailleurs Pierre Vimon, qui était un communiste, qui a rédigé le programme du CNR. Puis il y avait des socialistes, puis il y avait des chrétiens sociaux. Et puis il y avait ça. Je vous renvoie à ce film que vous devez tous aller voir, qui est la bataille de Gaulle, notamment les deux volets. Le deuxième volet est absolument génial. Justement, il y a cette constitution du CNR. Et il a fait ça. Pourquoi de Gaulle ? Pour avoir... Une majorité de Français... Il était loin d'avoir la majorité. Mais pour pouvoir... Et d'ailleurs, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, il s'est passé un phénomène extraordinaire. C'est que de Gaulle... La droite et l'extrême droite ne l'aimaient pas. La gauche et l'extrême gauche ne l'aimaient pas non plus. Pour les pétainistes, De Gaulle, il était dans la main des judéo-bolchéviques. Et pour les communistes, avant 1941, il était l'homme de la finance. Il s'était réfugié à Londres. Mais en 1944... quand tout s'est effondré, les gens de gauche, quand on a appris que le projet de Roosevelt, c'était de maintenir au pouvoir Pétain avec Laval et avec Édouard Heriot... De Gaulle en parle dans ses « Mémoires de guerre », d'ailleurs. Les communistes, qui avaient quand même été compagnons de résistance des gaullistes... Pour les communistes, entre Pétain et De Gaulle, c'était vite vu. Ils préféraient quand même De Gaulle, avec d'ailleurs des ministres communistes. Ils préféraient quand même De Gaulle. Et pour les pétainistes... à l'effondrement de l'État français du pétainisme. Pour les pétainistes, ils avaient le choix entre Charles de Gaulle et Maurice Thorez, un communiste. C'était vite vu aussi. Ils préféraient De Gaulle. Donc il était devenu le plus grand commun dénominateur. Et c'est ça qui est fondamental à comprendre. C'est que pourquoi est-ce que les Français ont rejeté la Constitution européenne en 2005 ? Parce qu'il y a eu 55% des Français qui ont voté non. Et pourquoi il y a eu 55% des Français qui ont voté non ? Parce qu'il y en a eu 30% qui venaient de la droite et 25% qui venaient de la gauche. Ceux qui veulent faire l'union des droites... n'arriveront pas à sortir de l'UE. Parce que Mme Le Pen, parce que M. Zemmour, parce que M. Retailleau, parce que Mme Marion Maréchal, aucun de ces partis ne veut sortir de l'UE. C'est aussi simple que ça. Et ceux qui veulent faire l'UE, c'est pareil. Parce qu'au PS, il n'y a personne. Et les filles, personne non plus. Donc il faut trouver un moyen. C'est ce que j'ai créé depuis l'emblée... Je vous renvoie à ma chambre fondatrice depuis 20 ans. C'est que... Et ça, c'est ma connaissance de l'histoire de France qui me l'a conseillé d'emblée, parce qu'on pourrait remonter à d'autres périodes de l'histoire, quitte à faire des anachronismes, parce que le concept de droite et de gauche apparaît en fait avec la réunion des États-Unis en 1789. C'est à partir de là qu'on commence à voir apparaître ce que c'est que la notion de droite et de gauche. Mais on peut remonter dans l'histoire de France pour s'apercevoir justement qui étaient les... ce que les historiens du XIXe siècle comme Michelet ou Augustin Thierry ont appelé le parti national et le parti de l'étranger. Voilà. C'est comme ça. En France, on a un parti de l'étranger et un parti national. L'idée, c'est de rassembler le parti de l'étranger. Donc ceux qui me parlent toujours de l'alliance des souverainistes, d'une part, ils font comme si je l'avais refusé, alors que c'est eux qui l'ont refusé. Donc c'est l'inversion des causalités. Et deuxièmement... parce qu'en plus, ils veulent que je fasse une alliance avec la droite en trahissant tous les gens de gauche qui ont rejoint l'UPR. Il y en a beaucoup, et de plus en plus, des anciens communistes, des gens comme ça, des gens qui réfléchissent, mais aussi en trahissant des gens de droite. qui veulent sortir de l'UE pour le mettre avec des partis qui ne veulent pas sortir de l'UE. Voilà. C'est aussi simple que ça. Pour le reste, les primaires, le coup des primaires, ça n'existe pas. Les primaires, c'est un truc d'origine américaine. Les primaires, ça ne marche. Et encore qu'à l'intérieur d'un seul et même parti. Regardez ce qui se passe à droite en ce moment. Enfin le bloc central, ils ont les pires difficultés. Parce que les gens qui sont dans l'équipe de Retailleau, il y a des pressions colossales pour que Retailleau se retire au professeur d'Édouard Philippe. Mais les gens de chez Retailleau, ils haïssent Édouard Philippe. C'est un type qui a trahi d'ailleurs LR pour aller chez les Macron. Donc il y a des gens qui disent « Mais vous allez me passer sur le corps ». C'est pas facile. Quand vous êtes un candidat à l'élection présidentielle, il y a des gens qui croient... C'est comme moi, on me dit parfois... Les gens s'y adressent à moi comme si j'étais le type qui décidait de tout. Même au sein de l'UPR, des alliances repartent toujours à notre bureau politique. Et puis moi, je suis extrêmement respectueux de la parole que j'ai donnée aux gens. Moi, j'ai fait une charte, je m'y tiendrai. Je suis respectueux. Il y a des gens de droite, il y a des gens de gauche. À l'UPR, il y a des... Il y a des chrétiens, il y a des catholiques traditionnalistes. Il y a des chrétiens, des catholiques lambda qui sont peu pratiquants. On a des juifs. On a des musulmans sunnites, des chiites, des bouddhistes. On a même des hindous. On a des athées. On a des agnostiques pour parler de religion. On a aussi, j'imagine, pour tout ce qui est orientation sexuelle, on a toutes les orientations sexuelles de la Terre. Peut-être pas toutes, mais j'en sais rien. tout ça, c'est pas grave. Tout ça, c'est... On est tous français, comme disait le duc de Berry après la bataille de 1815, après Waterloo. Il faut rassembler tout le monde. Et je vous assure que sur les grands débats d'identité nationale, notamment de religion, dans notre mouvement, on a beaucoup de Français d'origine... Pas beaucoup. Ils ne sont pas majoritaires. D'ailleurs, on n'a pas de statistiques. D'ailleurs, ça serait illégal. Mais il y a beaucoup de Français d'origine immigrée qui approuvent ce que je dis. qui approuvent ce que je dis et qui apprécient... La première chose qu'ils apprécient, ce que devrait d'ailleurs apprécier tout le monde, c'est que je suis sincère et honnête. Et d'ailleurs, les grandes religions devraient se retrouver là-dessus. C'est d'abord la sincérité, l'honnêteté. Il y a une sourate du Coran qui est la sourate 63 « Al-Munafiqoun » qui veut dire « les hypocrites ». Voilà. Comme d'ailleurs dans le christianisme. On n'aime pas les hypocrites. La première chose à avoir, c'est quelqu'un, un chef d'État qui ne soit pas un hypocrite, quelqu'un qui dit « Je me bats pour le peuple français et pas pour les oligarques ». Voilà. J'en reviens, madame. Je suis allé en sortant de l'ENA. Je suis allé en Union soviétique. à l'époque. C'était Gorbatchev qui tenait d'arriver au Blouvin. Et j'étais allé... C'était un voyage organisé pour les jeunes. On pouvait pas faire de voyage individuel à l'époque. Et donc j'étais allé à ce qui s'appelait Leningrad, Saint-Pétersbourg. J'étais allé ensuite à Moscou. Et puis j'étais allé à Odessa. qui est au sud de l'Ukraine actuelle, et enfin à Kiev. Donc j'ai passé quand même