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À aucun moment, vous n'avez souhaité vous placer du côté des manifestants et de leurs revendications depuis le début de ce mouvement.
On entend évidemment les revendications des uns et des autres. Toute revendication est légitime, qu'on les partage ou non d'ailleurs. La vérité, c'est que les jeunes, les lycéens, les étudiants peuvent avoir des revendications, peuvent manifester sans aucun problème. Le problème n'étant pas les revendications, mais bien ce qui se passe dans ces manifestations. Ces manifestations, elles sont organisées par la gauche. et par l'extrême gauche, et on l'a vu sur votre plateau il y a quelques secondes, avec des gens qui se disent représentants des étudiants, qui tiennent des propos éminemment dangereux, parce que la représentante du syndicat étudiant que vous aviez sur votre plateau il y a quelques secondes ne souhaitait pas condamner la violence envers les forces de l'ordre. Nous, au Rassemblement National, nous condamnons évidemment cette violence qui n'est pas acceptable. Mais je tiens aussi à souligner que les élus de gauche jouent un jeu dangereux. Je regardais juste avant de rentrer sur votre plateau les comptes X des différents élus de gauche et notamment des insoumis, à commencer par M. Mélenchon. M. Mélenchon n'a pas publié un seul message pour condamner l'extrême violence envers les forces de l'ordre qui s'est produite hier, comme ça s'est produit d'ailleurs les semaines passées. C'est intolérable. Au mieux, vous avez quelques mots lorsqu'ils sont interrogés, mais vous n'avez... jamais de leur part des propos très clairs envers nos forces de l'ordre, de soutien envers nos forces de l'ordre. Et d'ailleurs, les choses sont assez ahurissantes parce que les syndicats qui organisent, qui co-organisent ces manifestations, que ce soit Force Ouvrière, la CGT, c'est exactement pareil quand vous les interrogez. Ils finissent par vous dire que oui, effectivement, la violence n'est pas acceptable, mais jamais de leur propre initiative. Il y a un message de soutien envers nos forces de l'ordre et une condamnation très claire.
Antoine, c'est vrai que ça a suscité beaucoup de réactions politiques. À gauche aussi ou pas du
tout ? Assez peu, en tout cas, pas dans les rangs de la France insoumise et pour une raison simple. C'est que, disons les choses, il n'y a pas une voie à aller gagner pour la France insoumise à soutenir les forces de l'ordre. C'est aussi simple que ça. Jean-Luc Mélenchon a depuis longtemps théorisé que la corporation policière était dominée par des syndicats de police d'extrême droite avec lesquels il a régulièrement maillé à partir. Et donc, partant de là, il n'y a pas une voie à aller gagner. de la part des insoumis à exprimer une forme de solidarité envers les forces de l'ordre ou à condamner, à se presser pour condamner ce genre de tentative d'homicide. Mais de la même manière, vous savez, et là je suis désolé de donner une image bien peu noble de la politique, mais de la même manière dans cette répartition des clientèles électorales, le Rassemblement National n'a pas une voix à aller gagner dans les cortèges des manifestations qui ont lieu les samedis. La répartition des électorats est faite. Il y a le parti de l'ordre, il y a le parti de la rue, deux formations qui ont objectivement d'ailleurs intérêt à ce que cette mobilisation se poursuive, mais chacun dans son rôle, les uns défendant la police, les autres les revendications des manifestants.
