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Aujourd'hui, c'est aussi contre les journalistes, puisque vous êtes aujourd'hui la cible de tous ces voyous de la République qui veulent tout saccager et qui veulent, entre guillemets, anéantir notre belle démocratie.
Voyez la séquence où le gendarme s'est pris ce fameux cocktail Molotov et est transformé en torche humaine. on voit très clairement qu'il prend feu. En fait, ce que nous a dit Reda Bellage, frère d'Arma d'Unité, c'est que quand on voit la trace du feu, c'est qu'il y avait de l'essence qui avait été préalablement disposée. Volonté délibérée de tuer des policiers. Mais s'il y a anticipation, on n'est plus sur du meurtre, on n'est plus sur une tentative de meurtre, on est sur une tentative d'assassinat, Marc.
Tout à fait. Tentative d'assassinat envers les forces de l'ordre en plein cœur de Paris. Et c'est scandaleux et c'est le message aujourd'hui que certains partis politiques veulent voir de notre France et qui appellent justement à la haine et à la haine de tous les esprits parce qu'à la base d'une manifestation, ça devrait bien se passer, comme l'a dit le monsieur le ministre de l'Intérieur, ça a été pacifiste, etc. Mais là, on est carrément sur une tentative de meurtre des policiers.
Vous étiez hier avec nous en plateau et vous m'avez dit, on s'est croisé tout à l'heure sur Europe 1, vous avez fait l'émission de Pascal Praud, j'étais dans celle de Coé, et vous m'avez dit, je reçois un nombre de messages de la part des policiers qui m'expliquent ce qu'ils ont vécu le 17 octobre. Est-ce que vous pouvez nous faire part de quelques messages que vous avez reçus ? C'était quoi l'ambiance et les témoignages que vous avez reçus ?
Écoutez, à travers tous les plateaux et les messages de soutien qu'on peut adresser à nos collègues, Beaucoup sont ceux à nous appeler sur notre numéro de téléphone 24h24 avec des messages très forts, très poignants. Certains même en pleurent. de voir ce qui se passe réellement. Ils sont confrontés à la réalité du terrain. On n'est pas rentrés dans la police pour être des torches humaines. On n'est pas rentrés dans la police pour être tués, pour être manipulés. On est là pour faire un travail du quotidien, de secours et d'assistance. Ces parents de ces jeunes, ils sont où ? Ils sont où, ces parents de ces jeunes ? Peut-être que demain, c'est eux qui nous feront appel. C'est ça le message qu'on veut appeler. Et on parlait de prénom. On a de tout dans nos rangs. On a de tout dans nos rangs. On a la diversité. La police recrute aujourd'hui, mais quel message on donne ? On n'en peut plus. On est la profession la plus touchée par le suicide, par le divorce, par les rappels, par les décalages, etc. Notre association fait un travail remarquable du quotidien d'écoute, d'accompagnement social, humain, etc. Vraiment, tous les appels, même des enfants de policiers, des enfants de gendarmes, on va dans les rangs des compagnies, ils n'en peuvent plus. A chaque fois, c'est des plans de rappel. On y croit et on ose y croire encore. Mais jusqu'à quand ?
Ça veut dire des plans de rappel, c'est-à-dire qu'on avait posé un congé, le congé saute pour retourner sur le terrain. En permanence. Donc on ne peut plus avoir un moment avec sa famille. 70
000 policiers, gendarmes, les pompiers aussi en prennent plein la gueule. Honnêtement, on n'en peut plus. On essaye de tenir, mais jusqu'à quand
'à quand ? Et ce matin, on a dit qu'il y a 1% des lycées qui sont bloqués dans le pays, une quarantaine. C'est parce qu'en fait, beaucoup de policiers étaient mobilisés au petit matin pour empêcher les blocages. Tout à fait. Et on ne l'a pas assez dit, ça.
Et même les manifestations commencent de plus en plus tôt afin de désorienter le système d'intervention et le champ d'action des policiers et des gendarmes sans le terrain. Ça commence plus tôt, ça termine plus tard, ça se déplace là ou des endroits où il ne devrait y avoir personne. Et justement, on est confronté à ça et on a des témoignages aujourd'hui. de gendarmes qui témoignent directement à l'antenne, alors que normalement, les syndicats devraient intervenir ou les porte-parole de la gendarmerie ou autre. Là, c'est carrément ceux concernés par ces agressions qui, aujourd'hui, sortent du silence parce qu'on en a marre. Et notre association amicale de la police nationale fait un travail remarquable et c'est pour ça aussi qu'on a lancé une cagnotte nationale de solidarité sur Alodon.
Absolument, qui a récolté plus de 120 000 euros. On la montre quasiment tous les jours sur l'antenne de Sénon.
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