la moitié de mon séjour en URSS à l'époque dans ce qui est aujourd'hui l'Ukraine. Ne croyez pas du tout que j'ai une aversion contre les Ukrainiens, loin de là, bien sûr. Le problème de l'Ukraine, c'est que c'est un pays qui est un pays composite. où vous avez tout le nord-ouest de l'Ukraine, qui appartenait autrefois... C'est pour ça que c'est si important de connaître l'histoire, qui appartenait autrefois à ce que l'on appelait la République des deux nations ou bien le grand-duché de Pologne-Lituanie. Ce sont fondamentalement des polono-lituaniens. Vous voyez, la Lituanie, c'est à l'est de la Pologne. Ils ont une langue, d'ailleurs... Enfin souvent, des dialectes qui se rapprochent du polonais-lituanien. Ça, c'est la région de Lvov, c'est la région de tout le nord-ouest. Deuxièmement, il y a le sud-est, qui est avec la Crimée et avec le Donbass, qui étaient des terres qui appartenaient jadis à des principautés relevant de la sublime porte, relevant de l'Empire ottoman, ce qu'on appelait des canas. K-H-A, comme le grand camp, des Kana. Il y avait aussi... Si on remonte encore plus dans le temps, mais c'est important dans le contexte actuel, il y avait aussi l'Empire Khazar qui s'était installé là, avec une ethnie d'origine centra-asiatique, les Khazars, qui se sont convertis au judaïsme au XIe siècle, de telle sorte que vous avez en Ukraine aujourd'hui un des très grands pèlerinages juifs. Il n'y en a pas beaucoup. Il y en a qui se situent là. avec une minorité juive importante d'ailleurs en Ukraine. du temps de la grande Catherine de Russie, qui était une Allemande, Sophie de Sachs-Hannal, d'ailleurs, Sophie de Mecklenburg. Et c'était une Allemande qui est devenue une des plus grandes tsarines. Elle s'est mariée avec son mari, qui était, je crois, Paul Ier, qu'elle a fait zigouiller. Non, ce n'était pas Paul Ier, c'était Pierre II. À la fin du XVIIIe siècle, elle a fait éliminer son mari. Elle est devenue la tsarine. C'était une femme à poignes, comme vous pouvez l'imaginer, une Allemande. Elle a eu des amants en veux-tu, en voilà. Et en particulier, elle a eu un amant qui restait célèbre qui s'appelait Potemkin, qui était à la fois son amant, mais aussi un général en chef. Et elle a décidé... de conquérir les zones au nord de la mer Noire pour notamment avoir un débouché dans les mers chaudes de l'armée russe, parce que la Russie étant coincée par la mer arctique gelée et coincée dans les terres, ça a toujours été le problème. Un problème géopolitique fondamental des Russes, c'est l'accès aux mers chaudes. Voilà comment avoir accès à la mer de façon générale et à des mers chaudes, c'est-à-dire pas bloquées par les glaces. pour faire du commerce, pour avoir des expéditions militaires, etc. Et donc Sophie, qui est devenue la grande Catherine de Russie, a demandé donc à Potemkin d'aller conquérir la Crimée, cette péninsule qu'on appelle la Kerzonaise, qui a été connue du temps des Grecs, et ce qu'on appelle le Donbass, qui étaient des possessions musulmanes. Moi, je suis allé en Crimée. Je suis allé en 2015 en Crimée. Quand vous allez au centre de la Crimée, entre Sébastopol et Simferopol, vous avez un endroit qui s'appelle Bakhti Saray. Saray, ça veut dire... C'est ce qui a donné le mot « seray » en français. Ça veut dire le palais en turc. Et si vous êtes déjà allé à Istanbul, le palais du Grand Seigneur, du Grand Turc, c'était le Saray. Bakhti Saray, c'était une espèce de... palais pour le prince musulman qui relevait de l'Empire ottoman qui était là. Donc c'est très très musulman. Et les Russes sont arrivés dans la fin du XVIIIe siècle, 1770-1780, et ils ont conquis tout ça. Et par le traité... J'ai un traité dont le nom m'échappe. Je n'arrive pas à mémoriser ce traité. 1794, quelque chose comme ça, ou 84. Et ces principautés ont dégagé et ont donné les terres à la Russie. À ce moment-là, la Russie a conquis la Crimée, et tout ce qui est actuellement le Donbass, ils ont appelé ça « Novarossia », la Nouvelle-Russie, qu'ils ont peuplé un peu comme les Français ont peuplé l'Algérie. en 1830. À partir de 1830, là, c'était à partir des années 1780. Et ils ont créé des villes. Toutes les villes de cette région ont des non-russes. Par exemple, Sébastopol... Ils ont découvert... Enfin ils ont pas découvert, mais ils ont vu qu'il y avait une rade extraordinaire... C'est magnifique, d'ailleurs, Sébastopol, qui était un port militaire pour la marine russe. Ils l'ont appelé Sébastopol. Ça veut dire la ville de Sébastien. Mélitopol dans le Donbass, ça veut dire la ville du miel. Mariupol en russe, Mariupol, la ville de Marie. Odessa, c'est Ulysse. Ce qu'on appelle l'Odyssée. En fait, c'est le nom d'Ulysse. C'est aussi une ville russe. Et d'ailleurs, ils ont créé cette ville russe. Et en 1838-39... Sous Nicolas Ier, qui était le frère d'Alexandre Ier, qui était une terreur, il avait choisi comme gouverneur d'Odessa le duc de Richelieu, qui était un Français. Toute cette zone était devenue russe. Lorsqu'il y a eu la création de l'URSS, Staline a décidé de créer ce pays qui s'appelle l'Ukraine en mélangeant deux types de populations qui se détestent. qui sont les polono-lituaniens du Nord-Ouest et les Russes d'origine russe... Et qui parlent le russe du Sud-Est. Voilà. Ces deux populations ont été... Alors après, il y a des débats d'historiens, parce que pendant les années 1930, il y a eu une famine épouvantable. Donc certains disent que c'est Staline et les communistes qui ont délibérément voulu ça. D'autres qui disent que c'est pas vrai. Mais enfin bon, ça s'est beaucoup aggravé. Lorsque les nazis ont envahi l'URSS en 1941, ils sont entrés par le VOF, notamment par la partie occidentale, peuplée de polonaux-lituaniens. Et comme je vous l'ai dit tout à l'heure, il y avait quand même une minorité juive assez significative, mais qui s'était mis à dos les polonaux-nuituaniens, ou réciproquement. De telle sorte que lorsque les nazis sont entrés, beaucoup de polono-lituaniens, des Ukrainiens, se sont rangés du côté des nazis pour persécuter et pour assassiner les Juifs. Il y a eu des trucs épouvantables, comme le drame de Babillard. C'était le moment des Einsatzgruppe. Les nazis envoyaient des gens pour aller assassiner... Ici, on n'est pas très très loin de Radour-sur-Glamme. On est quand même un peu au nord. Mais ce qui s'est passé, c'est des épouvantes, ce qui s'est passé avec l'aide des Ukrainiens. Des gens comme par exemple... Il y a un gardien de Auschwitz, vous savez, qui a été trouvé aux États-Unis, qui avait 90 ans, c'était il y a une dizaine ou une quinzaine d'années, qui s'appelait Djemionchuk, qui était un Ukrainien qui a été retrouvé, envoyé en Allemagne pour crimes contre l'humanité. Il y avait un certain nombre de supplétifs de l'armée nazie, y compris dans les camps de la mort, qui étaient d'origine ukrainienne, mais ukrainienne du Nord-Ouest. Et ces Ukrainiens du Nord-Ouest étaient à la fois antisémites, trop allemands et antirusses. Et ils avaient par exemple comme chef de file quelqu'un qui s'appelait Stépan Bandera. Alors tout ça, c'est quand même un cocktail assez explosif. Après Seconde Guerre mondiale, je crois que Staline rattache quelques petits morceaux d'ailleurs de la Pologne et de la Hongrie et de la Moldavie à l'Ukraine, qui changent encore un petit peu de forme. Mais sous la houlette de l'Union soviétique, personne ne mouffetait. C'était une République socialiste soviétique d'Ukraine. C'est là que je suis allé. En 1954... pour une raison mystérieuse. Khrushchev, dont on dit qu'il était en partie d'origine ukrainienne, a décidé de fêter le tricentenaire du traité de Péryoslav... 