Peut-être une éclaircie dans ce climat social assez lourd et ce paysage parfois sombre sur le plan économique. Après Total, Leclerc et Coopérative U annoncent à leur tour une baisse des prix du gazole jusqu'à 21 centimes par litre grâce au déstockage des réserves stratégiques du gouvernement. Et vous êtes notre correspondante à Nice où on va faire le plein en attendant toujours la baisse des prix tant espérée. C'est censé commencer à partir d'aujourd'hui.
bien écoutez, les automobilistes, ce n'est pas non plus fou à la station Leclerc de Valoris où nous sommes. Mais en tout cas, les automobilistes que nous avons pu interroger, ils sont contents. Évidemment, ils ne crachent pas sur quelques centimes de réduction. Malheureusement, les stocks stratégiques qui ont été débloqués, c'est uniquement du gasoil. Ça ne concerne pas l'essence. Alors c'est regrettable. Selon certains automobilistes, ils auraient aimé que l'ensemble des carburants baissent. Mais c'est déjà. Un bon début, je vous propose de les écouter au micro d'Emma Arnauf.
a gagné 18 centimes ou 20 à peu près. On est obligé d'en mettre. Je
ne sais pas, quand vous gagnez à la louche de 2000 euros par mois, vous avez 500 euros de frais d'essence par mois. Il vous reste quoi pour manger et payer le loyer ? 20 centimes, c'est bien, c'est toujours mieux que rien. Mais bon, ce n'est pas assez. Le
plein, je ne le mets pas, ce n'est pas possible. Ça va être 40 euros d'aller toutes les deux semaines. Mais le plein d'un coup, non, ce n'est pas possible.
tout cas, tous espèrent que la baisse du prix du gasoil va s'inscrire dans la durée puisque pour les ménages, cela devient de plus en plus difficile d'absorber les coûts liés au carburant.
Bonjour nous avec Emma Arnaud en direct de Nice pour BFM TV. Johan Gillet, 21 centimes par litre de gazole. C'est important, ce n'est pas négligeable et pour le coup, ça ne coûte rien à l'État. Mais c
'est bien trop peu. Les Français n'arrivent plus à finir leur fin de mois, n'arrivent plus à manger correctement. Beaucoup de Français se privent, y compris de se chauffer alors même que les températures commencent à baisser. Ce n'est pas acceptable. Nous, ce que nous disons avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, c'est qu'il faut évidemment baisser la TVA sur les énergies, sur le fuel, sur le gaz, sur l'électricité et sur le carburant. Et la mesure que nous proposons, eh bien... non seulement elle est financée, mais elle a un effet concret pour les Français, avec une baisse de 16 à 25 euros par plein, avec une baisse de 302 euros en moyenne sur la facture annuelle d'électricité. de 344 euros sur la facture annuelle du gaz. Ce sont des mesures concrètes que d'autres pays européens ont mis en œuvre. Nous proposons également de baisser les dépenses contraintes des Français. C'est essentiel pour qu'ils puissent finir leur fin de mois. Il faut évidemment mener en parallèle cette mesure de stock stratégique qui est envoyée dans les stations-services français. C'est ce que nous proposons depuis plusieurs mois. Il faut que le gouvernement arrête. un peu de ne pas prendre conscience de ce que vivent les Français et agissent concrètement. C'est la même mesure, enfin dans le même sens, c'est une mesure que nous proposons également, de baisser la TVA et de mettre une TVA à 0% sur les produits de première nécessité. On peut même supprimer la TVA, tout
coûtera encore moins cher. Il y a un moment, il faudra le répercuter sur les impôts. Non, parce que quand on regarde les
choses en face et la réalité économique et financière de notre pays, c'est ce que nous faisons nous au Rassemblement national, nous disons qu'il faut... Il faut en parallèle évidemment mener des réformes structurelles pour économiser de l'argent. Mais quand on regarde la réalité financière de l'État du pays, on ne peut pas se
le permettre justement.
En l'État actuel, non, évidemment, parce que nous avons un gouvernement d'un compétent. Mais ce que nous proposons, nous, c'est de faire des réformes structurelles avec une baisse réelle des dépenses publiques. Nous proposons 140 milliards d'euros de baisse de la dépense publique. C'est sûr que nos mesures ne seraient pas applicables si en parallèle, nous n'appliquions pas, tout simplement, une mesure de bon sens qui est la bonne gestion des données publiques. C'est ce dont a besoin la France et c'est ce que nous mettrons en œuvre l'année prochaine.
Merci beaucoup Yoann.
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