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Déjà, si vous me permettez, je peux réagir à ce morceau d'anthologie où on voit le ridicule de la communication ministérielle avec un ministre qui sait à peine se servir d'une station-service, qui fait la promotion du diesel là où l'État a tué les motorisations à carburant. Il essaie de se faire passer pour quoi ? Pour un Français comme les autres ? On n'y est pas. On n'y est pas, on est très loin de ça. On est dans le cas d'un Français qui essaye de rattraper une énorme erreur qu'il a commise à l'Assemblée nationale en insultant les Français la semaine dernière, en expliquant qu'il y avait trop de taxes et que c'était tout à fait normal et que ça ne l'empêchait pas de dormir. Donc qu'on remette un petit peu l'église au milieu du village, il n'y a pas de baisse de 20 centimes pour l'instant. De plus, les stocks stratégiques... Ça va durer qu'un temps et ce n'est pas une baisse durable. Si le contexte international ne s'améliore pas, dans deux mois, le même Roland Lescure se cachera pour ne pas annoncer une augmentation, une réaugmentation des tarifs des carburants. Maintenant, soyons un petit peu honnêtes. Alors peut-être que dans la station où il était, lui, on a fait un geste de communication parce que le ministre se déplaçait. Mais la réalité en France, et tous les automobilistes qui me regardent le savent, on n'a pas eu 20 centimes de baisse, nulle part. On n'a pas ces 20 centimes. On a eu une légère baisse, oui, effectivement. Est-ce que cette baisse est à la hauteur de ce qui est supportable pour les Français ? Non, on est toujours dans des tarifs. Est-ce que vous vous rendez compte qu'on est en train de faire des queues d'attente pour certains automobilistes la nuit pour payer un litre de carburant à 2,20 euros ? Mais est-ce qu'on est devenu fou dans notre pays ? Qu'est-ce qui justifie un tel niveau de fiscalité qui tue l'économie nationale ? Il faut comprendre, et c'est peut-être contre-intuitif, mais baisser les taxes sur les carburants permettrait de relancer l'économie. C'est ne pas baisser ces fichues taxes qui fait qu'aujourd'hui, on perd en trois sens, et on perd en PIB, et on perd dans notre économie nationale. On voit des ministres se féliciter de ça, mais... Je précise
que Roland Lescure a assuré que pour que cette baisse soit bien appliquée dans les stations, une réunion était prévue demain, évidemment, avec le ministre du Commerce Serge Papin. Il assure le SAV en tous les cas de sa mesure.
c'est affigeant. Ils utilisent la même ficelle gouvernementale pour faire de la communication et faire croire que le problème, c'était les marges des distributeurs. Alors, je vais le redire parce qu'on entend tellement, tellement, tellement sur toutes les chaînes de télé et de radio des bêtises sur ces marges. On va être très clair. Quelles sont les marges des distributeurs ? Dans la grande distribution, entre 1... 1 et 3 centimes de marge. Sur les stations-service dans les petits villages, celles qui sont en train de crever littéralement, la marge, c'est 5 à maximum 7 centimes par litre. Ça, c'est ce que gagne, brut, c'est ce que gagne aujourd'hui les distributeurs. Et maintenant, on regarde l'État. Sur 2 euros, il y a 1,17 euros de taxes. De qui se moque-t-on ? Je voudrais mettre une commission pour aller surveiller les taxes.
Merci, merci Pierre Sassereau.
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