654. C'était un traité suite à une guerre qui avait eu lieu au centre de l'Ukraine actuelle, qui avait été gagnée par les Russes. Et toute la partie orientale du Dnieper, c'est-à-dire tout ce qui est à l'est de la ville de Kiev, avait été rattaché à la Russie. Et d'ailleurs, ensuite, tout avait été rattaché à la Russie. Moi, j'ai un schéma des Atlas de 1850. Tout ce qui est aujourd'hui l'Ukraine, c'est marqué « Empire russe ». Donc tout ça était devenu russe. Mais avec des populations assujetties... comme les Polonaux-Lituaniens, et des populations qui faisaient partie de la Russie elle-même, comme ceux du Donbass. J'essaie d'être nuancé dans le propos. Donc en 1954, Khrushchev... Alors là, je ne reverrai pas dans toutes les polémiques sur le sujet, a décidé, pour fêter le tricentenaire de la bataille de Pérïoslav et du traité de Pérïoslav, de faire don de la Crimée... à la République socialiste soviétique d'Ukraine, ce qui n'était pas le cas dans le premier découpage de Staline. Et donc les Russes ont donné la Crimée possédée... Enfin entièrement occupée de Russes. 95% ! Surtout que Staline avait déporté les Tatars de Crimée, qui était encore une autre population. Ils avaient envoyé en Sibérie. Donc Khrushchev a donné la Crimée avec un intérêt géostratégique fondamental, avec notamment le port des Sabastopol et la population russe, à la République socialiste soviétique d'Ukraine. Mais en 1954, bon, les gens se disaient « De toute façon, c'est l'URSS. C'est un redécoupage à l'intérieur de l'URSS. Tout ça ne nous concerne pas. C'est rien du tout ». Oui, mais non. Parce que la cession de territoire avait été faite en bonne et due forme, avec un traité international, avec la remise des instruments de ratification, comme on dit. Et donc c'est toujours important, le droit. C'est très très très important, le droit. Et lorsque l'UE s'est désintégrée, l'Ukraine, nouvellement indépendante, est partie avec la Crimée. Et l'armée russe a vu avec terreur... son port en eau profonde, le principal port de l'armée russe qui passait en Crimée. Alors il s'est passé quoi à ce moment-là ? Il s'est passé qu'il y a eu d'intenses tractations et que les dirigeants d'Ukraine, à l'époque, ont été intelligents, j'allais dire. C'est-à-dire qu'ils ont compris qu'ils ne pouvaient pas faire n'importe quoi. Vous savez, il y a un joli proverbe mexicain qui dit, parlant du Mexique, « si loin de Dieu et si près des États-Unis ». C'est-à-dire que les Mexicains, comme les Cubains, comme les latinos, les Canadiens, ils savent que, bon, vis-à-vis des États-Unis, on peut pas faire n'importe quoi. Cuba l'a bien vu, d'ailleurs, avec l'affaire des missiles en 1962. C'est-à-dire que là, les Canadiens, ils rigolaient pas du tout sur l'affaire des missiles. Donc là... les dirigeants ukrainiens, dans un premier temps, ils se sont dit « On peut pas faire n'importe quoi ». Donc ils ont accepté de rétrocéder à la nouvelle fédération de Russie qui était issue du démembrement du ASS. Ce qu'on appelle la Russie, c'était la fédération de Russie. Ils ont accepté de lui céder... l'armement nucléaire, parce qu'il y avait des armes nucléaires soviétiques qui avaient été installées en Russie, mais aussi en Biélorussie, mais aussi au Kazakhstan, mais aussi en Ukraine. Donc ça a été un moment... Au moment de la désintégration du RSS, je sais pas si vous vous rappelez, mais dans les années 91, 92, 93, le monde était un peu comme ça, parce qu'on avait peur qu'il y ait des armements nucléaires qui disparaissent, qu'ils soient vendus au marché d'Oie. Enfin c'était... Bon... Il y avait quand même la CIA et tous les services d'enseignement qui étaient quand même très très anxieux de ce truc-là. Et les Ukrainiens ont recédé à la Russie tout ce qui était armement nucléaire. Bon. Et par ailleurs, le gouvernement de Kiev a accepté de louer sous forme de baille amphithéotique de 99 ans à la Russie la base de Sébastopol. Donc ils avaient la Crimée, mais il y avait une espèce d'extraterritorialité pour la base de Sébastopol. parce qu'ils savaient bien que c'était pas négociable, parce qu'ils savaient bien qu'ils étaient trop petits par rapport à la Russie. Ils savaient bien que c'était trop stratégique. Et il s'est passé ensuite quoi ? Il s'est passé qu'à partir de 1991, l'indépendance de l'Ukraine en 1992, l'Ukraine a retrouvé sa monnaie, la Chivnya, c'est sortie du rouble. Et de 1991 jusqu'à 2014, c'est-à-dire pendant 23 ans, ça s'est bien passé, pas trop mal en tout cas. Pas trop mal passé. On n'en parlait pas. C'était un pays très mafieux. Il y avait beaucoup de prostitution, trafic d'organes, trafic d'armes, trafic d'êtres humains, etc. Mais ça faisait pas la une de la presse mondiale. Parce que globalement, les Ukrainiens avaient un dirigeant qui savait que... C'est du bon sens, d'ailleurs. La France, elle ne peut pas faire abstraction de qui sont ses voisins. Voilà. Ceux qui veulent entrer en guerre contre l'Algérie, bon, c'est un peu limité, parce qu'on a des voisins qui sont des Algériens. On a des voisins qui sont des Allemands. La souveraineté nationale, c'est d'accord, c'est une chose. Mais il y a aussi l'intelligence ensuite géopolitique qui est une autre affaire. Il faut essayer de rester en bons termes avec ses voisins. Les gens qui veulent entrer en guerre contre l'Algérie, c'est un calcul, à mon avis, un petit peu à court terme. Et je ne dis pas ça pour dire qu'il faut être... Enfin bon, c'est encore une autre histoire. Je vais pas débarquer là-dessus. Donc simplement, voilà ce qui s'est passé. Sauf que les Américains, c'est les Américains qui ont fichu le bordel dans cette histoire. Je parle vulgairement. Les Américains, c'est la période que je vous ai dit de 1991 à 2014, c'est la période où Chirac reçoit Poutine, lui met l'une de grands cordons de la Légion d'honneur. Et puis après, on a Sarkozy. Puis après, on a Hollande. Puis après, on a... J'ai vu personnellement Sarkozy il y a une dizaine d'années, en tête-à-tête, enfin chez lui, son domaine d'honneur. Et il me disait justement à quel point... Son avis, c'était une erreur de faire ce qu'on faisait vis-à-vis de la Russie. De Gaulle disait que toute l'histoire de France a montré, depuis le mariage d'Henri Ier avec Anne de Kiev, dont est sorti Philippe Ier. C'est un réunion d'origine byzantine. Ça se passe au XIIe siècle, l'histoire de France. Depuis cette époque, la France... Disait De Gaulle. Ça a été les grands moments de l'histoire de France quand la France a été en bon terme avec la Russie, et les mauvais moments quand elle a été en mauvais terme. Il dit ça à Perfit en 1966, au moment où il lance... la grande coalition mixte et la politique de détente à la grande fureur des Américains, puisque De Gaulle, au né à la barre des États-Unis, se rend en URSS, alors que les Américains exigeaient que les chefs d'État occidentaux n'aillent jamais en URSS. Ils exigeaient qu'on ne reconnaisse pas la République populaire de Chine. De Gaulle a fait un bras d'honneur et a reconnu la Chine de Mao en 1964. Et en 1966, De Gaulle a fait ce voyage qui a initié la politique de détente avec la Russie. Et on est dans la même situation. Aujourd'hui, c'est l'État profond euro-atlantiste qui nous impose d'avoir une politique de sanctions contre la Russie. Les Américains, ils ont quoi comme objectif derrière ? Mme Victoria Neland l'a expliqué. C'est de démolir la Russie en sous-entité étatique. Il y a des projets... Alors je vous en renvoie. J'ai fait une conférence au dialogue franco-russe, qui a d'ailleurs fait... Il y a 650 000 vues. Ils n'ont jamais fait autant de vues. Mais toutes preuves à l'appui, ce que je dis. C'est-à-dire qu'ils ont prévu... Mme Victoria Neland a expliqué que c'est pas raisonnable un pays aussi grand que la Russie. Il est vrai que la Russie est à peu près grande comme 40 fois la France. C'est absolument colossal. C'est 20 millions de kilomètres carrés. Et d'avoir 155 millions d'habitants, c'est pas raisonnable, disait Mme Victoria Nenon. Donc il y a trop de richesses, il y a trop de ci, il y a trop de ça. Donc il faut découper ça en morceaux. Les plans circulent, comme d'ailleurs le démantèlement de la Chine. Lorsque les plans arrivent sous le museau de Poutine et des oligarques russes – à part des oligarques, des dirigeants russes, parce que c'est les oligarques qui ont été justement matés – ça leur ferait pas plaisir, si vous voulez, quand on leur dit que l'objectif est de démembrer. Bon, si ça reste des plans rejets, pourquoi pas. Mais lorsqu'il y a eu le coup d'État du Maïdan de 2014, dans la foulée, dans la semaine qui a suivi, il y a eu 14 bases de la CIA qui se sont installées. le long de la frontière de l'Ukraine avec la Russie. Et donc au bout du compte, pourquoi est-ce que Poutine est intervenu le 24 février 2022 ? Parce qu'il y avait entre temps, de 2014 à 2022, le nouveau gouvernement, les nouvelles autorités de Kiev placées par les Américains avaient passé leur temps à humilier... à martyriser les populations russophones en disant qu'on parle le russe, en les bombardant. Il y a eu le drame de la maison des syndicats d'Odessa, où il y a eu 45 ou 50 personnes qui ont brûlé vif, qui étaient des Russes, etc. Et de plus en plus, le ton a monté. Et la Russie a demandé et a obtenu des accords de Minsk I, Minsk II, au terme desquels les autorités de Kiev reconnaissaient une autonomie, notamment l'utilisation de la langue russe, une autonomie... dans le Donbass et en Crimée. Enfin pas en Crimée. Je me trompe. Parce que lorsqu'il y a eu cette affaire, dès le coup d'État de 2014, Poutine est intervenu militairement tout de suite en Crimée. Voilà. Il a fait un référendum. Parce que la Crimée, c'est non négocié. C'est un trouble important. En revanche, il n'était pas intervenu dans le Donbass. Je sais pas si vous me suivez. Et on en est arrivé à ce point que finalement... Poutine est intervenu militairement, ce qui certes n'est pas bien, quoique c'est un juriste. Il évoque que dans le droit international, il y a la notion d'attaque préventive. Tout personnellement, je n'aime pas trop. Mais c'est un point de fait que c'est au nom de cette attaque préventive, par exemple, que les Russes sont intervenus encore en Iran. Ils sont allés bombarder l'Iran au nom d'une attaque préventive contre le risque hypothétique que l'Iran construise une bombe nucléaire. Ce qui d'ailleurs au passage est assez cocasse, puisque les Israéliens ont des bombes nucléaires. Donc pourquoi est-ce que les Israéliens ont le droit d'avoir une bande nucléaire et pas les Israéliens ? C'est encore un autre débat. Voilà. Alors tout ça, ça fait qu'effectivement, les Russes sont intervenus. Alors ça dépend, si vous voulez. Si vous mettez le curseur le 24 février 2022, effectivement, ce sont les Russes qui ont intervenus militairement. Ce qui, personnellement... J'ai condamné personnellement. Je trouve ça fâcheux. Je pense qu'ils auraient dû... épuiser toutes les voix internationales, saisir notamment l'ONU, la Cour internationale de justice. Bon, ils ne l'ont pas fait. Ils sont intervenus militairement. Bien. Mais ensuite, ils ont voulu négocier. Et il y avait une négociation qui était en cours, qui a failli aboutir d'ailleurs au mois de juin 2022. Vous vous rappelez de ça ? Sauf que Boris Johnson a été mandaté, en fait, pour aller dire à Zelensky de ne pas céder. Les négociations se passaient en Turquie. Parce qu'en fait, on voit bien que derrière ça, ce qui se cache, c'est devenu d'abord une immense pompe à fric. Il y a des milliards, des milliards, des dizaines de milliards. Même Zelensky a reconnu qu'il y avait une centaine de milliards de dollars que vous n'avez pas retrouvés. Vous imaginez ? C'est un immense... Pour l'Afrique, c'est un immense champ d'expérimentation des armes nouvelles. On teste des drones. C'est un marché extraordinaire pour tous les marchands d'armes qui se frottent les mains de vendre des armes. Et puis ça permet... au passage à des fonds d'investissement style BlackRock ou Vanguard de se placer derrière. Voilà. Et puis par ailleurs, vous avez peut-être en arrière-plan – ça, c'est certains qui le disent – Israël qui... Je ne dis pas quelque chose d'insensé. C'est qu'il y a quand même un certain nombre de stratégies israéliens qui sont quand même inquiets sur la suite des événements. Bon... Parce que pour la première fois, on a vu que l'Iran a résisté aux États-Unis, que l'Iran, aidé par la Russie et la Chine, pour la première fois, ils ont réussi à franchir le prétendu dôme de fer au-dessus d'Israël. Et il y a quand même un certain nombre de citoyens israéliens qui sont un peu inquiets pour l'avenir. Vous savez qu'il y en a qui ont fait beaucoup d'achats à Chypre. Il y en a qui vont s'installer en ce moment... Qui quittent Israël pour s'installer en Argentine. Et donc il y en a certains qui disent... Ma foi, l'Ukraine, c'était l'ancien empire Khazar. C'est là qu'il y a un grand pèlerinage juif. Et ça pourrait être aussi un nouvel Israël. Donc il y a toute une série de pensées qui sont derrière tout ça. Trier le bon grain de l'ivraie, c'est une autre chose. Trier les fantasmes de la réalité, c'en est encore une autre. Mais la situation, elle est quand même beaucoup plus compliquée que celle que l'on dit. Mais de toute façon, ça ne nous concerne pas, en fait. Ou alors ça nous concerne... Si vous voulez, ça nous concerne moins. Par exemple, qu'est-ce qui se passe à l'est du Congo ? À l'est du Congo, ce sont des populations francophones. Le Congo est une ancienne colonie belge. C'est un des très grands pays d'Afrique avec lequel on a intérêt à être en très très bon terme. À l'est du Congo, il y a des morts, des morts par milliers depuis des années, avec un type qui est une horreur, qui est le président du Rwanda, qui est complètement à la main des Américains, Paul Kagame, qui essaye de mettre la main, qui a envahi en fait tout l'est du Congo pour mettre la main sur les mines. On n'en parle jamais. Pourquoi est-ce que la France ne se mobilise pas pour ça ? Pourquoi est-ce que la France ne se mobilise pas pour les chrétiens du Liban non plus, qui se font martyriser, etc. Pourquoi ? Et pourquoi est-ce qu'on aurait épousé cette affaire de l'Ukraine ? Les gens qui disent que Poutine veut envahir l'ensemble de l'Europe occidentale, c'est rêve éveillé. Enfin c'est un faux. Le problème de la Russie, c'est d'ailleurs ce qu'avait dit Mme Victoria Nolande. Elle n'avait pas forcément tort. C'est un pays trop grand. par rapport à 155 millions d'habitants. Donc leur problème, c'est justement qu'ils n'ont pas assez nombreux. Donc l'idée, c'est pas de vouloir conquérir des terres. Et puis je pense que Poutine est un type intelligent. Enfin il l'a prouvé. Il va rester dans l'histoire de la Russie un des grands tsars comme il y a eu Pierre Legrand, la grande Catherine, Lénine, Staline et Poutine. C'est les très très grands dirigeants de la Russie. Poutine, il a bien compris que... La leçon de l'Afghanistan. Les soviétiques se sont enlisés en Afghanistan. Quand vous occupez un pays contre la volonté des habitants, vous avez en permanence une résistance. Ça, c'est évident. Donc vous vous enlisez. Donc c'est pas bien. Or, ce qui est très important de comprendre, c'est que les Russes qui sont intervenus en Crimée et dans le Donbass, il n'y a pas de résistance. Parce que les populations le veulent pour qu'ils soient protégés. C'est pour ça que le front s'est arrêté. À peu près. À peu près. Là, il devrait s'arrêter. Poutine, je ne pense pas, ne veut même pas... Je ne veux surtout pas avoir le nord-ouest de l'Ukraine, s'il est intelligent. Parce que là, il entrerait dans une guerre avec des résistances, etc. Mais il se trouve qu'il a affaire à autre chose, une autre rationalité, qui est celle de l'OTAN. Enfin voilà. J'ai dit mon point de vue. Voilà. Mais c'est peut-être un peu long pour ça. Oui. Alors autre question.
Est-ce que vous vous rappelez de la question qu'on vous a posée après votre temps de réponse ?
Ben oui. Ben oui, parce que là, c'était quand même... Alors ce qui est vrai, je reconnais, c'est que j'ai tendance à faire des réponses longues, parce que j'aime bien que les gens... Amener les gens à réfléchir. — Parce que c'est le contraire de la politique traditionnelle. La politique traditionnelle, je pourrais vous dire en trois phrases, etc. Vous savez ce qu'auraient fait la plupart des hommes politiques ? Ils auraient dit « Vous avez raison, c'est une honte. C'est honteux ce qui se passe en Ukraine. Et vraiment, Poutine est un dictateur ». On tourne la page. Comme ça, on est sûr de ne pas avoir d'emmerdements. On est sûr de passer dans les médias, etc. Mais c'est contraire.
situation avec l'Ukraine, elle est sensible pour beaucoup de Français et je pense qu'ils essayent de savoir quelle est la posture de l'UPR et s'il va y avoir, je ne sais pas, un développement d'une diplomatie qui mène à la fin du conflit. J'imagine qu'il y a un peu de ça dans la question. —
'est pour ça que je... Enfin je me suis pas moqué de madame. Enfin je crois au Grondin avoir fait une réponse extrêmement circonstancielle. Donc moi, ce que je pense, c'est qu'il faut que la France arrête immédiatement les versements à Zelensky, parce que ça nous coûte des sommes folles, renoue de bonnes relations avec la Russie. Parce qu'on a aussi le droit de défendre nos intérêts nationaux, quand même. En vertu de quoi ? Les Français seraient le seul peuple à pouvoir défendre ses intérêts nationaux. C'est quand même incroyable. D'ailleurs, Zelensky se maintient au pouvoir. en ayant supprimé toutes les élections. Alors il dit que c'est inscrit dans la constitution. D'accord. Mais ça change aussi les constitutions. Bon, moi, c'est assez drôle. Dans la constitution française, il n'y a pas l'idée que si la France est en guerre, on supprime toutes les élections, d'ailleurs, soit dit en passant. Mais donc ça fait quand même... Zélinski, ça fait depuis le printemps 2014 qu'il ne devrait plus être président. Il se maintient au pouvoir. Il a fait supprimer 11 partis de l'opposition. Et il a fait supprimer toutes les élections. On nous le présente comme le parangon de la démocratie. Il faut pas non plus exagérer. Donc moi, je vous réponds. Nous, notre projet, c'est tout sauf la guerre. Les Français n'ont pas envie – à commencer par moi, d'ailleurs – que mes enfants ou mes petits-enfants se fassent tuer à la guerre. Ça serait pour défendre la patrie, d'accord. Mais c'est pas pour défendre la patrie. Enfin c'est quoi, ce truc ? Tout le monde se fiche à perdre du monde d'Ukraine il y a encore 15 ans, il y a encore 10 ans. Donc tout le monde le sait bien. Pourtant, c'était le lieu de tous les trafics, etc. Je l'ai dit, Poutine était reçu en grande pompe. Donc il y a derrière une géostratégie... agressif contre la Russie. C'est pas la Russie qui a commencé, c'est l'OTAN, si on veut bien remonter la chaîne des causalités. Donc moi, je dis et je suis absolument certain que Poutine serait d'accord s'il y avait une grande conférence internationale où toutes les parties, à commencer par les États-Unis et les pays membres de l'OTAN, conviennent que toute menée subversive menant à la déstabilisation, à la dissolution de l 'unité nationale russe est interdite par ce traité. Parce que c'est ça qui est derrière, qui se cache en fait. Il y a cette volonté qui est celle des États-Unis. Ils n'en font pas mystère. Il suffit de lire le factbook de la CIA qui paraît une fois tous les 5 ans. « Quel est l'ennemi stratégique des Américains ? ». Ils l'ont dit. C'est la Russie et c'est la Chine. Et c'est la Chine. Vous avez le même système. On vous explique qu'il y a un génocide ouïghour au Xinjiang, qu'il y a un génocide au Tibet. Mais c'est pas vrai. Il n'y a pas de génocide ouïghour au Xinjiang. Ce n'est pas vrai. Alors vous avez certes, monsieur... De toute façon... Si vous voulez savoir quel est le point de vue de la CIA, vous écoutez Glucksmann. C'est là. Vous avez tout. Donc Glucksmann, il part en guerre pour la... Il part en guerre pour... Avec Glucksmann... D'ailleurs, il ne parle que de questions internationales, Glucksmann, au passage. Donc lui, il veut nous faire entrer en guerre contre la Russie. Il nous dit qu'il y a un génocide ouïgouro au Sinkiyang, ce qui est absolument faux. Il nous dit un peu... C'est vraiment un faux grossier. Je ne suis pas payé par Xi Jinping. Mais je dis ce qui est la vérité. La vérité, c'est que le Xinjiang, qui est la partie occidentale de la Chine... En chinois, nouvelle frontière. « Xin », c'est nouveau. Et « Xiang », ça veut dire « frontière ». Nouvelle frontière, c'est le Xinjiang, avec des peuples ouïghours. Il n'y a pas un peuple, mais il y a plusieurs peuples, en fait, qu'on appelle par facilité les Ouïghours, qui ont été islamisés au 13e, 14e siècle, je crois, quelque chose comme ça. Il y a une surveillance extrême par la police chinoise de cette région. Pourquoi ? Parce qu'il y a encore une fois un fouteur de merde qui s'appelle la CIA qui essaie de déstabiliser la Chine en fournissant des armes, etc. Il y a eu des attentats islamistes. Il faut quand même rappeler qui est-ce qui se cache derrière les islamistes, enfin ? Comment ça s'est passé, la guerre en Afghanistan ? Lorsque les soviétiques sont entrés en Afghanistan en 1979, je peux vous assurer qu'on ne parlait absolument pas d'islamisme. Rien du tout. Rien du tout. Ça n'existait pas. À partir de 1979, l'invasion de l'Afghanistan, ce sont les Américains qui ont décidé de financer le djihad et de donner de maximum d'argent à tous les fonds islamistes. En 2017, il y a eu un débat – vous vous rappelez peut-être – à l'occasion de la présidentielle. où à un moment, il a été question de Daesh, etc., dont tout le monde était contre Daesh et ci et ça. Et moi, j'ai mis les pieds dans le plat en disant que Daesh, les armes de Daesh, c'était des armes américaines et anglaises qui servies par les Américains avec la complicité d'Israël. Vous vous rappelez peut-être. Et à ce moment-là, il y avait Macron. Il n'était pas encore élu président. Vous vous rappelez peut-être cette anecdote ? Il y avait Macron qui dit « Ah, mais je suis tout à fait d'accord avec vous ». Et je l'avais rembarré en disant « De toute façon, vous êtes toujours d'accord avec tout le monde ». Ça avait été le grand moment. Les gens avaient rigolé, etc. parce que c'était une punchline comme une autre. Bien. Mais certains disaient que c'était du complotisme et ci et ça. Mais qu'est-ce qui s'est passé en Syrie ? Vous avez vu ce qui s'est passé en Syrie ? En Syrie, l'actuel dirigeant de la Syrie, c'est un ancien de Daesh. qui est reçu en grande pompe par Macron. C'est la vérité. De même que le Hamas, je suis désolé de le dire, mais le Hamas a été financé par Israël. Vous savez ça. Parce que ça permet d'introduire un coin, une division par l'échelle des Palestiniens. Il y a eu d'ailleurs des guerres intestines entre le Hamas et le Fatah. Et c'est les Israéliens qui ont financé ça. De même que c'est les Américains qui financent les islamistes. Donc c'est pour ça que notamment au Sinkyan, mais aussi au Tibet... Au Tibet, tapez, tiens, tapez « Dalai, Hamas, CIA ». Allez voir sur Internet. Vous avez toutes les informations du monde. Le Dalaï Lama, sa famille, etc., ils étaient sur le payroll de la CIA. Encore une fois, je dis ça. J'ai beaucoup de respect pour les Tibétains. Voilà. Les Tibétains, ils sont dans une situation comme les Ukrainiens vis-à-vis de la Russie, comme les Mexicains vis-à-vis de la Chine. Bon, le Tibet, c'est un plateau à 4000 mètres d'altitude qui a une importance géostratégique absolument colossale. Parce que celui qui possède le Tibet... possède une espèce de balcon géostratégique à 4000 mètres d'altitude, d'où on peut surveiller par des radars ou éventuellement avec des missiles balistiques. Vous pouvez tirer sur tout ce qui bouge. Vous avez à portée de missiles balistiques tout le Moyen-Orient, toute la plaine indo-gangétique, toute l'Asie du Sud-Est et puis la Chine. Donc jamais au grand jamais la Chine ne va lâcher le Tibet. C'est un peu comme le plateau du Golan, par exemple. On peut comparer ça un peu au plateau du Golan sur lequel Israël a mis la main, parce que sinon, c'est des trucs dont on reçoit des bombardements. Donc ça fait partie de la géostratégie. Donc l'affaire du Tibet, c'est que les Chinois ont mis la main sur le Tibet. Ça faisait partie de l'influence chinoise depuis de nombreux siècles. Mais enfin, ils sont intervenus fondamentalement en 1959. Bon, c'est dommage, c'est triste. Mais dire qu'il y a un génocide du Tibet, c'est pas vrai. Dire qu'en revanche, c'est très surveillé par les Chinois et qui ont fait quand même une espèce d'acculturation avec une civilisation forcée, c'est vrai. Mais bon, est-ce qu'on peut se battre contre toute la misère du monde ? On est 500 000 km². On est 68 millions d'habitants sur 8 milliards. On est dans une situation catastrophique nous-mêmes. On ferait déjà bien de défendre l'intérêt des Français avant de partir à aller voler au secours du Tibet, des Ouïghours et des Ukrainiens. En tout cas, c'est mon point de vue.
bonjour. On va revenir en France. J'ai vu passer une proposition de pétition devant l'Assemblée nationale qui est portée par un monsieur Charbel, je crois, qui demande... qui a déposé une pétition devant l'Assemblée nationale pour solliciter l'examen d'un référendum sur la sortie de l'Union européenne. Avez-vous entendu parler de cette pétition ?
Non, j'ai pas entendu. J'ai pas entendu, c'est très bien, mais ça n'aboutira strictement à rien. — D'abord, il faudrait déjà que nous ayons des dirigeants se laissent influencer par des manifestations ou des pétitions. Or, il n'en est rien. Alors les pétitions, ça n'a jamais beaucoup bougé. Mais les manifestations, il fut un temps en France où, lorsqu'il y avait énormément de gens qui descendaient dans les rues, ça pouvait faire bouger le gouvernement. Je cite souvent l'exemple des grandes manifestations de 1984. Mitterrand s'était mis dans la tête d'avoir un service unifié de l'éducation et en gros de nationaliser toutes les écoles privées. Vous vous rappelez peut-être. Il y a certains qui se le rappellent. Et donc ça avait fait un tollé. dans toutes les écoles confessionnelles, en particulier dans l'Ouest de la France où il y avait beaucoup – et c'est toujours un peu vrai – des écoles catholiques. Donc ça avait fait énormément de scandales. Et Mitterrand avait voulu, voulu, voulu. C'était dans son programme. Il avait un ministre de l'Éducation qui s'appelait... Si le nom réchappe sur le coup. Comment ? Savary. C'était la loi Savary. Et il y a eu des manifestations. Un dimanche, un deuxième dimanche, un troisième dimanche... Le quatrième dimanche, il y avait plus de 2 millions de personnes dans les rues de Paris. C'était énorme. Moi, je sais que j'y étais allé. C'était énorme. Bitterrand à Calais. Mitterrand a demandé... Ça a été terminé. Savary a présenté sa démission. Et Mitterrand a renoncé à cette réforme. C'était une époque où la France... Il y avait des dirigeants français qui savaient qu'on est élu, d'accord, mais on est quand même jamais que le mandataire du peuple français. Et lorsqu'il y a quelque chose qui ne passe pas, ben ça ne passe pas. Et puis voilà, on fait machin de l'arrière. Voilà. Mais à notre époque, c'est plus ça. Macron ne se sent absolument pas redevable vis-à-vis du peuple français. Il se sent redevable vis-à-vis de ceux qui l'ont fait tenir, c'est-à-dire les oligarques. C'est pour ça que c'est important. Si vous ne votez pas pour moi, si vous votez comme vous demandent de voter les oligarques, ceux pour qui vous aurez voté ne vous seront pas reconnaissants. Ils seront reconnaissants aux oligarques. Ils appliqueront la politique des oligarques. C'est donc ça qui est très important. On a donc Macron. Il y a des millions de personnes dans la rue. Macron, il envoie des LBD. Il tire dans le tas. Il a éborgné des gens, etc. Mais il n'a pas plié. Tout simplement parce qu'il sait qu'il n'a pas le pouvoir. Il est un employé des oligarques. Alors les pétitions... Même pas besoin de vous dire que c'est encore pire, si je veux dire. Mais enfin c'est pas mal. Moi, je suis pas contre. Ça fait évoluer... Je préférerais, si vous voulez, que quelqu'un plutôt que signé des pétitions dise qu'il faut adhérer au mouvement qui veut sortir de l'UE et qui présente un candidat à la présidentielle. C'est un peu plus efficace, à mon avis. il faut tenir bon. Vous savez ce que disait Churchill. Non, parce que l'état d'esprit des gens évolue. Les événements aussi évoluent. il y en aura une. c'est ça ou rien. On peut aller se coucher aussi. Oui.
Rebonsoir. On en est où exactement des parrainages
Alors ça, c'est la question à laquelle je ne répondrai pas. Je répondrai d'une façon très simple. D'abord, personne ne les a. Point fondamental. Parrainage... D'abord, c'est pas un parrainage. Ça s'appelle « Présentation d'un candidat ». Deuxièmement, c'est sur un papier assez épais. de couleur beige, avec un filigrane entouré de bleu blanc rouge, comme l'appel du 18 juin, et qui est attribué, qui est envoyé à chaque détenteur du pouvoir de parrainage, que ce soit un député, un sénateur, un eurodéputé, un conseiller régional, un conseiller départemental, un maire ou un représentant d'une collectivité territoriale d'outre-mer, ou encore quelques cas particuliers, des représentants des Français de l'étranger. Ce document va arriver au mois de février de l'année prochaine. envoyé par le Conseil constitutionnel avec une lettre-réponse et avec un numéro, le nom du maire ou du député ou du ci ou du ça, et le nom de sa circonscription ou de sa mairie. Ça, ça arrive au mois de février. Et celui qui recevra ça, le destinataire, aura environ 15 jours, 3 semaines pour retourner ça au Conseil constitutionnel. Ou bien pour ne pas le retourner. Il a le droit de ne pas l'utiliser. Mais s'il veut présenter un candidat, il le retourne au Conseil constitutionnel. Et il n'a le droit que de le faire une seule fois et pour une seule personne. Si le maire perd le truc, il n'arrive pas à le retrouver, il ne peut pas en avoir une copie. Voilà. Donc aujourd'hui, lorsque vous avez des gens qui vous disent « Ça y est, machin, truc, A, c'est 500 parrainages », c'est faux. Juridiquement, ça n'existe pas. En revanche, ce qui existe, ce sont des candidats qui collationnent des promesses de parrainage. On demande à un maire, à un conseiller départemental, ici et ça, est-ce que vous voulez bien prendre l'engagement sur l'honneur, avec signature, tampon de la mairie ou cachet du député, etc. Voilà. Et pourquoi on fait ça ? Pour justement se compter. Parce que les très grands partis politiques... Enfin très grands. Ils sont pas sûrs que ça. Nous, en termes d'adhérents, on doit être au 4e ou 5e parti de France. Mais vous avez des partis qui ont des coquilles totalement vides. Le modem, il n'y a pas un chat là-dedans. Mais ils ont une espèce de fonds de commerce. Voilà. Et donc ils vivent sur un fonds de commerce. Donc les partis... Disons les partis qui ont beaucoup d'élus, ils ont pas besoin de comptabiliser leurs promesses. Ils ont besoin simplement de comptabiliser en interne leurs élus. Et donc on sait d'ores et déjà que vous avez des candidats, qu'il leur suffit d'appuyer sur un bouton pour être candidat. Enfin un bouton, je dis de façon métaphorique, c'est-à-dire d'envoyer un courriel ou un SMS à tous les élus de ce parti qui peuvent parrainer. Voilà. Donc qui ? Actuellement, il y a Mme Le Pen. Ça, c'est nouveau. Parce que depuis 1974 jusqu'à 2026, le Front national puis le Rassemblement national n'avaient pas en interne suffisamment d'élus. Donc ils cherchaient des parrainages. Le Pen les avait obtenus en 1974. Il ne les avait pas obtenus en 1981. Parce qu'il faut dire qu'entre-temps, entre 1974 et 1981, on était passé de 100 à 500 parrainages. Depuis 1988, Le Pen a obtenu à chaque fois les parrainages et sa fille aussi. Mais c'était à chaque fois en essayant de demander. Maintenant, ils n'ont plus besoin. Ils l'ont en interne. Deuxièmement, Retailleau, il l'a en interne, parce que les Républicains en interne ont très très largement le nombre d'élus nécessaires. Parce que même si les Républicains, comme le PS, ne représentent plus beaucoup de voix au niveau national... Au niveau des élus, notamment des maires de terrain, il y a encore beaucoup de maires qui se réclament de l'affiliation UDR, RPR, RPRUDF, UMP. Voilà. Il y a un peu des dynasties. Donc vous avez dans les villages de France des gens qui... Voilà. Donc Retailleau les aura. Édouard Philippe avec... Horizon les a en interne. Si vous additionnez, il a une trentaine de députés, peut-être même moins. Mais il a des conseillers départementaux, des conseillers régionaux, etc. Donc il les a en interne. Attal, avec Renaissance, les a aussi en interne. Donc ça en fait 4. Vous avez en interne... Mme Tondelier, les écologistes ont en interne les 500 parrainages. Vous avez Glucksmann, puisque c'est lui qui a été donc choisi par le Parti socialiste. Enfin il n'est pas du Parti socialiste. C'est un truc incroyable. Vous avez Glucksmann, qui donc normalement devrait les avoir avec les trucs du PS. Vous avez également Roussel, qui les a en interne avec le PCF. Ces 7 personnes les ont en interne. Il y a quelqu'un que je n'ai pas mentionné, c'est Mélenchon, parce que Mélenchon ne les a pas en interne avec LFI. Il en a quand même plusieurs centaines, mais il lui en manque 150 ou 200. Mais bon, il va les avoir parce qu'il y a des élus de gauche, qui ceci, qui cela. Le Parti communiste va lui en donner contre rémunération, c'est-à-dire contre des... probablement des circonscriptions aux prochaines législatives, du style « Tu me donnes des parrainages, je te laisse 10 circonscriptions ». Ça fait 8. On peut y ajouter David Lysna, qui n'a pas en interne... Il a un petit parti qui n'a pas en interne. Mais David Lysna, qui est président de l'Association des maires de France et qui... et disons est le mieux placé pour avoir des parrainages de maires. Il y a quand même 32 000 maires. Il y a à peu près 34 500 communes en France. Il y en a 32 000 qui sont à l'Association des maires de France. Il y en a qui sont également d'une autre association, et notamment ceux qui ne sont pas à l'AMF sont à l'AMRF, l'Association des maires ruraux de France. Donc David Distan, ça fait 9. Donc ces personnes-là... On peut estimer que si elles veulent être candidates, elles le seront. D'ailleurs, elles l'ont à peu près tout annoncé. Vont-elles aller jusqu'au bout ? C'est une autre histoire, puisqu'on dit beaucoup que Retailleau et puis Attal pourraient rejoindre Édouard Philippe, parce que le bloc central a peur d'un deuxième tour Le Pen-Mélenchon. On dit beaucoup aussi que Tondelier pourrait rallier Mélenchon. Alors si tel est le cas, on passerait de 9 à –3, ça fait 6. Et on dit aussi que peut-être Nysna pourrait ne pas aller jusqu'au bout, pourrait allier Édouard Philippe, auquel cas on tomberait à 5. C'est-à-dire que c'est quand même assez ouvert encore. Tout ça, c'est l'anticipation du deuxième tour. À ceci s'ajoutent des candidats qui sont candidats mais qui ne sont pas à la tête d'un parti ayant en interne plus de 500 élus. Alors quels sont ces candidats ? Ils se découpent en deux camps. Ceux qui sont à la tête d'un parti ou d'une structure avec quand même pas mal de militants qui peuvent chercher des parrainages. et ceux qui sont des freelances, si j'ose dire, c'est-à-dire des individuels qui ne sont pas soutenus par une structure en particulier, qui peuvent avoir un accès aux médias favorables. C'est une chose. Mais l'accès aux médias, c'est pas ça qui fait les parrainages. Ce qui fait les parrainages, c'est le travail sur le terrain. Voilà. Alors dans un cas comme dans l'autre, qui sont ceux qui sont sur le terrain de façon très active pour chercher des parrainages ? Il n'y en a pas 50. Il y en a 3. Il y a Mme Nathalie Arthaud qui sera candidate parce que Lutte ouvrière est extrêmement bien organisée. Et si je vous dis ça, c'est pas... Parce que nous, on est quand même bien organisés. On est beaucoup sur le terrain. On a quand même beaucoup d'amis qui sont maires des maires ruraux et qui nous informent. Alors on sait. On sait que les troupes de Mme Nathalie Arthaud sont sur le terrain et qu'elle sera candidate. Notez bien qu'il n'est quasiment jamais question d'elle. Elle a quand même un petit avantage par rapport à moi. peut-être dû au fait qu'elle ne propose pas de la sortie de l'UE, c'est qu'elle est dans tous les sondages. Donc les gens savent quand même qu'elle existe. Tandis que moi, même mon nom ne doit pas être prononcé. Donc je ne suis même pas dans les sondages. Donc il y a Mme Arthaud. La deuxième personne qui est assez présente, moins qu'à Mme Arthaud, mais quand même un peu présente, c'est Anas Kazib. qui a eu 145 parrainages en 2022, qui est un syndicaliste de Sudrail et qui a créé un parti qui s'appelle Révolution permanente. Voilà. Donc c'est l'extrême-gauche. Certaines mauvaises langues disent qu'il a peut-être partilé en partie avec des frères musulmans, mais j'en suis pas certain. Mais en tout cas, il est assez actif dans un certain nombre de départements. Et le troisième, vous l'avez sous vos yeux, c'est moi. Et c'est tout. Un petit peu, un tout petit peu, une petite candidate qui s'appelle Mme Selman Habib, qui est candidate du NPA révolutionnaire, puisque le NPA de Poutou a décidé de ne pas se présenter et de rallier Mélenchon. Donc le nouveau parti anticapitaliste ne se présente pas... Enfin M. Poutou ne se présente pas. Bon, maintenant, il est plus vraiment... Il est libraire à Bordeaux. Mais Poutou a décidé de rallier Mélenchon. Mais ça a provoqué une scission au sein du nouveau parti anticapitaliste entre la partie nouveau et la partie anticapitaliste bourgeois, qui est celle de Poutot, qui rallie Mélenchon, et la nouvelle partie capitaliste révolutionnaire, NPR, qui a décidé de présenter sa candidate. Enfin bon, on en a entendu un tout petit peu parler ici ou là, mais c'est tout. Et puis voilà. Et puis alors il y a la troisième catégorie. Ce sont des candidats dont on entend beaucoup parler parfois dans les médias, beaucoup, beaucoup, beaucoup, mais qui n'ont pas de structure, qui ne cherchent pas. Voilà. Donc je voulais se découvrir les noms. Vous les avez à l'esprit. Alors pour répondre à la question, c'était pas exactement celle-là, mais ça me permet quand même de vous donner de la matière à réflexion. Parce que vous serez surpris, comme d'ailleurs à chaque fois, parce que les gens qui disent « Il y a 34 candidats ». Non, non, il n'y aura pas 34 candidats. D'ailleurs, matériellement, ça ne peut pas y avoir 34 candidats. Il y a 42 000 détenteurs de parrainage. Et il y en a les deux tiers qui refusent de parrainer. Donc il ne reste que 13 000 personnes. Et sur ces 13 000, vous avez des partis très sympathiques comme le Parti socialiste ou les Républicains ou Renaissance qui vont siphonner le maximum de parrainage pendant que les autres n'en aient pas. Je rappelle qu'en 2022, Mme... Pécresse et Mme Hidalgo à L2 avaient siphonné 4500 parrainages. Alors qu'elles en avaient besoin que chacune de 550, quoi. Et pourquoi elles avaient fait ça ? Pour empêcher les petits copains d'avoir un épargnage. Donc elles avaient siphonné 4 500. Si vous additionnez ceux de Macron... Macron, il avait dû en avoir 1 800. 4 500 et 1 800, ça fait donc 6 300. Si vous additionnez... Je sais pas. Peut-être... Il reste peut-être plus grand-chose. Donc mécaniquement... S'il y a le même nombre de maires qui parrainent, mécaniquement, il peut pas y avoir plus de 12 candidats. Donc quand on vous parle de 33, 34, 35, ça, c'est pour la rigolade. Ça s'appelle... C'est ce que nous, on appelle des grenades fumigènes. C'est pour entretenir l'incompréhension. Tu sais, les maires ne comprennent plus rien. On voit des maires qui disent « Oh, je comprends plus rien. Je signe pas ». C'est fait pour décourager... Voilà. Donc vous avez des faux candidats. mais qui ont droit à tout. Ils ont droit à tout. Moi, je n'ai droit à rien. D'ailleurs, à mon avis, c'est quand même le plus bel argument que je peux vous apporter, déposer à vos pieds. C'est quand même comme un hommage que je monte du vice à la vertu. C'est que j'ai quand même un... Quand même une expérience professionnelle. J'ai quand même fait HEC. J'ai fait l'ENA. Je suis sorti vice-major. J'ai fait l'inspection des finances. Je suis inspecteur général des finances. J'ai fait 4 ans de cabinet ministériel. J'ai rencontré les grands de ce monde. Mais vraiment, j'ai serré la main de Jean-Paul II au Vatican. J'ai déliné avec l'empereur du Japon. J'ai déjeuné avec Nelson Mandela. J'ai suivi... Enfin j'ai quand même une très grande connaissance des rapports internationaux, quand même. Et normalement, on devrait se précipiter pour me donner un parrainage. On devrait se précipiter pour me donner la parole parce que j'ai la faiblesse de penser que ce que j'ai est quand même assez intéressant. Regardez. Regardez-vous. Ça fait des heures que vous écoutez un bonhomme comme ça dans un... J'allais dire dans un bled. Mais comme M. le maire est là... Non mais c'est... Attendez, c'est pas la salle de la mutualité à Paris V. Il faut quand même le faire pour venir. Ça veut dire quand même que... Et d'ailleurs, si je ne l'intéressais pas, j'aurais pas les scores sur Internet. D'ailleurs, tous les journalistes politiques, ils sont tous abonnés à mon compte Twitter. Donc il y a une instruction générale de l'invisibilisation. Et franchement, cette invisibilisation d'Asselineau, je trouve personnellement que c'est la plus belle preuve de courage et d'honnêteté que je puisse vous apporter parce que c'est la vraie solution. Et c'est ça qui est inquiétant. C'est la vraie solution. Merci.
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